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Une nuit de plus ... [PV Colt V. Ravensworth ] [! Yaoi !] [FINI]

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Mar 31 Mar - 8:01
Les gardes de nuit. Hayate détestait ça autant qu'il détestait son boulot. Il ne savait pas pourquoi, mais la nuit il y avait toujours plus de cas bizarres, dérangeant, voir glauque. Même si de temps en temps, il trouvait certains cas plutôt drôles. D'ailleurs dans la salle de repos des infirmiers, il y avait un tableau récapitulant les cas les plus originaux. C'était une sorte de concours qui faisait oublier que le métier d'infirmier n'était pas rose tous les jours.

Hayate jeta un coup d'oeil à ce dernier en allant changer de blouse. Cette dernière était maculer de sang et il soupira de lassitude en n'en prenant une propre. Il remarqua qu'il n'avait que 2 points et soupira. On lui refilait toujours le sale boulot et jamais les cas sympathiques. Mais malgré cela, il faisait de bonnes rencontres. Des rencontres dans le genre qu'il aime. Du cul, du cul et encore du cul. C'est fou le nombre de partenaires qu'il se trouvait en bossant.

Il profita d'être dans la salle de repos pour boire une tasse de café et regarder l'heure. Deux heures du matin. Il finissait à 4, soit encore deux longues heures à trimer. Il s'approcha de la fenêtre et l'entrouvrit pour fumer sa clope. Il profitait de ce temps calme pour se reposer un peu avant de retourner dans l'agitation et le bruit des Urgences.

Il écrasa son mégot sur le rebord de la fenêtre et le laissa tomber à l'extérieur. Il la referma et s'étira avant de quitter la pièce. Lumière, bruit, odeur de désinfectant. Le voilà retourné dans l'arène. Il prit un des dossiers dans la pile et se dirigea en baillant vers le box en question. Apparemment, c'était un jeune homme.

Il écarta le rideau et pénétra dans le petit espace.

« Bonjour, je suis Hayate, votre infirmier, c'est moi qui vais commencer à vous examiner avant que le docteur n'arrive. »

Il n'avait pas encore regardé le garçon, il récitait son texte en mettant ces gants.

Tout en relevant la tête, il continua :

« Alors qu'est-ce qu'il vous arrive jeune homme ... ? »
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Mar 31 Mar - 16:21
Une journée de merde de plus. Encore une, et cette fois ci ce n’était pas à cause de Barrett. Les mauvaises rencontres malheureusement ça arrive souvent. Un peu trop, surtout à moi, et en ce moment, mon corps ne ressemblait plus tellement à quelque chose. Il fallait croire que j'avais la poisse, une poisse d'enfer qui ne me lâcherait jamais, comme si c'était mon destin d'être malchanceux. Fallait croire que mon frère avait raison, que je n'aurais peut-être jamais du venir au monde. Ça aurait mieux valu pour tout le monde, mais peut-être encore plus pour moi qui devait subir, et aussi pour mon père qui allait devoir payer les frais d'hôpital. Cette fois ils ne m'avaient vraiment pas loupé.

J'étais sorti me promener un peu, prendre l'air, échapper à la réalité et à mon frère. Il faisait froid dehors, j'avais froid, parce que j'étais mal couvert, que j'avais oublié de prendre mon bonnet, une veste chaude, non, j'avais préféré sortir tel quel. Avec mon sweat et mon écharpe, juste comme ça. Et maintenant qu'allais-je faire ? Que pouvais-je faire, même, à cette heure là ? Sans trop savoir je me mis à marcher. A marcher là où mes pieds allaient me porter, ne me souciant pas des gens, des animaux, ni de moi. Il y a toujours des moments où l'on rêve, où on ne fait pas attention, et c'était visiblement l'un d'entre eux puisque je me retrouvais planté dans un torse inconnu qui passait par là.

Mon premier réflexe est donc de lever la tête, de sortir de ma bulle, mais pas de m'excuser. Il me fixe avec des yeux furibonds, et je remarque à peine ces quelques centimètres qui nous séparent et qui le rendent plus grand que moi. Je ne vois que son regard de ciel, glacé, et ce poing qui avance vers moi à la vitesse d'un serpent pour frapper avec la même vivacité. Ses lèvres prononcent alors des mots que je ne semble pas entendre, je lui jette un regard terrifié sans comprendre ce que j'ai fais, et les coups commencent à pleuvoir en force sans que je ne puisse les esquiver. Je me contente d'attendre la fin de ce supplice, comme avec mon frère, comme si c'était lui qui me tapait, mais je sais que c'est différent et je le ressens. Mes os craquent, et lentement la nuit s'abat un peu plus qu'elle ne l'est déjà. C'est le trou noir.


Quand je me suis réveillé j'étais dans une ambulance. Ils parlaient mais je ne comprenais pas, je n'avais pas l'impression que nous parlions la même langue, si bien qu'au bout de plusieurs minutes passées à les écouter me parler sans résultat, j'ai simplement fermé à nouveau les paupières, me suis rendormi. Partir.

« ...Hayate, votre infirmier, c'est moi qui vais commencer à vous examiner avant que le docteur n'arrive. »

J'ouvre difficilement un oeil, ailleurs. Mon coeur bruisse de curiosité, je suis ici sans savoir où je suis, je ne sais pas qui me parle, mais j'ai compris. J'ai saisis le coin des mots qui m'ont donné tant de mal tout à l'heure. Je me sens de nouveau moi même sans l'être vraiment. Coquille vide. Pourquoi me demande t-il ce qu'il m'arrive ? Je me demande si je suis une chochotte, si j'ai mal alors que je n'ai rien, juste quelques bleus. Alors je prend mon portable qui, ô comble du miracle est là, et observe mon reflet dedans. Quelle vision pathétique j'offre à cet homme avec mes cheveux et mon visage souillé de sang, ma lèvre abîmée; et ces bleus déjà parfaitement visibles qui se mêlent à d'autres plus anciens. Je le regarde et cherche ma voix.

"Êtes vous aveugle au point de ne pas vous en rendre compte..?"

Je me rendis vite compte que mon japonais avait été maladroit, plein de cet accent allemand que je tentais de maîtriser du mieux que je pouvais. Ma voix elle était rauque, méconnaissable. C'est ce qui s'appelle se faire refaire le portrait, et je doutais presque que mon propre père ne me reconnaisse.

"Ne me demandez pas si ça fait mal. Parce que oui ça fait mal. J'ai l'impression que je vais me briser si je bouge."

Un soupir las franchit mes lèvres alors que j'abaisse de nouveau mes yeux dans le but d'éviter ces lumières éblouissantes qui me parviennent. Sur l'échelle de douleur je placerais la mienne à 3 ou 4 peut-être, mais pire que physique, elle est surtout morale. Je ne suis qu'un looser. Il me le rappellera dès la première occasion venue.

"Moi c'est Colt d'ailleurs. Colt Von Ravensworth."

Et ce disant, je tente de lui adresser un sourire qui ressemble à une grimace. Tant pis, je l'aime quand même mon sourire.

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Mer 1 Avr - 8:23
Dès que ces yeux se sont posés sur le jeune homme, Hayate ne put retenir une exclamation de surprise et il comprit la remarque du garçon.

"Putain ! Ils ne vous ont pas loupé ..."

Il remarqua aussi que se dernier avait un accent particulier. Était-il étranger ?
Puis il se reprit un peu, se demandant pourquoi il était dans cet état, l'avait-il cherchait où c'était-il simplement fait agresser ? On l'avait déjà malmené, voir même tabassé. Mais jamais, Ô grand jamais il avait atteint ce degré de blessure. Je m'assis à côté de lui, pour lui éviter de trop bouger la tête. Effectivement, pas besoin de le dire, il avait l'air de souffrir un max.

Il se présenta tout de même et tenta un sourire auquel Hayate répondit gentiment.

Il prépara un petit bassin ou il mit de l'eau et il prit un linge stérile pour commencer à lui nettoyer le visage.

"Je vais vous débarbouillez un peu ... Je vais essayer d'être doux, n'hésitez pas à m'arrêter si la douleur est trop dure à supporter"


Hayate lui nettoyait tout d'abord sa lèvre, puis il examina rapidement la blessure, pas besoin de point de suture. Puis il continua à nettoyer son visage en général, se faisant des plus doux quand il passait sur les bleus. Il lui nettoya un peu ces cheveux et en profita pour vérifier s'il n'y avait pas d'entaille sur le cuir chevelu.

"Vous avez une couleur de cheveux magnifique. C'est naturel ?"


Une fois, le visage propre, il lui nettoya un peu les autres parties de son corps visible. Restant des plus délicat dès qu'il le manipulait.

Quand il eut entièrement fini, il lui fit un petit sourire fier et prit le dossier où il commença à noter ses observations.

"Je suis désolé, mais je n'ai pas le droit de vous donner des calmants. Le docteur s'en chargera quand il arrivera. Par contre, j'ai quelques questions à vous poser. Il faudrait que vous m'épeliez votre nom, il me faudrait aussi votre âge. Il me faudrait aussi savoir si vous arrivez à bouger tous vos membres, et ..."

Hayate se racla la gorge.

"Avez-vous subis des abus sexuels ?"


Il marqua un temps d'arrêt, il espérait qu'il n'y en avait pas eu. D'un parce que c'est affreux pour la personne qui la subit et de deux, ça fait faire deux fois plus de paperasse.

