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[Terminé] Difficultés de la vie. [Nikola A. Masao] [R18]

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Clarence Umea
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Jeu 21 Mai - 16:37
L'opération s'était mal passée. C'était la première fois. J'avais souvent des cas difficiles, le problème n'était pas là, mais je n'avais bénéficié que de quatre heures de sommeil en deux jours, et je n'avais rien dans l'estomac à ce moment là. L'opération n'était rien d'autre qu'une tumeur plus que normale à aspirer, des cas comme ça, j'en avais eu des dizaines. Qu'est ce qui avait poussé mes jambes à me faire courir dans un coin de la pièce, et mon estomac à expulser le peu qu'il restait de mon sandwich de cette nuit là ? Oui, j'avais littéralement dégueulé mon repas de nuit dans une salle d'opération, geste affreusement immonde d'ailleurs, et pas du tout sain. Le pire avait été sans doute cette dizaine de regards braqués sur mon corps tordu d'agonie, tandis que le liquide acide et brûlant se déversait sur le sol et ma fierté avec.

Ils avaient du stopper le tout, appeler un autre neurochirurgien en urgence, et un des internes m'avait obligé à quitter la pièce pour aller me débarbouiller et me reposer. Mais comment dormir l'esprit tranquille quand son patient a le crâne ouvert ? Aussi avais-je attendu devant la salle, vacillant de la même manière qu'une fleur dans le vent, incapable de tenir parfaitement droit comme je l'aurais fait d'habitude, l'interne veillant sur moi, chienne gardant son petit blessé. Quand je les ai vu sortir de la pièce, j'ai compris que mon remplaçant avait paniqué, peut-être à cause de l'état de la pièce, où qu'il y avait eu complication. C'est dans ces moments là, je crois, que l'on se sent horriblement seul, dans ces moments là où je décide de manger dans mon coin sans parler à personne.

Je me suis donc installé à une table de la cafétéria, un plateau devant moi et mon teint cireux, les pensées coulant par millier dans mon cerveau. Bizarrement les ricanements idiots des internes avaient cessés, et le poids de leurs regards était bloqué sur moi. Je lâchais un grognement simple mais qui servit. Ils détournèrent la tête et me laissèrent fouiller ma nourriture du regard sans y toucher. Instinctivement, je tournais la tête vers la fenêtre pour fixer le beau ciel bleu qui s'étendait au delà, dans ce monde où je ne pouvais me déplacer librement, enfermé chaque jour dans ces longs couloirs blancs, dans ces chambres pleines de peur, de larmes, de cris. J'avais choisi une vie difficile, et au fond de moi je savais que je travaillais trop mais que je refusais de l'avouer. J'avais besoin de lumière. Ma peau d'une extrême pâleur déjà en temps normal, témoignait de cela. Un mouvement furtif attira mon attention et le chef posa son postérieur sur la chaise juste en face de moi. Mes prunelles pers s'ancrèrent dans les siennes et l'observèrent pencher la tête sur la gauche, signe qu'il était très contrarié.

"Qu'est ce qu'il y a, chef ?"

Mon soupir, bien que lâché d'une manière quasiment inaudible, ne lui échappa pas. Il se saisit alors maladroitement de ma fourchette et la planta dans la purée, l'amenant jusqu'à ma bouche que je gardais close, lui lançant par la même occasion, un regard surpris et courroucé. Il s'y prenait comme un grand ours. Il était absolument adorable, mais complètement pataud, et à travers ses actes, il voulait me transmettre quelque chose. Seulement notre chef n'avais pas pour habitude de chouchouter ses employés, ou du moins pas comme ça. S'il s'était déplacé, c'est qu'il jugeait qu'il y avait besoin que l'on parle, ou que j'avais fait une connerie. Une grosse connerie.

"Ta patiente est morte, Umea."

J’acquiesçais d'un simple signe de tête et ce fut son tour d'être surpris. Il pencha à nouveau sa tête sur le côté à la façon d'un chiot curieux, puis soupira longuement, et laissa retomber la fourchette dans la purée, croisant ses bras sur son torse. La connerie. Il venait me voir pour la connerie, j'allais passer en conseil de discipline parce que le mari de la patiente avait porté plainte, c'était sûr.

"Ta patiente est morte, mais ce n'est pas de ta faute. Elle a fait un arrêt vasculaire cérébral pendant l'opération. Si jamais on te le demande, c'est ce que tu devras dire, parce que c'est la vérité."

Il murmurait, mais je saisissais le moindre de ses mots avec une vivacité hors du commun. Hochant la tête, je le regardais se lever et me laisser seul de nouveau. Pour la première fois depuis longtemps, j'eus faim. La purée commença à rejoindre ce traître d'estomac qui m'avait fait exclure du bloc, celui qui avait faillit tuer la patiente. Non, ça n'était pas lui. Elle avait fait un AVC, je n'étais pas coupable. Je ne l'étais pas le moins du monde. Mon regard capta un sourire un peu plus loin, celui du petit interne qui m'avait accompagné, qui semblait soulagé de me voir enfin manger. Je lâchais un léger soupir avant d'observer le monde autour de moi, ces personnes en blouses blanches comme moi, celles qui n'en possédaient pas, des amis ou la famille des patients, ces gens que je connaissais ou non, ceux que j'avais déjà vu, ceux dont je connaissais les proches. Et soudain un que je ne connaissais pas, et un instant je me demandais s'il était là seulement en accompagnateur, avec son fauteuil roulant.

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Nikola A. Masao
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Sam 23 Mai - 14:58
Difficultés de la vie.
Feat Clarence Umea
Du monde partout, partout... C'était presque hallucinant de voir le nombre de personnes qui pouvaient se trimbaler dans un hôpital.  Je venais tout juste de débarquer dans la cafétéria, mon plateau tenant tout juste sur mes genoux alors que je me déplaçais avec difficultés entre les tables bondés. Je n'étais franchement pas fan des hôpitaux et encore moins quand il y avait du monde. En fait ce n'étais même pas « ne pas être fan », les hôpitaux étaient et sont toujours, l'une de mes plus grande phobie. La plus part du temps j'arrivais à convaincre Barrett de m'accompagner ce qui avait le don de me rassurer plus qu'il n'y paraissait. Malheureusement ces derniers temps je m'y rendais souvent, loupant pas mal de cours et mon ami blondinet était beaucoup trop travailleur pour louper autant de cours, ce qui était tout à fait normal après tout.. Je ne pourrais pas me reposer sur son épaule toute ma vie et pour être sincère j'appréhendais le jour ou nous devrons faire nos vies chacun de notre côté.

Traversant encore et encore les allées de tables, ou je ne trouvais aucune places, je soupirais. La chance n'était décidément pas de mon côté en ce moment. Il était environs midi et j'avais passé des examens de santé toute la matinée. De plus j'avais eu rendez-vous a 7h du matin , même pour aller au lycée je ne me levais jamais aussi tôt. Puis après des loooongues minutes a en avoir littéralement chier pour me préparer j'avais prit la route de l'hôpital pour tomber sur deux bus d'affiliés qui n'étaient pas accessible aux handicapés, ce que je trouvais tout simplement... Honteux. Honteux qu'a cette époque on puisse encore trouver des bus non adapté. Le troisième bus me conduisit enfin à l'hôpital sur les coups des huit heures. Et comme toujours avec ma chance  une urgence était survenue. Je n'étais donc pas passé avant dix heures du matin, autant dire que j'étais coincé ici jusqu'à tard dans l'après midi.

Tout ça a cause de mes crises qui commençaient a se répéter de plus en plus souvent. Pour être franc la dernière m'avait fait finir a dans cet enfer donc après tout ce n'était peut être pas une si mauvaise idée. Mais dieu qu'ils étaient chiant... « Tu ne dois pas fumer ! » ou « Tu devrais arrêter de boire, ton foie ne tiendra pas le coup ! » et pour couronner le tout «  Tu prend bien t'es médicaments. » Mais bordel.. J'suis déjà cloué dans ce foutue fauteuil.. C'est pas pour en prime  m'empêcher de vivre,  de m'amuser et de profiter du peu que je peux encore profiter. D'après les médecins je  devrais éviter les bars et toute activités trop « vivace » comme par exemple le saut en élastique – que je ne m'étais pas empêché de faire au final.. -. Dieu que ce défilé de docteur me fatigué, le cardiologue, le cancérologue, les prises de sang, les test de je-sais-pas-trop-quoi.

Finalement, après avoir tourné en rond pendant près d'une demi heure je remarquais une table que les autres médecins avaient l'air d'éviter. Deux hommes y étaient installés. Je n'avais pas envie d'y aller, rien que l'idée de m'incruster me m'étais mal à l'aise mais je mourrais de faim et j'en avait marre de tourner en rond. Slalomant entre les patients et les médecins je m'approchais des deux hommes. J'avais remarqué que le plus jeune, du moins j'en avait l'impression, me fixait avec ses yeux... Atypique. J'eus d'ailleurs quelques secondes de bug en fixant son regard que dont je n'aurais pas vraiment pus déterminer la couleur. Finalement, secouant la tête pour reprendre mes esprits, je tentais de sourire. Je suppose que ça ressemblait plus a une grimace qu'autre chose, mais aborder les gens de la sorte me faisait me sentir mal à l'aise.

- Bonjour.. Il n'y a pas d'autre place... Je pourrais m'installer ici pour manger... ?

Mon regard fit le tour des deux hommes en attendant leurs réponses.
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Clarence Umea
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Mar 26 Mai - 16:17
La vision que j’eus d’abord de lui fut celle d’un adolescent complètement paumé dans un monde d’adultes. C’était peut-être une pensée horrible, mais j’avais l’impression d’avoir un enfant en face de moi. Quelqu’un a qui la vie avait réglé son compte avant qu’il ne soit prêt. Puis la mai du chef effleura la mienne et je reportais mon attention sur lui. Le regard qu’il me lança était sévère. Je frissonnais un peu sous le mal être grandissant qui venait doucement se loger au fond de mon estomac, et baissais la tête pour observer mon assiette, ma main lâchant la fourchette avant de venir se lover dans ma tignasse violette. Le désespoir naissait peu à peu en moi. La conversation – qui n’en était pas une – durait depuis bien trop longtemps à mon goût. L’envie de fuir, de le fuir en particulier était omniprésente, et je surpris tout mon corps à trembler comme celui d’un chien qui rampait devant ses maîtres. Seulement je n’étais pas soumis, je haïssais juste qu’il me regarde comme ça. Voir même que tous nous regardent. Généralement s’entretenir avec le chef, même comme ça à l’heure du déjeuner n’était pas bon. Et beaucoup de monde nous fixaient encore. Peu à peu je perdis mon sang froid, et au moment où la voix d’une personne se faisait entendre, je me levais brutalement, balançant un coup de poing sur la table en fixant mon supérieur d’un regard plus que menaçant, glacial même.

« Tu peux manger là. Il allait partir. »

L’homme comprit vite qu’il ne fallait pas plaisanter dans ce genre de situation. Pas avec moi. Et de nouveau les internes me regardaient, mais pas que les internes. Les autres médecins aussi. Alors dès qu’il fut partit, je repris ma place sur ma chaise, jetant un regard au nouveau venu. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je remarquais que c’était cette personne en fauteuil roulant qui m’avait adressé la parole. Assister à cela n’avait pas du être marrant pour lui, à sa place je ne me serais pas sentis à l’aise. Déjà qu’en faire partie n’était pas très agréable…

Des murmures se répandirent au travers de la salle, et parmis les conversations banales, la voix de 12 – un interne dont je ne pouvais retenir le nom – me parvint, agressant mes oreilles et m’informant de quoi ils discutaient en ce moment même : de moi. Je grimaçais avant de porter de nouveau mes prunelles à la couleur perçantes sur le jeune en fauteuil roulant; lui adressant un maigre sourire que je voulais rassurant, mais qui du l’effrayer plus qu’autre chose. Avec ma tronche blanche et mes cernes en même temps, ça ne devait pas être bien dur d’effrayer quelqu’un.

« Excuses-moi pour ce que tu as vu. Ce n’était pas voulu. J’ai tendance à m’emporter peut-être un peu vite. »

Ce sont les heures enchaînées de boulot qui rendent acariâtre, agressif et instable. Ces heures qui amènent quelqu’un d’autre à finir mes opérations, et à tuer ma patiente, car je n’avais pas cherché à voir le corps, je n’avais pas essayé non plus d’en savoir plus. Peut-être qu’elle n’était pas morte de l’AVC dont le chef avait parlé. Peut-être que ce n’était qu’un mensonge. De toute façon, à mes yeux la fatigue restait celle qui l’avait fait mourir malgré mon soulagement d’un peu plus tôt. Si je n’avais pas été surmené comme ça, si je n’avais pas rendu mon estomac dans la salle d’opération, rien de tout cela ne se serait sûrement passé. Je soupirais, observant la purée infâme que j’avais pris en me demandant bien pourquoi et comment elle avait pu atterrir sur mon plateau. J’aurais aussi pu l’aider, le gars au fauteuil. Mais je ne voulais pas qu’il pense que j’ai pitié, surtout que je n’avais absolument pas pitié. C’était un sentiment qui s’était enfuit de mon corps depuis des années maintenant, alors je ne savais même plus ce que ça faisait de le ressentir.

Puis soudain des personnes comme il en existe partout, des personnes mal élevées, vinrent pousser son plateau pour le coller enf ace de moi et ainsi prendre sa place. J’ouvris grand les yeux, clignant ensuite plusieurs fois des paupières, avant de pencher la tête. Et je remontais mes lunettes une première fois.

« Nous allons devoir cohabiter d’après ce que je vois. Enchanté. Clarence Umea. »

Je ne tendis pas la main, la gardais précieusement rangée, lui adressant un signe de tête respectueux et sincère.

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Nikola A. Masao
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Dim 31 Mai - 19:46
Les difficultés de la vie.
Feat Clarence Umea
Je sursautai violemment, le médecin brun venait de balancer un coup de poing magistral sur la table sans que j'en comprenne vraiment la raison. A vrai dire j'étais tellement gêné et mal à l'aise que je n'avais pas remarqué le pourquoi de ce geste. Le deuxième médecin, le plus âgé, quitta la table juste après l'explosion incompréhensible de son confrère, ce qui ne manqua pas de me mettre encore plus mal à l'aise que je ne l'étais déjà. Dieu que je haïssais les hôpitaux et cette situation était encore plus désagréable que celle que j'avais eu a vivre avant. Clignant plusieurs fois des yeux je fixais le brun sans rien ajouter.

Voyant qu'il n'avait pas franchement l'ai enclin a parler, je commençais a déplacer les chaises pour me faire une place juste après avoir déposé mon plateau sur la table histoire d'être sur de ne pas le faire tomber, ce qui m'aurais une fois de plus humilié. Ne m'attardant pas sur mon futur compagnon de tablé je regardais a nouveau derrière moi en entendant des rires. Dans mon dos se tenait une table d'étudiant, enfin je suppose que c'est ainsi qu'il fallait les nommer, ils avaient l'air moqueur, tantôt rieurs, tantôt sérieux. Très déstabilisé par cette ambiance désagréable je tentais de faire abstraction de ce que j'entendais, préférant faire comme si de rien été.

