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Une nuit de plus ... [PV Colt V. Ravensworth ] [! Yaoi !] [FINI]

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Mar 28 Avr - 9:25
Il me faisait faire des choses que je n'avais jamais fait encore. Même avec mes coups d'un soir, jamais je n'avais eu à faire cela. Si bien que j'eus un peu de mal à le faire et mes gestes se montrèrent particulièrement hésitants. Pourtant je le mis en place tant bien que mal et tout se passa bien de ce côté là. Mes prunelles remontèrent alors vers son visage et je lui offrais une phrase tremblante, mes joues brûlantes. Sa propre phrase me faisait rougir. C'était si humiliant comme mots, si dur pour moi à accepter. Il ne savait pas comment on m'avait initié à cela, alors il n'aurait pas du dire cela. Je baissais la tête, me laissant désormais faire comme un pantin, des larmes inondant mes yeux sans pour le moment couler sur mes joues. J'avais eu envie d'un coup de lui balancer toutes mes pensées à la tête, mais je m'étais retenu, mes mains venant agripper ses épaules pour y planter mes ongles.

Il pressa alors son gland contre mon intimité sans pour autant me pénétrer et je lâchais un léger grondement d'impatience, donnant un brutal coup de bassin. J'ignore si c'est cela qui le décida, mais il commença enfin à entrer en moi. Je lâchais un nouveau grognement, m'accrochant à lui un peu plus, plantant comme il faut mes ongles dans sa chair. Je fermais mes yeux, appréciant ses mouvements en moi, ses doigts pinçant mes tétons et sa main qui effectuait des mouvements de vas et viens sur mon sexe. Je l'accompagnais, gémissant doucement, les hanches en rythme avec les siennes, le souffle chaotique. C'était particulièrement bon et je lâchais des couinements, essayant de faire taire mes gémissements, bien que certains réussissent à passer. Aussi, je me blottis contre son cou pour mordre sa peau, la lécher, lâchant quelques râles sous le plaisir que je ressentais. De ma jambe valide, j'appuyais contre son épaule, enfonçant mes dents de plus en plus profondément, sentant un goût de fer envahir ma bouche. Lorsque je compris que c'était du sang, il était déjà trop tard, le mal était fait. Pourtant je ne cessais pas là, je préférais continuer un peu plus loin, refaire la même chose, évitant de faire trop de bruit pour pas que nous soyons découverts par l'un des médecins, ou des autres infirmiers, pour ne pas entacher sa réputation.

Mes ongles griffèrent sa nuque. Je séparais mes lèvres de sa peau pour capturer les siennes, les mordant et suçotant celle du bas, avant que ma langue ne viennent s'emparer de la sienne pour danser longuement avec. Mon bassin lui ne cessa pas un seul instant de soutenir le rythme qu'il m'imposait, et je sentais tout mon corps brûler de désir et de plaisir. Je relâchais alors ses lèvres pour me cambrer brutalement en le sentant toucher ma prostate. Un gémissement plus fort que les précédent, un gémissement que je ne pouvais pas étouffer retentit dans toute la pièce. Un patient grogna et je pu en entendre un autre bouger et froisser ses draps. Moi même je saisis celui qui reposait en dessous de mon corps et tirais dessus pour éviter de faire du mal à Hayate, gémissant de plus en plus sans pouvoir m'arrêter, le souffle franchissant ma bouche de manière brutale et totalement chaotique.
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Jeu 30 Avr - 4:59
La douleur ... La douleur provoquée par la morsure de Colt était plaisante. Non pas qu'Hayate soit un masochiste, mais il aimait particulièrement quand ces partenaires le malmenaient un peu. Du moment qu'à la fin, il arrive à jouir. L'infirmier aimait toute les sortes de sexe. Ayant des préférences tout de même, mais du moment qu'il baiser, il était heureux.

Il laissa donc son amant du soir faire, ce n'était ni la première fois et surtout pas la dernière qu'on le mordait et le griffait ainsi. Les marques que Colt lui laissait s'ajouteraient aux traces et légères cicatrices qui ornaient déjà son corps. Il se concentra sur les ondulations de son bassin et de celui de son patient, se délectant des sensations que cela lui procurait.

En touchant le point sensible du jeune homme, Hayate eut son sourire qui se fit plus grand. Il laissa quelques secondes à Colt pour reprendre ses esprits, le laissant profiter de la sensation qu'il venait de lui procurer. Puis l'infirmier commença, toujours avec des mouvements contrôlés et dosés, à le pilonner lentement. Il cherchait à chaque coup de reins à le stimuler un peu plus. Quant à la main qui s'occupait du membre de son partenaire, elle s'égarait parfois sur la peau de ses bourses, les lui massant délicatement puis remontant ensuite le long de sa verge pour venir lui chatouiller son gland.

Il écoutait avec plaisir les gémissements de son patient. Lui, arrivait à ne pousser que de long soupire de bien-être accompagnait de temps en temps par un gémissement sourd. Cela ne le dérangeait pas qu'on les entend. Il imaginait d'ailleurs les patients qui les entendaient surement en train d'avoir la gaule ou même de se masturber. Il imaginait aussi la tête d'un ou d'une de ses collègues en train de le regarder jouir. Il en avait la chair de poule tellement cela l'excitait. Ses mouvements jusqu'alors langoureux et contrôlait se firent plus rude et puissant. Il grogna et se pencha sur le corps de Colt, pour lui sucer allègement un de ses tétons. Approfondissant toujours ses mouvements de bassin, il vint ensuite lui lécher le torse, remontant de ses tétons à son cou pour ensuite l'embrasser.
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Ven 1 Mai - 7:26
Un nouveau râle vint se briser dans ma gorge, mourant tout contre la peau de son cou que je m'afférais à mordiller et à lécher. Mon souffle était toujours chaotique, s'écrasant sur lui comme les vagues sur les rochers. Je lâchais de nouveau quelques couinements de bien être avant de me cambrer encore, mes mains quittant les draps pour s'accrocher à son visage, amenant ses lèvres jusqu'aux miennes pour les presser fort tout contre. Je grondais légèrement, attrapant sa lèvre inférieure entre mes dents pour la mordre, donnant de plus en plus de coups de reins. Je sentis ses lèvres s'aventurer finalement contre mon torse pour happer mon téton, ayant pour effet d'accentuer mes râles et mes gémissements, sentant le plaisir s'accentuer encore avec violence. Des larmes de plaisirs dans les yeux je ne me contrôlais plus, le recevant avec bonheur, me retenant de griffer ses joues.

Puis finalement je sentis la jouissance arriver et dodelinais de la tête, l'empêchant peut-être un peu par cela d'accéder à mon cou, je n'en savais rien. Je ne voulais pas venir maintenant et me retenais du mieux que je pouvais, entrouvrant les lèvres pour essayer de l'avertir que j'étais au bord de la jouissance, mais la seule chose qui sortait était des gémissements, des soupirs et son nom. Oui je ne me retenais plus pour prononcer son nom, n'ayant plus peur de me faire chopper. En fait ça m'excitait presque. Je lâchais de longs râles rauques, glissant ma main jusqu'à mon sexe pour me masturber en rythme avec ses mouvements, rougissant encore sous la honte de faire cela. Mais je n'en pouvais plus, j'avais tellement besoin de ressentir ce plaisir si merveilleux, plaisir que je n'avais pas forcément quand je me faisais baiser -car c'était carrément le mot- par mon père et mon frère.

Accentuant encore les mouvements de bassin que je donnais contre lui, je finis par venir me planquer contre sa gorge pour y gémir un instant, le souffle de plus en plus brûlant et chaotique.

"Hayate je... Je ne vais pas tarder.. à venir.."

Je balançais de nouveau mon visage, me mordant la lèvre, avant de finalement me cambrer sauvagement, crispant mes mains sur ses cheveux en gémissant son nom, jouissant entre nos deux corps avant de retomber sur le matelas d'un coup, comme épuisé, mon souffle encore plus difficile. J'avais l'impression d'étouffer mais d'être complet en même temps.