Hayate restait silencieux le temps que Colt réponde à ses questions.
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Mer 1 Avr - 16:57
J'avais baissé le visage, ou ce qu'il en restait, fixait mes mains, comme si elles étaient les choses les plus intéressantes au monde. Je ne voulais pas affronter les regards emplis de pitié, car c'était sûr que j'allais m'en prendre un, comme toujours. Et la première remarque de l'infirmier fusa, comme si juste avant il ne m'avait pas remarqué, pas vu. Et j'avais peur qu'il me fasse mal lorsqu'il m'approcha de moi, mais j'empêchais ma peur de prendre le dessus, la contrôlant du mieux que je pu en le laissant nettoyer doucement mon visage. Je me laisse faire, grimace parfois lorsque le linge passa sur l'une de mes plaies, comme au niveau de ma lèvre, et j'eus envie de me terrer dans un coin pour qu'on me laisse tranquille, qu'on m'oublie. La douleur me semblait un peu plus confortable, mais ce qui me gênait le plus de toute façon, c'était cette impression de lourdeur constante que je ressentais au niveau de mon corps, de mes membres, comme si j'avais pris 50kg de plus.

Je m'empresse de fermer les yeux pour me laisser aller, me détendre, le laissant agir sans trop de crainte. Il savait ce qu'il faisait après tout, non ? L'envie de lui dire que je n'ai pas besoin d'un médecin m'oppresse; je n'aime pas les médecins, ils me font peur avec leurs aiguilles et leur air souvent coincé. Surtout que comme le mot malchance semble avoir été inventé pour moi, je commence à avoir peur qu'ils me trouvent une maladie grave. Non, non, non, ils vont vite prévenir Trigger et tout va aller pour le mieux, je vais vite rentrer. N'est ce pas ?

"Oui.. 100% naturelle cette couleur... Je tiens de mon père. Il a les mêmes.."

Ma voix est pâteuse et le sentiment que ma langue est engourdie s'accentue. Je couine légèrement et cherche à m'échapper des mains de l'infirmier alors qu'il commence à s'occuper de mon corps en partie visible à cause du couteau qui a déchiré mes fringues. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, non je n'avais pas été abusé. J'aurais pu pourtant. Si quelqu'un n'était pas arrivé, peut-être qu'il ne se serait pas contenté de déchirer mes vêtements mais qu'il se serait aventuré plus loin encore. Nul ne pouvait savoir ce qu'il allait faire ou ce à quoi il allait penser...

Je sursaute alors en entendant qu'il me parle. Je n'ai pas fais attention plus que cela à ses actes, à ses mots, je me suis contenté de répondre par automatisme. Mais cette fois il y a des informations qui semblent essentielles, des questions qui ne sont pas idiotes, qui ont un but, un sens pour un médecin. Mais après tout il est humain lui aussi, alors pourquoi ne pourrait on pas parler de ma couleur de cheveux ? Il est d'ailleurs plus qu'humain, à deux heures du matin. Je devrais lui être reconnaissant de s'occuper de moi.

"Ca fait mal pourtant... C'est pas juste, je vais pas mourir pour un calmant..."

Je soupire de nouveau, rouvre un oeil, puis le referme, ayant du mal à le garder ouvert. La fatigue commence à prendre possession de mon corps et j'ai de plus en plus de mal à me tenir là, éveillé. J'ai un intense besoin de me réparer, et pour cela, de dormir.

"Ravensworth. R-A-V-E-N-S-W-O-R-T-H. 21 ans. J'ai pas envie de bouger mais j'y arrive. C'est juste que j'ai l'impression d'être dans dix tonnes de ciment..."

Je rejette un peu la tête en arrière sur l'oreiller et me crispe à la question qui suit. Violemment. A en avoir mal. Des souvenirs de mon frère en train de me faire subir tant de choses humiliantes me reviennent en tête, j'ai soudainement envie de pleurer, de me fondre dans un petit coin, de me glisser dans un trou de souris. Je rouvre lentement les yeux, le regarde d'un air malheureux, un simple instant. Je pourrais mentir et dire que oui n'est ce pas ? Me faire passer un peu pour une victime. Mais j'ai encore un reste de fierté et je secoue négativement la tête, lentement.

"Si j'avais été violé monsieur, je ne vous aurais certainement pas laissé me toucher."

Alors pourquoi n'étais-je pas complètement traumatisé après les passages violents avec Barrett ? Pourquoi je laissais mon père me toucher et que je lui mentais en disant que tout allait bien, qu'il me laissait tranquille ? Je me demandais parfois s'il prenait des somnifères, qui l'empêcheraient d'entendre mes hurlements de rage contre mon frère, mes pleurs aussi, lorsque j'étais seul dans le noir. Il n'entendait rien, c'est ce que je croyais. Et il ne voyait pas ces cernes violâtres qui s'étendaient sous mes yeux comme ce soir.

"J'ai souvent peur, oui, parce qu'avec mon frère ça se passe mal. J'ai peur quand il me fait du mal, vous savez. Mais l'autre là, j'ai eu peur parce que j'ai pensé qu'il allait me tuer. Les gens comme lui sont sans scrupules vous savez ? Peut-être que si des gens n'étaient pas arrivés il l'aurait fait, qui sait."

Je secoue la tête pour m'échapper de son regard, le glisse de nouveau vers mes mains, avant de le reporter sur lui, sur la pièce, de promener mes yeux curieux partout. Sans poser plus de questions pour le moment, n'en ayant plus en tête. Par contre j'ai un élément tout simple à lui donner, parce que je tiens à me justifier.

"Il m'a tapé dessus parce que je lui suis rentré dedans..."

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Jeu 2 Avr - 8:15
Hayate notait au fur et à mesure les informations que lui donnait le jeune homme. Il lui lança un regard suspicieux quand celui-ci dit ne pas avoir été abusé. Son regard ... Son regard avez été si triste. Même pendant ce très court instant, Hayate avait vu. Il observait toujours Colt, se demandant ce qu'il avait réellement. Hormis les blessures physiques, Hayate sentait un truc en plus. Il n'identifiait pas exactement ce problème, mais son instinct d'infirmier lui disait qu'un truc clochait.

Hayate ne put s'empêchait de gratter son cache oeil comme à chaque fois qu'il était mal, à l'aise, ou trop pensif. Puis il s'arrêta et sourit au jeune homme se recoiffant rapidement.

Colt lâcha ensuite quelques informations et là, Hayate su qu'il avait vraiment peur. Il avait eu peur pendant l'attaque, mais apparemment ce sentiment l'habitait tous les jours. Son frère lui faisait du mal... Son frère ? !

"Excusez-moi ... Vous avez le droit de ne pas me répondre, mais votre frère vous maltraite ?"

Cette question lui avait échappé, mais pour Hayate, c'était une chose tellement improbable. Il ne comprenait pas comment un frère pouvait faire du mal à un autre. Surtout que Colt paraissait tellement gentil. Ce dernier parut mal à l'aise et détourna son regard, changeant de conversation. Hayate lui prit la main et lui parla toujours gentiment et de manière compréhensive.

"Vous n'avez pas besoin de vous justifier, personne n'a le droit de mettre un autre être vivant dans le même état que dans celui où vous êtes."

Hayate lui lâcha la main délicatement et se releva, se remettant à gratter son oeil maintenant inefficace. Il posa son dossier sur la tablette près du lit et se retourna vers Colt pour lui dire.

"Je vais voir ou en est le médecin et lui dire de bouger son cul pour venir vous voir. Je vais essayer qu'au moins il vienne pour vous administrer un calmant."

Hayate grattait toujours son oeil puis enleva sa main et arrangea ses cheveux. On ne pouvait pas ignorer qu'il luttait contre lui-même pour corriger ce tic. Mais il avait du mal. Avant de partir à la recherche du médecin, il revint près du lit de Colt.

"Vous savez, vous avez le droit de pleurer, ça fait vraiment du bien. Surtout après ce que vous avez vécu ce soir. Je peux rester comme je peux vous laissez seul. C'est vous qui décidez."

Hayate était extrêmement sérieux, après son accident de voiture, il n'avait pas pleuré la mort de son frère, ni la perte de son oeil. Il accumulé tout sans jamais rien lâcher, jusqu'au jour où il a explosé, littéralement, devant sa famille. Cela l'avait soulagé sur le moment, même s'il avait toujours beaucoup de mal avec cette histoire maintenant. Mais l'espace de quelque instant, il s'était senti soulagé. Libéré de tout Ce poids qui l'empêchait de vivre à nouveau.

Son regard à Colt n'exprimait pas de pitié, nullement, seulement de la compassion et de la compréhension. Il posa à nouveau sa main sur son bras, toujours délicatement, le préservant de toute douleur. Et il attendait la réponse du jeune homme, patiemment.
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Ven 3 Avr - 9:53
J'avais décidé de garder le silence, bien que j'ai parfaitement entendu la question. En fait si je me forçais à ne pas répondre à sa question qu'il avait posé sur mon frère, c'est parce que je refusais le risque que l'on m'entende, ou qu'il aille le dire aux flics, qu'on arrête ensuite mon frère, et que mon père soit terriblement malheureux par ma faute. Je préférais l'être mais que lui ne le soit pas. S'il souriait, j'étais plus heureux. Les jours où il était triste, je me sentais aussi triste que lui. Sa main s'échappa alors de la mienne et je sentis une terrible angoisse, une angoisse de me retrouver seul, de mourir, seul. Qu'il y ai des complications inexplicables qu'il survienne et que mon père ne soit même pas au courant, que je ne puisse pas le voir, rien qu'une dernière fois. Alors je relevais des yeux tout à fait secs vers lui. Je cachais mes larmes, les ravalaient, et le regardait avec une certaine fierté que j'avais appris à planquer avec mon frère, pour qu'il me frappe moins dessus.

Alors sa main se posa sur mon épaule et son regard se posa contre le mien. Compréhensif. Et les larmes, soudainement, revinrent dans mes yeux. Je fondis en larmes sans plus de retenue, remontant mes jambes contre mon visage pour me planquer contre, des sanglots violents déchirant ma gorge et m'empêchant de respirer correctement. J'avais trop accumulé depuis toutes ces années, et si Barrett me traitait souvent de taffiole ou de pleurnicheur, il ne m'avait jamais vu craquer, craquer comme j'étais en train de le faire. Mes doigts se serrèrent sur la main de l'infirmier que j'avais pris dans la mienne, je voulais lui dire ce qu'il faisait, pourquoi il le faisait, mais j'avais honte, je ne pouvais pas l'avouer, et le pire était sûrement cette peur de ne plus le voir, parce que je l'aimais quand même, qu'il restait mon frère, ce petit que je n'avais jamais su protéger bien que je me le sois promis lors de notre rencontre.