C'est a cet instant que le brun m'offrir un sourire qui, je suppose, se voulait chaleureux. En m'attardant sur son visage je pouvais voir des cernes bien prononcées et une peau d'une pâleur extrême. Il avait l'air fatigué, tout bonnement épuisé. Après tout le métier de médecin ne devait certainement pas être de tout repos mais tout de même a ce point ça devenait inquiétant... Je lui répondis alors par un sourire mal assuré, qui devait certainement ressembler a une grimace plus qu'a un sourire, mais c'est la seule chose dont j'étais capable en l'instant. Qu'aurais-je pu dire a sa réponse ? J'étais surtout désolé pour lui, d'entendre ces étudiants rire comme des demeurés. Peut être étaient ils en médecine et donc extrêmement bon dans leur études, autant ils étaient stupide quand il s'agissait de sujet en rapport avec le savoir vivre. Et pour plaider ma cause j'y avais goûté lors de certains examens.

- Pas de soucis.

J'avais simplement bredouillais quelques mots par pur politesse, j'aurais donné n'importe quoi pour m'enfermer dans une bulle invisible de tous. Malheureusement c'était une chose tout simplement impossible. Alors que je poussais mon plateau pour pouvoir venir m'installer a mon aise, celui-ci passa sous mon nez pour atterrir en face de mon interlocuteur, bouché bée, je ne compris pas vraiment ce qu'il se passait. C'est quand l'une des personnes shoot – sûrement involontaire- dans mon fauteuil que je compris que je venais de me faire éjecter en beauté.

J'avais beau être une personne gentille et patiente, l'envie de rétorquer et de reprendre la place que j'avais demandé quelques minutes avant me brûla les lèvres. Mais le brouhaha ambiant me ramena rapidement a la réalité et ma peur des hôpitaux  ainsi que ma timidité reprirent le dessus et sans un mot je contournais mon ancienne place pour venir a la nouvelle qui m'avais été attribué sans conditions. J'attrapais la chaise du bout des doigts pour la dégager d'un air agacé, revenant alors me placer devant mon plateau.  Mon compagnon de galère se présenta alors. Par politesse je fis de même, mais l'envie de parler n'étais pas vraiment présente.

- Oui, désolé. Nikola Masao.

Baissant immédiatement la tête sur mon plat, qui était un peu trop haut a mon goût. Je soupirais puis relevé la tête.

- Vous êtes médecin ?

Autant faire la conversation. Comme si son toc m'avais été transmit je repoussais a mon tour me lunettes sur mon nez.

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Clarence Umea
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Lun 1 Juin - 6:56
J'avais sentis que la situation était tendue. L'air pesait autour de nous, un peu trop d'ailleurs. Les murmures, les rires, rien que les simples paroles des autres personnes me rendaient nerveux. J'étais en train de devenir totalement fou, parano. D'ailleurs j'étais également incapable de tenir en place sur le moment, ou j'allais piquer du nez devant lui et finir la tête pleine de purée. Génial quoi. Aussi je lui avais dit mon nom, juste pour entretenir, ou amorcer plutôt un début de dialogue et ainsi occuper, tuer le temps. Le chef m'avait rendu anxieux par ses propos. Maintenant je ne pouvais plus empêcher mes mains de trembler et j'avais l'impression que ma gorge, mon estomac me brûlaient. Un coup de stress fréquent que je ne parviendrais sûrement à gérer. L'une de mes mains disparu ainsi sous la table pour froisser un peu la blouse blanche recouvrant mon corps. Je voyais bien sa gêne à lui aussi, également le fait que son plateau soit trop haut. C'étaient des détails que je remarquais. Mais que faire ? J'allais lui poser une question mais déjà sa voix revenait couper cette idée peut-être folle que j'avais eu.

Le sourire gentil revint se lover sur mes lèvres alors que je remarquais que mon tic lui avait visiblement était transmit. Je ne pu retenir un léger rire, tout bas, et enfournais un peu de purée que je mis un petit moment à avaler. J'avais vraiment du mal mais surtout je n'avais plus faim, comme si le chef avait totalement coupé mon appétit.

"Je suis l'un des neurochirurgiens de cet hôpital. Et toi ? Tu accompagnes quelqu'un ou tu es là pour un contrôle, ou encore autre chose ?"

Je le couvais du regard. Il me rappelait un peu mon fils avec son visage doux comme tout. C'était un enfant putain, alors pourquoi ce fauteuil ? Je sentis que je me crispais inconsciemment, énervé par cette vie de merde que la plupart des gens - je l'avais remarqué au fil des ans - avaient écopés. Il fallait vraiment qu'il y ai constamment quelque chose pour faire chier les gens. Une maladie, un accident, des complications... Tout ce qu'il fallait pour enquiquiner les gens dans leurs histoires sur cette terre.

"Tu veux que je te transfère sur une chaise ? La table a l'air haute par rapport à ton fauteuil. Tu vas avoir du mal à manger."

Pendant ma formation j'avais appris à déplacer des personnes d'un fauteuil à un lit, à une chaise, et inversement. Même si nous étions dans une cafétéria, c'était bien un minimum de politesse de demander cela. Après tout il devait galérer tout les jours alors autant lui faciliter un peu la vie. C'était mon rôle. En attendant de voir s'il allait accepter, je détaillais son visage, ses grands yeux d'un vert ni sapin ni émeraude, la blancheur de sa peau, ses lèvres... C'était quelqu'un que l'on pouvait facilement qualifier de bel homme, et il en était un de ce que je voyais. Mais diable. Qu'il faisait jeune ce petit. Je ne cessais de me demander son âge. S'il était patient ici, il allait falloir que je trouve son dossier si jamais il ne voulait pas m'en dire plus sur lui. Les timides existent, oui. Sans en être particulièrement un, j'étais très reservé.

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Jeu 4 Juin - 11:31
Les difficultés de la vie.
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J'avais écouté attentivement ses questions, remarquant que son visage passait par des émotions bien différentes. Son corps tout entier trahissait son semblant de calme. Il avait l'air épuisé, vraiment épuisé, j'avais l'impression que son corps menaçait de s'écrouler a n'importe quel moment. Alors que j'avais enfourné rapidement une bouchée de l'exécrable purée dans mon assiette. Il n'y avait pas grand chose a dire à part que la bouffe de l'hôpital était presque immangeable. Bonne à jeter, et encore je n'aurais jamais garantit qu'un chien en aurait voulu.

 -Je suis là pour un « contrôle ». Je mimais rapidement les guillemets avec mes doigts.  Disons simplement que les trois quarts des médecins font joujoux avec mon corps dans leur domaines respectifs.

Je ne pus m'empêcher de lâcher un petit rire stupide. Il valait mieux en rire qu'en pleurer après tout. Mais contre toute attentes, la présence de se.. Docteur avait réussis a m’apaiser au moins un peu, ce n'était pas folichon mais me concentrer sur notre conversation ou bien sur ses petits toc d'épuisement me faisait penser à autre chose. La question suivante par contre me fit presque sursauter alors que je clignais des yeux plusieurs fois. Personne n'avait jamais osé me proposer ce genre de service, aussi futile soit-il. Soit ils s'en fichaient, soit ils avaient peur que je les envoie bouler. Après tout, ça aurait été le cas. Je n'aimais pas que l'on me porte assistance, mais vraiment pas. Ca me donnais l'impression d'être faible, d'être le petit handicapé que l'on se traîne derrière soit..Mais cet homme voyait certainement des cas pire que le miens et je doutais que ça soit de la pitié, du moins j’espérais que ça ne soit pas le cas. Puis, je jetais un coup d’œil à la chaise. Wow.. Ok.. Même en donnant le meilleur de moi même j'aurais tout simplement été incapable de poser mon divin fessier sur cette chaise, beaucoup trop haute pour moi.  Avant d'avoir put répondre, je remarquais son regard. Il me fixais, intensément. Pourquoi ? Je passais discrètement une main sur mon visage pour essuyer une quelconques tâche que j'aurais laissé.

- Et bien... Je veux bien. La chaise est beaucoup trop haute pour que je fasse le transfert moi même. Mais sinon je peux aussi bien manger dans mon fauteuil, ne vous dérangez pas pour rien hein ! Je soupirais. Du moment que vous le faites sans m'voir comme un boulet ça me va.

Pinçant mes lèvres je me mis moi aussi a le fixer en attendant de voir sa réaction. C'est a cet instant que je remarquais -vraiment- ses yeux. Comment avais-je pu les louper d'ailleurs ? Il était tellement atypique, je crois que jamais ne n'avais vu des yeux aussi spéciaux. Violet, bleu.. Leur couleur était tout simplement impossible a définir correctement. Détournant alors le regard je préférais ne rien ajouter. Cet homme devait déjà recevoir assez de compliments, il était stressé, bref je ne voulais pas rajouter une couche ou risquer de me faire remballer. Devant tout le monde.. Le monde.. Mais.. Il y avait beaucoup de gens a notre table... Baissant les yeux sur mes pieds je me mis a dévorer littéralement mes lèvres. Comment les gens autour de la table allaient réagir ? Est-ce qu'ils allaient dire que j'étais un assisté ? Je ne savais pas, je n'avais pas vraiment envie... De savoir.
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Mar 9 Juin - 5:52
Pour la énième fois, ma fourchette retomba dans ma purée dans un sploutch, peu ragoûtant malheureusement, et qui me fit moi même froncer le nez. Je soupirais et remontais mes lunettes sans faire attention, tic qui revenait sans cesse lorsque j’étais terriblement gêné. C’était le cas là. Mais je tentais de le montrer le moins possible car je haïssais qu’on lise en moi comme dans un livre ouvert. J’attendais qu’il me dise s’il voulait ou non, que je le mette sur une chaise. Je n’étais pas dupe, il ressemblait à l’enfant que j’avais été, assit sur ce fauteuil trop petit par rapport à la table. Une situation que bon nombre de personnes vivaient, une situation pour le moins humiliante dont les gens adoraient se moquer. Aussi lorsqu’il accepta, je posais doucement mes prunelles dans les siennes avant de lui sourire, me levant d’un geste doux afin de m’approcher de lui. Je fis pivoter le fauteuil vers moi, lui prenant les bras pour les passer autour de mon cou. J’humais en passant son odeur, habitude que j’avais pris en remarquant qu’il y avait des personnes qui avaient vraiment des odeurs agréables. J’avais un interne qui sentait la fleur d’oranger par exemple. Lui je l’aurais mis sans hésiter dans mon lit tellement ça me rendait fou.

« Serre moi de toute tes forces s’il faut, mais reste accroché, ok ? »

Ca c’était la première chose que j’avais appris en entrant à l’hôpital pour mon internat. Déplacer les patients d’un lit à un fauteuil, d’un fauteuil à une chaise… Tout cela était pareil, le truc était juste de ne pas laisser tomber la personne une fois qu’on la tenait, et de faire attention à ce qu’elle ne lâche pas. Puis je glissais mes mains sous ses cuisses, lui offrant un sourire avant de compter jusqu’à trois, bien gainé. Une fois le trois arrivé, je le soulevais sans faire trop d’effort, glissant ses jambes autour de ma taille comme j’avais l’habitude de le faire pour éviter aux patients de couler une fois en haut. Les gens nous regardaient. Je pu capter un regard moqueur et le foudroyais aussitôt des yeux, avant de pivoter vers la chaise, la rapprochant de la table d’une main, l’autre tenant le garçon sous les fesses, avant que je ne le dépose dessus. Non je n’avais pas cherché à le peloter, mais je n’avais pas très envie de devoir le poser dessus puis le pousser comme on le ferait avec un enfant. Une fois qu’il fut assit, je le relâchais doucement, veillant à ce qu’il ne glisse pas, avant  de décaler le fauteuil pour ne pas qu’il gêne le passage incessant des gens dans cette cafétéria. Après quoi, fier de ma bonne action du jour sans le montrer, je retournais m’asseoir tranquillement, reprenant la fourchette pour jouer dans la purée dans un léger grognement.

« Ne fais pas attention aux gens. S’ils se complaisent dans les moqueries, laisse les faire. Il n’y a aucune honte à avoir besoin d’aide. Et si un jour ils ont eux aussi besoin, ils seront bien heureux d’en avoir. De toute façon l’équipe de cet hôpital est là pour aider. »

Je posais mon menton sur ma main libre, retournant étudier ses traits d’un œil critique avant de déclarer que oui, ce petit me plaisait bien et que le destin avait bien fait de le mettre à ma table. C’était le calme après la tempête. Fichtre ! Que c’était reposant. Je réfléchissais à ce qu’il m’avait dit. Une visite de contrôle, des médecins qui jouaient avec son corps. Qu’est ce que c’était que ces conneries ? Qui donc voyait-il comme médecin ? Il y avait des patients comme ça qui tombaient sur les pires merdes possibles, les enflures qui faisaient semblant de soigner mais ne faisaient en fait rien juste pour les voir revenir et gagner plus d’argent. Il y en avait un comme ça ici. Un véreux comme pas deux, mais que personne n’avait encore osé dénoncé parce qu’il était vieux dans le métier. Si j’avais été là depuis plus longtemps, je l’aurais sûrement dénoncé au conseil. Mais je n’étais même pas sûr que ce soit lui, que le petit voyait.

« Ils jouent ? Pourquoi ? Tes jambes te font souffrir, par moment ? »

C’est l’histoire d’un homme en fauteuil roulant, un homme qui ne peut plus bouger les jambes mais qui ressent des douleurs constantes dedans, un homme qu’on ne réussit pas à soulager. Voilà ce que j’aurais aimé lui dire pour le rassurer, parce que si j’ignorais vraiment ce qu’il avait, j’aurais voulu lui montrer qu’il y avait des problèmes chez tout le monde et que malheureusement certaines choses nous étaient encore inconnues. Beaucoup d’entre nous s’en prenaient plein la figure pour des cas comme ça, des cas qu’on ne parvenait pas à soigner. Les gens oubliaient souvent que nous n’étions pas des dieux.

« Ca doit t’énerver qu’on te dise cela, mais il faut laisser les médecins chercher… Il y a peut-être un élément qu’ils n’ont pas saisit. Quelque chose qui cloche. Tient, y a pas longtemps, une femme est venue car elle souffrait de vertiges et ses jambes étaient devenues complètement insensibles. Enfin une galère comme ça si je me souviens bien. En fait elle manquait juste de glucides. Un bon gâteau et tout est revenu normal. Il a fallu des jours entiers à mes collègues pour comprendre ce qu’elle avait. Alors faut être patient… Les médecins sont humains. Il y a des choses qui échappent à notre vigilance parfois. Nous ne devrions pas faire d’erreurs comme cela, mais voilà, on travaille parfois 72 heures sans avoir dormi quand il y a des catastrophes. Alors des fois ça nous passe à côté. »

Je soupirais de lassitude, sachant bien de quoi je parlais puisque je n’avais pas dormi depuis un moment. Je ne cherchais pas à me plaindre toutefois, juste à l’aider à attendre encore, à lui montrer que nous avions tous nos faiblesses et que nous ne pouvions parfois pas y faire grand chose. Mais l’homme était souvent tué par manque de sommeil. Nous, nous venions régulièrement en urgence au beau milieu de la nuit à cause d’un cas difficile, un sérial-killer qui avait tiré six balles sur une personne, ou des trucs complètement fous dans le genre. Oh oui, qu’est ce que j’aurais aimé être un infirmier parfois. Juste à surveiller le patient, à administrer les premiers soins en cas de complication, et à accueillir les bourrés et les blessés légers de la nuit. C’était dix fois moins dur à mes yeux, mais chacun son point de vue.

