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« Lire un bon livre, c'est faire une rencontre. » | Hajime Yamaguchi

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Mar 18 Aoû - 23:45


« Lire un bon livre, c'est faire une rencontre. »
Tania de Montaigne


feat. Hajime Yamaguchi


Mes yeux s’ouvrirent non-sans peine, éblouis par les rayons du Soleil qui commençait à frapper soit aux alentours de 10h du matin, autant dire beaucoup trop tôt lorsqu’on a fait la fête une bonne partie de nuit et que l’on est rentré se coucher à 6h. Mais c’est l’inconvénient lorsque l’on dort les volets ouverts, chose que je faisais toujours car je n’aimais pas l’obscurité et surtout lorsque je dormais seul comme c’était le cas depuis que Nathaniel et moi avions décidé de nous séparer et n’étions donc plus que des colocataires en attendant que je me trouve une maison ou un appartement. Heureusement, il avait beaucoup de travail et n’était pas souvent là, et j’en avais beaucoup également de mon côté, notamment la Fashion Week à laquelle j’avais défilé pour plusieurs marques, ce qui avait nécessité beaucoup de travail avant et pendant, mais heureusement elle s’était achevé la veille et c’est d’ailleurs cela que nous avions fêté. Cela allait me laisser le temps de me reposer un peu... enfin, si mes troubles du sommeil ne me jouaient pas trop de tours. En tout cas, pour l’heure impossible de me rendormir. Je me levai donc et ouvris mon lit ainsi que la baie vitrée pour l’aérer. L’une de nos domestiques se chargerait de venir le faire à fond un peu plus tard. Enfin, personnellement je m’en serais bien passé ; je n’avais jamais compris l’intérêt de faire son lit chaque matin pour s’y recoucher le soir... M’enfin. Nous avions des employées très gentilles, qui nous rendaient bien le comportement respectueux que nous avions envers elles. En effet j’avais toujours mis un point d’honneur à rester simple malgré la célébrité, et il en était de même pour Nathaniel d’ailleurs, ça avait été l’une des choses qui m’avaient plu chez lui. Car si cela peut paraître normal, en réalité ça s’avère rare, du moins trop rare. J’avais d’ailleurs rechigné à employer des gens pour s’occuper de la villa, car déjà la présence de gardes du corps encerclant celle-ci m’oppressait suffisamment, même si je savais que c’était indispensable pour notre sécurité... Mais je m’étais bien vite rendu compte qu’elle était bien trop vaste et nous bien trop occupés pour entretenir nous-même ses 540m², qui s’étaient finalement avérés assez pour que la cohabitation avec les employés se passent bien sans qu’ils n’empiètent sur notre espace vitale puisque leurs appartements était situés dans un bâtiment à part en face de notre rez-de-chaussée. Hé puis, après tout, ça créait des emplois.
D’ailleurs, après être allé me débarbouiller dans la salle de bain, je descendis à la cuisine et eus le plaisir de voir que le petit-déjeuner était prêt. Sûrement notre cuisinière m’avait-elle entendu me lever. Oui, nous n’avions que des employées femmes hormis les gardes du corps... Nathaniel était tellement jaloux qu’il préférait. Le petit-déjeuner étant le seul repas de la journée que je gardais, il était composé de tous les nutriments dont j’avais besoin, et plus de salé que de sucré. Mais je fus bien vite calé et remontai prendre une douche et m’habiller. Je n’avais même pas pensé à aller courir un peu avant de déjeuner comme je le faisais souvent. Tant pis, je me rattraperais le lendemain. Comme à mon habitude, je restai un bon moment devant ma partie du dressing à hésiter sur la façon de m’habiller, pour finalement opter pour un simple T-shirt bleu-vert uni et un pantalon marron.  Pas question de m’habiller de façon extravagante un dimanche, d’autant plus que j’avais prévu de sortir dans l’un des seuls endroits où je pouvais aller sans garde du corps... ; la bibliothèque. A défaut d’avoir le courage de faire du sport aujourd’hui, je ferais du... sport intellectuel. J’avais encore du mal à fréquenter les endroits où j’avais l’habitude d’aller avec Nathaniel, mais la bibliothèque était un lieu où il ne se plaisait pas forcément à m’accompagner, car il ne partageait pas vraiment ma passion de la littérature. Certes j’avais les moyens de m’offrir tous les livres que je voulais, mais j’aimais en découvrir de nouveaux et le dévorer sur place, car lorsque je commençais un livre j’avais du mal à m’arrêter. Puis j’aimais le calme paisible de cet endroit, lorsque j’étais là-bas je ne voyais pas le temps passer et en ce moment j’avais bien besoin que le temps passe plus vite...
Après être allé me coiffer et me parfumer, je redescendis mettre mes chaussures et prendre ma veste avant de sortir de chez moi pour me diriger vers le garage. Je passai devant ma Lamborghini Aventador mais hors de question de prendre celle-ci, car je ne voulais ni risquer qu’elle se fasse abimer, ni me faire remarquer. J’allai donc m’installer dans ma seconde voiture, une Audi R8 bleu cristal, plus passe-partout, et démarrai, montant la pente pour sortir de ma propriété après que l’un des gardes qui se trouvait là m’ait ouvert les portes avec son badge.
J’arrivai une petite demi-heure plus tard devant la bibliothèque municipale du centre-ville. Je garai ma voiture sur le parking, le plus près possible de l’entrée et en sortis pour aller monter les escaliers qui menaient à la porte d’entrée. Je pénétrai dans le hall et à peine la porte franchie, je humai l’odeur agréable des livres qui embaumait le lieu et cela me provoqua un sourire ainsi qu’une sensation de bien-être instantanée. Par réflexe comme à chaque fois que j’arrivais quelque part, je jetai un regard horizontal. Il n’y avait pas trop de monde ; tant mieux, cela diminuerait les risques que l’on me reconnaisse. Après avoir salué la bibliothécaire, je m’engouffrai dans la vaste pièce plongée dans le silence comme d’habitude, et me dirigeai vers le rayon que j’affectionnais le plus ; celui des romans. Mais en chemin, mon regard se posa sur un livre qui était posé sur une table basse en face d’un canapé. Je regardai autour de moi mais il ne semblait appartenir à personne. Sûrement que la personne qui l’avait lu en dernier avait oublié de le ranger. J’enlevai donc ma veste pour la poser sur l’accoudoir du canapé et m’installai confortablement à l’autre bout de celui-ci pour commencer la lecture de ce livre qui m’avait attiré.