Une voix faible et ténue, sanglotante et douloureuse, commença alors à passer, d'abord douloureuse. Je parlais de façon incompréhensible, puis finis par maîtriser un instant mes pleurs pour au moins réussir à me faire comprendre, et ne pas avoir à répéter.

"Vous le direz... pas..? Vous le direz à personne..?"

Je me frottais un oeil et me laissais un instant bercer par le souvenir de la voix de mon père que j'avais dans le cas présent, particulièrement envie d'entendre, je me souvenais parfaitement de la chaleur de son torse et de ses bras musclés qui me serraient à me couper le souffle, de cette manière que j'avais appris à adorer au fur et à mesure que le temps était passé.

"Il me tape.. parce qu'il.. m'aime pas.. Il.. C'est pas un mauvais gars.. Mais on a pas vécu ensemble.. on a pas la même mère.. j'ai pas connu mon père avant mes 15 ans.. Et il me voue une haine... immense... Alors parfois il.. Il vient et me force à.. à.. Non oubliez."

Une angoisse sourde s'entendait dans ma voix; je me recroquevillais d'avantage, le cœur tambourinant dans ma poitrine sans que je ne puisse rien faire pour l'en empêcher. La peur me clouait littéralement, enfin plutôt clouait ma langue à mon palais, et je ne pouvais plus rien dire.

"Je peux contacter mon père..? Enfin je.. Je veux le prévenir.. Mon portable doit être fonctionnel mais je ne sais pas si on a le droit d'utiliser nos portables ici..."murmurais-je.

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Sam 4 Avr - 6:36
Colt fondit en larmes, il pleurait d'une manière déchirante. Cela devait faire vraiment longtemps qu'il n'avait pas lâché prise juste un petit moment. Hayate ne put s'empêcher de s'approcher de lui et de le prendre dans ses bras pour le consoler. La main de son patient toujours dans la sienne, il lui embrassa doucement son front pour le réconforter. Il répétait les mêmes gestes qu'il avait avec son frère, quand se dernier étai triste ou malade. Il le garda contre lui le temps qu'il se calme un peu. Puis quand il sentit qu'il voulait dire quelque chose, il relâcha sa douce étreinte et reprit sa position initiale.

Hayate lui sourit.

« Je ne répète rien de ce qu'il se passe avec un patient. Sauf s'il me le demande »

L'infirmier prit un linge sec et essuya le visage du jeune homme. Il le faisait délicatement en souriant. Puis Colt se décida à parler de son frère. Apparemment se dernière le battait régulièrement, mais il y avait un truc en plus. Toujours ce petit détail qu'Hayate sentait, mais qu'il n'arrivait pas à saisir correctement. Puis Colt changea encore de conversation.

« Oui, vous pouvez appeler votre père. Je vous laisse mon téléphone au cas où le vôtre ne marche pas. Okay ? »

Il commençait à s'éloigner du garçon, puis rajouta.

« Vous pouvez me parler ... Je suis difficilement perturbable et comme je vous l'ai dit, je ne cafte jamais rien sans autorisation. »

Il réajusta encore ces cheveux, se retenant de se gratter encore une fois son œil. Puis il ajouta :

« Je vais ramener le médecin ... Je vous laisse seul juste le temps de votre appel ? D'accord ? »

Hayate lui sourit une dernière fois et sortit du box de soin, en écartant le rideau qui servait de séparation entre les malades.

***

HRP:
 

« Docteur ? S'il vous plaît ... Il faudrait que vous veniez. Le jeune homme dont je m'occupe souffre beaucoup, il faudrait lui donner des analgésiques ... et j'ai peur qu'il ait des os cassés ... Donc j'ai besoin de vous. »

Le médecin à une voix grave et répond avec dédain à Hayate.

« Des anti-douleurs ... Ça ne m'étonne pas de vous monsieur Egawa ... et vous croyez que je vais marcher dans votre combine ? »

« Docteur ... Je ne plaisante pas ... et ces réflexions n'ont pas lieu d'être ! Je n'ai jamais volé de calmant dans cet hôpital ! »


Hayate avait haussé la voix s'en sans rendre compte et était en colère. Le docteur lui aussi s'était énervé et lui répondit sèchement.

« Je viens ... Où est-il ? »

***

Le docteur suivit l'infirmier jusqu'au lit de Colt.
Hayate sourit au jeune homme.

« Voilà le docteur, Colt ... Il va t'examiner maintenant. »
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Sam 4 Avr - 10:06
Mes larmes étaient toujours là et n'avaient pas cessées un instant de couler, flot tumultueux et incessant, sauvage, refusant de se tarir pour le moment. Les paroles de l'homme n'y changeait rien, j'en avais gros sur le cœur comme on dit, mes épaules ne voulaient plus tenir tout ces secrets, ces choses que je cachais au reste des personnes et à mon propre père. Je commettais des actes de trahison immondes envers lui, du moins c'est ainsi que je le voyais. En voulant le protéger, je lui cachais beaucoup de choses. Je cherchais à protéger un adulte qui avait le double de mon âge... c'était risible pour les autres, mais j'avais toujours vu mon géant de père comme une personne extrêmement fragile sous ses airs de psychopathe.

Il me donna donc son téléphone pour que je l'appelle, puis partit chercher le médecin. Je composais rapidement le numéro de portable, sentant ma gorge se nouer alors que mon père ne décrochait pas et, terriblement déçu, triste, en colère, je me roulais en boule sur le lit, captant un semblant de conversation entre la voix de mon infirmier, et une autre inconnue. Ils avaient l'air de s'engueuler, je les entendais distinctement alors que dans une conversation calme et posée, ils n'auraient pas du me sembler aussi proche.

Mais bientôt ils étaient de nouveau là, près de mon lit. A deux. Pas que l'infirmier, un homme était là aussi et semblait m'observer d'une manière critique, avant même de savoir qui j'étais. Lâchant un grondement, je jetais un regard légèrement angoissé à Hayate pour savoir ce qu'il allait me faire. Mais voilà que l'homme s'affairait déjà à palper mon corps, m'arrachant des couinements de temps à autre, jusqu'à ce qu'il touche ma cheville. Là je réagis violemment, la dégageant d'un geste brusque en lâchant un grondement sourd, les dents dévoilées comme si j'allais le mordre. Un chien. Je ressemblais à un chien blessé. Mais après tout j'avais appris à me défendre comme un chien avec mon frère, à défendre ce territoire qu'était ma chambre par exemple, ou même souvent mon corps.

Mais rapidement, je m'efforçais d'être calme, de redevenir un bon gars pour pas que l'on me vire sans aucune considération, sans aucuns soins, et que je me retrouve à rentrer dans cet état là. Bof, de toute façon je pouvais me lever après Barrett ou Trigger pour qu'ils ne me voient pas comme ça. Après tout il n'était probablement que deux ou trois heures du matin, j'avais le temps de rentrer et de m'enfermer dans ma piaule sans qu'ils ne me voient, a moins que mon frère ne soit prit d'une crise d'insomnie et qu'on se croise dans le couloir. Là ça irait sûrement moins bien. Mais bon, j'avais décidé d'être sage donc je le serais. Je le regardais avec une inquiétude non dissimulée, les hématomes luisant sur ma peau de marbre comme si ma chair était en train de pourrir. Ils recouvraient une bonne partie de mon corps et étaient particulièrement douloureux, mais je ne pensais pas avoir quelque chose de cassé, même ma cheville douloureuse ne semblait pas l'être. Après tout je pouvais bouger le pied. J'avais mal mais pas plus que cela, par contre quand on me la touchait la douleur augmentait considérablement. Le médecin se releva alors.

"On va lui faire une radio pour sa cheville. Le reste je pense que c'est bon. Mettez le sous calmants et emmenez-le la passer, j'ai des cas plus graves à m'occuper."

Puis il passa aux autres boxs sans m'offrir un regard de plus. Avec toujours cette lueur terriblement inquiète, je jetais un regard à l'infirmier, me demandant ce qu'on allait faire maintenant, ce qu'il allait se passer pour moi. Toutefois, je ne parlais pas et ne lui transmettais mes pensées que par le regard et mon expression faciale comme je savais si bien le faire maintenant, et comme j'arrivais aussi à dissimuler de nombreuses fois, lorsque j'en avais envie principalement. Lui devait savoir ce que je ressentais.

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Lun 6 Avr - 14:54
Le médecin commença son examen, froidement. Cela n'étonnait pas Hayate plus que ça. La chose qu'il détestait le plus après son métier était les médecins et il devait travailler avec eux toute la journée. Il le regardait faire, l'injuriant dans sa tête d'y aller plus doucement. Puis il toucha la cheville du jeune homme et Hayate ne put s'empêcher de faire un pas en avant pour le rassurer. Il voyait qu'il avait mal, et rien d'étonnant au vu de son état. Le docteur donna son verdict, des calmants et une radio ... C'est ce que lui avait suggéré Hayate un peu plus tôt. Quand l'homme fut parti, il soupira.

« Qu'un con celui-là ... »


Hayate rigola un peu puis remarqua le visage de Colt. Il paraissait apeuré et très inquiet. Hayate se rapproche de lui et lui attrapa sa main.

« Hey ne soit pas si inquiet, on va juste faire une radio. Et comme l'a dit l'idiot de doc, c'est moi qui t'accompagne. »

Hayate lui souriait pour le rassurer, sortant une attelle et des bandages. Il posa le tout sur le lit et sortit une paire de ciseaux.