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Dim 14 Juin - 15:56
Les difficultés de la vie.
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- Euh... Okay... Balbutiais-je vaguement tout en m'exécutant, passant docilement mes bras autour de son cou fin. Pendant une demi seconde j'eu peur de lui faire mal ou qu'au contraire il n'est pas la force de me soulever bien que je ne fasse pas partie des personnes les plus lourdes qui soit. Heureusement j'avais pu constater que malgré ses airs fatigué, il avait encore des ressources, lorsqu'il fit pivoter mon fauteuil avant que je ne vienne me loger dans ses bras, rouge pivoine. J'avais vécue cette situation des milliers de fois, mais c'était toujours la même chose. Je me sentais humilié, totalement manchot.. Bref un vrai poids pour la personne qui s'occupe de moi, une sensation que je haïssais plus que n'importe quoi d'autre. De plus quelle idée de mettre des chaises si haute dans un hôpital ? C'est logique que des personnes dans mon cas viennent déjeuner dans cette cantine. De toute façon je ne comprendrais jamais les gens que je pourrais qualifier de bipède.

Bien rapidement je sentis mon corps quitter mon habituel fauteuil, par réflexe je serrais de toutes mes forces le jeune médecin contre moi. D'un seul coup, je sentis sa main se glisser sous mes fesses. Je savais bien sur qu'il ne faisait pas ça avec des arrières pensées mais j'avais tellement peu l'habitude que quelqu'un me touche de cette façon autre que Barrett ou mes auxiliaires de vie habituel, déglutissant bruyamment je ne mis que quelques secondes avant d'entendre de légers rires dans mon dos. Bien sur, comme prévue, les personnes autour de nous ricanés « discrètement » pendant que d'autre nous regardaient avec pitié. Je ne saurais jamais s'il l'observait lui en le plaignant de devoir supporter un fardeau pareil ou s'ils me regardaient moi à cause de mon handicap. Alors que je venais inconsciemment cacher mon visage contre son cou, je sentit une sensation de dureté sous mes fesses. La chaise ! J'étais enfin correctement installé a table, sur le coup j'aurais préféré rester cacher contre lui tant les regards sur moi me mettaient mal à l'aise mais maintenant il fallait que je fasse abstraction comme venait de me le conseiller le neurochirurgien. L'homme avait déjà fait le tour et s'était a nouveau installé devant moi. Tendant la main je tirais le plateau pour le positionner devant moi, alors qu'au même moment mon estomac grondé dans un bruit sourd. Je mourrais de faim.

- Certes, mais je veux pourvoir me débrouiller seul dans toute les tâches. Sinon je finirais ma vie seul. Il n'y aura pas toujours quelqu'un pour venir a mon secours.

Remarquant qu'il me fixait avec insistance, tantôt satisfait, tantôt frustré, je ne su pas vraiment comme réagir et plantait ma fourchette dans l’immondice tas jaunâtre/blanc avant de le porter a ma bouche. J'étais maintenant mort de faim, mais bon dieu que le nourriture d'hôpital était mauvaise. Il n'y aurait certainement jamais rien a faire a ce sujet d'ailleurs. Je plaignais les gens qui devaient passer des années a l'hôpital, parce que oui lorsque je l'avais été, Barrett avait été mon fournisseur officiel de mal bouffe et je ne l'en remercierais certainement jamais assez. Rapidement une des questions que j'avais toujours tendance a redouter vint sur le tapis. J'avalais alors avec une difficulté bien visible l'espèce de pâte et relevais la tête. Encore une fois je n'avais absolument aucune envies de lui dire pourquoi j'étais ici, mais ça n'était pas franchement difficile a deviner quand l'on avait un minimum de jugeote.

- J'ai des crampes régulièrement, mais en ce moment elles se déplacent dans d'autre partie du corps. J'ai fais un malaise a cause de ça. Donc en plus de mes examens de routine je passe par les autres.  

Sans attendre sa réponse j'avais replongé ma tête vers mon assiette, comme pour éviter une suite de discutions a ce sujet. Perdu. Il n'avait pas l'air d'être un homme à lâcher le morceau ou il était extrêmement mauvais en ce qui concerné les relations humaines. J'écoutais alors sa longue tirade sans un mot me contentant de manger. A la fin de celle si je relevais vaguement la tête légèrement sur les nerfs.

- Je n'ai jamais reproché a qui que se soit de ne pas trouver quelques choses. Il n'y a rien a chercher, j'ai des crampes qui seront toujours impossible a dominer, j'aurais peut être un cancer a force de fumer vers l'âge de 50 ans, si j'arrive a tirer jusqu'à cet âge la. Parce que vous devez savoir que nous ne vivons pas une longueur de vie normale, nous mourrons beaucoup plus jeune que la moyenne. Alors j'aimerais juste ne pas passer les trois quarts de la vie qu'il me reste enfermé dans un hôpital. Et encore moins a me faire tripoter comme un animal de cirque par des personnes peu aimable et qui en voit passer tout les jours, pressé de s'en débarrasser pour rentrer vite a la maison le soir.  Vous travaillez 72h, mais vous avez aussi choisis se métier. Moi aussi je reste parfois éveillé plus de 72h, mais dans la douleur. Certes couché dans un lit me direz-vous.. Alors ne prenez pas ça contre vous, mais comprenez que je n'ai pas envie de rester ici pendant des milliers d'heure.

J'avais balancé ma tirade avec un ton beaucoup plus agressif que je l'aurais voulu, on ne peut plus gêné du ton employé je baissais a nouveau la tête dans mon assiette et me forcé cette fois a manger alors que je venais de perdre l'appétit. Hein ? Qu'est... me dis-je intérieurement en sentant quelques choses tomber sur ma main, tournant le regard vers elle. Je dis plisser les yeux pour comprendre que c'était une larme et que je ne voyais pas correctement parce que ma vue en était brouillé. C'était bien le moment tiens... Restant stupide quelques secondes, je saisi la manche de mon pull et le passait rapidement sur mes yeux dans l'espoir d'effectuer un geste discret et net. Je me mis alors a essuyer les larmes qui ne cessait de venir abondamment sur mes joues.
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Clarence Umea
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Lun 22 Juin - 12:52
Des crampes ? Je tentais de farfouiller dans ma mémoire pour trouver comment c'était possible. Les années où on avait apprit ça, elles me semblaient très loin désormais. Il y avait eu beaucoup de choses. Bouquet d'étoiles. L'enfant, Sariel. Les opérations. Toutes ces opérations. Retrouver des crampes dans tout le cafouillis qu'hébergeait mon cerveau. Il me fallu un petit moment. Pas si long bien sûr, mais immense à mes yeux pour retrouver ce qui pouvait provoquer cela. Le gamin était paraplégique. Qu'est ce qui pouvait provoquer une paraplégie ? Une tumeur. Une malformation. Une infection. Une inflammation. Il y avait beaucoup de causes possibles. Un accident aussi. Une atteinte à la moelle épinière était parfaitement possible après tout. Par contre, ce qui provoquait les crampes, je ne retrouvais pas. Je n'eus pas plus de temps pour chercher que déjà il reprenait la parole. Et pas d'une manière très agréable à entendre. Il n'avait pas crié toutefois sa voix s'était révélée agressive, comme quand je parlais à mon fils autrefois, car je me souvenais parfaitement avoir été agressif pendant un temps avec lui, agressif avec un gamin qui n'avait rien fait, agressif sans aucune raison. Alors je le comprenais parfaitement... Mais pour le calmer, je baissais la tête, préférant faire comme si je me laissais juste engueuler tel un môme.

A la fin de tous ces mots balancés ainsi, je l'observais du coin de l'œil se mettre à manger la purée toujours aussi immonde. Lorsque la larme s'écrasa sur sa main, mes yeux s'écarquillèrent et je penchais la tête, pensant que c'était passager et qu'il y en avait seulement une, mais elles continuèrent de couler. Lentement je me levais, m'approchant de lui pour déposer une main sur son dos, délicatement mais terriblement timidement. Les contacts tendres n'étaient pas mon fort du tout. Je ne savais pas vraiment m'y prendre avec les gens en dehors de mes patients et encore, même avec eux parfois ça se révélait difficile quand je tombais sur des personnes acariâtres.

"Je... Je suis désolé... Ne pleure plus..."

Une nouvelle fois les regards brûlèrent mon dos. Tant de personnes attentives à la moindre faiblesse que l'homme pouvait avoir. Quel plaisir y avait-il à cela ? Les gens en trouvaient eux de ce plaisir. Moi non. Au bout d'un simple instant, je glissais ma main sous les genoux du jeune homme, l'autre derrière son dos, le soulevant rapidement. Il était hors de question que nous restions là, dans une cafétéria bondée de gens moqueurs et horribles. Je fis de mon mieux pour ignorer les regards, allant le déposer dans la salle de garde, retournant chercher son fauteuil une fois le petit paquet déposé sur l'un des lit. Il fallait que je le rassure, parce que même s'il n'était pas l'un de mes patients je me devais d'être là, à ses côtés parce que c'était un garçon paniqué que j'avais sous les yeux. Je m'adossais au mur, assit à ses côtés, les yeux dans le vague.

"Nikola, c'est ça ? Je comprends ce que tu ressens. Mon fils m'a souvent parlé du fait qu'être coincé à l'hôpital n'était pas ce qu'il souhaitait. A l'époque je ne comprenais pas. Maintenant si."

Je lâchais un léger soupire, tournant mon visage vers lui pour lui offrir un très léger sourire, un sourire bien trop tremblant. Je me rappelais des moindres regards qu'il m'avait lancé. Il m'avait souvent reproché malgré son âge de ne pas assez essayer de le comprendre. J'avais souvent essayé mais je n'y étais pas parvenu.

"Mais s'il te plaît ne pleures plus."

Mes mains l'attrapèrent maladroitement pour l'attirer contre moi, mon cœur battant la chamade. C'était pas naturel les câlins comme ça merde ! J'avais pas l'habitude moi. C'était juste trop horrible comme situation.

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Nikola A. Masao
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Lun 27 Juil - 10:05
Difficultés de la vie.
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Hein.. ?! Le contact dans mon dos me fit sursauter, je n'avais pas vu le chirurgien se lever . Il se tenait derrière moi, une main posé doucement contre le tissus de mon pull. Ce contact aussi anodin soit-il me ramena d'un seul coup a la réalité. Réalité que j'aurais aimé ne pas remarquer. Des dizaines de regards étaient posés sur nous. Après allez savoir s'ils se moquaient de moi ou du jeune médecin a mes côtés. Certainement les deux d'ailleurs. Je suppose que nous étions ridicule, l'un en larmes pour une raison stupide et l'autre posant sa main dans mon dos comme s'il était manchot et moi en sucre. Je devais avouer que nous n'avions pas forcément l'air malin. La voix presque tremblante du docteur me fit tourner la tête vers lui, juste le temps de voir qu'il me soulevait.

Sursautant je continuais de fixer son visage bien perché dans ses bras. Je pouvais sentir son torse contre mon flanc, il était au final plus musclé qu'il en avait l'air ou était-ce moi qui fabulé ? Je ne m'en rendis pas compte tout de suite mais j'étais agripper a ses vêtements comme un enfant, presque recroquevillé contre lui. Je ne percutais d'ailleurs que lorsqu'il voulu me déposer sur le lit. Une fois fais, il quitta la pièce et revint quelques secondes plus tard avec mon chariot.  Enfin, il s'installa à mes côtés, je me remis alors a le fixer sans prononcer un mot, seul mon cerveau carburé comme jamais pour je ne sais quelles raisons, sûrement les paroles troublantes a propos de son fils...

- Je ne suis pas sur que vous puissiez un jour réellement comprendre... Personne ne le peux vraiment.

Un sourire ? Je ne pu m'empêcher des cligner plusieurs fois des yeux comme si je venais de voir un éléphant rose a trois pattes devant moi. Surpris, je penchais la tête sur mon épaule tout en reniflant discrètement, essuyant a nouveau mes yeux en tentant de me calmer.

- Désolé. Je ne suis pas un pleurnichard vous savez.

Bah voyons ! Voila que maintenant je me défendais aussi bien qu'un enfant de maternelle. Nikola Amaury vous êtes un abrutit. Sifflota mon esprit comme s'il se dodelinait hilare. Je ne retint pas un soupire d'auto-exaspération  et me redressais doucement pour me tenir le plus droit possible. La seconde suivante j'étais plaqué contre son torse a nouveau. Dans un premier temps j'eu un mouvement de recule, c'était totalement impromptu, je ne l'avais pas vu venir.  Finalement, après quelques secondes de réflexion je me laissais aller contre lui.  J'enfouis mon visage contre ses vêtements. Je fis un gros effort pour sécher les larmes brûlantes qui commençaient enfin a calmer leur flots incessants. Levant mes yeux vert et maintenant légèrement rouges vers lui, je retirais mes lunettes en lui souriant timidement. C'était certainement stupide mais son contact avait réussi a m’apaiser, il n'avait pas l'air d'un homme fort et pourtant je me sentais bien au creux de ses bras. Sans prévenir je passais mes bras autour de son torse  pour le serrer contre moi, camouflant a nouveau mon visage contre lui.

- Je ne pleure plus... Soufflais-je doucement.

Un frisson me parcourut d'un seul coup, je me crispais immédiatement tout en écarquillant les yeux. Merde ! Cette sensation... ?!
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Clarence Umea
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Lun 27 Juil - 12:06
Les étreintes étaient des choses compliquées. Toutes pouvaient avoir un sens différent, et les interprétations des gens étaient parfois différentes de ce à quoi on pensait. Moi j'avais simplement voulu nous réconforter. Lui comme moi. J'étais habité par une souffrance agressive qui avait finit par me dévorer de l'intérieur : Le cœur, l'esprit, tout y passait petit à petit et je savais que plus jamais je ne serais comme avant. Mais je pouvais encore changer, évoluer, en bien comme en mal, et ça allait dépendre des personnes que je rencontrais. Nikola pouvait-il changer quelque chose à tout ça ? A croire qu'il avait déjà commencé, bien que ça ne soit qu'un tout petit pas en avant par rapport à mon comportement habituel. Aujourd'hui j'avais prit quelqu'un dans mes bras, j'avais compris qu'il avait besoin d'aide et que je pouvais la lui apporter même si ce n'était que pour quelques minutes, que pour calmer ses larmes. Je cherchais à progresser, d'une façon encore maladroite, et je l'avais prit dans mes bras pour le serrer très fort, aussi fort du moins que je pouvais me le permettre, tentant d'empêcher mon corps de trembler alors que ce simple moment me rappelait ceux que je n'avais jamais prit le temps de passer avec Sariel, ceux qui étaient perdus à tout jamais. Seulement Nikola n'était pas mon fils, je devais me mettre ça dans le crâne une bonne fois pour toute et arrêter de repenser sans cesse à ce passé qui me hantait.