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Dim 3 Mai - 18:25
Hayate sentit que petit à petit, son partenaire paraissait s'abandonner de plus en plus. L'infirmier continua ces coups de reins. Il alla à l'oreille de Colt pour lui mordiller son lobe, passant des petites morsures à des léchouilles lubrique. Il sentait que son patient se raidissait, il n'allait pas tarder à jouir. Hayate en mettrait sa main à couper. Il accéléra ces mouvements jusqu'à la délivrance de Colt, il donna quelques coups de reins en plus et vint à son tour.
Il poussa un gémissement rauque, embrassant avec passion son vis-à-vis. Dieu qu'est-ce qu'il aimait ça ! Il fit attention à ne pas s'écrouler sur lui et s'appuya avec ses deux mains de chaque côté de sa tête, le regardant en souriant. A bout de souffle lui aussi.

« J'espère que ça t'as plus ? »

Hayate se retira doucement, allant nettoyer le sperme répandu sur son ventre à coups de langue. Il aimait particulièrement faire ça. Bien qu'en général, ses partenaires le regardaient après avec dégoût. Hayate, lui, s'en foutait royalement, c'était son petit rituel post-coïtal. Il récupérait son souffle tranquillement en faisant cela, et n'arrêta qu'un fois Colt ''propre''.

Il descendit du lit et retira son préservatif, le nouant et le mettant à la poubelle. Il prit un des linges propres qu'il avait préparé pour ses soins et l'humidifia pour se nettoyer. Il en profita pour rafraîchir son patient en en prenant un autre. Il en profitait pour continuer de le mater, sans un mot. Lui nettoyant son ventre, insistant sur son nombril avant d'aller essuyer son membre.

« On remet ça quand tu veux ... La prochaine fois, tu me sodomises ? Okay ? »

Tout en parlant, Hayate se rhabillait. Il sursauta un peu, vérifiant avec rapidité si son cache-oeil été toujours en place. Il n'aurait pas aimé lui faire profiter de cette vision d'horreur. L'infirmier s'assit à côté de Colt et le couvrait d'un regard bienveillant.

« Tu veux que je t'apporte un pantalon correct ? » Dit-il en désignant ce qui avait dû être un vêtements saillant à une époque.
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Mar 12 Mai - 13:34
J'avais jouis entre nous deux, et sous la honte qui me submergea par vagues puissantes qui s’écrasèrent contre mon cerveau. Je lâchais un soupir de bien être, le laissant se répercuter contre son propre gémissement, rauque et sensuel, alors qu'il venait en moi. Je répondis avec une sorte de hargne à son baiser. Une rage intense contre moi même. Je ne me supportais plus, je ne supportais pas le fait que j'ai pu m'offrir à quelqu'un comme ça et que le fait d'être peut-être regardé m'excite à un point qui n'était même pas réel. Mais en sentant la langue de l'infirmier glisser sur mon ventre, je fermais les yeux, soufflant doucement en oubliant peu à peu ces pensées sombres que je venais d'avoir. Je tressaillis en sentant sa chaleur me quitter alors et la question qu'il m'avait posée juste avant tout cela vint alors frapper mon esprit.

"Si ça m'a plu ? Bien sûr que oui... Tu es très doué, pas comme moi."

A vrai dire je n'avais pas eu l'occasion de prendre quelqu'un depuis un moment, n'étant pas forcément très porté sur le sexe. Je préférais discuter autour d'un verre la plupart du temps, en apprendre plus de cette façon sur l'autre, entrer dans sa vie, avant de le connaître physiquement. Mais ça ne me dérangeait pas d'être en dessous lorsque la personne savait y faire et se comporter de façon agréable avec moi. Je n'acceptais donc que très peu les brutes épaisses.

"Je.. Je ne promets pas la qualité mais je peux si tu en as envie."

Je lui offrais l'un de mes sourires qui se voulait rassurant mais je ne réussissais pas à me rassurer moi même. J'avais tellement peur de ne pas être à la hauteur que je sentais mon coeur s'affoler et ma poitrine se soulever un peu plus brutalement.

"Non ça va merci... Le trajet jusqu'à chez moi se fera en taxi, au moins je ne mettrais pas trois plombes..."

J'avais baissé la tête, peu habitué aux regards que le jeune homme me jetait. C'était les yeux d'un père pour son fils, ou d'un frère. Ceux que ma famille auraient dû avoir pour moi, non toute cette haine, cette violence dans laquelle je baignais depuis toujours. Je sentais mon palpitant se tordre sans trop savoir si c'était de la tristesse ou du bonheur. En tout cas c'était douloureux comme bienfaisant ces regards là, j'aurais aimé en être gratifié plus souvent encore.

"Merci... De t'être occupé de moi ainsi..."

Je lui offris un léger sourire un peu tremblant et l'attirait de nouveau contre moi pour le serrer dans mes bras, fermant les yeux quelques secondes avant de le relâcher doucement, déposant au passage un doux baiser sur son front.

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Mer 20 Mai - 10:41
Hayate lui caressa le visage dune façon à la fois attentionné et délicate. Il aimait toucher d’autre personne. Il avait ainsi l’impression d’exister. C’est un peu aussi pour cela qu’il affectionnait autant la baise.

« Arrête de te dévaloriser. Je suis sur que tu dois être très bien. Je ne suis pas plus doué que la moyenne. J’ai juste eu un nombre incalculable d’amant. Et se comporter comme un gigolo ça entraîne. De plus, c’est en pratiquant qu’on apprend à faire du bien à son amant. »


L’infirmier l’embrassa tendrement. Il remarquait bien que Colt n’était pas très à l’aise. Et ce qu’ils venaient de faire tous les deux ne devait pas être dans ces habitudes. Il essayait donc de le rassurer par ces gestes tendres. Même s’il n’avait plus l’habitude de se montrer si gentil devant quelqu’un. Il respectait toujours ses amants, mais il était rarement tendre. Sauf que dans ce cas précis, il voyait bien que le jeune homme avait besoin de ça. Il se leva, ouvrit une sorte de placard et en sortit, au bout d’un moment, un pantalon de chirurgien. Il le posa à côté de Colt, se rasseyant sur le lit.

« Premièrement, il est impensable que tu quittes l’hosto habillé comme un naufragé et deuxièmement, c’est moi qui te ramène chez toi. Ma garde est finie et tu économiseras le prix du taxi. »

Hayate lui ébouriffa gentiment les cheveux. Il le regardait toujours tendrement.

« Pas la peine de dire merci … c’est mon boulot. »

Colt le sera contre lui et lui embrassa le front. Il ne pu retenir le rougissement de ses joues. Il n’avait plus l’habitude de se genre de geste, surtout quand il paraissait aussi sincère. L’infirmier reprit le linge humide et se mit a nettoyer Colt de manière automatique. Bien qu’il vienne de le faire, il ne pouvait s’en empêcher. Il avait bien apprécié sa « partie de jambe en l’air » et sans réfléchir, il lui demanda.

« Ca va te paraître bizarre mais tu aimerais vraiment qu’on recouche ensemble. Sans plaisanter j’ai trouvé que tu étais plus qu’à mon goût … et j’ai l’impression qu’on s’amuse bien tous les deux. »

Lui lançant un petit sourire gêné il reprit.

« Je ne te propose pas de sortir avec moi, je peux pas te faire ça. Mais je veux bien qu’on devienne des sex-friend. Pas de sentiment, mais de la tendresse et du cul. Ca te dit ? »

Le cœur d’Hayate s’accélérait un peu. En général, quand il posait cette question, soit il se prenait une tarte mémorable, soit son partenaire acceptait. Et là, il espérait que Colt allait accepter. Il aimerait vraiment continuer à le voir et lui faire l’amour encore et encore.
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Mer 20 Mai - 13:28
La douceur du contact sur ma joue d'albâtre m'arracha un frisson inexplicable et je menaçais un instant de sombrer dans le sommeil ainsi lové contre lui. Il me fallut reprendre le contrôle sur mon corps et sur mon esprit, alors que je ne répondais même pas aux paroles d'Hayate. Tout mon être s'était détendu, sûrement grâce à sa chaleur mais aussi bien sûr, aux émotions qui retombaient. C'était toujours comme ça, je le savais désormais, un trop plein d'émotions et tout allait mal, mais dès que la pression retombait, dès que tout allait mieux, je devenais un petit être sans défenses qui adorait se rouler en boule et dormir pendant de longues heures tout en serrant le corps de mon frère dans mes bras. Mon frère. Mon frère... Barrett. Merde. Quelle heure était-il ?! Je cherchais immédiatement à me redresser, mes prunelles effarées cherchant une pendule, une montre, quoique ce soit qui puisse m'indiquer l'heure. Mais rien. Je sentis mon cœur s'affoler, puis je pris soudainement conscience qu'il me parlait et je plantais mon regard dans le sien, mon air angoissé ne devant sûrement pas lui échapper. Je devais me hâter, ou j'allais me faire correctement recevoir. En effet, j'avais l'habitude de dormir avec mon frère toutes les nuits et mon absence ne passerait forcément pas inaperçue.

