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Le client a toujours raison (PV Colt V. Ravensworth)

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Dim 5 Avr - 13:04
Ce matin-là, il s’était levé de très bonne heure avant d’être présent pour la réception des derniers meubles. Non pas que sa boutique soit encore en sens dessus-dessous et complètement en désordre mais Renji avait une idée bien précise de comment placer le mobilier dans chaque pièce de son salon. Son café rapidement avalé, il avait enfourché sa moto et pris la direction de sa boutique devant laquelle il se garait sitôt arrivé.

Les meubles et cartons étaient déjà dans la grande salle d’attente que son associé s’affairait déjà à défaire ou monter. Renji signa les bons de livraison et salua les livreurs avant que ces derniers ne prennent congés puis ferma la porte et commença à aider Kaname à tout défaire et monter. Une fois fait il indiqua à ce dernier où placer les meubles de rangements dans chaque pièce excepté sa salle spéciale dont il préférait s’occuper personnellement de l’agencement.

Kaname lui avait bien posé la question quant à l’utilisation de cette pièce supplémentaire que Renji avait faite construire juste au fond de la salle de tatouage, mais ce dernier s’était bien gardé de lui dire ce qu’il comptait en faire : cette salle servirait en fait à avoir des rapports avec les clients qui se montreraient réceptifs à ses avances pendant les séances de tatouage et surtout qui y répondraient. Renji ne savait pas trop comment son collègue allait réagir-bien que ce dernier ne se privait jamais de reluquer le tatoueur quand il retirait son t-shirt- et préférait donc garder son explication sous silence.

Sa salle spéciale enfin aménagée comme il le désirait, Ren passa ensuite dans la salle d’attente pour commencer à ranger les différents modèles de piercings en les classant par zones et par sexes dans les vitrines en verre. Il dépose quelques cadres ou figurines pour enjoliver la mise en valeur de ses produit et cassa tous les cartons qu’il mit dans un grand sac poubelle avant de jeter un regard circulaire pour voir ce qu’il restait à faire. Au final, ne restait plus que les couleurs pour tattoos à ranger et la caisse à placer derrière le comptoir, tâches dont Renji se chargea aussitôt pendant que Kaname venait de finir de s’occuper de la cuisine et arrivait avec une cafetière pleine de café noir, une boîte de sucre et deux mugs qu’il posa sur le comptoir…

-Tu devrais faire une pause, tu ne crois pas ?

-Je veux que tout soit prêt pour l’ouverture. Il est quelle heure ?

Kaname consulta son portable dont il montra l’écran au basané qui leva les yeux avant de tendre une main pour le prendre. Pendant qu’il faisait les branchements, il regarda brièvement l’écran qui indiquait 9h30 puis rendit le portable à son associé.

-Comme tu peux le voir, il nous reste encore une heure et demie avant l’ouverture officielle de la boutique. Tu devrais mettre la pédale douce ou tu ne seras pas assez concentré sur tes beaux dessins. D’ailleurs à ce titre, j’en voudrais bien un moi aussi.

-Où ça ? Sur ton joli petit cul blanc ? – ricana Renji en terminant les branchements.

Les fils parfaitement connectés aux ports correspondants de l’ordinateur, Renji se releva et épousseta son pantalon taille basse noir avant de remercier son associé qui riait de sa bêtise. Il porta le mug à ses lèvres en regardant du côté de la fenêtre qui donnait sur la rue.

Depuis qu’il était arrivé, il n’avait pas trop fait attention mais à présent la rue grouillait de vie : des mères qui emmenaient leurs enfants à l’école, des lycéens et collégiens qui se rendaient en cours, d’autres personnes qui se rendaient sur leurs lieux de travail ou d’autres qui promenaient leurs chiens et qui, curieux, plaquaient leurs fronts sur la fenêtre pour tenter de voir l’intérieur de la boutique.

Son café bu en vitesse, Renji démarra l’ordinateur et lança le logiciel d’encaissement avant de faire les réglages nécessaires. Une fois fait, il mit de la musique et aida Kaname à faire les derniers préparatifs puis fit le ménage dans toutes les pièces de la boutique pendant que son associé se débarrassait des derniers cartons et pièces de polystyrène qui restaient.