En le sentant se lover contre moi, je me sentis un peu surpris mais pas de façon désagréable, le laissant faire ses propres expériences à lui aussi, posant ma main sur ses cheveux de jais pour les caresser avec une douceur infinie. De mes lèvres jaillirent des mots qui me venaient du plus loin de mes souvenirs. L'odeur des lys au dessus du berceau, la voix de mon père qui chantait, sa voix douce comme du velours, grave, toujours posée. C'était plus une impression qu'un véritable souvenir, mais la première fois que cette chanson avait franchit mes lèvres sans que je ne sache d'où elle venait, la réaction de ma mère avait confirmé qu'elle était bien de lui. Je ne l'avais plus jamais chantée. Jusqu'à aujourd'hui. Pour moi la situation s'y prêtait, Nikola était comme ce bébé prit d'un grand chagrin venu de nul part et pleurant dans le berceau la nuit. Nikola m'était semblable, bien qu'il n'ai pas le même âge, que je ne connaisse rien de lui, et que j'ai déjà remarqué quelques différences.

"Murucututu detrás do murundu..."

Ma voix ressemblait à celle de ce père que je n'avais jamais connu et que je haïssais, songeais-je tout en chantant. C'était la même, exactement, à la différence près que la sienne était plus grave encore. La mienne était un ton au dessus, mais peut-être qu'elle changerait lorsque je vieillirais, qui pouvait le dire ? Je ne pouvais rien prévoir.

"Murucututu detrás do murundu... Já vem a sinhá velha lá da banda do andu..."

Instinctivement je le berçais, l'une de mes mains posées sur sa nuque, la pulpe de mes doigts traçant des petits cercles dessus alors que je fixais le vide d'un air absent. Je ne finissais pas la chanson, sursautant avant de planter mes prunelles pers sur les siennes, me penchant pour déposer un baiser sur ses lèvres, chaste, comme les mères le faisaient parfois avec leur enfant pour montrer qu'ils devaient se calmer. Car quoique Nikola dise, je ne l'avais pas sentis calme. Il était crispé, nerveux contre moi. Chaque fibre de son corps semblait être complètement tendue. Alors je glissais ma main sur les cheveux contre son dos pour le caresser, posant mon front contre le sien dans un geste délicat, lui offrant un regard curieux et un léger sourire sans cesser de me demander quelles pensées pouvaient bien l'habiter en ce moment pour qu'il me fasse sentir la pression dont il était totalement victime.

"Tu es en sécurité ici..." Soufflais-je contre ses lèvres.

En sécurité avec moi.

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Nikola A. Masao
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Mer 9 Sep - 19:06
Difficultés de la vie
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J'étais bien, malgré cette sensation que je ne connaissais que trop bien. Ses bras se resserraient autour de moi, ses doigts fins venaient jouer avec mes cheveux puis avec la peau de ma nuque. Pendant quelques secondes je me plus a imaginer mon père me prendre dans ses bras de cette façon. Quelle aurait été ma vie s'il en avait fait partie ?  Aurais-je eu mon accident si j'avais eu une figure paternel pour me rappeler à l'ordre et me filer une décalotté quand je la mérité ? Certainement. Mais Clarence me rappelait le comportement qu'aurait pu avoir mon père, mais mon corps lui ne le considéré absolument pas comme tel. « Vous deviez être un bon père. » Soufflais-je doucement alors qu'il se mettait a chanter.

Surpris je relevais un peu la tête pour le fixer,  sa voix.. Elle était apaisante. Je posais alors mon front sur son épaule pour l'écouter, m'imprégner de cette intonation grave et a la fois douce. Ses mains vinrent alors jouer dans ma nuque, ces doigts si agiles, si adroit d'habitude me donnais l'impression qu'ils allaient se briser a tout moment ou alors que ma nuque était un fin tissus de soie qu'il ne fallait sur pas abimer. Quoi qu'il en soit c'était un moment, un instant même, agréable. La sensation avait abandonné un tant soit peu mon corps, me permettant de profiter sans avoir a me poser de question. Malheureusement ce ne fut que de courte durée. Apparemment je m'étais crispé a nouveau, je l'avais fais sursauté. Relevant la tête, je ne pu que rester bouche bée lorsqu'il déposa un chaste baiser sur mes lèvres. Certes ce geste n'avait rien d'ambigu pour lui -du moins c'est la sensation qu'il me laissait entrevoir..-  mais mon corps lui, explosa presque sur l'instant, me faisant monter le feu aux joues la seconde qui suivit.  

Je ne pipais mot, trop occupé a calmer mon cerveau qui commençait a s'embrumer. Je laissais alors ses mains fines glisser sur moi, son front se poser contre le mien. Doucement je levais les yeux vers les siens pour les fixer, les décrypter. J'adorais ses yeux, j'avais l'impression de pouvoir y lire comme dans un livre ouvert. Dès que l'ont les regardaient, l'ont été surprit, ils changeaient de couleur, en passant par le bleuté, le vert pour finalement pointé vers un léger violet bleu..  

Un souffle chaud, un regard, une bouffée de chaleur... Je rougis encore. Non calme toi Nikola.. Un sourire doux. Comment puis-je lui résister ? Un mot réconfortant maintenant. A lui seul Clarence venait de réunir tout ce qui me plaisait chez une personne. De plus ses lèvres étaient tellement proche des miennes que je n'étais pas sur de savoir comment je devais réagir.

- Et puis merde... Me contentai-je de souffler en retour a ses quelques mots.
Mon geste fut beaucoup plus vif et brut que je ne l'aurais voulu, sans doutes un trop-plein d’excitation qui explosait alors que j'écrasais mes lèvres contre les siennes, elles étaient chaudes et réconfortantes.. Au bout de quelques secondes de me reculé doucement, observant son visage.

- Désolé.

Oui, je ne lui avais pas demandé son avis. Peut être était-il hétéro, peut être que je lui plaisait simplement pas. Stupide, je déglutis en attendant la sentence.  
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Ven 18 Sep - 17:17
Une fois dans ma vie, j'aurais réconforté quelqu'un qui n'est pas mon patient, songeais-je alors que mon front s'était déposé contre le sien, que mes prunelles fouillaient dans les siennes, et que mes lèvres se tordaient en un léger sourire doux sur lequel je n'avais aucun contrôle. D'un côté, je devais bien avouer que je me sentais con de l'avoir dans mes bras comme s'il était un môme, alors que le mien je ne l'avais jamais serré contre moi, mais de l'autre je ne pensais plus à rien, je vivais un peu. Pour la première fois, vraiment, je me sentais bien et libre. Le sourire s'élargit. Jusqu'à ce qu'il fasse ce qu'il ne fallait pas, le geste de trop. Pourquoi ses lèvres se posèrent avec tant de brutalité sur les miennes ? Sous la surprise, je les entrouvris, voulant laisser passer une exclamation que je ne retins qu'au dernier moment, et qui de toute façon se serait perdue contre lui. Mais mon corps, lui, ne me trompais pas. Ma nuque fut agitée d'un frisson, et je me dégageais au moment même où je le sentis remuer, refusant de lui laisser le dernier mot, de lui offrir une victoire si facile. Mes yeux brillaient de colère. De colère si sourde, si intense, que même un aveugle aurait pu la sentir se déverser sur lui en un flot continu. Mes mains se saisirent brusquement de sa gorge, car patient ou pas, il avait déclenché en moi une fureur telle que je me sentis moi même submergé par sa force extraordinaire.

Mes doigts se serrèrent sur le cou à la peau tendre, mes prunelles transperçant brutalement les siennes. Je serrais les dents. Me contrôler. Je devais absolument me contrôler, je n'avais pas le droit d'être un assassin, ni de le blesser pour un baiser. Il était jeune après tout. Il était jeune et les fautes étaient fréquentes. Mais pourquoi moi ? Et pourquoi je n'avais pas haït cela ? Pourquoi j'avais même envie de réessayer, de glisser ma langue contre ses lèvres et de serrer son corps si fort contre le mien que je pourrais sentir sa chaleur à travers ses vêtements ? Pourquoi je contenais tant de perversité ? Mon corps trembla, et mon cerveau refusa d'assimiler le fait que ce petit gars, depuis quelques minutes, il était en train de crever entre mes doigts. Je le fixais et j'observais son visage rouge, la trace blanche sous la pression de mes doigts, qui deviendrait rouge le lendemain, ou simplement dans quelques heures. Alors je relâchais soudainement la pression mais pas pour longtemps, lui permettant de reprendre son souffle quelques secondes avant que mes doigts n'enlacent fermement ses cheveux bruns et que je le renverse violemment sur le matelas, plaquant mes lèvres contre les siennes pour y goûter, fermant à demi les yeux afin de masquer cette lueur toujours présente qui avait guidé mon geste meurtrier un peu plus tôt. Je me surpris à me détendre, la main se desserra doucement et un petit gémissement, à peine audible, de bien être passa ma bouche pour s'évanouir dans la sienne, ma langue venant s'ajouter à la danse, le taquinant un peu. C'était pas croyable ce qu'un petit homme comme lui pouvait me retourner le cerveau. C'était un enfant, et pourtant si je ne me contrôlais pas, j'allais le baiser -car il n'y avait pas d'autre mots- comme une pute qui ouvre ses cuisses pour n'importe qui. Comme une fille sur qui je passerais ma frustration. Et je le blesserais, oui. Je lui ferais du mal, je le ferais pleurer. Je n'en voulais pas, de ces larmes qui pouvaient passer ses yeux, celles pour qui nous étions là. Je ne voulais plus les voir.

Au bout d'un moment je me reculais. Mes paupières étaient abaissées à présent, je tentais de reprendre un minimum de contenance, mon cœur tambourinant dans ma poitrine à un rythme effroyablement soutenu. Qu'avais-je fais ? J'avais faillit le tuer, puis le violer ? Étais-je devenu fou ? Mais même si je ressentais clairement le remord, je ne comptais pas m'excuser. Il avait joué, il avait cherché, et réveille le monstre de tristesse et de frustration qui sommeillait au fond de moi.

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Mer 23 Sep - 12:30
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- Uhhg.. ! Un petit râle craintif s'échappa de mes entrailles. Je ne comprenais pas. Il avait été si gentil et si docile jusqu'à présent et voilà que ses mains expertes venaient de se refermer autour de ma gorge. Je n'avais pas eut le temps de réagir mais j'avais vu son regard changer, devenir sombre, j'avais vu et sentit la colère monter en lui. Une colère si forte que j'en devins livide à la seconde même ou j'avais vu son regard s'assombrir. Le tressaillement de sa nuque m'avait laissé penser qu'il avait apprécié, ses lèvres fines et douces qui s'étaient entrouvertes aussi. Mais cette fois si j'avais fais totalement erreur, à un point que je n'avais pas imaginer jusqu'à ce que je sente l'air manquer a mes poumons.

Mes mains fines virent agripper ses poignets, malheureusement elles n'avaient pas la force d'une personne normal et j'avais peur. Je crois, en y réfléchissant, que jamais quelqu'un n'avais réagis aussi mal a un baiser. Certains se mettaient en colère, d'autre au contraire appréciés, mais aucun d'eux n'avait été aussi violent.

Je levais mes iris vertes vers les siennes, j'avais l'impression d'être face à deux trous noirs impénétrable. J'avais beau essayer de réfléchir, essayer de sortir des excuses, des mots pour le calmer, seul des gargouillis et des plaintes a peine audible m'échappaient. Mon cœur battait à tout rompre dans mes tempes si bien que je commençais à en avoir mal à la tête. Ou étais-ce le manque d'air ? Dans tout les cas mes poumons me brûlé, ma tête cognait de plus en plus fort. Je pus deviner sans grande surprise que mon visage était certainement rouge cramoisie, virant peut être à un léger violacé. Mes prunelles devaient se refléter mieux que jamais alors que leurs blanc tourné lui aussi au rouge.

- Lâche.. lâche.. ! Tentais-je vainement de sortir pour l'inciter a me lâcher. Pendant quelques instant je crus que j'allais mourir comme ça, dans un hôpital, comme un oublié dans une chambre. Contre toute attente, il me relâcha. Machinalement mes poumons prirent une inspiration bruyante et sifflante. Que c'était bon de respirer, de vivre. Je me mis a tousser tout en essayant de calmer mon cœur qui lui n'avait apparemment pas décidé de se calmer.  Au moment ou j'allais relever la tête, l'esprit clair, et tenter de m'enfuir, ses mains parfaites de chirurgien agrippèrent avec force mes cheveux légèrement bouclés m'arrachant un gémissement de surprise et de douleur. Tout mon corps fut entraîné sur le matelas et m'y écrasais lourdement. « Qu'est ce qu'il lui arrive ! » Hurla mon esprit alors que ma conscience grognait un « C'était juste un baiser volé ! ».

Le docteur ne me laissa pas le temps de poursuivre mon débat intérieur. Ses lèvre brulantes venaient de s'écraser sur les miennes. C'était à rien y comprendre. Il y a une seconde il voulait ma peau et le voilà maintenant qui m'embrassait comme si sa vie en dépendait. « VIOL » mon esprit fit éclater ce mot dans ma tête comme un feu d'artifice du 15 août. Je ne voulais pas, je refusais totalement d'être traité comme un objet sexuel, comme un vide couille, c'était tout simplement hors de question. Non je ne pouvais pas le laisser faire, mais je ne pouvais pas non plus le repousser a mon aise. Mes jambes ne pouvaient le frapper, mes bras n'avaient pas la force de le pousser violement, pas aujourd'hui, pas en état de choque. A vrai dire je n'aurais pu rien faire, j'étais tremblant, tétanisé. Je fixais son regard toujours aussi mauvais au dessus de moi, je sentais sa langue jouer avec la mienne a contre cœur. Je voulais le mordre, lui arracher la langue avec mes dents et la lui faire manger. La colère, la tristesse, la peur, le désespoir, je ne savais plus vers quelle émotion je devais pencher. Mes yeux me piquaient. «  Lâche moi... Va t'en.. Lâche moi.. Va t'en.. Je te hais.. » répétais-je en boucle dans ma tête jusqu'à ce qu'il se recule enfin.

Au moment même ou je sentis son corps s'éloigner du miens je tentais de me trainer le plus loin possible de lui. Je ne savais plus quoi penser, quoi faire. Si j'avais été valide je lui aurais certainement -de moins j'aurais essayé- éclaté la tronche dans les règles de l'art. Cet homme que j'avais cru faible, docile et bon ne l'était pas, pas à mes yeux. Il n'était qu’hypocrisie. Il était comme un crocodile qui attend sagement sa proie sans bouger et moi j'étais la stupide antilope qui s'était approché de trop près. Oui c'était exactement l'impression que j'avais a présent.