Mais sa question me laissait perplexe je devais l'avouer. Un sex-friend ? Je n'avais jamais fait ça moi, et je savais également Barrett très jaloux. Très très jaloux. S'il venait à l'apprendre il allait me tuer, car il était "le seul à pouvoir poser les doigts sur moi". Je cherchais donc immédiatement à me lever comme pour ne pas répondre à la question, y échapper, ou simplement retarder l'échéance. En effet, j'avais besoin de réfléchir à cette question, à soulever les points négatifs, les positifs. Ma main vint aussitôt caresser le creux de mon poignet gauche, celui qui portait la majeure partie de mon tatouage, un fil haute tension sur lequel se tenaient deux oiseaux, un troisième prenait son envol vers l'autre poignet où il n'apparaissait plus que tout seul. Je me sentais perdu entre un insatiable désir de liberté, et un besoin intense de ressentir la chaleur de Barrett.

Je divaguais en plein cauchemar, incapable de prendre une décision. Aussi, je fermais les yeux, une larme perlant au coin de l'un d'eux, mes mains se refermant sur le drap.

"Je... Il faut que je rentre... Mon frère... va s'inquiéter."

Je le repoussais doucement, sans méchanceté, me levant lentement afin de ne pas m'évanouir comme au début de notre rencontre. Je me penchais légèrement en avant et fronçais le nez, me préparant à une éventuelle autre crise, mais rien ne vient, m'arrachant un soupir de soulagement.

"Je me proclamerais dans la voiture. Laisse moi cinq minutes, cinq minutes pour réfléchir à tout ça pitié. Je veux que tu comprennes que je suis... je suis tiraillé, parce que si mon frère vient à découvrir que je couche avec un autre que lui, il va me flinguer, alors.."

Mes yeux s'écarquillèrent et je tournais le visage vers lui, rougissant vivement. Jamais je n'aurais du parler de cela, j'étais totalement malade, à croire que ça m'était absolument sortit de la tête qu'il ne savait pas, et c'était normal, je couchais avec mon frère bordel, non, j'étais fada de mon frère, ce que je n'aurais jamais du être. C'était plus qu'une obsession, il hantait carrément mes pensées en fait.
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Dim 24 Mai - 14:01
Hayate se figea en entendant Colt parler, surtout quand son patient lui dit qu'il couchait avec son frère. L'infirmier resta un peu con, ne sachant pas comment réagir. Pourquoi lui ? Pourquoi fallait-il qu'il tombe sur un gars ayant les mêmes vices que lui. Et surtout pourquoi son frère ... Bordel ... Tout sauf ça ... Le teint d'Hayate perdit un peu de sa couleur. Puis il explosa de rire. Ce n'était pas un rire de joie, mais plutôt un rire nerveux, qu'il ne pouvait retenir.

"Tu baises ton frère ?"

Hayate ne le regardait pas, cachant son visage d'une de ses mains.

"Et c'est sur moi que ça tombe ... J'en crois pas mes oreilles"

Cette dernière phrase était plus pour lui que pour Colt, mais il l'avait dit à haute voix. Il riait toujours, ce demandant comment ça avait pu tourner ainsi. L'infirmier s'assit sur une des fauteuils du box de soin. Même s'il ne le montrait pas forcement, il avait reçu comme un coup de poignard en plein coeur.

*Lui il a encore son frère ...*

De mauvais souvenirs lui revenaient et ses pensées noires finirent par le calmer. Il regarda Colt le regard vide, mais souriant.

"Tu l'aimes ton frère ? Parce si c'est le cas, je n'ai pas envie de casser votre histoire ... Donc ma demande ... tu l'oublies si c'est le cas OK ?"

Il se releva et sortie de la pièce sans un mot de plus. Il se dirigea vers la salle des infirmiers et alla se changer, laissant son patient réfléchir tranquillement. Lui aussi avait besoin de réfléchir. Il n'en revenait toujours pas qu'un coup pareil lui arrive en pleine poire. Les souvenirs de son frère l'envahir soudain. Il se revoyait avec lui, en train de rigoler. Mais ses souvenirs revenait toujours sur l'accident. Il revoyait son frère allongé sur le sol devant sa voiture, couvert de sang. Il entendait sa propre voix hurler à Rentaro de tenir bon et de rester avec lui. Il claqua violemment la porte de son casier pour sortir de ses pensées morbide.
Il rejoignit la chambre de Colt, continuant ses gestes par pur automatisme. Il approcha le fauteuil roulant du lit.

"Tant que tu es dans l’hôpital, il faut que tu te déplaces là dedans. En sortant, on récupérera des béquilles et tu signes tes papiers de sortie. Ensuite, je te ramène."

Hayate ne le regardait plus en fasse, sachant que de toute façon, il n'arriverait plus à coucher avec lui.
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Mar 26 Mai - 11:42
Tout aurait pu se passer d'une façon merveilleusement normale. Tout aurait pu aller pour le mieux si je n'avait pas fait cette gaffe qui me coûterait cher. Quand sa question survint, je me sentis blanchir, ma respiration s'affolait, et mon coeur peinait à suivre le rythme. Tu baises ton frère... Non.

"Non ! Je.. Je me fais baiser par mon frère. Par mon père aussi."

Ma voix s'éteignit et la lueur forte qui brillait dans mes yeux s'effaça pour laisser place à une grande douleur. Je souffrais de ce qu'ils m'avaient fait. Mais la première des trahisons resterait toujours celle de mon père. Celle qui n'avait arraché le peu d'insouciance qu'il me restait. Le peu d'innocence. Qui avait brisé mes rêves de connaître un jour l'amour moi aussi, parce que s'en avais rêvé de cela. De connaître l'amour. J'aurais souhaité vivre comme une personne normale, mais j'avais été souillé, brisé à coups de masse, on m'avait arraché mes ailes naissantes. Mes ailes d'espoir et de liberté.

Ces pensées firent venir en moi des sanglots. Des larmes déchirante ne tardèrent pas à suivre. Heureusement il était partit faire je ne sais quoi et je pus me laisser aller, glissant mon visage dans le creux de mes jambes comme pour y étouffer mes souvenirs cuisant. Mes larmes. La douleur. La rage. Inconsciemment, je fis descendre mes mains jusqu'à mes cuisses pour les frotter rageusement, désespérément, ma respiration commençant à s'entrecouper. Les larmes s'accentuèrent. Je lachais des gémissements de douleur, roulé en boule autour de mon propre corps, ne sachant plus empêcher la souffrance de se déverser par tout mes pores. Une remontée acide de bile commença à parcourir ma gorge.

"Je.. voulais.."

Mes mains se saisirent du récipient en fer pour l'amener à ma bouche. Je recrachais dedans une partie de ma souffrance du moment. J'éliminais les déchets en quelque sorte. Mais le mal en lui même était toujours là et de jour en jour, l'étau se refermait sur moi.

"Je voulais juste.."

Les larmes se retirent à couler à flot tandis que le reste de mon estomac se visait dans le récipient. Incapable de récupérer une respiration normale, j'accentuais le phénomène sans le vouloir, me créant des hauts le coeur violent. Ça n'était pas de ma faute mais celle du mal grandissant qui m'entourait de ses bras chauds et poisseux. Quand enfin le liquide décida qu'il en avait assez de me faire souffrir, je relevais un peu le visage afin de saisir un mouchoir. De quoi essuyer mes lèvres, mais pas de masquer l'immonde goût que cela avait.

"Je voulais juste... retrouver la deuxième moitié de ma famille déchirée le jour où ma mère m'a mis à la porte. J'ignorais que mon père me ferait subir des choses dont je ne connaissais même pas l'existence... J'ignorais... que j'avais un frère... qui souffrait tellement qu'il a déversé une haine sans nom sur moi juste pour contenir sa douleur... J'ignorais tout simplement que la vie pouvait être encore pire que ce que j'avais déjà vécu.."