« Je t'explique ce que je vais faire, d'accord ? Je vais seulement découper ton pantalon, puis placer l'attelle pour le trajet. Histoire que tu ne souffres pas trop. Ensuite, je vais te préparer une injection d'antidouleur pour te soulager un peu. »

Hayate se mit au travail, découpant consciencieusement le vêtement de Colt. Puis il lui souleva délicatement la jambe pour lui poser l'attelle.

« J'espère ne pas te faire trop mal. »


Hayate était délicat. Même s'il n'aimait pas faire ce qu'il faisait, il le faisait avec application. Il dosait sa force, atténué ces mouvements pour que ces gestes soit le moins violent possible. Il n'aimait pas faire mal aux autres. Il avait passait assez de temps sur un lit d'hôpital pour savoir que les gestes des infirmiers étaient ceux que l'on retenait et ceux qui réchauffaient le cœur.
Il déposa sa cheville dans l'attelle et la referma doucement. Elle était assez petite et ne maintenait que les côtés de la cheville. Hayate sourit à Colt.

« Et voilà ! Torture finie ! »

Il se baissa vers ça cheville et y déposa un bisou en lui faisant un clin d'oeil. Il espérait au moins lui arracher un petit sourire. Un sourire sincère., au moins un.

« Et un bisou magique pour la route ! »

Il se redressa, alla préparer la seringue de calmant et se dirigea vers le bras du garçon. Il lui releva la manche et le piqua rapidement dans le muscle, massant ensuite la zone d'injection.

« Ça ne devrait pas tarder à faire effet. »

Il alla ensuite chercher un fauteuil roulant et l'approcha du lit. Il se mit ensuite à côté de Colt, lui présentant son bras pour l'aider à descendre.
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Mar 7 Avr - 4:46
Le médecin m'avait donc examiné en silence, tripatouillant mon corps, mes ecchymoses et ma cheville. J'avais mal et cet abrutit ne semblait pas en tenir compte. Peut-être aurait-il fallu que je me mette à pleurer ? Je n'en savais rien. J'avais ravalé une nouvelle fois mes larmes par fierté, et affrontais cette douleur physique autant que je le pouvais, car la pire était belle et bien celle à l'intérieur de moi, celle que je ne montrais pas. Puis, alors qu'il se redressait après avoir finit de m'examiner, il ordonna à l'infirmier de me donner une dose de calmants et de me faire une radio. Un long regard plein d'angoisse lancé à mon ange gardien du moment, une moue quelque peu triste sur les lèvres, j'attendis donc qu'il s'occupe de moi.

Afin de me rassurer il m'expliqua donc ce qu'il allait me faire, et je me sentis me crisper. Les aiguilles et moi ça faisait deux généralement. Je les supportais très mal, surtout quand elles entraient dans ma chair, ce qui allait indéniablement se produire, et plus encore dans une chair où j'étais blessé. Mon cœur battait à cent à l'heure mais je le laissais découper mon pantalon - de toute façon trop en mauvais état pour être récupéré - et soulever mon pied. Je commençais déjà à me sentir mal. C'était affreux pour quelqu'un comme moi, quelqu'un d'aussi sensible qui n'aimait pas qu'on me manipule, de me sentir ainsi touché, ainsi blessé à nouveau, et tout mon corps se crispa encore une fois sous ses mains pourtant délicates.

Il enferma ensuite ma cheville dans une attelle, et, les yeux fermés, je me retenais de couiner, le visage pâle comme la mort sans doute, des bouffées de chaleur traversant mon corps de part et d'autre, et de la sueur coulant sur mon front. Et merde. Une énorme baisse de tension qui allait arriver. Heureusement il relâcha ma cheville et déposa un baiser dessus, m'arrachant un frisson. Rouvrant les yeux, je le regardais, un air étonné sur le visage malgré l'envie de vomir qui tordait mes entrailles. Puis il s'écarta, alla chercher quelque chose et revint avec. Mes joues qui avaient repris un peu de couleurs, redevinrent blanches comme de la craie. Une aiguille. Il tenait une aiguille. Il me piqua d'ailleurs rapidement dans le bras et je laissais échapper un couinement, le regardant d'un air effrayé avant de saisir son bras pour me lever. Mais à peine fus-je debout que la terre tourna. Les couleurs se mélangèrent, bleu, rouge, jaune, des flashs violent passant devant mes yeux, les agressant, et mon corps bascula. Sur le lit, au sol, sur le coup j'ignorais où je tombais, comment, si j'étais vraiment tombé d'ailleurs. Tout ce que je parvenais à faire, c'était respirer. Les voix ne me parvenaient plus; la mienne qui, je le sentais, sortait pourtant, je ne l'entendais pas non plus. Les odeurs étaient mêlées, suffocantes. Les sons brouillés par un long sifflement continu ainsi qu'une espèce de poche qui m'empêcherait d'entendre. Et je le regardais, mais je ne le voyais pas. Il n'y avait que le vide, le noir, des formes indécises qui dansaient devant mes yeux, ce goût de sang dans ma bouche, et ce froid perçant au niveau de ma nuque, de ma colonne vertébrale, de mes pieds et de mes doigts, cet engourdissement qui me donnait l'impression terrible que je ne pouvais plus bouger, ma langue pâteuse...

J'entendis quelqu'un couiner, sangloter, et je mis de longues minutes avant de comprendre que c'était moi. J'avais finalement fermé les yeux, et lorsque je les rouvris quelques secondes plus tard, ou peut-être des heures après, ma vue commençait à revenir. Je constatais que j'étais allongé au sol, que je n'étais pas tombé sur le lit. Et, lentement, je commençais à me redresser.

"Excusez-...moi.. Je.. c'est l'aiguille... une baisse de tension.. c'est rien.. ça m'arrive souvent.."

Et encore plus quand je n'avais rien mangé depuis un moment, et mon dernier repas datait de la veille au soir. Un simple yaourt.

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Mer 8 Avr - 8:13
Hayate était toujours souriant. Il se voulait rassurant, car le jeune homme ne paraissait pas très en forme. Il lui parlait de tout et de rien surtout quand se dernier se redressa. Hayate remarqua alors que le garçon était vraiment plus grand que lui. Mais à son attitude, il sut qu'un truc clochait. L'infirmier sentit au fur et à mesure des secondes que son poids devenait plus présent sur son bras. Il se décala alors de sort à se placer derrière lui et à l'accompagner au sol quand ces jambes lâcheraient.

Il lui parlait d'une voix douce, pas persuadé qu'il l'entende, mais on ne sait jamais.

"Colt ... Restez avec moi... Tout va bien ... Calme-vous"

Il répétait cette phrase en boucle, gardant son sang-froid. Puis Colt tomba dans les pommes, il l'accompagna jusqu'au sol. Une fois se dernier allongé par terre, il lui prit ces constantes. Il respirait et son battait trop rapidement, mais ça allé. Il continuait de lui parler, lui demandant d'ouvrir les yeux s'il l'entendait. Il se plaça du côté de ses jambes et les lui souleva avec un coussin.

Il se releva et prit un tensiomètre, il l'installa sur le bras de Colt et après avoir vérifié sa tension, il fut en quelque sorte rassuré. Ce n'était qu'une chute de tension, assez faible d'ailleurs. Mais la douleur et le stress d'agression avait dû malmener le pauvre garçon.

Hayate lui parlait sans s'arrêter, lui tapotant la main. Puis Colt commença à revenir à lui. Hayate soupira de soulagement, cela commençait à faire longtemps qu'il avait perdu connaissance et il n'allait pas tarder à appeler un médecin.
Il l'accompagnait quand il commença à se redresser.

"Doucement, on a tout notre temps, ne soyez pas pressé."

Puis son patient lui précisa qu'il avait peur des aiguilles. L'infirmier acquiesça, lui disant qu'il n'y avait rien de grave et qu'il n'était pas le seul à avoir cette phobie.

Il l'aida à s'installer sur le fauteuil et vérifia si tout allé bien.

"En plus regardez, vous n'avez même pas vomi !"

Hayate rigola dans l'espoir de lui arracher un sourire. Il fouilla dans sa poche et en sortit une barre de chocolat.

"Tenez ça aide à retrouver tous ses esprits. Ça serait moyen que vous tombiez dans les pommes à la radiologie."


Il commença ensuite à le pousser vers l'ascenseur qui le menait au service concerné.
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Dim 12 Avr - 15:34
Je n’avais pas supporté l’aiguille qui s’enfonçait dans mon muscle, mais le malaise n’était pas survenu immédiatement. En effet, bien que je ne me sente pas forcément dans un état super, j’avais quand même cherché à me lever pour ne pas laisser l’infirmier tout faire. Mais voilà que mes cinq sens s’étaient brouillés, emmêlés, pour ensuite m’abandonner. Je m’étais écroulé au sol sans pouvoir retrouver de repères fixes, sans savoir s’il était encore près de moi. J’ignore combien de secondes se sont écoulées mais lorsque je suis revenu à moi il avait l’air totalement soulagé. Alors sans pouvoir m’en empêcher je m’excuse, lui explique la raison de mon malaise, mais ne cherche pas à me relever. Je n’ai pas envie, la nausée est toujours là, accompagnée d’une terrible faiblesse qui étreint la totalité de mon corps. Mon souffle est entrecoupé et ma tête continue de tourner. Lorsque de nouveau il me fait me lever pour que je puisse m’asseoir sur le fauteuil, je saisis son bras et m’y agrippe de toutes ses forces, lâchant quelques couinements sous ce puisant mal être que je ressens.