Si j'avais su que mon simple geste aurait déclenché une violence telle, je ne l'aurais pas fais. Non mieux, je ne serais même pas venu manger a ça table. Je n'aurais pas essayé de lui parler. Je ne voulais plus le voir. Je ne voulais plus lui parler, juste fuir, m'en aller loin de lui et de cette pièce maudite.  Je tendis doucement une main maladroite vers mon fauteuil tout en essayant de ne pas faire de bruit, ses yeux étaient fermés et j'avais l'espoir que son esprit était ailleurs et que donc il ne m'entendrait pas. Au moins jusqu'à ce que j'atteigne la porte.

Une fois mon fauteuil assez proche pour que je puisse faire le transfert, j'observais le médecin. Malgré ses paupières fermées je pouvais encore imaginer son regard noir et assassin. Je n'avais plus l'image de ses beaux yeux pers, juste ses deux iris noir ou l'ont pouvait voir brûler une colère sans faille. « Cet homme doit être malheureux tu sais. » Souffla ma conscience alors que je continuais de le fixer sans un mot. «  Certainement qu'il est malheureux.. Mais il est aussi dangereux. » La colère de Clarence reflétait sa douleur, un peu moins certes mais si l'ont cherchait bien on pouvait en distinguer quelques traits.

Une petite goutte d'eau salé arriva au coin de ma lèvre, doucement je la léchais. « Une larme ? Encore ? Décidément tu ne t’arrêtes jamais. » me dis-je à moi même. Mais pour le coup, comment aurais-je pu réagir ? Ce n'est pas tout les jours que je subit ce genre de chose. Encore moins pour ce genre de gestes. - Pourquoi vous avez fait ça ? Sans plus attendre je passais un bout de ma manche sur mes yeux rougis non par ma suffocation quelques minutes avant mais par les larmes qui venaient de se manifester, je reniflais doucement sans même m'en rendre compte et commençais mon transfert. Je voulais partir, partir loin de cet homme. Je ne voulais plus le voir. Je ne voulais même pas de réponse a ma question finalement.  
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Clarence Umea
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Lun 5 Oct - 12:12
Nikola était devenu un animal blessé, trahi, qui cherchait à s'échapper. Il n'y avait rien de mieux qui pouvait qualifier la conduite qu'il avait dans l'immédiat, aucun autre mot, seulement celui ci. Animal. Comme tel, je le voyais recroquevillé, cherchant à se traîner vers le fauteuil un peu trop loin, et à me fuir, moi qui ne bougeais plus, assis, qui me demandais ce que je venais de faire, pourquoi je l'avais fait. Je ne voulais pas qu'il s'échappe. Je ne voulais pas qu'il ai peur de moi. Mais je ne parvenais plus à bouger, je sentais mon cœur battre la chamade et la peur transir chacun de mes muscles. Pourquoi est-ce que j'avais fait ça ? Comment j'avais osé ? Je me recroquevillais également, prenant mes cheveux dans mes mains alors que j'essayais en vain de calmer ces tremblements qui agitaient mon corps. Mon monde s'effritait peu à peu, mes convictions avec. J'avais toujours cru que je n'aimais que les femmes, que jamais je ne pourrais me faire embrasser par quelqu'un, ou embrasser quelqu'un, que je pourrais simplement plaire. Les seules fois où on s'intéressait à moi, c'était le plus souvent pour se moquer. Alors pourquoi j'avais autant dérapé ? Ce simple baiser avait fait trembler mon espace intérieur, et ce dont j'étais certain à mon propos aussi. Peut-être que je n'étais pas hétéro. Mais je n'avais jamais non plus été tenté de le faire avec un homme. Pourtant, avec lui, le baiser ne m'avait pas dérangé plus que cela. Sur le coup, bien sûr que ça avait été un choc, mais en y repensant, je me sentais bien. C'était effarant de voir à quel point le corps pouvait être en contradiction avec l'esprit.

Mais voilà, il s'échappait. J'avais rouvert les yeux dès que le poids de son regard m'avait quitté et le regardais s'éloigner de moi sans arriver à rien faire. Je savais que mes prunelles étaient redevenues claires, limpides, et non noires comme elles avaient dû l'être. Elles ne faisaient plus peur, et j'aurais aimé qu'il les accroche. Sur le coup je n'avais même pas répondu à sa question. Lui, il était en train de se transférer. Dans quelques secondes il serait loin de moi. Tout pouvait aller vite. Il fallait que je réagisse maintenant, que je bouge, que je le retienne ! Que je le rassure également, mais ça ça ne dépendait pas forcément de moi. Que faire ? Lui avouer ? Lui dire que j'étais terrorisé par ce qu'il faisait monter en moi ? Lui donner mon passé, le lui confier totalement ? Était-il simplement prêt à recevoir ça ? Le pouvait-il vraiment ? Jamais je n'aurais pensé avoir à faire ça juste pour retenir un patient, parce qu'il n'était rien de plus normalement, un patient que je n'avais même pas en charge, le patient d'un collègue chanceux qui laissait son cas traîner en lui disant de revenir quand la douleur se referait sentir. Le monde était bien trop injuste. Il avait fallu que je me sente mal à cause de ce jeune homme qui pleurait, pour que tout dérape. Ses larmes étaient des coups dans mon estomac à chaque fois, et le sillon laissé par la dernière était encore légèrement visible, si peu, mais encore bel et bien là.

"Pourquoi..? Je n'ai pas de raison valable... Je croyais que j'étais hétéro et tu fais basculer cette conviction. Je pensais qu'il n'y aurait plus jamais tout ça, les baisers, la chaleur d'un corps dans mes bras, que c'était fini. Et pourtant tu l'as fait. Tu chamboules tout Nikola et je ne comprends pas pourquoi. Je ne comprends pas ce que tu veux."

Ma voix était tremblotante et je me rendis compte que la douleur était passée de ma poitrine à mon estomac. J'avais envie de vomir, une nausée puissante qui montait, et pas de toilettes à portée de main. Je me mordis les lèvres, le torse soulevé de hauts le cœur alors que je me penchais vers l'avant pour m'enrouler autour de mes jambes, encore secoué par ce geste que j'avais eu. J'avais failli le tuer, j'étais un monstre, je ne méritais pas d'être à ses côtés en ce moment même. Pourtant, je n'avais pas voulu ce geste. Alors en tremblant je tendis une main vers la sienne pour la déposer dessus délicatement, le regardant bien rapidement avant de me planquer à nouveau contre mes jambes.

"Restes avec moi... Ne m'abandonne pas... Je suis désolé, Niko. Je m'en veux vraiment d'avoir fait ça. Je ne me contrôlais pas..."

Ma main revint contre moi et je me redressais, allant m'accroupir devant lui, déposant mes mains contre ses genoux en le regardant, les larmes envahissant soudainement mes joues, et je me retrouvais comme libéré du poids immense qui subsistait sur mes épaules. Je voulais qu'il reste et me tienne compagnie. Qu'il m'embrasse encore une fois, qu'il me montre que j'allais pouvoir l'étreindre encore un peu.

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Nikola A. Masao
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Jeu 26 Nov - 14:57
Difficultés de la vie.
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A l'instant précis ou sa voix s'était élevée dans l'air j'avais sursauté, sa voix faible, douce et fragile venait de briser le silence froid qui nous entourés. Je n'osais pas le regarder, je ne voulais pas poser mon regard sur lui et pourtant quand ses paroles prirent enfin un sens dans mon esprit je ne pu m'empêcher de lui jeter un regard effaré. « HETERO ?! » beugla mon esprit alors que mes yeux s'écarquillaient comme deux soucoupes. Sans même m'en rendre compte je me renfrognais alors qu'un débat intérieur prenait forme en moi. «  Tu fais tout basculer ?  Qu'est ce qu'il veut dire par là ? Puis de toute façon pourquoi tu t'attardes à écouter un bipolaire complètement dégénéré qui en plus tiens un scalpel entre ses doigts d'assassin plus de 12h par jour?! » et à ma conscience de répondre doucement a cette question « Parce que tu comprends en partie sa douleur, tu comprends sa peur, parce que tu es un homme blessé toi aussi.. ». Je hochais la tête pour moi même comme si je répondais à ma conscience. Tentant de détendre mes traits encore dur, tétanisés et complètement perdu je l'observais en silence sans savoir quoi lui répondre. «  Qu'est ce que je veux ? » Oui, en fait c'était vraiment ça la question. Et pour dire vrai je n'en connaissais pas la réponse. Cet homme avait sur moi un effet que je ne me connaissais pas. Je n'étais pas un bourreau des cœurs mais j'avais déjà fréquenté des hommes, des femmes et jamais je n'avais eut ce genre de ressentit. Barrett était mon meilleur ami, je l'aimais plus que tout au monde mais d'une amitié simple, Ryu n'avait était qu'un simple passade vu que lui aussi avait disparu sans laisser de traces. Et Grey, mon premier compagnon, je pourrais certainement le qualifier d'amour de ma vie. Mais à croire que je n'avais jamais été assez bien pour aucun d'entre eux vu qu'ils avaient finit par disparaître dans la nature. Je soupirais doucement tout en fermant les yeux. Imaginant quelques instant le visage de Grey alors qu'un sourire se dessinait.  Le visage de Clarence prit alors la place du regard dorée de mon ex-petit ami. Un visage doux et chaleureux qui me souriait. Oui, c'était la première impression que j'avais eut de se chirurgien si violent. J'ouvris doucement les yeux sans lui répondre pour autant, retournant encore et encore sa question dans ma tête tout en observant le plafond blanc immaculé.

Cet instant m'avait parut durer une éternité, certainement à cause de ce pincement que j'avais eu à la vision du visage de Grey. Soudain le brun eut des hauts le cœur me faisant reculer par instinct. Mais avant que je n'eus le temps de finir d'amorcer mon mouvement la main de Clarence vint rencontrer la mienne solidement accrochée à l'accoudoir. Son mouvement était délicat, j'eus l'impression qu'il touchait un objet fragile qu'il aurait pu casser au moindre contact un peu brusque. Mon regard vint alors se poser sur cette main qui se retira bien vite, laissant derrière elle une petite sensation de brûlure loin d'être douloureuse. Sans que je ne le vois venir il prononça ces quelques mots et s'accroupit en face de moi, je pus voir ses mains ses poser sur mes genoux alors que je réprimais un hoquet de dégoût. « Pas mes jambes putain... » Prenant une grande inspiration je tentais d'en faire abstraction. L'une de mes mains posées sur ma cuisse attira mon attention, quelques choses de chaud venait de dégringoler dessus alors que je tentais de fuir le regard de Clarence ne sachant pas comment réagir. Irrésistiblement mon regard se posa sur cette dernière. Le liquide translucide glissa doucement avant de s'écraser sur mon jeans alors que je levais la main vers moi pour observer cette petite chose cristalline. «  DIT LUI PUTAIN DE CRETIN D'HANDICAPE ! » , ma conscience manifesta encore une fois son mécontentement alors que je fronçais les sourcils « Il est complètement fou. » Me dis-je simplement. Reprenant son calme, cette crétine de conscience ajouta « C'est pour ça que le laisse te toucher comme ça ? » je ne pus alors retenir un grognement.

- Tu es le pire homme que j'ai pu rencontrer, et j'en ai rencontré. Tu es aussi le plus instable. Loin d'être le plus riche et le plus bête. Je me demande même si tu n'es pas complètement timbré.  Tu dois surement l'être. Mais moi aussi... Je marquais un temps d'arrêt. Je fais tout basculer ? Tu te moques de moi ? Pour la première fois de ma vie quelqu'un d'autre que Barrett à réussi a m'appaiser dans un hôpital. Tu as cette chose en toi qui m'electrise, qui m'intéresse, qui m'attire. Tu es un mystère à toi tout seul. Un mystère qu'on à envie de percer. Tu es si doux que l'on a envie de te dominer et si violent que l'on a envie que tu domines sans retenue aucune. Lâchais-je sur un ton presque absent. Je ne sais pas si je peux avoir confiance en un homme tel que toi.

Sans pouvoir ajouter un mot de plus je posais mon regard sur lui. En vérité j'étais complètement terrifié quant à sa réaction. J'avais peur qu'il se mette à nouveau en colère. Et en même temps j'avais eut l'impression de voir les deux facettes de cet homme et j'arrivais à les apprécier toutes les deux. Peut être était-ce grâce à « l'enseignement » de  Grey ? Grey... C'était le première fois qu'en fermant les yeux un visage venait remplacer le siens. Je soupirais une nouvelle fois, puis poussé doucement mes lunettes à écailles sur mon nez tout en regardant la plainte du mur. Je ne savais pas quoi faire, quoi dire.. Je me sentais.. C'est une sensation que je n'aurais pu expliquer. Pour tenter de le calmer j'essuyais l'une de ses larmes avec mon index, doucement.
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Clarence Umea
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Dim 29 Nov - 11:08
Mes bras voulurent l'enlacer. Mais ils restèrent pourtant fermement accrochés aux jambes fines cachées par le pantalon. Les larmes quant à elles continuaient de couler sur mes joues, mais tellement légères que je ne les remarquaient que lorsque son index vint délicatement en gommer une. Je ne cessais de me repasser en boucle ses paroles dans ma tête, fermant les yeux, ma main s'emparant de la sienne si chaude, avec délicatesse afin de la presser contre ma peau. Mon cœur, il battait si vite, si fort dans ma poitrine. Je frissonnais. Me relevant soudainement, avant de passer ses bras autour de mon cou, de poser mes mains sous ses jambes et le soulever d'un coup, nous laissant ensuite tomber sur le matelas duquel je venais de décoller. Mes prunelles se lovèrent dans les miennes, mon torse se soulevant et s'abaissant contre le sien, doucement. Pour une fois je pensais à une autre personne qu'à elle, pour une fois j'occultais totalement mon fils. Pourquoi ses mots m'avaient-ils tant bouleversés ? C'était la première fois qu'on parlait de moi comme ça, qu'on faisait autre chose que de m'insulter sans raison. Instable ? Pour sûr que je l'étais en cet instant, mais d'habitude j'étais pourtant tout à fait normal, un médecin dévoué à ses patients, qui pouvait passer des heures sur un corps avec le plus grand plaisir et rester parfaitement calme. Jusqu'à aujourd'hui, où cette tumeur m'avait complètement terrassée, réveillant peut-être des souvenirs douloureux en moi, les souvenirs d'un tout jeune interne qui ne pouvait que regarder son fils mourir sans avoir le droit d'essayer d'agir.