Je le fixais, voyant bien qu'il fuyait jusqu'au contact visuel maintenant. J'avais peur qu'il me rejette pour tout ça, pour ces mensonges à propos de ma vie, pour mon frère.

"Je ne suis pas amoureux de lui.. mais il est plus qu'important pour moi... je suis son frère après tout.. je devrais veiller sur lui.. oui.. c'est ce que j'aurais du faire dès mon arrivée.."

La honte me submergea et je me mis à trembler, bien incapable de me lever en cet instant, mais essayant toutefois en espérant qu'il ne s'enfuirait pas lui aussi.

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Jeu 28 Mai - 9:40
*Wahow* C’est seulement ce que pouvait penser Hayate en cet instant. On pouvait dire que Colt venait de tout lui déballer. L’infirmier n’avait rien demandé, enfin, seulement une question qui pour lui était anodine, mais apparemment pas pour son patient. Hayate leva son regard sur lui, mais il ne portait aucun jugement. Il prit la bassine et l’éloigna de Colt. L’odeur aigre du vomi emplissait le box de soin et Hayate ouvrit le rideau pour aérer.

Il se rapprocha de Colt et lui murmura, posant une main sur son épaule. Il était froid dans son comportement et dans ses gestes. Mais sa voix restait douce et rassurante.

« Ravale tes larmes 5 minutes qu’on sorte d’ici … okay ? »

Il l’aida à s’installer dans le fauteuil roulant, puis le poussa jusqu’à la sortie. L’arrêtant, seulement devant l’accueil pour qu’il signe ces papiers. Il savait très bien qu'en cet instant précis, il n’était pas très sympathique. Il gardait un visage fermé mais son regard était sincèrement inquiet. Une fois hors de l’hôpital, il le poussa sur la chaise roulante dans un coin peu fréquenté, non loin de l’entrée des ambulances.

Il passa rapidement devant lui, posant ses mains sur les genoux de Colt. Son comportement venait de changer, il redevenait la personne attentionnée et chaleureuse d’il y a quelques minutes.

« Soit honnête avec moi s’il te plait. Est ce qu’ils te violent ? Je me moque de ta réponse, c’est toi qui décideras ce que je dois en faire. Ici je ne suis plus un infirmier, je suis seulement Hayate. Je peux donc ne pas en parler à mon supérieur. Je veux seulement t’aider et soulager ton cœur …»

Avec ce genre d’histoire, il ne pouvait pas se permettre de garder le secret en tant qu’infirmier. Il se devait de lui venir en aide, quelque soit la volonté de son patient. En dehors des murs de l’hôpital, il ne devait plus rien au corps médical et il attendait simplement la réponse de Colt. Devant la mine si triste et douloureuse de son ex-patient, Hayate le prit dans ses bras et le serra doucement contre lui. Il lui caressait le dos, les cheveux, il faisait tout pour qu’il se calme et puisse s’exprimer comme il le voulait. L’infirmier lui murmura à l’oreille.

« Pleures si tu en as besoin … Je t’écoute si tu veux en parler … ça te fera du bien … »

Hayate ne faisait qu’attendre patiemment que Colt se calme un peu. Il se sentait très con de sa proposition précédente. Pourquoi il lui avait demandait ça. Il se sentait coupable et maintenant il se devait de l’aider. Comme si lui n’avait déjà pas assez de problèmes.
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Sam 30 Mai - 3:56
Le sentiment d'être mit totalement à nu commença à grimper lentement sur ma peau d'albâtre. J'avais tout déballé, et maintenant il ne pourrait plus me voir comme un simple patient, il en savait trop. Il y avait plusieurs solution. a) Il me renvoyait fissa chez moi sans chercher à en savoir plus. b) Il allait me poser encore d'autres questions, et j'étais pas dans la merde si c'était le cas. c) Il ferait semblant de ne rien savoir. J'aurais aimé que la troisième s'applique à lui. J'avais besoin de sentir des bras serrer mon corps, quelqu'un qui partageait ma douleur, sans pour autant m'en reparler toutes les trois minutes. Une personne qui pouvait juste comprendre ce que je ressentais sans me juger comme bon nombre de personnes le font, comme je l'aurais fait à une époque. Mon corps se remit à trembler et la violence de mon mal augmenta encore lorsqu'il me demanda de ne plus pleurer, mais juste le temps que nous sortions. Je fis donc de mon mieux, tête baissée, pour essuyer mes larmes, calmer ma respiration hachée. Me laissant faire lorsqu'il m'installa dans le fauteuil roulant, de la même manière qu'un pantin brisé, un peu trop manié par des mains d'enfants curieuses et avides, par celles d'adultes trop empressées de découvrir ce qu'il pouvait bien se cacher sous mon air profondément idiot.

Dès que je fus assis sur ce fauteuil, je perdis mon regard le long des couloirs vides dans lesquels il me poussait. Les rares visages que je voyais étaient marqués de fatigue, sûrement comme celui d'Hayate, mais je n'avais pas fait attention. C'était quelque chose que je ne remarquais généralement pas tout de suite parce que je ne regardais pas les cernes moi, je regardais les yeux. Je pu voir aussi, par une porte ouverte, une adolescente gémissant et pleurant dans son lit, visiblement en proie à un mal plus intense que le mien. La seule différence était sûrement qu'elle souffrait physiquement, moi mentalement. Pourtant je tentais de reprendre contenance, bercé par le chuintement des roues sur le sol, me laissant porter comme les mômes dans les poussettes, comprenant le fait qu'ils puissent passer des heures là dedans, dans les poussettes. Une fois arrivé à l'accueil, je signais les papiers, puis fermais les yeux, soupirant longuement tandis que je ne faisais pas attention à l'endroit où il me portait, me fichant pertinemment qu'il m'enlève ou un truc bête du genre. J'aurais pu rester toute ma vie dans ce fauteuil si j'avais voulu.

Seulement je sentis bientôt que l'on s'arrêtait, et sa présence se déplaça pour venir s'appuyer sur mes genoux. Je me crispais légèrement, car si je m'étais allé tout à l'heure avec lui, maintenant mon corps me rappelait à l'ordre, me faisait savoir que je n'avais pas le droit de faire ce que je voulais, où je voulais et quand je voulais. De la façon dont il l'avait toujours fait. Il réfutait le moindre contact si ce n'était pas Barrett ou Trigger. Un membre de ma famille quoi, ou plus encore, les deux personnes qui m'avaient fait le plus de mal au monde mais les deux seules dont je ne pouvais définitivement pas me passer. Une larme vint se briser sur le dos de sa main à sa première question. Me violer ? Que pouvais-je répondre à ça ? Je ne savais pas, non, je ne savais plus mentir. Et il me serrait si fort dans ses bras que mentir m'était absolument impossible dans cette situation là. Enfin non. Il ne me serrait pas fort, mais c'était l'impression que ça me donnait, quand on me faisait un câlin.

"J'aimerais dire que tout cela n'a été que le fruit de mon imagination. Qu'ils ne m'ont jamais rien fait. Mais ce ne serait que mensonges. Je ne sais plus quand ça a commencé... tout ça. Je crois que j'avais 15 ans, ou 16. Peut-être 17. Ils sont la source de mes cauchemars mais je ne les hait pas. Au contraire... Ils ont seulement apprit à mon corps qu'il ne pouvait pas se laisser faire par n'importe qui."

Une autre façon de dire : J'ai été marqué comme du bétail. Je soupirais avant de me reculer et de rouvrir mes yeux marqués par les larmes qui avaient tant coulées pour ancrer mes prunelles sapin dans les siennes. Les siennes qui me semblaient bien pures à côté.

"Est-ce que tu vas pouvoir vivre avec ça sur la conscience ? Est-ce que tu y arriverais ? Tu sais ce qu'il se passe chez moi, les mystères de la maison Ravensworth."

Un rire nerveux s'échappa de ma gorge alors que j'affrontais du mieux que je pus son regard, comme pour lui faire prendre conscience de l'ampleur de la tâche qui l'attendait. Même oublier ce genre de cas devait être difficile dans son travail, n'est ce pas ? Je pris son visage entre mes mains et pressait un instant mes lèvres contre les siennes dans un baiser douloureux. Puis je me reculais mais à peine. Juste assez pour que la pression ne soit plus qu'un étrange souvenir, qu'il ne reste plus qu'un effleurement de nos lèvres, de nos souffles mêlés.