Pourtant je me force à rester éveillé, refusant de lui faire encore une belle peur, et me retrouve finalement assis dans le fauteuil roulant. Presque aussitôt mes paupières s’abaissent et je laisse mon visage s’enfuir vers l’avant, pencher vers mes jambes. J’aimerais me recroqueviller mais je ne peux pas. Même mes cheveux ne cachent pas mon visage blanc comme de la craie faute d’assez de longueur. J’ai envie de me cacher car j’ai honte d’être aussi faible et de me montrer aussi faible, ce n’est pas dans mes habitudes et je hais que l’on me voit, surtout dans cet endroit emplis de monde, d’inconnus certes, mais surtout de gens capable de se moquer. Parce que la moquerie panse les douleurs les plus profondes le temps de quelques minutes, ça évite de penser à nos blessures parfois intenses.

Malgré le fait qu’il tente de me faire sourire, je ne lui réponds pas. Je ne me sens pas d’humeur à parler, en fait je ne sais même pas si j’en ai la force. Tout ce que je réussi à faire, c’est de balancer ma main vers l’arrière pour saisir la sienne, qui fait avancer le fauteuil, et de la serrer doucement pour le remercier. Au moins je me sens entouré, je réussi à ne pas être tout seul dans ce moment assez compliqué pour moi. Si j’ai l’habitude de me faire frapper et abuser par mon frère ou mon père, ce n’est pas la même chose avec un inconnu. Je me suis fait cogner dessus sans raisons, et j’ai cru que j’allais y passer. Or je sais que Barrett ne me tuera jamais, qu’il s’arrêtera toujours avant que ça n’aille trop loin. Je pense qu’au fond de lui il a besoin de moi. Au moins lorsqu’il me tape, il ne pense pas à ses problèmes, et d’une certaine façon, je me sens utile pour lui et du coup je me laisse faire sans broncher, sans jamais en parler à personne, en passant outre mes douleurs qu’elles soient physiques ou morales. Je joue mon rôle, un rôle souvent difficile à tenir. Je le soutiens à ma manière. Je suis là pour lui, même s’il ne s’en rend pas vraiment compte et qu’il semble m’en vouloir et me haïr plus que tout.

Un léger soupir passe mes lèvres et ma main retombe doucement sur mes jambes. Je n’ai toujours pas relevé la tête, je n’affronte pas le monde. Je reste là, vaincu, en attendant d’arriver à la salle des radios. J’ai peur de ce qu’il va annoncer. Une fois arrivé, j’observe la pièce, les grandes plaques noires sur lesquelles on va poser la feuille qui reflétera ce que j’ai, tous ces appareils qui sont là. Je n’ai pas peur mais ça m’impressionne, je me sens tout petit à côté de tant de grandeur et de complexité, moi qui ne m’y connaît qu’en vêtements principalement. Alors dans un soupir et comme il n’y a que nous deux pour le moment, j’ose enfin jeter mon visage vers l’arrière, le dégageant de mes cheveux blancs, pour fixer l’infirmier de mes prunelles, longuement, lui offrant une sorte de grimace tremblotante que j’aurais voulu plus jolie, plus semblable à mon idée de départ, à un sourire.

« Merci beaucoup… de m’accompagner depuis que je suis arrivé… »

Puis je rompt le contact visuel et abaisse de nouveau mes paupières. Est-ce un contrecoup de la douleur, les effets du choc peut-être, qui fait que je me sens si mal depuis tout à l’heure ? J’ai de nouveau l’impression que je vais tomber, j’ai mal au ventre et une envie de vomir très présente. Mais surtout, il y a cette sensation incessante de chaud-froid et ce fourmillement au bout de mes doigts.

« Est-ce que… je peux m’allonger.. ? Je ne me sens pas bien du tout… J’ai l’impression que je vais tomber… encore une fois… »

Je sens mon rythme cardiaque s’emballer un peu et un sanglot vient secouer tout mon être. Bordel, j’ai vraiment une vie de merde…

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Mar 14 Avr - 9:42
Hayate poussa le fauteuil du jeune homme encore quelques mètres. Ce dernier ne paraissait pas aller mieux. L'infirmier ne put retenir un petit soupire. Il faisait tout ce qui était en son pouvoir, mais son patient semblait vraiment aller plus mal qu'à l'arrivée.

Il appuya sur un bouton et la porte du service radiologie s'ouvrit. Il fit un petit signe de main au radiologue. Ce type était sexy, trop pour que cela passe inaperçu. Toutes les infirmières lui courraient après, mais la seule personne qui avait réussi à le mettre dans son lit, c'était Hayate. Il en avait une petite fierté personnelle, mais ne pouvait bien-sur en parler à personne.

Colt le remercia et il rit légèrement avant de lui caresser son visage tendrement.

"C'est mon métier et puis vous êtes un patient tellement sympathique ... j'aurais était déçu de ne pas vous rencontrer."


Puis il me demanda à s'allonger, sentant surement un malaise venir. L'infirmier détourna son attention en plaisantant.

"D'habitude, une simple caresse ne fait pas autant d'effet ... Surtout pour sauter directement à l'étape du lit !"

Pendant qu'il parlait, Hayate fit signe au radiologue de venir. Ainsi, il lui tiendrait compagnie le temps que l'infirmier aille chercher un brancard.

Il ne disparut que quelques instants et revint rapidement, poussant l'objet en question devant lui.

"Je suis bête, j'aurais dû y penser avant. Vous vous seriez moins fatigué ainsi."

Le radiologue et l'infirmier prirent chacun Colt sous un bras et le soulevèrent sans effort pour le faire asseoir sur le lit. Hayate releva un peu le dossier du brancard en question, histoire que Colt puisse observer un peu ce qu'il se passait autour de lui.

"C'est mieux ainsi ?"

Hayate reprit la main de son patient et la lui embrassa. Il savait son geste déplacé, mais il ne pouvait se contrôler quand il s'agissait de s'occuper d'un bel homme. Hayate le regardait gentiment espérant qu'il allait enfin aller mieux.
Pendant ce temps, le radiologue faisait, c'est préparatif, il ajusta sa machine, de telle sorte que le jeune homme n'est pas à bouger du brancard pour les clichés de la cheville. Hayate lui reposa doucement sa main et se dirigea vers sa cheville.

"Je vais un peu la manipuler pour la mettre comme il faut pour la radio, d'accord ? Ça risque d'être désagréable ... Mais les calmants devraient vous empêcher d'avoir mal."

Hayate bougea de quelques centimètres la cheville, ainsi la prise de la radio devrait être optimale.

"Dîtes si je vous fais trop mal ?"
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Mar 14 Avr - 13:50
L'homme me fait des compliments, m'arrachant des rougissements incontrôlables alors que je me retrouve finalement saisit sous les bras par Hayate et le radiologue. Je me laissais faire, soupirant un peu alors que je collais le dos au matelas, inquiet. Je ne m'étais pas senti aussi faible depuis longtemps, et pourtant en contre partie, je me sentais assez bien. J'étais entouré de deux beaux mecs qui s'occupaient de moi, que pouvais-je demander de plus ? Un long soupir passa mes lèvres alors que je les laissais me manipuler, sentant à peine ce qu'ils me faisaient grâce à l'anesthésiant que l'infirmier m'avait injecté. Faut dire que je m'étais également totalement déconcentré pour ne pas trop souffrir, ou du moins pour ne pas le ressentir trop fort. Mes prunelles semblaient toutefois fixées sur eux.

Je laissais faire encore et encore, avant de lever un sourcil en l'entendant me poser une question. Je revins un peu à moi, hochant simplement la tête avant de la rejeter doucement vers l'arrière. J'avais un peu peur, mais rien de bien grave. Toutefois je souris pour les rassurer et rouvre un oeil.

"J'ai l'impression... que je ne suis entouré que de beaux gosses aujourd'hui..."

Je lâche un minuscule rire avant de venir déposer mon bras sur mon visage, un peu blanc à cause de ces fichues baisses de tensions, toujours tremblotant alors que je place toute ma confiance en eux. Mon pouce se lèvre vers Hayate alors que je lui offre encore un sourire, ceux que je fais bien et qui sont beaux comme tout. Ceux que je n'offre qu'à peu de personnes. Ce sourire que je veux adorable et sincère en même temps.

"Tout va bien chef. Faut pas s'en faire pour moi... Même si je comprends votre inquiétude."

En effet après presque deux malaises consécutifs, il y avait de quoi avoir peur. J'espérais seulement que ma cheville n'était pas cassée, car même si je souffrais beaucoup, je savais surtout que j'étais extrêmement douillet et que je ne supportais plus la douleur.

Une fois que la radio fut prise, je pu voir le radiologue disparaître un instant. Mon regard se tourna vers l'infirmier alors que je tendais la main vers lui, les prunelles larmoyant. J'avais besoin d'un câlin. Si bien qu'au moment où ma main saisit la sienne, je la serrais fort et l'attirais contre moi, enlaçant son dos avec mes bras. Juste un instant. Murmurais-je en le berçant doucement, enfouissant mon visage avec douceur contre son cou tout chaud, frottant mon nez contre sa gorge alors qu'un soupir passait encore mes lèvres. Merde qu'est ce que j'avais besoin de câlins... Alors que d'habitude les contacts d'autres personnes que Barrett ou Trigger m'insupportaient, me faisaient paniquer, voilà que j'en demandais et que j'y prenais presque goût en ce moment même.

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Mer 15 Avr - 4:54
Il reprenait du poil de la bête ! Et le sourire qu'il adressa aux deux hommes ne put que ravir Hayate. Son visage s'illumina et il ne put s'empêcher de sourire à son tour. Finalement, il ne le faisait pas si mal son boulot. Parfois, en de très rare occasion, il rencontrait un patient ou un cas médical intéressant qui lui faisait apprécier son métier. Et le patient de cette nuit, qui avait commencée ennuyeusement et banalement, faisait partie de ces exceptions.

Il s'éloigna quelques instants du brancard et enfila un tablier de plomb, pour se protéger des radiations émises par l'appareil. Il en récupéra un second, qu'il installa sur Colt.