Mais là j'oubliais tout ça, les souvenirs n'étaient plus dans ma tête, et il n'y avait que lui. Sa peau pâle sur laquelle mes doigts passaient et repassaient avec une douceur sans pareille, que mes lèvres vinrent effleurer dans un geste délicat et presque timide. C'était un homme mais il m'offrait actuellement la protection dont j'avais besoin. Je mordillais un peu sa mâchoire, retraçant son contour sans le lâcher des yeux avec mes lèvres, descendant ensuite dans son cou pour le mordiller, avant de remonter pour m'emparer brusquement de ses lèvres, ma main accrochée à son haut, sur sa poitrine. Qu'est ce que j'étais en train de faire ? Je ne parvins pas à m'arracher à sa bouche, bien au contraire. Plus les secondes passaient, plus mes regards, mes gestes et mes mouvements se montraient lubriques. Mes doigts se glissaient sous son haut, j'avais fermé les yeux, savourant sa chaleur et la douceur de sa chair sous mes doigts, lâchant de temps à autre un grondement. Puis je pris conscience de mes gestes et me détachait brutalement de lui, le souffle court, les prunelles emplies d'incompréhension. J'avais eu un comportement déplacé vis à vis de lui, surtout après l'avoir presque tué. Ma main se passa dans mes cheveux, je m'étais rassis, la deuxième main serrée sur son haut. Je soupirais.

"Pardon. Je suis très certainement timbré comme tu l'as dit. Mais tu es le premier qui me rend ainsi. Putain... C'est toi qui me rend timbré à l'instant !"

Serrant les dents, me recroquevillant, je lui jetais un regard en coin, inquiet. J'avais envie de revenir sur lui, mais en avais-je le droit ? Nikola. Il me rendait dingue de lui, incapable de penser à autre chose. Pourquoi ? La fatigue me faisait-elle dérailler totalement ? Voilà que je virais de bord et que je me retrouvais attiré par un homme à la bouille de bébé dans une salle de garde.

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Nikola A. Masao
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Dim 29 Nov - 13:16
Difficultés de la vie
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Cette brûlure... Quand ma main fut doucement pressée contre sa peau j'eus à nouveau cette douce sensation d'irradiation. Ne pouvant m'en empêcher je sentis mon visage s'empourprer  alors que je détournais mes iris vertes, gêné. Pourquoi sa peau me faisait cet effet là ? C'était une question dont j'ignorais encore la réponse. Sans prévenir mon cœur loupa un battement alors que Clarence venait de se lever brusquement. Mes prunelles s’écarquillèrent de surprise lorsque je me retrouvais dans ses bras, bien vite je vins enfouir mon visage dans son cou. Cet instant ne dura que quelques secondes, quelques secondes ou ton mon corps se mit a irradier. J'étais bien, en cet instant dans ses bras qui oscillaient entre la force et la fragilité, j'en oubliais presque les événements traumatisant qui étaient parvenu plusieurs minutes auparavant. Le contact de ses mains sur mes cuisses ne gêna quasiment pas. Un moment de répit dans cette vie a cent à l'heure.

Bien vite je me retrouvais allongé sur le lit. Dieu que je devais avoir l'air ridicule, le visage rougit au possible et le regard fuyant. Quelle est belle votre dignité Monsieur Masao.. Comme attiré irrésistiblement je sentis son regard sur moi, et sans attendre je le tournais vers lui à mon tour. J'eus presque le souffle coupé de pouvoir observer de près ces iris si différentes, tout aussi différentes que leur propriétaire. Du violet, du bleu.. Je pense même y avoir décelé une pointe de vert clair. Limpide, cristallin, j'avais du mal à croire qu'ils aient pu être aussi noir et ternes. Il m'était impossible de décrocher mon regard du siens, je sentais son torse effleurer le mien à chaque fois que j'inspirais. Ma gorge était sèche, mon cerveau tournait au ralentis alors que je ne cessais de me perdre en lui.  

Bien vite ses doigts vinrent doucement rencontrer ma peau, comme je m'y attendais chacun d'eux laissaient des sillons brûlants aux endroits qu'ils touchaient. Je ne pouvais m'empêcher de m'embraser à son contact, c'était irrésistible, à en devenir accroc et pourtant il ne faisait rien de spécial. Sa bouche.. Sa bouche venait de se déposer avec une douceur inégalable sur ma peau, sans attendre mon avis mon corps se mis a frissonner alors que je sentais sa chaleur augmenter sans ne jamais s'arrêter. Etait-il possible de ressentir autant de désir pour une seule et même personne, une personne que nous ne connaissons absolument pas ?  Oui. Oui c'était possible. Je le vivais à l'instant. Ses dents vinrent doucement mordiller ma mâchoire, sans vraiment m'en rendre compte je basculais légèrement la tête en arrière . J'étais cloué sur place par tant de sentiments différents, j'avais envie de le toucher, de le serrer, de le mordre. Mais mon corps refusa de m’obéir, restant inerte alors que son regard ne se détachait pas de moi. Ma respiration s'accéléra un peu plus à chaque seconde. Ses lèvres dans mon cou me firent l'effet d'une bombe et je ne pu retenir le délicieux soupire qui franchit la barrière de mes lèvres pour venir se perdre dans la pièce ou nous étions. Tout commençait à s'embrumer dans mon esprit sans que je ne puisse rien faire. Il me rendait fou, me faisait perdre la raison et pourtant je ne le connaissais pas. Pourquoi ? Nous partagions tout deux une douleur dont nous ne pouvions nous défaire, mais cela faisait-il une excuse pour un rapprochement si soudain ?

Sans que je ne contrôle plus rien mes mains vinrent agripper sa blouse blanche a m'en faire blanchir les phalanges alors que ses lèvres s'écrasaient sur les miennes, encore, j'en veux encore plus... Mes mains vinrent se glisser dans ses cheveux pendant que mon regard s'abaissait doucement jusqu'à être clos. Sa poigne sur ma chemise ne faisait que renforcer cette envie que j'éprouvais à son égard. A croire que tous ses gestes étaient calculés pour me plaire, pour m'obliger a devenir accrocs a cette nouvelle drogue que je venais de découvrir. Oui je venais de comprendre que Clarence était une drogue dure, ma drogue. Ses gestes se firent plus offensif, moins timide, quand ses doigt gagnèrent le dessous de ma chemise je ne pus empêcher mon ventre de tressaillir, ses grognement étaient comme une douce mélodie à mes oreilles alors que mes soupires venaient eux aussi se mêler a cet instant parfait.

D'un seul coup cette chaleur qui était jusqu'à maintenant sur moi  s'écarta,  les cheveux avec lesquels mes doigts jouaient venait de leur échapper , ma bouche se retrouvait elle aussi a l'abandon. Sur l'instant j'ouvris immédiatement les yeux, surpris. Qu'avais-je fais de mal ? Aurais-je eut un geste déplacé ? Je ne compris pas jusqu'à ce que je pose mon regard sur lui alors qu'il répondait de lui même à mon interrogation. Sans lui répondre je fermais les yeux quelques secondes avant de doucement me redresser en m'accrochant à la couverture du lit ou il m'avait déposé. Une fois que j'eus trouvé mon équilibre, je pu l'observer toujours sans dire un mot. Je baissais les yeux sur sa main toujours accrochée à mon haut puis les reposaient sur son épaule, je tendis alors la main puis me ravisé doucement. A nouveau je descendis le regard sur ma main pour observer mes doigt fins , puis un léger sourire au visage je vins caresser celui du chirurgien tout en l'observant avec tendresse. Je ne savais pas comment j'avais pu changer d'état d'esprit en si peu de temps mais c'était le cas. Doucement, avec un peu d'hésitation je me penchais vers lui, m'arrêtant à quelques millimètre de ses lèvres, mon souffle s'écrasant sur son visage au teint de poupée de porcelaine. Il était beau. Pouvais-je l'embrasser ? Tout ce que je venais de vivre me signifiait que oui. Et combien même je n'en aurais pas eut le droit l'envie était bien trop forte pour ma faible volonté. J'écrasais alors mes lèvres contre les siennes, entourant sa tête de mes bras alors que mes mains venaient retrouver leur place dans ses cheveux, le pressant contre moi du mieux que je pouvais, les yeux clos. Je le voulais, maintenant tout de suite, juste pour moi. Doucement je me laissais retomber en arrière tout en l'attirant avec moi, espérant qu'il me suive. Je ne serais sûrement qu'un substitue, mais peu m'importais, je pouvais au moins partager ce moment avec lui.

- Clarence... Soufflais-je doucement pour le première fois en m'écrasant sur le matelas.
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Clarence Umea
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Dim 29 Nov - 15:07
La morsure soudaine de sa main sur son épaule me fit sursauter, pourtant je l'avais vu venir, j'avais observé son geste et n'aurait pas dû avoir peur. Mais j'étais empli d'un désir non épanché pendant des années. Je n'avais touché personne depuis trop longtemps, et ce petit bout était trop irrésistible pour que je puisse simplement le coller à la porte. Je ne pouvais plus résister, me laissant aller à nouveau contre ses lèvres lorsqu'il m'embrassa de nouveau, accompagnant son mouvement vers l'arrière qu'il avait amorcé, ne le lâchant pas une seule seconde, mes mains revenant courir sur son torse tandis que mon bassin se frottait lascivement au sien, presque naturellement. C'était bizarre, pas comme avec elle. Bizarre parce que ce corps frémissant sous le mien n'était pas celui d'une femme et que j'avais toujours pensé qu'un homme ne pouvait pas avoir la même sensibilité. Je me trompais totalement. Il s'agrippait à mes cheveux avec une telle force que j'en frissonnais, lâchant un soupir de bien être brûlant contre ses lèvres, rompant le baiser pour attaquer aussitôt sa gorge, hésitant entre délicatesse et brutalité, inquiet. Alors je déposais quelques baisers tout contre sa peau, entrouvrant finalement les lèvres pour l'attaquer avec mes dents, prenant un peu plus d'assurance au fur et à mesure que les secondes et mes gestes défilaient. Pourtant je ne cachais pas avoir besoin d'être un peu guidé. Car il n'avait rien d'une fille et ça ne marchait certainement pas pareil. Comment aurais-je aimé qu'on me traite ? A la fois avec douceur et violence, qu'on me possède tout entier.

A cette pensée un frisson agita mon corps, je pressais d'un coup brutalement mon corps contre le sien, enfonçant mes dents dans sa chair, la relâchant ensuite pour déposer des suçons un peu plus loin, mes doigts s'activant déjà à défaire un à un les boutons de sa chemise, tremblants légèrement d'envie, parcourant ensuite son torse le plus possible, s'arrêtant sur les tétons un instant avant d'être suivis par mes lèvres. Mon souffle s'amenuisait de plus en plus, un feu immense venant grignoter mes reins alors que ma vie semblait s'emballer d'un coup, mes dents entaillant sa chair, mes baisers sur sa poitrine se faisant plus brutaux alors que d'un coup je m'emparais de l'une de ses billes de chair pour la mordiller, la suçoter, le poussant à laisser encore une fois sa voix sortir pour moi. Rien que pour moi, car c'était ainsi que je le voulais dans l'immédiat. Mes doigts se glissèrent sous son corps pour se saisir de son bassin, le lui relevant, frémissant tandis qu'il butait contre le mien, m'arrachant moi même un léger gémissement tandis que mes joues s'empourpraient.

C'était ma première fois. Définitivement mon innocence s'envolait alors que je brûlais lentement ma première fois avec un homme. Et que je m'attachais un peu à cette bestiole qui était venu à ma table, à la base simplement pour manger. Mais il allait manger autre chose en cet instant, et je rougis encore plus en songeant que c'était moi. Mes doigts malaxèrent son fessier, tirèrent sur son pantalon pour le lui retirer, et moi je commençais à bouillir dans le mien, mon souffle raccourcissant de plus en plus, mon visage remontant alors pour que mes lèvres retrouvent les siennes, abaissant mes paupières, laissant mes cheveux enlacer les contours de son visage si mignon et doux.

"Nikola. Je suis... Je suis terriblement novice pour le coup... Ne me laisse pas tout seul ok...?"

Pas très glamour certes. Mais autant lui avouer maintenant ce gros manque dans mon éducation sexuelle au lieu de me retrouver planté comme un con devant lui, à ne pas savoir quoi faire, et à faire mal du coup. Je refusais de le faire pleurer encore ou même qu'il souffre par ma faute.

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Nikola A. Masao
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Dim 29 Nov - 17:26
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Par chance il suivit mon mouvement, se rallongeant sur moi sa chaleur repris possession de mon corps.Que c'était bon de se sentir désiré, de sentir les doigts maladroit et tremblant du brun sur moi. Ce bassin qui vint doucement s'écraser sur le mien m'offre un avant goût du plaisir que j'attends depuis si longtemps. Je ne peux alors m'empêcher de me mordre la lèvre pour étouffer un soupir un peu trop bruyant à mon goût. Doucement la chaleur de son haleine vient s'écraser contre mes lèvres et je resserrais mon étreinte sur cette chevelure de jais. Ses lèvres vinrent dévorer mon cou me faisant enfoncer mes dents un peu plus profondément dans ma lèvre alors que je tentais de garder les yeux ouverts. Mon esprit, mes sens étaient tellement embrumé que j'eus du mal à ne pas les fermer, à ne pas me laisser sombré dans la folie de l'instant. Je voulais être totalement conscient de tout ce qu'il me ferait et de chaque mots qu'il prononcerait. Je sentais tous ses mouvements hésitant devenir plus sec, plus précis c'était signe qu'il commençait a se faire confiance et il n'en faut pas plus pour être bon dans se domaine...

Le reste s’enchaîna à une vitesse tel que je pu retenir le couinement qui m'échappa. Son bassin s'écrasa brusquement contre le miens faisant augmenter la température, ses dents s'enfoncèrent avec force dans ma peau dans une douleur tellement agréable que je ne réussis pas a m'empêcher de rougir immédiatement. Mon corps tout entier tremblait, frissonnait, s'agitait sous le siens. Dieu que c'était bon d'être possédé, d'être à la merci de cet homme. Cette sensation m'avait beaucoup manqué, je retrouvais mes sensation perdu en Clarence. Bien vite -a mon grand plaisir- mon aîné se mit a défaire les boutons de ma chemise dévoilant mon torse pâle a sa vue. Mon regard a demi clos ne le lâchait pas, j'observais cet homme au dessus de moi en me demandant ce que j'allais bien pouvoir trouver en dessous de cette blouse blanche, qu'allais-je découvrir sous ces airs de premier de la classe ? Je mourrais d'envie de le savoir..

Alors que mon esprit se perdait entre mes réflexions et le plaisir que m'infligeait Clarence je sentis ma carcasse tout entière s'enflammer de plaisir. Il était bon avec sa bouche.. Très bon. Penchant la tête sur le côté je me mis à l'observer alors que ma respiration devenait au fur et a mesure sifflante. A nouveau je vins m'agripper a son blouse de médecin. Je n'avais qu'une envie la lui retirer, de la lui arracher sans vergogne mais mes bras étaient en guimauve tant j'étais sous son emprise. Son bassin buté violemment contre le mien, ses mains délicieuses se jouer de mes fesses tandis que son visage devenait de plus en plus rouge. Il est adorable.