"Je te promets que si tu trahis cette confiance que je viens de te donner, que si mon frère, mon père, me sont arrachés, je n'hésiterais pas à te le faire payer au centuple."

Qui aurait pu penser qu'une menace dans le genre puisse être proférée de la voix la plus douce ? Mes caresses sur ses joues à l'aide de mes pouces l'étaient aussi, douces.

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Mar 2 Juin - 6:03
Hayate le regardait toujours gentiment puis il soupira. L’homme en face de lui avait une vie bien plus triste que la sienne et pourtant, il s’y complaisait. Colt était inquiet du fait qu’i n’arrive pas à assumer les divers informations qu’il venait de lui donner.  Or, Hayate avait vu pire et savait pire. Combien de patients avaient eu ce genre de problème, des femmes battues, des viols, des gamins abandonnés. Il connaissait le vrai visage du monde et l’acceptait. Il ne pouvait pas sauver tout le monde, il le savait. Son frère, lui, avait plus de mal avec ça. Et il se rendait souvent malade par trop d’implication avec ses patients. Hayate, arrivait à rester détaché. Ou peut-être était-il trop centré sur sa propre détresse pour se sentir concerné par celle des autres ? Il ne se rappelait pas si du vivant de son frère, il était lui aussi touché par ce genre de cas.

Mais là, à cet instant, il sourit et répondit à son patient.

« J’y arriverais très bien … T’inquiète pas »


Il glissa sa langue dans la bouche de Colt quand ce dernier pressa ses lèvres contre les siennes. Personnellement, l’infirmier n’en avait finalement rien à faire de la vie de cet homme. Il n’avait envie que de recommencer à baiser avec lui. Alors si l’affaire devenait compliquée, il pourrait toujours l’oublier, comme la cinquantaine d’autres amants qu’il avait eu avant. Puis son patient rajouta une sorte de menace.

« Tu me menaces c’est ça ? J’essaie de t’aider et tu me dis ça ? J’en ai rien à foutre de ta famille et de vos ‘’coutumes ‘’ ! Tu te fais prendre par qui tu veux ou tu veux ! Moi tous ce qui m’intéresse ces qu’on baise ensemble okay ? »

Quand il sentit ses mains sur ses joues, il se redressa vivement commençant à gratter frénétiquement son cache œil. Si cela n’avait tenu qu’à lui, il l’aurait giflé. Mais il était encore trop proche de l’hôpital pour ce permettre ce genre de geste. Un infirmier qui frappe un patient sur un fauteuil, cela faisait désordre. Il était en colère, très en colère. Il tourna les talons et s’éloigna de quelques pas, laissant Colt planté au milieu du parking. Il allait le laisser là, sans aucun scrupule mais il se figea et se calma rapidement. Il se demanda contre qui sa colère était vraiment dirigé ? Sur le pauvre gars sur le fauteuil ou contre lui-même le connard sans coeur. Il soupira et se passa une main sur le visage. Il était mal à l’aise par rapport à son comportement vis-à-vis de Colt … Comment pouvait-il l’être, lui qui se targuait d’être si détaché ? Sa conscience peut-être ? Non, une petite voix au fond de son cœur de pierre lui soufflait de se soucier de ce jeune homme et de ne pas le laisser seul avec ces problèmes. De le soutenir, rien qu’un peu sur son chemin déjà si tortueux. Il grognait et murmura un :

« Ta gueule Ren … »

Il fit demi-tour et revient vers son patient.

« Je m’excuse pour ce que j’ai dis … je n’aurais pas du … »

Hayate s’inclina devant lui et attendit une réaction.
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Mer 3 Juin - 14:04
Comment pouvait-on être aussi détaché ? Voilà la question que je me posais. Malgré mes révélations - elles m'avaient arraché toute envie de rire ou même de sourire - il restait neutre. Froid. Non, à mes yeux c'était juste impossible de ressembler autant à un robot. On ne pouvait pas. L'insensibilité je ne comprenais pas, bien qu'au fond, je sache parfaitement que les médecins étaient obligés de se détacher peu à peu des histoires qu'on leur racontait, des faits qu'ils voyaient. C'était juste pour ne pas déprimer. J'aurais aimé qu'il ne me considère plus comme un simple patient avec ce qu'il c'était passé entre nous, qu'il se sente peut-être un peu concerné. Je ne souhaitais bien sûr pas que les autres souffrent avec moi. Juste qu'avoir un peu de soutien aurait pu me faire du bien, mais les gens, comme je le pensais, ne voulaient pas soutenir une personne qui était conscient de se faire violer, et qui y prenait parfois du plaisir, car je devais l'avouer, la plupart du temps la fin était bien. Mais ça restait douloureux et humiliant pour moi et je ne comptais plus le nombre de fois où j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps après avoir vécu ça.

L'humiliation se fit d'autant plus grande aujourd'hui, avec sa réaction. J'avais menacé, oui, parce que j'étouffais, je mourais, me consumais rien qu'à la simple idée de les perdre et de devoir un jour vivre sans eux. Comment y parvenir ? Malgré ces actes immondes, ils avaient été les seuls à savoir me donner l'amour dont j'avais terriblement besoin en arrivant ici, les seuls à me serrer dans leurs bras bien que leurs étreintes soient la plupart du temps trop fortes et presque douloureuses. Je me considérais comme une personne faible et incapable de soutenir les autres. Oui. Incapable d'affronter un câlin que je demandais tout au fond de moi. Alors oui j'avais menacé. Mais jamais je n'aurais pu penser qu'il le prendrait si mal, surtout avec le ton que j'avais employé. Ses mots gravèrent des blessures encore et toujours plus profondes que les précédentes dans mon cœur déjà endolori. Les phrases qu'il venait de prononcer tournaient en boucle dans mon cerveau.

"J’essaie de t’aider et tu me dis ça ?"

Les larmes vinrent jusqu'à mes yeux alors que je songeais que non il n'avait pas essayé de m'aider, pas encore. Il avait juste voulu m'écouter. Mes mains se posèrent sur les roues du fauteuil, indécises quant à la direction à prendre. Le suivre ? Retourner à la maison ? Rentrer et se blottir contre Barrett. C'était la meilleure solution à mes yeux, même si je savais qu'il allait sûrement me taper pour avoir couché avec un autre, car il allait le découvrir, parce que je m'étais blessé, parce que j'étais rentré tard.

" J’en ai rien à foutre de ta famille et de vos ‘’coutumes ‘’ !"

Mes lèvres se pincèrent. Je n'aurais su dire si j'étais simplement contrarié, ou sur le point d'exploser à nouveau, de laisser ressortir toute la douleur que j'avais toujours contenu en moi, jusqu'à ce soir, jusqu'à ce que je craque comme ça. La cocotte minute explosait un jour où l'autre mais moi j'aurais préféré que ce soit dans mon coin, et je serais venu à l'hôpital, sûrement pour une raison bien pire que celle de ce soir, et dans un état sûrement différent. Il avait osé appeler ça des coutumes, mais savait-il ce que ces "coutumes" comme il disait, provoquaient vraiment en moi ? Oui je le lui avait dit pourtant, mais je n'aurais jamais du omettre la partie où je souffrais. Je n'aurais pas du faire que les défendre face à lui.

"Tu te fais prendre par qui tu veux ou tu veux ! Moi tous ce qui m’intéresse ces qu’on baise ensemble okay ?"

La goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Cette phrase était sûrement la plus cruelle que l'on m'avait dite jusqu'à maintenant. Elle confirmait le fait que je sois un sex-toy, uniquement cela. Je décidais de ne pas bouger. J'attendais de voir s'il allait prendre conscience de ce qu'il avait dit. S'il allait revenir et ramper parce qu'on ne parle pas comme ça à une personne comme moi, une personne qui se fait violer. On ne lui parle pas que de son cul quand on réfléchit un minimum. Mes pensées eurent raison. Il revint vite vers moi et s'inclina pour s'excuser. Je ne le regardais pas. Mes prunelles de sapin restaient fixées vers un lampadaire qui éclairait d'une lumière crue un petit périmètre autour de lui, un lampadaire autour duquel quelques papillons voletaient ci et là, étourdis et ivres de cette nuit fraîche.