Lorsque le tatoueur consulta son portable, il était 10h45 et alla fermer à clef sa salle spéciale dont il rangea la clef dans la poche arrière droite de son pantalon puis prit le trousseau du magasin. Il se rendit à l’entrée et glissa une clef dans une première serrure pour lever le rideau de fer avant d’ouvrir la porte du magasin, qu’il laissa ouverte pour non seulement informer les futurs clients de l’ouverture officielle mais aussi pour aérer un peu l’intérieur.

La porte ouverte, Renji retourna derrière son comptoir et ouvrit une page d’agenda sur l’ordinateur afin de prendre les premiers rendez-vous. Il sortit un petit carton et en déballa quelques lots de cartes de visite avec les horaires et coordonnées du salon, qu’il posa sur le comptoir dans un petit présentoir.

Il sortit ensuite tous ses catalogues de modèles de tatouages qu’il alla poser sur la table de la salle d’attente, attendant son premier client…avec qui il "baptiserait" peut-être pour la première fois sa salle spéciale.
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Dim 5 Avr - 15:07
Aujourd'hui était censé être un jour de repos. La boutique était fermée, j'avais pu me coucher tôt pour une fois, en espérant me réveiller assez tard. Peine perdue, depuis mon agression en pleine nuit et ce séjour à l'hôpital, les longues heures de sommeil semblaient me fuir. J'enchaînais d'ailleurs cauchemars sur cauchemars, avait tendance à être d'humeur épouvantable, et mes cernes étaient de plus en plus importantes au fur et à mesure que les jours dévalaient le calendrier. Cette nuit j'avais toutefois réussit à dormir 9h, avec un blanc d'une bonne heure en plein milieux. J'étais un peu revigoré pour le moment. Heureusement d'ailleurs. Ce matin n'était pas un matin comme les autres; en fait j'avais pris la décision de me faire tatouer. Pas pour emmerder mon père, non, je cherchais une sorte de liberté que je n'arrivais pas à trouver encore, bien qu'étant très heureux là où j'étais. De toute façon, depuis mon agression, j'avais comme l'impression qu'il fallait que je commence à profiter de la vie, que je cesse d'être le gamin parfait qui fait tout bien pour faire plaisir à son père, le gamin qui ne répond jamais aux coups de son frère, qui se laisse faire. Je voulais être un Colt plus fort. Un Colt plus affirmé que je ne l'étais. Genre si mon frère m'emmerdait, je voulais qu'il se retrouve nez à nez avec un tatouage et me laisse en paix pour digérer ça, parce que je savais que ça n'allait pas forcément lui plaire, ni à lui ni à papa d'ailleurs. Mais bon. Je n'avais pas non plus décidé de faire une grosse pièce, juste quelque chose qui me permettrait de me sentir bien dans MON corps, et pas dans le sextoy de Barrett.

Parce que je refusais d'être uniquement un sextoy, une poupée gonflable qu'il pouvait utiliser à sa guise, surtout qu'en plus des hématomes suite à l'autre nuit, mon abrutit de frangin avait encore martyrisé mon cou et laissé plusieurs marques commençant tout juste à disparaître. Et ce n'étaient pas des petites marques, il avait tendance à mordre ma gorge comme un animal, et - bien que j'adore ça au fond de moi - je n'aimais pas qu'il fasse cela sans que je ne lui en ai donné l'autorisation.

J'étais maintenant en train de mettre mes chaussures. Mes cheveux blancs mis en place correctement, habillé d'un jean slim noir surmonté d'un tee-shirt noir assez long, j'avais pris soin de mettre une écharpe pour planquer mes plaies. J'avais de la chance, il ne pleuvait pas, mais il ne faisait pas particulièrement chaud, ainsi je pouvais prétexter être frileux, ce qui s'avérait être assez vrai d'ailleurs. M'étant réveillé assez tôt, j'avais décidé de prendre rapidement le large, me douchant rapidement, m'habillant, prenant un petit déjeuner tout aussi rapide afin de sortir sans les croiser. Il était vrai que je les fuyais tout les deux depuis "l'accident". Je n'avais pas avertit mon père de ce qu'il s'était passé finalement, j'avais préféré garder le silence et ne pas me plaindre pour éviter les moqueries incessantes du petit frère qui n'avait pas la langue dans sa poche. J'enfilais donc mes chaussures, des Vans ni haute, ni basses, noires comme mon jean, vérifiais que j'avais bien mon portefeuille, et quittais finalement la maison après avoir pris ma veste que j'enfilais sur le chemin.