- Hurgh !! lâchais-je dans un cri étouffé et horrifié lorsque mes jambes furent entièrement nues. Blanchâtre, strié de cicatrices violacés pour les plus jeunes blanchâtre pour les plus anciennes. D'autres endroits avaient été brûlés le jour de l'accident. Elles ressemblaient a deux bâtonnets tuméfiés de part et d'autre. Mes yeux étaient écarquillés a la limite de la crise de nerfs alors que je restais totalement stupide sans savoir quoi faire. Je ne voulais pas le perturber, le mettre mal à l'aise et pourtant je ne me sentais pas capable d'afficher mes jambes au grand jour comme ça. Ça m'étais tout simplement impossible. Sans dire un mot je me saisis du dessus de lit et les recouvrit à la va vite. « Ca ira pour le moment. » pensais-je. Les lèvres de Clarence me ramenèrent vite a l'instant présent. Ses cheveux me chatouillaient doucement le visage. Cette fois j'en avais marre d'attendre, je me redressais très légèrement et lui retirait sa blouse de travail avant de l'envoyer valser à l'autre bout de la chambre. Discrètement je me mis à observer son corps se dessinant maintenant sous sa chemise. Je pouvais voir son jeans déformé par le désir se qui m'extirpa une esquisse de sourire avant que ses paroles n'attirent mon attention.

- Je ne te laisserais pas tomber rassure toi.. Ais confiance en toi. N'ais honte de rien.. Peu importe ce que tu fais je ne me moquerais pas de toi.

J'avais prononcé ça avec une voix si basse et éraillé que je ne me reconnus pas. Mais non je ne le laisserais pas se dépêtrer seul dans un sujet tel que le sexe. Je savais à quel point cela pouvait être gênant de ne pas savoir ou toucher, quand venir et tout les autres détails. C'était une chose complexe. Mais j'étais surtout heureux qu'il assume de ne pas être expérimenté, en un sens il pensait aussi a ce que je pouvais ressentir. S'il s'y prenait mal je pouvais en souffrir mais lui aussi. Et puis si un hétéro s'y connaissais parfaitement en sexe homosexuel j'aurais eut quelques interrogations.

On va commencer par ça... Dis-je tout en tendant les mains vers le bouton de son pantalon que je fis sauter sans difficultés, libérant ainsi l'objet de mes convoitises de son étau. Mes doigts se dirigèrent ensuite vers sa cravate que je défis en plantant mon regard dans le siens sans me gêner pour l'aguicher de différentes façon, me mordant les lèvres ou laissant mes doigts glisser doucement sur son torse encore couvert. L'impatience eut raison de moi et une fois sa cravate décrochée je défis sa chemise à la va vite, manquant d'arracher un ou deux boutons au passage. Sans attendre son avis je m'accrochais a son dos de façon a pouvoir approcher mon visage de son torse que j'embrassais doucement, humant son odeur les yeux à demis fermés.

- Puis ça.. Je fis glisser la chemise le long de ses bras avant de la laisser tomber sur le lit. Tu es tellement beau. Soupirais-je tout en le dévorant littéralement du regard. Je ne pus alors m'empêcher de laisser mes mains découvrir leur futur terrain de jeu. Caressant doucement sa joue, je vins effleurer le creux de sa clavicule, son épaule avant de laisser mes ongles marquer légèrement son torse jusqu'à son bassin. J'agrippais doucement son pantalon et lui fit tomber en dessous du caleçon.

- Tu peux le retirer ? Je ne pourrais pas le faire.

Encore un défaut de mon état. Je ne pouvais même pas me permettre de déshabiller mes conquêtes moi même. Enfin. Il y avait plus intéressant que de tergiverser sur cela maintenant. J'avais un corps désirable et un homme dont je me prenais d'affection à une vitesse épouvantable. Que pouvais-je demander de plus ? Rien. J'étais déjà comblé du petit peu d'attention que l'on m'offrait aujourd'hui. Doucement je relâchais son corps, puis je passais une main dans mes cheveux alors que je commençais à me sentir a l'étroit dans mon caleçon. Mes doigts passèrent ensuite autour des branches de mes lunettes et je les retirais avant de les poser sur la petite tablette à côté de moi. C'était la première fois qu'il me voyait sans mes lunettes aussi, allait-il être surpris ? Ou allais-je moins lui plaire ? «  Arrête de te poser des questions. » soupira ma conscience. J’acquiesçais silencieusement avant de retourner mon regard vers lui, passant mes deux mains sur ses joues pour attirer ses lèvres aux miennes, je ne me retint pas de l'embrasser langoureusement lui exprimant ainsi mon désir.
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Mar 1 Déc - 8:55
Je dévoilais ses jambes à nos deux vues sans avoir songé un instant qu'il en serait peut-être mal à l'aise. Mais le physique de quelqu'un en fauteuil roulant j'avais apprit à le connaître, et elles ne m'horrifièrent pas un seul instant. Je fus tenté de les ignorer, ne voulant pas le mettre mal à l'aise, mais ma main s'égara doucement dessus, passa sur les cicatrices qui les ornaient, en caressant le relief tandis que mes prunelles se plantaient dans les siennes. Je voulais lui crier de ne pas se concentrer sur elles, simplement de m'observer et de ne voir que moi. Mais je ne le fis pas, cessant simplement le contact avec sa peau pâle lorsqu'il les recouvrit, comprenant que ce ne serait pas pour aujourd'hui. Alors je me penchais sur lui pour l'embrasser à nouveau, scellant d'une certaine façon une promesse silencieuse que je tâcherais d'honorer : Lui faire accepter cet état dans lequel il allait sûrement rester toute sa vie, pour ne pas qu'il la finisse avec des regrets et de la haine. Pourtant rien de tout cela ne semblait l'habiter à cet instant, et le désir était la seule chose que je pouvais lire dans ses prunelles qui étaient là seulement pour moi. Il m'avait débarrassé de ma blouse et ses yeux scrutaient chaque muscle se dessinant sous ma chemise avec un intérêt non feint. Son souffle si près du mien qui s'écrasa tout contre alors qu'il prononçait quelques mots, ses doigts déboutonnant mon pantalon, tout ça m'arracha des frissons que je ne pouvais pas dissimuler, plus maintenant.

Le violet de mes yeux avait sûrement viré au foncé et ne lâchait pas le vert des siens, devenu d'un coup la totalité de ce monde dans lequel nous plongions tous les deux petit à petit, un monde dans lequel j'étais novice et qui m'intriguait totalement. Juste avec lui, songeais-je un instant avant de fermer à demi les yeux sans cesser de l'observer, me laissant aller à ces contacts, qu'ils soient tactiles ou simplement visuels, en tout cas très plaisant, provoquant quelques frémissements à la base de ma nuque alors que le tissu de ma chemise quittait rapidement mes bras. Plus de chaleur provenant de mes vêtements, et pourtant je brûlais, elle irradiait tout mon corps, ce torse qu'il embrassait, mon dos qu'il agrippait, violent et lancinant, le feu glissa à l'intérieur de tout mon corps, m'obligeant à entrouvrir les lèvres pour pouvoir avaler une gorgée d'air plus frais, cherchant à faire redescendre rien que quelques secondes la température, cherchant à revenir sur terre, à me raccrocher à quelque chose pour ne pas sombrer totalement et m'emballer. La luxure était trop révélatrice de nos instincts cachés, si je me laissais aller, je risquais de faire des bêtises. Je devais le laisser me guider un peu, quitte à paraître faible et soumis pour cette première fois. A la prochaine, il pouvait être certain que je serais meilleur, que j'allais faire de mon mieux.

Le feu s'intensifiait malheureusement, et c'est à peine si sur le coup je réussi à écouter les mots qui passaient ses lèvres si belles et tentatrices. Je ne pu m'empêcher de sourire à ses mots, frémissant, donnant un coup de bassin contre le sien, instinctivement, tandis que ses mains glissaient jusqu'à mon pantalon pour me le repousser. Grondement de frustration lorsque je compris qu'il n'enlèverait pas mon caleçon avec. Mon cœur battait jusque dans mes tempes, je n'avais qu'une envie : approfondir encore tout cela et pénétrer son monde, son quotidien, cette peau qui s'était attachée à lui. Mais je dus arracher mes mains à la douceur de sa peau d'opale pour descendre moi même mon pantalon, l'envoyant bien rapidement à l'autre bout de la pièce, quasiment nu, tout comme lui, venant rapidement retrouver sa chaleur, mes lèvres au creux de son torse, ma langue glissant dessus, titillant un téton, avant de descendre jusqu'au nombril pour finalement remonter tout là haut, jusqu'à sa gorge, jusqu'à ses lèvres qui me transmirent un baiser emplis de désir tandis que ses mains emprisonnaient mes joues. Je ne fus pas surpris de le voir sans lunettes, il était même plutôt beau, et ça ne le changeait que peu. Un sourire contre ses lèvres, avant de m'écarter de nouveau juste pour lui arracher son boxer, venant recoller nos chairs, nouer nos peaux, nous plonger dans l'osmose, une première fois.

Souffle rapide, mon bassin remua longuement contre le sien, et je ne pu m'empêcher de lâcher un léger gémissement, joues rougies, plongeant dans son regard sans cesser de le toucher, ma main se glissant de nouveau sous son bassin pour caresser les fesses et s'aventurer de temps à autre tout près de son intimité, s'en éloignant presque aussitôt. Le frustrer pour qu'il me désire encore plus, je jouais éternellement, le chat et la souris.

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Nikola A. Masao
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Dim 6 Déc - 11:28
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Ses lèvres fines qui s'entrouvraient, ses yeux qui se fonçaient sous le désir, son visage rougissant..Chacune de ses mimiques me prouvaient qu'il me désirais, le rendait excitant. Mon esprit ne cessait de s'embrumer, j'avais la délicieuse sensation de perdre le contrôle de mes sens. Son bassin se collant violemment contre le miens m'arracha un gémissement alors que mon dos se cambrait venant ainsi heurter son torse. Mes reins était dévorés par un feu sans fin, une douleur agréable qui vous caresse, vous lèche sans cesse. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressentis ça, et c'était bon. Je me mordillais doucement la lèvre en entendant son grognement, c'était excitant et par dessus tout je l'avais frustré... Il s'exécuta alors et retira son pantalon. Je penchais doucement la tête sur le côté observant sans réserve sa peau de marbre. Je la savourais du regard attendant patiemment de pouvoir goûter a cet être. Plus je l'observais et plus de voulais être siens, me laisser posséder tout entier... Au moins quelques instants  mais plus fort encore je voulais qu'il ne regarde que moi, ne pense qu'à moi, ne me sourit qu'à moi. Qu'il ne couche qu'avec moi. Cette pensée m'arracha un fard des plus pourpre alors que je plongeais mes iris dans les siennes. Que j'étais égoïste... Puis ce genre de pensées ne me ressemblaient pas... Doucement je fermais les yeux, je voulais savourer le sillon humide de sa langue sur mon torse, ses lèvres brûlantes de désir sur ma gorge.  

Le tissu lisse et fin de mon boxer glissa peu à peu en bas de mes chevilles. Non en fait il fut plutôt éjecter sans préavis je ne sais où dans la pièce. Clarence vint alors poser sa peau contre moi, me faisant frissonner alors que j'embrassais avec envie le creux de son épaule. «  J'en veux plus... » soufflais-je plus pour moi même que pour lui. En tant normal j'aurais été gêné de me montrer ainsi devant un homme, mais savoir que cet homme était inexpérimenté me permettais de me sentir plus à l'aise.  Son souffle s'accéléra, son bas ventre frappa longuement le mien a une vitesse cadencée. Je ne pu m'empêcher d'entourer son dos large de mes bras, venant ainsi caresser sa nuque du bout des doigts, le souffle erratique. Son gémissement n'en fut que plus excitant et je tournais mon regard avide de sa chaire vers son visage rouge. Alors que ses mains se jouaient de moi avec un plaisir non dissimulées je me permis de jouer un peu à mon tour.. Juste pour voir.

Dans un grondement sourd d'envie j'enfonçais mes dents dans la chaire tendre de son cou, pas assez pour le faire saigner bien sur.. Je n'étais pas assez fou pour faire ça à un homme que je ne connaissais pas, mais assez pour laisser mon empreinte. Il se souviendrait de moi au moins le temps que les traces de mon passage ne s’estompent. Immédiatement mes mains saisirent l'élastique de son caleçon que je fis rapidement tomber a ses chevilles,  agrippant ensuite ses fesses je collais brusquement nos deux intimités l'une contre l'autre, un râle franchit alors la barrière de mes lèvres allant s'écraser contre ses lèvres. J'avais appris la sexualité par deux hommes brusque, sauvage, me contrôler était compliqué. Moi même je me perdais dans mes geste. Malgré mes mouvements sur et habile je ne savais pas comment jouer avec ce chirurgien. D'une main je saisis nos deux intimité commencent un mouvement de va et vient docile pour l'instant, mes lèvres dévoraient son cou, laissant des suçons discrets ci et là.  « Ne me ménage pas.. » Lui susurrais-je sensuellement à l'oreille.   Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais que ma relation avec lui allait être différente de tout ce que j'avais connu jusqu'à aujourd'hui.

Relâchant nos deux virilités je me laissais à nouveau retomber sur le matelas, l'observant le souffle court. M'accoudant ensuite avec mes deux bras j'approchais mon visage du sien, venant aspirer sa lèvre inférieur entre mes dents, la maltraitant légèrement avant d'y enfoncer avec un peu plus de force mes dents. Les yeux mis clos je ne lâchais pas son regard. Mes doigts glissèrent doucement le long de ses épaules, avant de finir leur course sur son torse. Je m'emparais alors de l'un de ses bout de chair que je fis doucement rouler entre mes doigts. Mon autre main elle, était posée dans son cou et mes doigts jouaient avec l'une de ses mèches de cheveux qui tombait dans son cou. Je relâchais alors et sa lèvre et son téton. Ses cheveux étaient doux.. Je venais d'y glisser ma main a nouveau libre, relevant la frange qui entravait constamment son regard, tirant doucement dessus.

- Tu es beau. Ma voix n'était qu'un souffle presque inaudible mais j'étais sur qu'il l'avait entendu.