"C'est rien. J'ai l'habitude qu'on me prenne pour un simple jouet sexuel. Faut croire que c'est ce à quoi je sers le mieux."

Ma réplique s'avéra froide, cassante, et les dents serrées je tentais de ne pas me mettre à hurler, à pleurer, de ne pas me lever pour lui fracasser la tête. J'en étais capable car depuis adolescent j'avais été bercé par la violence elle même.

"C'est tellement classe de me rappeler à quel point je ne sers à rien. Que mon cul est la seule chose qui compte pour les gens. Si tu crois que je le sais pas tu te plantes totalement. J'ai pleuré des nuits entières de douleur, tu comprends ça ?! Tu comprends qu'on puisse souffrir d'une telle situation ?!"

Mes prunelles froides avaient retrouvées l'éclat acerbe qu'elles prenaient parfois avec mon père ou mon frère, ou même avec ceux que je n'aimais pas. Je crispais mes poings sur les roues du fauteuil, brutalement, à bout, ne sachant pas comment je parvenais encore à me maîtriser.

"Ce n'est pas facile pour moi non ! Mais que puis-je faire d'autre que sourire ? J'aime mon frère et mon père, peut-être plus qu'eux ne m'aiment. Ce sont les seuls restes de ma famille ! Je ne suis pas forcément accepté comme je le voudrais parmi eux, alors je dois souffrir sans me plaindre ! Mais là tu es la goutte de trop dans le vase Hayate."

Un bref moment je tentais de garder le contrôle de mes mots, de ne pas lui hurler dessus d'avantage, sentant les larmes qui perlaient, oui qui tentaient en force de passer le barrage, la limite que je leur imposait. J'essuyais rageusement mes yeux pour ne pas les laisser s'enfuir, trop fier pour ça en ce moment même, trop énervé.

"Tu es l'énième personne qui ne m'apprécie que pour mes fesses, j'en ai ras le bol. Alors si c'est le seul amour que tu peux donner Hayate... Moi je n'en veux pas..."

Ma voix par la suite se brisa littéralement et je me roulais en boule sur moi même, dans ce fauteuil où je n'avais pas de place, la respiration douloureuse à cause de ces efforts que j'avais fait pour ne pas pleurer jusque là. C'était sûrement cruel de dire ça, mais j'avais besoin d'avoir un ami. Pas juste un plan cul. Un sex-friend s'il fallait donner un terme pour ça, voilà ce qu'il pouvait être. Mais juste la personne avec qui on baise quand on a envie, non. Il me fallait quelqu'un sur qui je pouvais compter, à qui je pouvais parler...

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Lun 8 Juin - 9:42
Hayate resta incliné pendant un bon moment. Il laissait Colt lui dire tout ce qu’il pensait. Il ne l’arrêterait pas, surtout après tout ce qu’il venait de lui dire. Il sentait son cœur se serrer, il avait était horrible. Il entendait la voix de son frère lui faire autant de reproche que son patient. Oui il comprenait qu’il puisse souffrir, oh oui il le comprenait. La seule chose qu’il avait toujours du mal à comprendre, c’était le fait que Colt reste avec eux s’il souffrait tant. Il les aimait, okay, mais ce n’était plus un enfant, il pouvait vivre sans eux. Ce construire une vie à lui, loin de cette souffrance.

Sa dernière phrase fi se redresser l’infirmier.

« Je ne peux pas t’aimer … Je … Comment dire … Je n’ai plus aucun sentiment de se genre à offrir. Je suis désolé mais je ne suis pas une personne ‘’bien’’. Et comme tu as dû t’en rendre compte, je suis en réalité un vrai connard. »


Il se gratta son cache œil et afficha son sourire suffisant. Cela faisait longtemps que l’on ne lui avait pas rappelé son manque d’empathie. Juste après la mort de son frère, beaucoup de ses amis, avec qui il avait maintenant coupé les ponts, lui avaient fait des remarques de ce genre sur son comportement. Mais l’armure qu’il c’était construit autour de son cœur devenait de plus en plus importante et épaisse. Il était mal à l’aise de s’en rendre compte, mais essayait de le cacher tant bien que mal.

Il rit d’un rire vide de toute joie.

« Tu sais c’est pas parce qu’on a baisé une fois que l’on doit devenir meilleurs amis ? Non ? D’ailleurs, j’ai jamais compris les mecs comme toi, qui pensent qu’il son tellement exceptionnel que tous leurs amants doivent prendre soin d’eux. Pour toi, ton exception c'est tes parties de jambes en l'air avec ton père et ton frère, qui te font extrêmement souffrir. Mais tu es comme tout le monde, tu peux te faire jeter le premier soir mon mignon. »


Au fond de lui, Hayate regretter déjà ces paroles et dans sa tête son frère lui hurlait de retirer ce qu’il venait de dire. Hayate devint un petit peu plus blanc que d’habitude en continuant à entendre son frère lui faire la morale.

*Si j’avais connu cette facette de ta personnalité, jamais je ne serais tombé amoureux de toi … Tu me déçois frérot …*


L’infirmier baissa la tête et se remit vigoureusement à se gratter son cache œil. Il sentait sa poitrine lui faire mal, comme si on aspirait toute forme d’air et de vie de sa cage thoracique. Il se mit à pleurer en silence. Il se rappelait qu’en faite, c’était lui qui se rendait malade de ne pas pouvoir aider tout le monde, lui qui faisait des pieds et des mains pour aider tous ces patients en détresse. Son frère lui disait de ne pas s’impliquer autant, qu’il allait en souffrir. Mais les deux frères Egawa étaient réputaient pour leur bon cœur et leur intérêt dans les causes désespéré.

Hayate tremblait comme une feuille, il se faisait peur. Comment avait-il pu devenir comme ça ?

« Je ne pensais pas ce que je viens de te dire … Je m’excuse vraiment … Comme je te l’ai dit, je suis un connard sans cœur … »


Il essayait de parler normalement, mais sa voix trahissait ses larmes. Il espérait de tout son être que Colt le frappe pour ce qu'il venait de dire.
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Lun 8 Juin - 14:36
Contre toute attente je ne pleurais toujours pas. Je me maîtrisais, bien que toujours enveloppé sur moi même comme un film plastique autour d’un aliment quelconque que l’on voudrait garder. Je n’avais jamais était aussi mal que ce soir. Enfin si, mais ce n’était pas la même douleur. Là il m’avait descendu six pieds sous terre. J’avais depuis peu cessé de hurler au moindre contact qui n’était pas de ma famille, je l’avais laissé pénétrer peu à peu dans ma bulle, pensant sans doute que comme il était infirmier, il voudrait bien m’aider, m’écouter au moins et accepter de me prendre dans ses bras quand ça n’allait pas. J’apprenais une chose de plus ce soir : A ne plus faire confiance. Je devais rester détaché. Ne plus chercher à me lier d’amitié, bien que j’en ai affreusement besoin, continuer à faire semblant d’aller bien. Souvent se cacher derrière un masque de débilité suffisait à tromper le monde. Au moins ils évitaient de s’approcher de trop près pour ne pas avoir honte de traîner avec une personne comme moi. Au moins ça évitait les déceptions, les fausses joies, les trahisons, la douleur. Ce n’était pas plus mal finalement. Mais je ne réussissais malheureusement pas à me complaire dans la solitude, c’est pourquoi quitter la maison pour prendre un appartement à moi seul s’avérait au dessus de mes forces, car j’aimais rentrer le soir et leur raconter les potins de la journée, j’aimais me blottir dans leurs bras, cuisiner pour eux, leur offrir des sourires afin qu’ils m’en rendent. J’étais un drogué que même la meilleure cure de désintoxication n’aurait pu faire décrocher.

Afin de répondre aux règles de politesses que l’on m’avait inculqué étant enfant, je me redressais pour l’affronter du regard, pour ne pas lui faire croire que je n’avais pas le cran de le regarder en lui parlant.