On m'avait fait verser des arrhes, ce qui finalement, m'avait aidé à ne pas me débiner. J'aurais pu, j'avais la trouille je devais l'avouer, j'avais peur que ça me fasse mal, mais par fierté j'avais décidé d'y aller, et de ne pas pleurer surtout. En plus si j'avais de la chance, l'endroit que j'avais choisis ne ferait pas si mal que cela. Si j'avais de la chance... et en général les poignets étaient quelque chose d'assez sensibles, surtout chez moi. Ma peau était fine à cet endroit, et rien que les jours où il décidait de planter ses crocs dedans, je faisais des baisses de tension. Je n'avais plus qu'à espérer ne pas faire un malaise pendant, parce que j'en étais parfaitement capable, foi de Colt !

Mes pas rapides finirent par me mener à la boutique, déjà ouverte. J'entrais avec une timidité frappante, jetais un coup d'œil à l'intérieur, avant de m'y glisser silencieusement, allant m'asseoir dans la salle d'attente et prenant quelques modèles afin de regarder ce que l'on pouvait me faire. Étonnamment je trouvais mon bonheur dans les tatouages féminins. Il m'avait immédiatement sauté aux yeux, frappé, j'avais eu l'impression qu'il me ressemblait, me correspondait parfaitement, et du coup le déposait sur mes genoux pour ne pas perdre mon précieux bien, attendant, me demandant comment ça marchait ici. Peut-être que j'aurais du me faire entendre, mais après tout il y avait un rendez vous, non ? Alors ça devait être comme chez le dentiste, je n'avais qu'à attendre qu'il vienne me chercher.

Les minutes défilèrent donc dans un silence de mort. Il était 10h52, et il n'y avait personne, tout était vide, comme si j'étais seul au monde. Mais après tout j'étais arrivé en avance, et si l'homme était ponctuel il viendrait me chercher à 11h. Je fis donc en sorte de calmer mon impatience, regardant plus en détail le modèle, vérifiant que mon écharpe était bien mise et ne laissait pas voir les marques, tapotant sur mes genoux. Puis enfin le visage d'un homme apparut, et je devinais sans peine qui il était. Je me levais aussitôt, m'inclinant comme il était coutume de le faire dans cette ville, voir même partout au Japon.

"Bonjour ! Je.. Je suis Colt Von Ravensworth, j'ai rendez-vous à onze heure..!"

Je me redressais, lui offrant un sourire légèrement timide, avant de lui tendre le modèle choisit.

"J'ai fais le tour de vos modèles et celui ci me semble pas mal.."

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Dim 5 Avr - 17:28
Les dernières et longues minutes avaient passées et Renji avait mis à profit ce laps de temps pour finaliser le rangement de la salle de tatouage alors que Kaname faisait la vaisselle dans la cuisine. Pendant qu’il rangeait, il avait bien remarqué une ombre entrer dans la boutique et il s’était dépêcher de tout finir afin d’accueillir son tout premier client.

Lorsqu’il entra dans la salle d’attente, il reconnut sans peine le jeune homme aux cheveux blancs, venu une semaine auparavant et avec qui il avait été boire un verre après avoir donné un rendez-vous à ce dernier pour se faire tatouer. Il se rappela alors de la conversation qu’ils avaient sur la raison pour laquelle il demandait à ses clients de leur verser des arrhes et aussi sur le seuil de douleur propre à chaque personne. Renji sourit tandis que le jeune homme s’inclinait poliment comme le veut la tradition japonaise et se présenta.
Renji tendit une main en hochant de la tête…

-Enchanté Colt, moi c’est Renji mais tu peux m’appeler Ren.

Le basané vit alors le catalogue des modèles féminin et regarda celui que Colt lui tendait : un modèle représentant des oiseaux. Deux d’entre eux étaient posés sur un fil électrique haute tension pendant qu’un troisième prenait son envol…en d’autres termes significatifs : je veux prendre mon indépendance vis-à-vis des autres et aspirer à avoir ma propre liberté de choix et de mouvements sans que quiconque ne vienne y mettre son grain de sel.