"C'est pour éviter de faire griller les bijoux de famille !"


Il rigola et fit signe au radiologue que tout était okay de son côté. Ce dernier prit quelques clichés de la cheville en question. Puis, il les avertit qu'il apportait les radios au médecin-en-chef du service pour interprétation et il quitta la salle.

Dès que la porte fut refermée, Hayate remarqua que son patient lui tendait une main, avec un regard empli d'inquiétude. Il la saisit et se fit immédiatement attirer vers Colt.

*Un câlin ? !*

Hayate fut extrêmement surprit et resta un peu raide. Puis, au bout de quelques secondes, il se détendit. Mais il hésitait toujours à passer ses bras autour de Colt. En effet, il avait peur de lui faire mal, d'aggraver ces blessures, de briser un peu plus ce corps déjà meurtri. L'étreinte sembla s'éterniser mais, quand le patient lui soupira dans son cou tout en y frottant son nez, Hayate ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras. Il lui caressait le dos, directement en contact avec sa peau, étant donné l'état de son t-shirt. Il montait jusqu'à sa nuque et descendait jusqu'au creux de ses reins. Sa peau était douce et chaude et cette fois, ce fut l'infirmier qui soupira de bien-être. D'ailleurs, il commençait à s'attarder dans le creux de ces reins et luttant contre lui-même, il remonta sa main et le repoussa doucement.

*Hayate ... un peu de tenue ...*


Hayate sourit à Colt pour s'excuser et lui murmura :

"Attention, tu vas me faire bander ..."

Juste à la fin de sa phrase, tel un gong, le radiologue ouvrit la porte et donna une sorte d'ordonnance, ainsi que les résultats de la radio à Hayate. Ce-dernier les prit et remercia le radiologue cordialement. Ponctuant ces paroles d'un magnifique sourire. Dés que son collègue se retourna pour s'éloigner, Hayate lui effleura les fesses d'une main baladeuse. Ce dernier se retourna instinctivement, lui adressant un regard sévère, mais sans réprimande. L'infirmier lui sourit et l'homme secoua la tête, souriant à son tour et repartit vaquer à ces occupations.

Hayate enleva son tablier ainsi que celui de Colt. Il ramena encore une fois ces cheveux devant son cache oeil et toujours souriant commença à pousser le brancard. D'abord hors de la salle, puis en direction du box de soin, évitant les mouvements trop brusques pour ne pas faire souffrir Colt.

Il se décida, enfin, à annoncé à Colt le diagnostique, au moment même ou il rentrait dans leur box.

"Rien de casser ! Une simple fêlure de l'os. Un bon bandage, une attelle, du repos et tu seras comme neuf dans quelques jours. Je continue de m'occuper de toi ? Ou tu préfères un autre infirmier ... ?"
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Mer 15 Avr - 14:42
J’avais attiré Hayate dans mes bras pour un câlin. Une profonde angoisse, une envie tordante de fondre en larmes contre lui m’avait étreint un bon moment. Il ne me rendait pas le contact. J’avais peur de le froisser, de lui faire peur tout simplement. Mais quand ses bras se refermèrent finalement sur mon dos, un léger sourire vint prendre possession de mes lèvres et je m’autorisais à fermer fort les yeux pour ne penser à rien d’autre en ce moment même qu’à ses bras. Ils me semblèrent aussi gentils que ces jours où je me blottissait dans ceux de Barrett et qu’il me serrait très fort contre son torse. Ca n’arrivait pas forcément souvent, mais ces jours là étaient les plus beaux de ma vie. Alors soudainement je renforce la pression sur le corps de l’infirmier. Sa main caresse mon dos et s’attarde parfois grandement sur mes reins. Je frissonne. Merde, il va finir par m’exciter. Pourtant je ne grogne pas, ne m’écarte pas, et le serre comme s’il s’agissait de Barrett. Une véritable obsession celui là d’ailleurs. Comment ce fait-il qu’il ne quitte pas mon cerveau un instant ? J’espère aussi que Hayate n’a pas mémorisé ce que je lui ai dit sur mon frère dans la chambre, comme quoi il me faisait du mal. Parce que je devais avouer que je le cherchais parfois, et que je n’étais pas un bon grand frère. Qu’il devait bien se venger de cela d’une certaine manière.

Dans un long soupir, je rechignais à laisser l’infirmier quitter mes bras. Je sentais bien pourtant qu’il était profondément mal à l’aise, mais je voulais le retenir.. Cependant mon cerveau n’obéit pas et mes bras retombèrent le long de mon corps tandis que mes prunelles forêt ne le lâchaient pas. Je perçus tout son manège avec le radiologue, mais pour une fois mes joues ne rougirent pas. En fait je me sentais presque triste, ayant l’impression soudaine d’être mis à l’écart de leur monde. Ils allaient si bien ensemble. J’avais l’impression qu’ils pouvaient se comprendre dans n’importe quelle situation.

Je ne pu que penser que j’aurais aussi aimé avoir ce genre de relation avec quelqu’un. Lorsqu’il revint vers moi, je gardais pourtant le silence, ne disant rien pour le moment, le laissant me pousser de nouveau dans les couloirs. Que ça devait être dur pour eux de ne pas se sauter dessus. Il y avait entre eux une tension sexuelle étonnamment forte. Aussi, après de longues minutes passées dans le silence à l’écouter me parler, je décidais de lui faire part de mes ressentis quant à leur relation, bien qu’après tout je ne sois qu’un patient ordinaire qui ne devrait pas se mêler des affaires des autres, surtout d’un homme comme lui qui passait son temps à aider les gens et qui était tout à fait respectable de ce fait.

« Vous et le radiologue hein ? Vous sortez ensemble ? On dirait que vous allez vous sauter dessus, je n’ai jamais vu une tension sexuelle aussi palpable. Vous devriez faire attention, bien qu’entre nous je trouve cela adorable. »

Je rejette la tête en arrière pour surveiller ses réactions, lui offrant l’un de mes plus beaux sourires encore une fois, avant de dodeliner doucement de la tête. Je m’amuse presque en fait en ce moment. J’ai l’impression qu’il fait passer mon temps à une vitesse incroyable, et j’ai cessé de m’ennuyer depuis mon malaise je crois bien. Pourtant j’ai toujours mal à l’estomac et envie de vomir, mais je fais avec, supporte même assez bien pour le moment, et reste conscient pour lui.

« Oh non je ne veux pas changer. Hm. Vous êtes bien, je vous aime bien moi ! »

Je ferme finalement un long moment les yeux, ou jusqu’à ce que nous soyons à nouveau dans le box en fait. D’ailleurs le fait que le patient d’à côté puisse tout entendre me fait bien rire, mais je m’en fiche. Je rouvre finalement les yeux et lui offre un regard brûlant, consciemment exécuté.

« Ca doit être excitant.. de faire l’amour ici, alors que tout le monde peut entendre ~ »
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Jeu 16 Avr - 12:27
Son patient avait l'air d'avoir retrouvé sa langue. D'ailleurs, il posait des questions assez personnelle à Hayate, mais ce dernier n'en prenait pas ombrage. Hayate était très peu pudique en ce qui concernait ces aventures avec les hommes, voir même, il aimait s'en vanter. Il lui répondit donc avec un grand sourire, ravi de pouvoir enfin raconter à quelqu'un sa partie de jambes en l'air avec le radiologue. Il s'adressa à Colt d'une fois sur de lui, replaçant ses cheveux devant son cache oeil :

"Lui ? Non, ce n'est pas mon copain, je ne m'attache pas à avoir des sentiments avec mes conquêtes. D'ailleurs, il posait des questions assez personnelle à Hayate, mais ce dernier n'en prenait pas ombrage. Et je peux t'assurer que c'est un super bon coup au lit. Il est aussi doué avec son pénis que son cul ... C'était fantastique ...D'ailleurs, je remettrais bien le couvert avec lui !"

L'infirmier rigola quelques instants. Il repensait à sa soirée avec lui, mais surtout à leurs deux corps enlacés, à leurs souffles et leurs gémissements, mais surtout à sa pair de fesses frôlant la perfection.
Le regard d'Hayate se perdit très peu de temps dans ses souvenirs, mais cela se voyait qu'il avait décroché.
Puis Colt le ramena à la réalité en lui posant une autre question, à laquelle il répondit sans y faire attention :

"C'est l'extase de se savoir écouter. Et le fait de savoir que l'on peut être surpris est drôlement excitant."

Hayate baissa ensuite ses yeux vers son patient et il remarqua son regard. Serait-ce des avances ? Pour Hayate sans aucun doute. Il remit le brancard en place dans la petite pièce et continua.

"Mais le mieux c'est les salles d'opération. L'une d'entre elles est équipée pour accueillir des spectateurs étudiants pour assister à certaines opérations. Donc quand tu baises là, des fois tu as des gens qui passent et qui ne peuvent pas te louper."

L'infirmier s'avança vers Colt et lui posa une main sur la cuisse. Il parlait tout en remontant sa main vers ses parties génitales.

"Bon ... Il faudrait que je te soigne ... et je remarque qu'il y a un endroit que je n'ai pas ausculté ..."


Il lui effleure son entre jambe.

"Je suis quelqu'un de consciencieux ... Cela m'embête un peu ..."