« Je ne parlais pas d’amour dans ce sens là, ni d’être les meilleurs amis au monde. Je parlais simplement… D’une relation de confiance où on aurait pu se dire des choses, les soucis, les jours où ça va pas… Je veux simplement sentir des bras se refermer sur mon dos et entendre quelqu’un simplement me parler. »

Sa dernière remarque me blessait encore plus que celle qui m’avait amené à crier. La brèche au fond de moi s’élargit encore un peu plus et je doutais un instant qu’un fil puisse simplement recoudre cela. Il allait sûrement falloir bien plus maintenant pour me réparer. Etrangement il semblait prendre plaisir à jouer avec moi, à me manier de telle sorte qu’il ne me briserait pas physiquement, mais bien au plus profond de moi même, comme s’il voulait m’empêcher un jour de remonter à la surface, comme s’il souhaitait juste laisser sa marque, que je me souvienne éternellement de lui, et que ça me bloque pour toujours ces mots que nous nous disions à ce moment, cette relation courte que nous avions eu tout les deux. Un espoir, une faible lumière dans mon monde ténébreux au possible. L’espoir brisé maintenant. Il avait dû vraiment prendre du plaisir. Et cette façon qu’il avait sans cesse de m’hurler des choses horribles pour s’excuser ensuite, puis recommencer les mots douloureux et de nouveau s’excuser ? Etait-ce une façon toute simple de me faire comprendre que l’amitié ne serait jamais pour moi ? J’espérais que non, ce n’était pas ça.

« Tu t’excuses trop. Tu le dis, c’est qu’au fond de toi tu le penses. L’être humain est un animal impulsif et qui dit ses pensées sous le coup de la colère. »

Ma voix était toujours froide, indiquant que clairement, j’avais fini de me refermer. Ce moment simple que nous avions vécu dans les couloirs de l’hôpital, cet instant où je lui avais demandé s’il sortait avec le radiologue n’était plus qu’un souvenir qui s’effritait peu à peu entre mes doigts. Comment pouvais-je clore la conversation ? J’en avais marre de tout ça. J’étais fatigué, j’avais mal à la tête et furieusement besoin d’aller pleurer contre le torse de Barrett endormi, tant est il qu’il soit toujours en train de dormir, ce qui était moins sûr puisqu’il ne dormait pas longtemps en général. Quelle heure pouvait-il donc être ? Depuis combien de temps étais-je là maintenant ? Longtemps non ? Comment rentrer au matin et avouer que j’étais à l’hôpital après m’être fait passer à tabac dans un parc ? J’étais la risée des Ravensworth, je n’avais pas leur force ni leur détermination, ou du moins tout ç était caché au plus profond de moi.

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Lun 8 Juin - 17:05
Hayate releva son visage plein de larmes vers Colt. Il avait beaucoup de mal à le regarder en face. Il ne faisait que s'enfoncer de plus en plus. Cela faisait quasiment 2 ans qu'il n'avait pas eu une conversation aussi poussée avec quelqu'un. Aurait-il oublié comment faire pour se comporter normalement avec les autres ? Il se remit à gratter son cache œil de plus belle, se donnant même de léger coup de poing contre ce dernier.

« Je ne pensais réellement pas se que je disais … Je sais pas … Quoi te dire. Je n'ai jamais su consoler les gens … Je … Sais plus … comment il faut faire pour … Discuter ... »


Son discours n'était pas très clair, mais il reflétait exactement ce qu'il se passait dans sa tête à ce moment là. La voix de son frère continuait de lui faire des reproches, en écho à ceux de Colt, toujours. Hayate fini par se prendre la tête entre ses mains et de grogner entre ses dents : '' Arrête Ren s'il te plait''

Il regarda son patient dans les yeux, de plus en plus blanc et tremblant encore. Il ne parla pas tout de suite, réfléchissant à ce qu'il devait dire, pesant le poids de ces mots. Il faisait un certain effort, cela se voyait. Depuis la mort de son frère, il n'avait pas eu d'ami, les seules personnes à qui il parlait c'était pour son travail ou pour coucher avec elles. Il ne savait plus parler d'autre chose, il avait perdu son lien avec les autres être humains en même temps que son frère.

« Je n'ai pas d'ami … Je ne sais pas communiquer avec les autres… sauf pour le sexe. Alors je suis désolé pour toi mais tu es tombé sur la mauvaise personne. Je ne sais pas prendre soin des autres. Même si je suis un infirmier … Ce métier j'ai jamais vraiment désiré le faire … Je suis désolé que tu sois tombé sur moi … Je suis désolé qu'on ait couché ensemble … Je ne souhaitais pas te faire de mal … Je suis pas méchant … Je te l'assure … Vraiment mais … je suis con. Je peux pas le nier … Je n'aurais jamais dû me laisser enivrer par toi … Je suis juste un pervers qui profite de ces patients ... »

Il se recula d'un pas.

« Si tu veux porter plainte, je ne nierais rien. Je le mérite. »

Il s'agenouilla devant lui.

« Frappes moi … Je pense que ça te fera du bien ... »

Hayate tira ses cheveux en arrière et enleva son cache œil. La peau sous se dernier était largement irrité à cause de tout ce qu'il lui faisait subir depuis quelques minutes. Son œil ne s'ouvrait pas, la cicatrice était trop importante pour le lui permettre. Son regard exprimait la frayeur, la honte la gêne. Il enleva ensuite sa chemise et continuant avec le reste de ses vêtements. Une fois nu, il rajouta.

« Tu m'as montré tes faiblesses … Je … J'en ai profité pour être vexant … Je me montre nu devant toi … Fais ce que tu as envie ... »

Hayate paraissait totalement abattue, on pouvait voir que son regard exprimait du dégoût contre lui-même. Certaines personnes dans le parking passaient en les regardant, se moquant ou étant offusqué du comportement qu'Hayate. Certains de ses collègues passaient, l'ignorant totalement et commençant des messes basses. Mais Hayate restait là, sans bouger, à genoux devant ce jeune homme qu'il avait tellement blessé, attendant les bras en croix la sentence.
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Ven 12 Juin - 12:11
Les larmes qui roulaient sur ses joues ne m’avaient fait aucun effet. Je n’avais rien ressenti, pas même de la pitié, car à mon égard personne n’en avait de pitié. On me disait toujours des choses cruelles, méchantes, on ne retenait ni les mots ni les coups. Alors pourquoi moi j’en aurais eu ? Si les gens profitaient de moi la plupart du temps c’est parce que j’étais faible, que je laissais mon cœur prendre le dessus sur la raison. Pas cette fois. Il ne m’aurait pas comme tant d’autres, je refusais de tomber dans le piège que l’on me tendait encore. Aussi j’avais fais attention à pour une fois contrôler mes sentiments qui avaient allumé un incendie au plus profond de mon corps. Mon regard se montrait, de même que mon visage, dénudé d’émotions, totalement vide Il n’y avait plus rien à faire pour moi en cet instant, non ? Je ne savais plus ce que signifiait le mot compassion, il était banni de mon vocabulaire, comme il s’était enfui du sien.

Que répondre à ces mots ? Discuter ? Ce mot ne voulait rien dire non plus. Discuter c’était de tout et de rien. C’étaient les amis qui discutaient, les amis proches, les frères, les parents entre eux, mais pas les personnes qui ne se connaissaient qu’à peine. En l’instant nous ne discutions pas, nous parlions. Nous étions en train de clarifier la situation dans laquelle il s’était fourré. Il s’expliquait. Il ne discutait pas. Mais avais-je réellement le droit de répondre cela ? Après tout il souffrait lui aussi. Nous étions plongés dans une peine commune et pourtant totalement différente. Lui, c’était parce qu’il était à moitié fou à mes yeux, moi à cause d’une enfance de misère. Je n’aurais pas du lui demander autant d’efforts. Qu’il soit ami avec moi semblait maintenant être une chose improbable, qui ne me passait même plus à l’esprit. J’aurais voulu parler mais mes lèvres semblaient hermétiquement closes, sèches, d’une façon qui aurait pu laisser penser que je n’avais pas bu depuis un siècle. Je me contentais donc de l’écouter. Simplement. Mon regard aussi vide que celui d’un poisson resta simplement planté sur lui alors que mes mains serraient les roues du fauteuil roulant dans lequel on m’avait assit dans le but premier de me ramener à la maison, dans ce foyer que je voulais rejoindre pour dormir. Juste dormir et ne plus penser…

Comme j’aurais aimé disparaître trois kilomètres sous terre au moment où il commença à se déshabiller. Pour la deuxième fois j’aurais voulu parler mais j’en étais incapable, comme j’étais incapable de bouger. Mon cœur était affolé comme jamais dans ma poitrine, il battait si fort que je crus qu’il allait s’en échapper. Et les gens qui portaient leurs regards sur nous… Comment échapper à tout ça ? Inconsciemment je rentrais un peu le menton comme pour devenir invisible, étranger à toute cette étrange situation dans laquelle je m’étais fourré. Si Barrett voyait cela il deviendrait fou. Cependant ce qui me fit le plus tiquer, c’est certainement le fait qu’il dise que je pouvais le frapper. Je sentis la terre entière se mettre à tourner, et toutes mes certitudes quant aux hommes s’effondrer. Je ne comprenais pas comment on pouvait avoir l’envie d’être tapé, même dans ce cas où il avait honte. C’était peut-être une pratique courante ici, de se laisser lyncher quand on avait fait une erreur, mais je n’étais pas de ce bord là. Alors, je secouais la tête, me penchant pour attraper doucement mais fermement ses épaules, le nez froncé.