Un tatouage dont la signification fit bien sourire le basané…Lui aussi avait été en quelque sorte un oiseau en cage durant 16 ans, obéissant sagement à ses parents, les écoutant décider de son avenir sentimental et professionnel à sa place sans lui demander son avis, juste parce que, disaient-ils, il fallait qu’il assure la relève lorsque son père viendrait à décéder. Puis une nuit, il y eut cette vision du loup qui brise ses chaînes et sa cage pour courir vers sa propre liberté et cette vision fut une révélation pour Renji.

Exit le petit garçon chétif et maigrelet à son papa et à sa maman qui subissait jour après jour les moqueries de ses camarades de classe et bonjour le rebelle sauvage qu’il était devenu. A présent il brisait toutes ces règles que ses parents lui avaient imposées depuis sa plus tendre enfance et tous ceux qui s’étaient moqués de lui, pliaient sous le nouveau physique qu’il s’était forgé à coups de séances de musculation et de matchs de basket dans les terrains de street basket. Pour lui l’heure de la revanche avait sonnée et plus rien, ni personne ne l’arrêterait.

C’est vrai que certains de ceux et celles qui s’étaient moqué(e)s de lui l’avaient de traiter de salaud et d’autre noms d’oiseaux dans le même genre en voyant sa nouvelle façon de faire, mais Renji s’en fichait pas mal : ils s’étaient foutus de lui alors qu’il ne cherchait à être comme les autres et ils devaient en payer le prix !

Sortant de ses pensées, il sourit au jeune homme et observa le modèle pour voir si ce dernier devait subir une modification de taille ou non. Il se rappela que le jeune homme avait évoqué les poignets lors de la prise du rendez-vous et jugea le modèle dans la bonne taille.

Il passa alors derrière le comptoir et prit un stylo bille et une feuille de papier spéciale sombre qui lui permettrait d’imprimer le dessin sur la peau de son client avant commencer à « encrer » le motif dans la peau. Une fois le stylo et la feuille en main, il invita le jeune homme à le suivre dans la salle de tatouage et ôta son t-shirt en lui indiquant le fauteuil dans lequel s’asseoir.
Renji ferma la porte et le store puis s’attabla à son plan de travail pour commencer à décalquer le modèle avec la feuille spéciale.

-Ça va ? Tu n’appréhendes pas trop ?
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Lun 6 Avr - 14:01
J'avais observé tous les modèles et en avait finalement déniché un qui me représentait parfaitement. Il était parfait, avec cet oiseau qui s'envolait de cette ligne à haute tension, qui prenait son envol sur un des poignets pour se retrouver totalement libre sur l'autre. J'aimais cela, cette signification très forte qu'il avait à mes yeux. Si bien que lorsqu'il arriva et après que je me sois incliné et présenté en bonne et due forme, je lui tendis le modèle choisi. Je n'avais pas pris la main parce que je n'avais plus l'habitude, tout simplement, je vivais aujourd'hui dans un pays très stricte, où les gens ne se serraient que peu la main. Moi même j'avais appris à ne plus le faire, me contentant d'un signe de tête la plupart du temps. De toute façon les démonstrations d'affections étaient rares, bien que je sois quelqu'un de très câlin lorsque l'envie me prenait. Il fallait qu'elle me prenne, c'est tout.

Lâchant un soupir, je lui jetais un sourire légèrement inquiet, pas à cause du tatouage, mais surtout parce que j'avais peur que mon frère ou mon père se mettent dans une colère noire en le voyant. Mais bon c'était un peu ce que je voulais, puisque je voulais conserver une forme d'indépendance. Je devais en passer par là à tout pris ou alors je serais un raté, un mec même pas capable de surmonter une aiguille. Ou la douleur tout simplement. Fermant à demi les yeux, je me penchais sur son travail, regardant sa façon de faire dans un léger sourire. C'était vraiment du beau travail, du très beau, j'appréciais les choses bien faites.

Je lui souris doucement avant de me pencher vers lui un peu plus, le regard doux.