Il continuait ces caresses, descendant et remontant le long de sa cuisse, effleurant parfois un peu plus haut. Il lançait un regard sans équivoque à Colt et lui sourit. Il attendait un signe de désapprobation ou au contraire d'approbation. Il avait envie de s'amuser avec le jeune homme et son simple accord illuminerait la nuit d'Hayate. Il restait patient, s'excitant seulement en penser par rapport au avant gout du corps du garçon qu'il avait eu auparavant lors de ces soins.
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Ven 17 Avr - 9:49
Tout cela m'était rapidement monté à la tête. Me sentir si seul lorsqu'il s'était amusé à tripoter le radiologue, et mon cœur qui se déchirait lorsque je songeais que finalement, moi je ne pourrais pas, ou peu, vivre ce genre de choses. Parce que j'étais un peu trop obsédé par mon idiot de frère. Il me hantait, et je ne loupais pas une occasion de venir m'allonger dans son lit lorsqu'il n'était pas là. C'était pour ça que j'avais provoqué ouvertement la situation dans laquelle je me trouvais en ce moment même. Sa main qui glissait vers mes cuisses alors qu'il me parlait. Les frissons qui parcouraient mon corps étaient incontrôlés. Surtout qu'avec mes prunelles lubriques ancrées sur les siennes, je ressentais d'avantage ce doux plaisir que sa main me procurait. Bordel il faisait ça en salle d'op ? Ce n'était pas très sain. S'il y avait bien quelque chose auquel je tenais particulièrement, c'était l'hygiène dans un hôpital. Ils avaient intérêt à stériliser tout ça après.

Ses doigts effleurèrent alors mon bas ventre, m'arrachant un frisson plus brutal que les autres alors que mes dents se plantaient un instant dans ma lèvre pour la torturer un peu. Je n'étais pas quelqu'un d'hyper sensible mais ça faisait un moment qu'on ne m'avait pas touché avec une telle douceur. Une sensation qui avait donc disparue de ma mémoire depuis un moment.

Ses doigts continuant de courir sur mes cuisses, j'attrapais l'infirmier par les cheveux pour le remonter doucement jusqu'à moi, ne lui faisant pas mal pour autant. Mes lèvres vinrent trouver les siennes avec une brutalité en contradiction avec toute la douceur dont j'avais pu faire preuve auparavant. Ce n'était plus dans mes habitudes d'être un soumis total, de me laisser faire par n'importe qui. Je participais activement, donnait un grain de passion aux échanges souvent. Je n'aimais pas le sexe pour le sexe. Je voulais que ça reste un bon moment, un moment agréable et qui donnait envie de recommencer. Mes lèvres se pressèrent donc aux siennes, un soupir chaud butant contre les siennes alors que mes deux mains se mêlaient à ses cheveux, magnifiques cheveux. Mon bassin vint doucement remuer pour inciter sa main à venir me caresser plus franchement, à certains endroits plus intimes. Dire qu'en temps normal je n'aimais pas qu'on me touche. J'avais cependant l'impression d'un côté de tout ressentir moins fort à cause de l'anesthésiant, mais en même temps que mes sensations étaient décuplées à cause de ce manque évident de contacts.

"Hayate-san... Ce n'est pas bien de faire ça ici.~"

Mes lèvres vinrent pourtant se poser dans son cou alors que l'une de mes mains passait sous son haut pour caresser sa peau brûlante. Bordel que ça pouvait faire du bien de sentir quelqu'un ainsi posé contre moi.

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Sam 18 Avr - 7:14
Colt lui saisi les cheveux et posa ces lèvres contre les siennes, Hayate en profita pour approfondir ce baiser en glissant sa langue entre ses dents pour venir lui caresser la sienne. Il adorait les baisers, surtout ceux auxquels il ne s'attendait pas. Durant cet échange, il en profita pour faire sauter le bouton de son pantalon et descendre la fermeture éclair.

Il sentit que Colt remuait son bassin, et Hayate glissa sa main dans son pantalon et commença à faire courir ses doigts sur le membre de son patient. La respiration de l'infirmier s'accéléra. Il ne lui en fallait pas beaucoup en général pour l'exciter et là, l'homme qu'il avait à côté de lui faisait tout pour ça. Il le caressait toujours délicatement, mais fébrilement. Sa main parcourait l'entre-jambe de son patient avec avidité. Il avait envie d'aller plus loin ça s'est sûr. Colt lui parla et Hayate le regarda de son oeil valide, avant de lui répondre :

"On fait rien de mal ... On s'amuse entre deux hommes consentant ..."

L'infirmier sentit les lèvres de Colt se poser dans son cou et il inclina sa tête sur le côté pour lui laisser le champ libre. Puis se fut à son tour de frissonner quand il sentit la main de son patient venir lui caresser son torse. Il commençait à s'exciter et d'un mouvement rapide monta à cheval sur Colt. Il fit très attention à ne pas lui faire mal, installant ses genoux de chaque côté des jambes du jeune homme. On pouvait voir à travers son pantalon qu'il commençait à avoir une érection. De plus, dans cette position, il était plus à l'aise pour faire glisser ce qu'il restait du pantalon de Colt vers le bas et ainsi dégager son bassin. Il releva un peu son haut et accrocha ses doigts à la ceinture de son boxer et vint lui embrasser son ventre. Il l'embrassa avec envie, sa peau était douce et il sentait bon. Hayate souriait.

"Ne fais pas trop d'effort ... Je ne veux pas que tu aggraves tes blessures ... Profite juste de ce moment okay ?"

Il gardait son oeil encré dans ceux de Colt, attendant son accord pour continuer. L'infirmier ne faisait plus attention à dissimuler son cache oeil et il vint dégrafer lui aussi son bouton de pantalon pour relâcher la pression sur son entre-jambe.
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Sam 18 Avr - 11:05
Mes lèvres s'étaient posées contre sa gorge, ma main droite passant sous son haut pour caresser sa peau de manière voluptueuse. Mes prunelles, emplies de ce même émeraude que portent l'herbe au printemps, se blottirent contre les siennes de la couleur d'un ciel à midi. Ma main continuait de passer sur sa peau, de l'effleurer, d'en goûter le contact, de le découvrir lentement, tandis que mes lèvres déposaient des marques de tout genre sur sa gorge. Morsures. Suçons. Je possède l'immensité du royaume que je me donne. Mes lèvres s'emparent de chaque millimètre qui m'est accessible. Mes mains te découvrent tout entier, t'explorent et recherchent les endroits les plus sensibles. Tu es ma conquête, seulement à moi. Je compte profiter de tout ce que tu m'offres, de tout ce que tu peux m'apprendre. Pour que cette rencontre soit bénéfique. Mais je veux aussi t'apprendre des choses. Enrichir mon royaume. Ne pas te laisser dans le vide, t'éclairer d'une lumière nouvelle, et sécher toute la tristesse que ton cœur peut contenir.

Mon corps entier frissonne sous son contact et je sens une vive chaleur se planter comme un épieu dans mon bas ventre. Mon membre réagit bien trop à lui, j'ai l'impression de mourir d'une certaine façon, de connaître une lente chute vers les enfers pour commettre ce crime. Oui pour moi c'est un crime. Nous ne devrions pas, pas dans une chambre d'hôpital, alors que peut-être, les personnes autour sont en train de se confronter à la mort. Peut-être que certains d'entre eux espèrent qu'après le sommeil de cette nuit là, le réveil viendra quand même. Et nous, nous nous adonnons à des activités de luxure. Mais ce crime, au fond de moi, me transmet une tendre force qui me permet de me libérer de toutes ces chaînes auxquelles je me suis moi même attaché, ça me libère de mes tourments habituels, de ces pensées impures que j'ai envers mon frère, que ce soit de ses fesses ou de sa mort ce à quoi je pense, ou envers certaines autres personnes que je connais.

Un baiser fut déposé sur mon ventre et tout mon corps se crispa sous la deuxième vague de bien-être qui glissait, déferlait sur moi. Je rejetais un instant mon visage en arrière. J'étais sensible à cet endroit, le ventre, les hanches, le cou et les oreilles étaient pour moi des endroits qui me tiraient des gémissements facilement. Pourtant je le laissais faire, alors qu'en temps normal je repoussais ce qui s'en approchait pour ne pas que l'on découvre mes points faibles et qu'on les exploite par la suite pour me piéger lâchement.

Alors que ses mains jouaient sur mon sexe, je posais la mienne sur le sien, commençant à le masser un peu, les yeux à demi masqués par mes prunelles. J'avais envie de plus. Qu'il efface toute cette peur en moi. Qu'il m'emporte, m'allège, d'adorer. De vivre.

Mes doigts saisirent les siens avec une grande douceur alors que j'écartais un peu les jambes sous lui, faisant néanmoins attention à ma cheville blessée en ne la bougeant pas trop. Je portais trois de ses doigts à ma bouche, les suçant, enroulant ma langue autour, les mordillant parfois, avant de lui montrer le chemin vers mes fesses. Merde. Je savais que je faisais une grosse connerie parce que je regretterais sûrement d'avoir agis en chaudasse comme ça, mais pour une fois j'avais envie qu'on me prenne et qu'on me fasse du bien. Le danger m'excitait de manière incroyable.

"Je profite.. Mais je veux que tu profite aussi. Vivons ensemble ce soir."
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Lun 20 Avr - 4:37
Quand la main de Colt toucha son entre-jambe, Hayate ne put retenir un gémissement de surprise. Il aimait cette sensation, son esprit se vidait, il s'échappait pour atteindre un monde beaucoup plus plaisant que celui dans lequel il était obligé de rester. Il oubliait tout dans ce genre de situation, le plaisir charnel était son échappatoire. Il se laissait envahir par les vagues de ce plaisir, ne pensant qu'à en donner à son partenaire pour en recevoir en retour.

Il se noyait dans cette luxure, se moquant de tout le reste. De lui, de l'endroit où il se trouvait ... C'était son seul moyen de se sentir en vie. De simples caresses le rendaient euphorique. Et la suite des évènement ne pourrait qu'accentuer son état.

Colt lui prit ses doigts pour les lécher d'une manière si érotique, qu'Hayate ne put que s'en exciter d'avantage. Il grogna légèrement, le laissant faire dans un premier temps avant de finalement retirer ses doigts et l'embrasser avec passion. Durant ce baiser, il en profita pour glisser une de ses mains le long du corps de Colt, jusqu'à son boxer pour le lui descendre et ainsi libérer l'accès à ses fesses, mais aussi libérer son pénis du carcan de tissu qui le retenait.