Je tirais un peu plus fort sur la mèche de cheveux que je tenais. Je voulais qu'il comprenne qu'avec moi il pouvait être ce qu'il voulait, qu'il pouvait être lui, qu'il pouvait exprimer ce qu'il garder au plus profond de lui depuis tant de temps. Je voulais qu'il se montre à moi tel qu'il était. Je relâchais alors doucement sa mèche avant de venir mordiller sa joue docilement.
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Clarence Umea
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Dim 6 Déc - 17:25
Une énième fois ce midi je me sentis totalement irradier sous ses doigts et ses lèvres, sous le contact brûlant qu'il offrait à ma peau et à mes muscles. Comme s'il n'y avait que lui au monde qui pouvait me faire cela, qui agitait ainsi ma peau de frissons et faisait brutalement battre mon cœur. Mais peut-être était-ce simplement le fait de retrouver le sexe qui faisait ça. Le temps était passé bien trop vite et le manque était brutal, presque douloureux. Et ça lui tombait dessus. Pauvre petit. Ma peau réagit de nouveau sous ses lèvres sur mon épaule, sous ses mots qu'il avait prononcé, sous ses mains posées sur mon corps. Sous ses dents qui s'enfonçaient dans ma gorge. Je me surpris à ouvrir grand les yeux puis à les fermer, rejetant le visage en arrière alors qu'un gémissement surpris mêlé à un plaisir évident lui dévoilait encore une fois des choses que je n'osais pas reconnaître et m'avouer. Tout mon corps trembla d'une sorte de plaisir intense dans lequel il venait de me forcer à plonger. Mes doigts se saisirent un instant de ses cheveux pour le serrer plus fort contre ma chair, haletant un instant, grondant légèrement, tandis qu'une moue naissait sur mes lèvres lorsqu'il s'écarta. J'aurais voulu qu'il y aille encore plus fort, bien que l'idée même m'arrache encore de nombreuses rougeurs que je n'arriverais jamais à contrôler totalement. Puis soudain mes mains retombèrent sur le matelas, les siennes ayant abaissé mon caleçon sans même que je ne m'en rende compte et par la suite collé d'un coup nos membres. L'adrénaline monta en moi aussi violemment qu'un coup de fouet. Je lâchais un râle presque bestial, le laissant prendre un instant les choses en main, laissant ses doigts se serrer sur nos sexes, ses dents se saisir de ma lèvre, mes paupières s'abaissant, jusqu'à sentir sa main sur mes tétons.

Là je ne pu empêcher mes propres doigts de me saisir de son poignet dans le but sans doute de l'arracher à ma chair, mais encore une fois j'hésitais, le laissant faire, partagé entre douleur et plaisir. Comme c'était lui je pouvais supporter, songeais-je un instant avant de le relâcher en tremblant, venant me pencher un peu plus sur lui pour presser fermement mes lèvres contre les siennes, le laissant dériver sur ma joue alors qu'un sourire éclairait mon visage sous le mordillement et la caresse de ses doigts dans mes cheveux. Je me sentais bien et j'avais envie de plus malgré cette réserve dont je faisais encore preuve. Mes barrières tombèrent lorsqu'il releva ma frange, comme si... oui, comme s'il m'ordonnait de ne plus être le médecin tendu et sous pression que j'étais habituellement. Pour une fois je me laissais aller, vraiment. Amenant trois doigts à ses lèvres pour les caresser doucement, venant chercher sa langue, passant aux choses sérieuses. Nous en voulions plus, tous les deux. Lorsque je jugeais mes doigts assez humides, je les ramenais contre ses fesses pour en introduire un en lui, le regard planté sur le sien, envieux et plein de désir. Me demandant ce qui était le plus bizarre. Que ce soit un mec, ou que je me retrouve avec mes doigts à l'intérieur de lui alors que je n'avais pas goûté à la chair depuis un bon nombre d'années que je ne comptais plus. Je fis en sorte de suivre mon instinct pour cette partie. Comment aurais-je aimé être traité si c'était moi ? Je remuais mon doigt en lui, fermant les yeux, essayant de le détendre en caressant ses côtes doucement du bout de mes doigts, passant leur pulpe dessus, souriant un peu. Je voulais qu'il se sente bien, était-ce le cas ?

Alors que mes lèvres venaient dévorer sa gorge de baisers et de morsures, j'introduisis un second doigt en lui, tremblant un coup, pressant mon bassin contre le sien, plantant alors brutalement mes dents dans sa clavicule avant de la relâcher pour descendre un peu plus vers son téton que je happais de nouveau entre mes lèvres, le souffle chaotique, mes doigts exécutant des mouvements de ciseaux encore timides, prenant toutefois une assurance toute nouvelle contre lui et sa chaleur, lâchant un soupir de bien être, lui soulevant le bassin de mon bras pour mieux le sentir contre moi et pouvoir capter chaque frémissement, chaque tressaillement, qu'il soit de plaisir ou de douleur. Au bout d'un instant je rajoutais un doigt, presque trop rapidement peut-être, lui montrant une nouvelle fois cette envie que j'avais pour lui et que je commençais à avoir du mal à contenir. Je voulais le pénétrer là, maintenant, sans attendre et sans plus de formalités, le faire mien et le posséder tout entier, ne plus le lâcher jusqu'à ce qu'il dise être à moi, qu'il se sente bien et qu'il me réclame, qu'il me désire. Envie narcissique sûrement, mais ça faisait tellement du bien.

Je remontais alors contre lui. Plantant mes dents dans sa lèvre pour sentir le goût léger et ferreux du sang se blottir contre mon palais. Je voulais entrer en lui, attendais simplement qu'il me donne son consentement, me montre qu'il était prêt, ou non d'ailleurs, et m'accueille, me supplie presque. Qu'il ressente une sorte de frustration et d'envie si pure qu'il me le montrerais sans hésiter et sans plus de façons. Que ses lèvres prononcent mon prénom et me demandent.

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Nikola A. Masao
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Lun 7 Déc - 16:44
Difficultés de la vie
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Lorsqu'il s'était de mon poignet mes vieux démons, mes envies enfouies au plus profond de mon être resurgirent  brusquement comme un feu d'artifice au tréfonds de mon être.  Je n'avais pourtant rien laissé paraître alors que je sentais ses doigts caresser mes lèvres, je levais un regard perçant et désireux vers lui. Je voulais mordre ses doigts, qu'il me plaque contre ce lit sans ménagement. Quant il les glissa doucement dans ma bouche je ne me fis pas prier pour enrouler langoureusement ma langue autour d'eux, les mordillant plus ou moins fort, les enfonçant un peu plus profondément dans ma gorge. Je voulais jouer, je voulais le provoquer, le frustrer au point qu'il voudrait me dominer tout entier. Alors que je continuais de sucer doucement ses doigts, il les fit glisser hors de ma bouche. La bouche entrouverte je l'observais. Il prenait les devants, je ne pensais pas qu'il oserait. Mais a mon grand plaisir il était audacieux.. Mais alors que j'étais entrain de me perdre dans mes pensées je sentis une chaleur humide me pénétrer doucement. Échappant un soupire bruyant de plaisir je me  tordit doucement sur le matelas avant de retourner mon regard vers le sien. Ce regard si désireux, la pulpe de ses doigts suivant le contour de mon torse me firent frissonner agréablement alors que mon ventre se rentrait doucement sous mes inspirations grandissantes. Ses lèvres se mirent alors à dévorer mon cou de part en part. Je devinais qu'à coup sur ma peau devait être rougis par ses morsures.

Un second doigt vint en moi, je ne pu m'empêcher de me cambrer doucement, les yeux à demis ouverts je laissais volontairement échapper un petit couinement de plaisir. Alors que j'allais me saisir de son membre qui venait de s'écraser contre le mien je sentis ses dents s'enfoncer dans ma clavicule. Mon pêché de luxure refit immédiatement surface et je lâchais un gémissement totalement incontrôlé, rougissant presque immédiatement. Ca c'était ma façon de faire l'amour, avec un pointe de douleur pour pimenter la chose... Je n'avais jamais appris d'autre façon et j'aimais.. Bon dieu que j'aimais ça. J'étais corrompu, impur au yeux de bien des personnes, mais jamais je ne renoncerais a ce genre de plaisir. C'était moi, c'était ma nature. Même si cet homme n'était pas comme « eux » il savait jouer sur plusieurs tableau et ça le rendait doué. Doué ? C'était un simple débutant, un hétéro, comment pouvait-il savoir se jouer de moi à ce point ? Tout en me posant ces questions confuse je l'observais, je voulais percer son secret mais mon esprit ne marchait pas comme il l'aurait du, je le laissais profiter de mon corps comme il lui chantait. Et comme je m'y attendais chacun de ses gestes était un pur bonheur pour moi, me faisant peu à peu haleter. Je voulais lui rendre la pareille, qu'il éprouve autant de désir que ce je pouvais en éprouver, et même plus. M'agrippant à ses reins d'une main j'enfonçais moi même ses doigts plus profondément , lâchant un gémissement alors que je venais de me redresser pour poser mon front contre son épaule. Haletant près de son oreille je me mis a la mordiller sans grande douceur, ma main griffant sa peau, l'autre saisissant son membre entreprenant un rythme soutenu. Je voulais qu'il me prenne.

Basculant à nouveau contre le matelas je souris doucement alors que Clarence remontait doucement à hauteur de mon visage. Je ne m'attendais pas à ce qui allait suivre pour être sincère. Au moment ou la douleur atteint mon cerveau, ou le goût doux du sang fit frémir mes papilles j'écarquillais les yeux de surprise. Partageait-il les mêmes envies que celles que je pouvais éprouver ?  Comme si mon corps ne me répondait plus je gémis contre ses lèvres, plantant les ongles de ma main encore sur ses reins dans sa peau opaline. Il fallait que nous ne fassions qu'un, je le voulais en moi, j'étais près à le supplier, à le réclamer. Haletant, le corps devenant humide à chaque pulsation de mon cœur qui ne cessait de faire des ratés, je saisis une poignée de cheveux pour le plaquer avec brutalité sur mes lèvres, ne lui laissant pas le choix.

- Clarence... Je m'écartais a peine de ses lèvres, juste assez pour pouvoir parler, fixant ses prunelles violine sans défaillir.

- Prend moi.. Je me redressais légèrement tout en relâchant ses reins, me saisissant de sa main en moi pour la retirer petit à petit. - Je t'en supplie. Ajoutais-je dans un souffle étouffé  près de son oreille alors que mes joues viraient à une teinte écarlate. Enfin je plaçais son membre devant mon intimité, je ne voulais pas l'obliger a venir tout de suite s'il ne voulait pas.. Et pourtant j'en tremblais d'envie, j'avais du mal à contenir tout ce désir qui s'échappait de moi. J'entourais alors son dos de mes bras, le griffant de part et d'autre dans l'espoir de ne pas exploser, plantant mes dents dans son épaule sans aucune douceur.  - Ne me fais plus attendre par pitié..  
FICHE PAR DITA EPICODE

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Clarence Umea
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Dim 13 Déc - 8:47
Une peur nouvelle noua mon estomac. Il entreprenait des choses qui me faisaient trembler, gémir contre ses lèvres, ma langue fouaillait sa bouche, nos salives se mêlaient, je paraissais plein d'assurance, mais au fond de moi je n'en menais pas large, mort de trouille, inquiet à l'idée de libérer mes démons, mes désirs inavoués, de laisser le Sheïtan s'emparer de moi. Qui pouvait savoir ce qu'il allait se passer par la suite ? Mes mains, mes lèvres et mes dents allaient laisser des traces sur lui et montrer à tous l'horreur qui habitait en moi et que j'avais enterré le plus loin possible pendant bien trop longtemps. Je ne voulais pas le tuer. Mais mes proches semblaient voués à connaître un sort funeste, les ténèbres décidant toujours de s'emparer de ceux qui occupaient une place importante dans mon cœur, ne me laissant jamais une chance de les sauver, de les tirer de leurs griffes. Noirceur, tu ne me le prendras pas celui là. Aussi j'essaye de refouler cette terreur en moi, serrant le corps du jeune homme entre mes bras, le dévorant du regard, savourant chaque mot qu'il prononce et que j'ai tant voulu, mon cœur battant trop fort, ma peau frissonnant trop souvent, encore plus lorsqu'il mordit mon épaule, m'arrachant un gémissement de plaisir alors que je surplombais son corps du mien, m'écrasant un peu plus sur lui comme pour asseoir ma domination sur l'instant et me rassurer en même temps. S'il me faisait confiance, je devais lui accorder la mienne et ne pas craindre de lui apporter simplement la douleur. Il fallait que je me laisse aller sans pour autant laisser totalement Sheïtan diriger. Contrôler ces deux parties qui vivaient en moi, c'était tout aussi simple.

Alors je lui saisis les jambes pour les lui écarter un peu plus, le fixant longuement, avant de m'introduire en lui de manière peut-être un peu trop brutale, une bouffée de plaisir montant en moi, mes paupières s'abaissant afin de me perdre totalement. C'était une sensation nouvelle que de sentir des chairs aussi serrées autour de moi, et l'impression de mourir de bonheur était affreusement délicieuse. Mes lèvres retrouvèrent les siennes avec plus de douceur tandis que pour la première fois, mes hanches remuaient contre celles d'un homme, gestes un peu brutaux et secs qui m'arrachaient de longs frissons, des soupirs brûlants s'étalant sur sa bouche butinée par la mienne, ma langue caressant la sienne, mes doigts passant sur la peau de son ventre, allant effleurer son sexe avant de partir sur les cuisses. Je n'étais pas forcément tout à fait à l'aise de toucher un mec, pas encore du moins, mais je ne voulais pas négliger son propre plaisir. Aussi je laissais mes mains parcourir avec avidité son corps,  ma langue taquinant le creux de son oreille, en mordillant le contour, puis descendant sur le lobe pour le lui suçoter, mon souffle chaotique venant frapper sa peau, mes doigts s'emparant soudainement de ses hanches pour lui redresser le bassin, serrant la peau à la faire rougir, allant et venant en lui avec plus de force, mes dents s'attaquant à son cou pour le marquer plus ou moins fort. Faisant apparaître parfois le sang. Commençant à perdre le contrôle.

L'assurance me gagnant un peu plus, je me retirais alors, lui posant les jambes sur mes épaules, avant de me renfoncer en lui avec cette même violence qui s'échappait de moi d'un coup, à une vitesse inimaginable, comme si tous mes sentiments retenus depuis trop longtemps essayaient de le frapper, de lui faire du mal, sans réussir cependant à le toucher. Je lâchais des gémissements rauques alors que mes dents se plantaient dans son épaule, plus fort, faisant apparaître une nouvelle auréole rouge sur laquelle je passais ma langue, histoire sans aucun doute de m'excuser. Cette violence ce n'était pas moi, et j'avais du mal à m'y faire. Aussi je m'en voulus lorsque mes ongles se plantèrent dans sa chair, lorsqu'ils serrèrent sa peau et laissèrent de nouvelles marques rouges qui ne tarderaient pas à virer au bleu dès le lendemain, sur ses côtes, sur ses cuisses, sur ses hanches également, puis sur son poignet dont je me saisis pour serrer longuement avant de mêler nos doigts, comme pour me raccrocher à la réalité. Et plus ça allait, plus le plaisir montait fort en moi. Je me saisis de son membre pour le masturber vigoureusement, mon pouce jouant avec son gland, mes doigts tremblant un peu dessus sous le plaisir, exécutant des mouvements rapides et puissants, accompagnés par ceux de mon bassin, espérant trouver son point sensible, râlant de bien être tandis que mes cheveux se nouaient entre eux grâce à une pellicule de sueur apparue sous l'effort, la chaleur, le bien être. Je n'aurais échangé ce moment pour rien au monde. Même si on nous surprenait, même si on nous entendait, je ne pourrais pas m'arrêter, trop bien en lui, trop bien avec lui. Complet avec mon démon.

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Merci beaucoup Hiro ♥️
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