"Non je n'appréhende pas le moins du monde. Enfin si peut-être un peu, mais surtout que mon père ne supporte pas le fait que j'ai fait cela."

Je soupire et penche la tête. Il doit me trouver minable, surtout que je suis majeur maintenant, mais je ne pourrais m'empêcher d'être inquiet pour cela. Cependant, après un deuxième sourire, un peu plus mignon que le premier, je posais ma tête sur mes mains, accoudé au comptoir. J'avais hâte qu'il finisse son modèle et qu'il commence, hâte de sentir ma peau frémir à chaque fois qu'il passait l'aiguille, mais il mettait du temps, et bien que je me doute qu'il y avait besoin de ce temps pour qu'il fasse quelque chose de magnifique, j'avais envie qu'il s'occupe de moi. Je lâchais alors un petit couinement, le regardant avec une impatience non dissimulée.

"Je.. Je suppose que je vous dérange mais... Mais... Qu'êtes vous en train de faire ?"

J'avais besoin d'explications pour moins m'inquiéter mais surtout, pour contenir ce flot d'excitation, cette montée d'adrénaline qui était montée en moi à l'idée même du tatouage. Je me tortillais devant lui, jetant des regards autour de moi avec interêt, me demandant quels appareils il allait utiliser, combien de temps ca allait prendre, si l'aiguille était pointue. Puis je tournais de nouveau ma tête vers lui et posais une main sur ses cheveux pour les ébouriffer un peu.

"J'ai vraiment hate de commencer !"

HRP:
 

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Jeu 16 Avr - 17:36
Il regarda les nombreux modèles et opta pour un féminin représentant trois oiseaux sur un fil à haute tension. Alors que les deux autres restent sur le fil, un troisième prend son envol vers une possible liberté…modèle qui fit doucement sourire le basané : lui aussi avait aspiré à la liberté et avait brillamment réussi même si, pour ça, il avait été contraint de se comporter comme un salaud vis-à-vis de certaines personnes dont ses propres parents.

A sa question sur l’appréhension, le jeune homme lui répond que non mis à part le fait qu’il a peur que son père ne supporte pas le fait qu’il se sera fait tatoué. Préparant le modèle à imprimer en deux parties sur chacun des poignets de son client.

-Hum je pense que si t’es là, c’est qu’il a donné son approbation pour que tu viennes. Sinon je vois pas l’intérêt d’avoir dit « oui » si, au final, c’est pour ne pas supporter de voir son fils tatoué…surtout que le modèle que t’as choisi est du genre discret.  C’est pas comme si tu étais venu te faire tatouer une grosse pièce.

Renji se servit d’abord d’une feuille de calque pour reproduire le modèle avant de le reporter sur la feuille bleue sombre faite d’encre à l’aide d’un stylo à bille. Du coin de l’œil, il pouvait voir son client qui l’observait avec une certaine impatience. Cela se voyait comme un nez en plein de la figure : il était pressé de se faire tatouer et cela se comprenait : il était pressé de montrer son premier signe d’indépendance…mais encore fallait-il que le père du jeune homme écoute son fils et ça c’était une toute autre histoire bien plus délicate.

Finissant calmement de reproduire le dessin sur feuille d’encre, il posa son stylo et retira son t-shirt qui commençait à lui donner sacrément chaud avant de se saisir d’une boîte de gants en latex de couleur noire puis en prit une paire qu’il enfila avant de prendre un flacon spray d’un produit bien spécifique ainsi que d’un morceau d’essuie-tout..

-Tu ne me déranges pas et là je viens de reproduire ton modèle sur du papier à encre. Je vais te mettre un peu de ce produit sur la peau afin d’imprimer ton modèle dessus. Ensuite…*fait claquer un gant contre sa peau*…les festivités pourront vraiment commencer.

Alliant le geste à la parole, il mit deux pressions de produit qu’il étala sur la peau avant de poser les deux demi-feuilles sur chaque poignet. Il exerça une pression sur chaque afin de bien imprimer le dessin sur la peau puis enleva le papier et prépara une série de coupelles de la taille d’un dé à coudre qu’il fixa avec une noisette de vaseline sous chaque avant d’y verser de la couleur noire dans l’un et du blanc dans l’autre.