Puis il rompit le baiser pour reprendre son souffle. Il glissa ses doigts, recouvert de la salive de son patient vers son fondement et le caressa doucement. Il ne le pénétrait pas pour le moment préférant admirer l'expression d'envie et d'impatience sur son visage. Hayate souriait.

Les sons de l'hôpital : le bip des machines, les sirènes d'ambulances, les discussions des médecins et des infirmiers, les plaintes des autres patients, plus rien n'existait. Il n'y avait que le corps de Colt offert aux assauts de ses envies. Un palais du désir et du plaisir à portait de main.

"Carpe diem ..." Fut la seule réponse à son patient. Il dit cela dans un souffle, près de son oreille avant de venir lui mordiller le lobe de cette dernière. Au même moment, il glissa un de ces doigts en lui, commençant de lents va-et-vient pour le préparer à la suite des réjouissances.
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Lun 20 Avr - 16:52
Le bruit des machines. Bip. Bip. Bip. Le râle d'un patient. Le bruit d'une machine. Long bip continu. Il est en train de mourir, somme mon cerveau endormi, enveloppé dans une brume épaisse et totalement infranchissable. Un bip continue et des voix qui s'affolent. La mienne qui franchit un instant mes lèvres pour résonner dans l'air sous forme d'un léger couinement. "On dégage" Tonne une voix que je ne reconnais pas. Je souris légèrement, apprécie qu'il délivre enfin mon membre de sa prison de tissu, me cambre un peu en poussant sur mon pied valide pour lui permettre d'accéder à mes fesses avec plus de facilité. Le bruit de la machine. Bip. Bip. Bip. Sauvé. Je lâche un soupir dans lequel sont enfouis plaisir et soulagement, lui jette un léger regard alors qu'un halètement secoue tout mon corps. Son doigt passe sur mes fesses, effleure mon anus sans s'y glisser. Je grogne d'impatience sans faire attention à ma voix qui se glisse sûrement dans les autres boxs. Tant que personen ne vient voir je peux continuer. De toute façon je ne pourrais même pas m'arrêter.

Mes doigts reviennent courir sur son torse, défont les bouton de sa chemise, me laissent entrevoir sa peau pâle. Je titille son téton et revient embrasser, mordre sa gorge, savourant la saveur du sang tiède qui se diffuse jusqu'à mon palais, quitte la morsure, et retourne lui en faire plus loin, à des endroits moins visible, le marquant comme on marque du bétail ou quelqu'un qui nous appartient, l'attirant contre moi de manière possessive et le plaquant contre mon torse d'office.

Mon bassin lui, remue outrageusement contre le sien, cherchant à attirer son doigt toujours plus profondément. Je lui montre que je n'ai pas mal, que je n'ai pas peur, que tout ce que je veux c'est qu'il me prenne sans plus attendre, qu'il me baise, me fasse l'amour, me prenne comme si c'était la dernière fois qu'il le faisait.

Alors mes mains se mélêrent à sa douce chevelure brune et je déposais mes lèvres contre les siennes, lâchant un gémissement d'impatience en le fixant dans les yeux, attendant qu'il passe à la suite, qu'il nous unisse, qu'il aille plus vite.

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Mar 21 Avr - 6:52
Hayate se laisse faire sous les morsures de Colt. Mêler de la douleur au sexe ne l'a jamais dérangé. Suivant ses envies, il pouvait avoir besoin d'un partenaire terriblement tendre ou au contraire assez violent.

L'attitude de son amant du soir ne le dérangeait absolument pas. Il gémit à certaines de ses morsures, mais, dans l'ensemble, il arrivait à ne pas faire trop de bruit. Le désir de le prendre se faisant de plus en plus présent, Hayate, encouragés par les mouvements langoureux de Colt, glissa un second, puis un troisième doigts en lui. Profitant de sa main libre pour caresser le membre de son patient. Il reprit ensuite son mouvement jusqu'à enfin trouver son point G au plus profond de lui. L'infirmier faisait exprès de le faire un peu languir sur la suite. Il avait envie de faire durer le plaisir.

Dans un baiser, quand leur regard se croisèrent, Hayate compris que c'était le moment. Il stoppa tout, lâcha son membre en premier, puis retira ses doigts. Il descendit du brancard, et s'approcha de son partenaire. Il lui enleva complètement son pantalon, puis son boxer. En tant qu'infirmier, déshabiller des personnes allongées ne lui posait pas de véritables problèmes. Durant cette étape, il laissait courir ses lèvres et sa langue sur le ventre, le nombril, la virilité et les cuisses de Colt. Puis il se redressa et se mit rapidement en tenue d'Adam.
Hayate assumait à 100% sa nudité. D'ailleurs, Colt pouvait remarquait qu'en plus de ses marques, il en avait d'autre, de formes parfois différentes et d'ancienneté variable.

Juste avant de remonter sur le lit, il prit dans la poche de son pantalon un préservatif. Ensuite, il enjamba à nouveau son patient pervers. Il l'embrassa avec passion, reprenant son membre en main et le masturbant avec application. De sa main libre, il lui glissa la capote dans la main.

"Tu me le met ... Que je te La mette ?"

Hayate souriait, le torturant délicieusement de sa main. Il se redressa mais n'arrêta pas de le masturber pour autant. Avec sa main libre, il ramena ses cheveux en arrière, dégageant son visage. Il attendit que Colt lui installe le petit bout de latex sur son pénis en érection.
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Sam 25 Avr - 6:34
Un long frisson agita de nouveau mon corps, ses doigts en moi, affreusement délicieux, remuaient à la recherche de quelque chose de précis, quelque chose qu'il ne tarda pas à trouver. Un couinement franchit la brume de bien être dans laquelle je me trouvais lorsqu'ils la touchèrent, des larmes de plaisir étaient apparues dans mes yeux. J'haletais d'envie, d'un désir insatiable que je n'osais pas avouer, le suppliant du regard alors que mon bassin remuait en rythme avec le mouvement de sa main. Mes lèvres s'étaient entrouvertes pour laisser passer mon souffle douloureux et brûlant qui reflétait mon besoin qu'il me prenne immédiatement. Alors quand enfin il retira ses doigts, je lâchais un long grognement satisfait, m'attendant à enfin le recevoir. Ce ne fut pas le cas. Je le regardais s'éloigner, lâchant de petites plaintes de désespoir, me demandant s'il avait changé d'avis finalement, mais me détendis immédiatement en le voyant se déshabiller, dévoiler son corps bien bâti.

Mon cœur battant comme un forcené, je me mordais un peu la lèvre, grognant légèrement sans oser bouger pour le moment à cause de ma cheville. Si j'avais été en état, je me serais levé et l'aurais immédiatement rejoint, mais là... Je le fixais donc avec une lueur dans les yeux nommée curiosité, me demandant ce qu'il pouvait bien faire, comprenant enfin lorsqu'il sortit un préservatif de la poche de son jean. Je rougis d'un coup au moment où il vint se remettre sur moi pour le déposer dans le creux de ma main, les siennes allant de nouveau se perdre sur mon sexe.

J'eus un moment d'hésitation, mes pensées totalement confuses à cause de la délicieuse torture qu'il m'infligeait. J'avais du mal à me concentrer sur ce que je devais faire, et ce fut en tremblant que mes doigts déchirèrent la protection de plastique du préservatif. Bordel je n'avais jamais fais ça moi, et mes cours de Bio remontaient à loin. Je fronçais le nez avant de l'apposer sur mon membre tendu, le déroulant jusqu'au bout, jetant ensuite un regard légèrement vacillant à Hayate, me mordant de nouveau la lèvre.

"Prends moi... Hayate... Je t'en supplies..!"

Je murmurais, les joues de plus en plus rouges, avant de rejeter un peu le visage sur mon oreiller, crispé sous l'envie qui me tordait totalement les boyaux.
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Mar 28 Avr - 5:23
Hayate le regardait faire avec un regard entre l'amusement et le désir profond. Ses mains étaient hésitantes contrairement à celle de l'infirmier, dont les caresses étaient précises et efficaces. Quand son patient eut réussi à installer le préservatif correctement, l'infirmier rit un peu.

"Tu as besoin d'entraînement mon mignon ..."

Son hésitation était encore plus excitante. Avait-t-il peu d'expérience ? Était-il nerveux de faire ça dans un tel endroit ?
Mais Hayate ne se posa pas plus de questions et souleva sa jambe valide pour la passer par-dessus son épaule. Ainsi, il avait accès, sans trop de problèmes à son intimité. Sans interrompre les caresses sur son pénis durci par l'excitation, il se présenta devant son fondement et appuya son membre contre. Laissant Colt languir encore quelques instants, il se décida enfin à le pénétrer. Lentement, étouffant un de ses gémissements, basculant sa tête en arrière et fermant les yeux.

Puis il reposa son regard sur le corps de Colt fixant son torse. D'une de ses mains libres, il lui pinçait un téton, il voulait savoir si cela lui plaisait ou pas. Mais de son autre main, il ne faiblissait pas dans les va-et-vient sur le membre de Colt, les accélérant même.

Une fois dans Colt jusqu'à la garde, il commença à bouger lentement, cherchant toujours à aller plus profond. Effectuant des mouvements toujours plus langoureux. Son visage exprimait le plaisir, son corps aussi, il respirait rapidement, continuant encore et encore ses actions. Mais, si on regardait son oeil valide, son regard n'exprimait plus d'émotion. Il était vide.
Cela pouvait être dérangeant, mais Hayate ne s'en rendait pas compte. Tout ce qui lui traversait l'esprit en ce moment était seulement un amas de sensations plaisantes. Rien d'autre. Son esprit se vidait toujours proportionnellement à l'augmentation de son érection. Et c'est tout ce qu'il recherchait.
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