« Arrête ça. Je refuse que tu te rabaisse à faire des choses dans le genre. Je ne suis pas une personne qui frappe les gens en plus de cela. Alors cesse ça immédiatement sinon je te préviens, ça va mal se passer. »

Je fis grincer mes dents les unes contre les autres, un son douloureux pour beaucoup de personnes que je connaissais. Il y en avait pas mal qui me hurlaient dessus à chaque fois que je faisais ça. Là c’était seulement un coup du stress.

« S’en est assez, j’ai envie de rentrer à la maison, je suis fatigué. Fatigué physiquement, mais aussi de tout ça. Et j’ai besoin de mon frère. »

Le seul qui pourrait sans doute calmer mes nerfs rien que par sa présence cette nuit. Mais à quoi bon lui avouer, il avait tant d’incompréhensions sur moi et ma famille déjà, que je me sentais incapable d’en rajouter plus. Il suffisait en plus qu’il se serve de ces infos contre nous, je serais bien moi. Il ne fallait pas que ça s’apprenne.

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Jeu 18 Juin - 5:12
L’infirmier sursauta quand les mains de Colt se posa sur ses épaules, il se tendit un peu, se demanda quand le coup allait partir. Puis, à sa phrase, Hayate se releva et enfila rapidement son pantalon sans rien dire. Il abandonna le reste de ses vêtements sur le sol, dont son cache-œil. Il ne remarqua pas le grincement de dents de Colt, lui aussi il lui arrivait de grincer des dents mais c’était surtout à cause de la drogue. Hayate s’effaçait totalement et obéissait à Colt. Il se remit à pousser son fauteuil vers sa voiture.

« Je te ramène à ton frère t’inquiète pas … »


La voix d’Hayate était habitait d’une seule émotion. Il était triste. Triste de son comportement, triste ce qu’il avait fait subir à Colt. Mais toute au fond de lui, une pointe de jalousie. Il était jaloux que lui puisse se blottir contre son frère, qu’il puisse lui parler. Alors, oui, il comprenait qu’il ait envie de rentrer, lui aussi aimerait bien retrouver son frère. Et il n’y avait qu’une seul solution pour ça, mais il n’était pas très sur d’arriver à appliquer cette solution. Il gara le fauteuil près de sa voiture, rentra les béquille à l’arrière et ouvrit la portière passager.

« Surtout, ne pose pas on pied par terre. D’accord ? »


Il aida son amant du soir à monter sans embûche dans la voiture et ferma doucement la portière. Avant de rentrer dans la voiture, il resta quelques seconds dehors et respira profondément pour refouler au plus profond les émotions qui le torturaient. Il s’installa ensuite au poste de conduite et démarra.

« Il faut que tu me guides jusqu’à chez toi … S’il te plait »


Hayate tremblait toujours et on pouvait voir qu’il conduisait avec une grande prudence. Il vérifiait plusieurs fois la couleur des feux, laissait passer toute les voitures un peu trop rapides et conduisait bien en dessous des limites de vitesse, sans pour autant être trop lent. Il suivit sans un mot les indications de Colt et s’arrêta devant chez lui. Il descendit, sortit les béquilles et ouvrit la portière de Colt en les lui tendant.

« Je pense que tu préfères que je reste là, non ? »

Hayate soupira.

« Profite bien de ton frère surtout … tu as de la chance d’avoir quelqu’un de si important pour toi … »

Il s’appuya contre la voiture et attendit que Colt disparaisse chez lui, puis il remonta en voiture et démarra en trombe en direction du cimetière.

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Lun 22 Juin - 6:42
Un grondement sourd passa mes lèvres, d'énervement parce que tout cela commençait à me pomper l'air sérieusement. J'avais vraiment un besoin plus qu'intense de rentrer. Maintenant. Il sembla enfin le comprendre car il se rhabilla partiellement et se glissa derrière le fauteuil de façon à me pousser jusqu'à la voiture qui devait être la sienne. Je fis de mon mieux pour me poser sur le siège, ignorant l'aide qu'il tentait de m'apporter, trop fier, trop dégoutté par ce qui c'était passé. Puis une fois installé, je bouclais ma ceinture, et déposais lentement ma tempe contre la vitre glacée de la voiture, soupirant longuement sous une lassitude envahissante, sous la fatigue oppressante. Je ne devais pas m'endormir. Pas encore. Il valait donc mieux que je garde les paupières soulevées, que je lutte contre Morphée et ses bras insatiables. Penser à Barrett. A Trigger. Ça aidait. J'avais juste à me remémorer mes larmes et la terreur qu'ils savaient provoquer en moi et je ne pouvais pas dormir. C'était un véritable cauchemar éveillé que je vivais mais je n'en avais rien à faire, tant que ça me maintenait yeux ouverts. C'est une voix lasse qui franchit mes lèvres pour indiquer l'endroit où j'habitais. Je le guidais, toutefois je ne faisais pas plus d'effort que cela pour qu'il m'entende, sachant pourtant que je ne parlais pas bien fort en cet instant. Il n'avait qu'à tendre l'oreille.

Égoïste ? Oui, parfaitement. Il y avait des moments où j'avais besoin de penser qu'à moi pour ne pas sombrer totalement. C'était un pacte que je m'étais fait. Focaliser mon attention sur mes besoins pour me rappeler que j'existais et que je n'étais pas qu'un jouet dans les mains d'enfants gâtés. Enfin on arriva chez moi. Si j'avais été en forme, j'aurais bondit de la voiture pour me jeter dans le lit de mon frère. Seulement je dus attendre qu'il me donne mes béquilles, et une fois que ce fut fait, je m’extirpais maladroitement de la voiture, lui décochant un regard peu amène qui en disait long sur mes pensées. Je n'avais absolument aucune envie de savoir ce qui lui passait dans la tête. Je voulais qu'il parte maintenant, qu'il me laisse tranquille, ne plus jamais le revoir si possible. Foi de Ravensworth, il devait e barrer où j'allais lui planter mon poing dans le nez.

"Dépêche toi de partir où je t'en fous une."

Bonne humeur bonsoir. J'étais capable de mal me comporter avec les gens moi aussi, je devenais un copié coller de Ravensworth, ah ça oui. Mais bon, y avait des moments où il fallait pas me chercher, des moments où la tête des autres m'énervait, c'était l'un de ces moments. J'avais vraiment besoin de me retrouver seul avec ma famille, même s'ils dormaient. Nouveau regard noir, puis je me dirigeais en clopinant maladroitement sur mes béquilles vers la porte d'entrée, l'ouvrant de mes doigts tremblants avant de me retourner vers lui.

"Si tu étais plus gentil, tu aurais des gens qui comptent pour toi."

Mon ton froid ne pouvait pas lui échapper. Quant à moi je fuis. Je refermais la porte derrière moi, envoyant valser les béquilles pour clopiner jusqu'aux escaliers que je montais maladroitement sur un pied, faisant attention, avant de traîner mon corps jusqu'à la chambre de mon frère, me blotissant dans ses bras.

"J'ai fait un cauchemar.."

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Une nuit de plus ... [PV Colt V. Ravensworth ] [! Yaoi !] [FINI]
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