Alors qu’il préparait sa machine à tatouer, son client lui dit qu’il a hâte de commencer tout en lui ébouriffant les cheveux. Relevant la tête, Renji prend une noix de vaseline qu’il étale sur la peau afin de la rendre plus souple et malléable à travailler. Prenant du papier à usage unique, il sourit en coin en faisait vibrer sa machine à l’aide de la pédale située au sol

-C’est parti…
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Sam 18 Avr - 11:44
Mon impatience avait finit par être comblée. Il avait finit de poser le dessin sur sa feuille spéciale, et plus je le regardais, plus je remarquais que c'était dur de faire ce métier. Avant que nous nous installions, il avait même enlevé son tee-shirt. Oh comme j'aurais aimé pouvoir faire de même les jours de grandes chaleurs alors que j'étais coincé au magasin. Le soucis majeur restait les clients qui me mataient déjà alors que j'étais habillé. Alors torse nu, j'aurais eu le droit à des attouchements carrément. J'étais sûr que certains clients en étaient capables. Puis dans ce genre de métier, je n'avais pas le droit à l'erreur. Cela pouvait ternir l'image de ma boutique et je pouvais très bien perdre énormément d'argent, problème qu'il n'avait pas ici puisque ses clients ne devaient sûrement venir qu'une fois ou deux dans leurs vie. Un magasin de vêtements c'était différent. Il fallait que j'attire de la clientèle, et ce n'était certainement pas en m'affichant à moitié nu que ça allait marcher.

Mais ça ne me dérangeait pas. Ce petit monsieur était très bien foutu, je n'avais pas pu m'empêcher de le dévorer un long moment des yeux en l'écoutant parler, me laissant faire comme un robot alors qu'il étalait du produit sur ma peau, le laissant simplement faire, détaillant du regard chacun de ses nombreux muscles. J'étais légèrement jaloux, aurait bien voulu avoir un corps comme le sien, mais fallait dire que je n'essayais pas forcément de me muscler, je préférais rester allongé sur mon lit ou le canapé quand je n'étais pas debout au magasin. Ah ça, à force de courir partout dans la boutique, mes cuisses étaient bien fermes. Mais je n'étais pas musclé à proprement parlé. Je n'avais pas de tablettes de chocolat, rien. J'étais quelqu'un de parfaitement normal et qu'on devait apprendre à désirer. Lui, on voulait immédiatement de lui. Et bien que pour moi, vouloir quelqu'un pour son physique soit quelque chose de déplacé, je ne pouvais que confirmer dans certains cas que ça arrivait, qu'on était pas tout à fait maître de nos pensées sur ce sujet.

Finalement je redescendis mon regard vers mes poignets, l'intérieur tourné vers le plafond, observant le dessin inscrit dessus. J'aurais aimé que ça soit finit, qu'il n'y ai rien d'autre après, mais je savais bien que ça n'était pas aussi simple et qu'un tatouage faisait souffrir parce que c'était fait avec une aiguille. Aussi je tâchais de me détendre lorsqu'il déposa de nouveau du gel sur ma peau. Mon souffle était maîtrisé, je le regardais avec un calme presque trop parfait. Mais au fond de moi c'était la tempête, un véritable cataclysme qui n'était pas prêt de s'arrêter. J'étais juste mort de trouille, partagé entre l'envie de m'enfuir immédiatement et de voir ce que ça allait donner, cette douleur. Voulant avoir ce signe d'indépendance à jamais gravé sur ma peau.

"Mon père n'a pas donné son approbation, parce que je ne la lui ai pas demandée. Je suis majeur, je fais ce qu'il me chante. Et ça je veux qu'il le comprenne, bien que je n'ai nullement l'intention non plus de l'abandonner. De toute façon je ne peux pas."

Je ne m'étalais pas sur le sujet, continuant de gérer cette angoisse profonde enfouie en moi, qui n'allait pas tarder à sortir s'il s'éternisait et s'amusait trop longtemps à jouer du bruit de sa machine. Ça c'était quelque chose de stressant par contre, de très stressant. Rien que le bruit était effrayant, alors je refusais de m'imaginer ce que le tatouage allait me faire comme sensation.

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