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Yamaguchi Hajime
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Ven 21 Aoû - 14:45
Aux alentours de neuf heures du matin, mes yeux s'ouvrirent. Je me sentis d'abord un peu perdu, ne reconnaissant pas exactement les lieux. Le soir précédent, j'avais enfin fini de m'installer dans mon nouvel appartement, il était exactement comme je voulais. C'est-à-dire un peu vide, mais j'aime la simplicité. Le tout n'était pas très grand, mais pour une seule personne à quoi servirait un plus grand espace ? Et puis, je ne suis pas vraiment sportif, je préfère écrire. C'est ce qui me passionne depuis ma plus tendre enfance et puis, je gagne ma vie grâce à mes ouvrages alors c'est parfait.  Après m'être étiré, je me suis dirigé vers la cuisine pour y trouver quelque chose d'appétissant.  Cela fait, je n'avais plus qu'à prendre une bonne douche.

J'allais continuer l'écriture de mon nouveau livre quand l'inspiration me manqua. Peut être à cause de la fatigue ? Je me suis levé et me dirigea vers la fenêtre qui était ouverte. Il faisait bon; ni chaud ni froid. Peut être qu'une petite sortie me redonnerait de l'inspiration ? C'est décidé. J'allais explorer un peu cette nouvelle ville. Même si c'était peu probable, j'espérais faire de nouvelles rencontre.  Après avoir enroulé mon écharpe blanche habituelle autour de mon cou, je pris mes clés et sortit de l'appartement. Je marchais maintenant dans la rue en observant les passants, les bâtiments et les parcs. Cette ville était très attrayante.

Mais une chose manquait, une chose très importante pour moi. De quoi lire de bon livres. A croire que j'ai du temps à perdre, je dois rendre mon prochain livre dans 3 mois. J'écris assez vite avec de l'inspiration alors je peux bien me passer d'une journée de travail. Et puis, quel écrivain est toujours à l'heure ? Je ne contrôle pas mon inspiration, elle doit venir d'elle même pour être bonne. Après cela il ne me reste plus qu'à la peaufiner. Mais j'aime tellement ça, je peux m'imaginer dans un autre monde. Puisque, ma vie actuelle n'est pas très passionnante c'est vrai.
Peut être qu'en centre-ville je pourrai trouver ce que je cherche. Et si je ne trouve pas, je n'aurai plus qu'à faire les magasins pour trouver de bons livres. Mais cela limiterai fortement le nombre d'ouvrages que je pourrai lire, pour ma plus grande peine.

Il était environ 10 heures 30, quand je me suis arrêté devant les portes de la bibliothèque. Je l'ai finalement trouvée. Elle semblait énorme comparé à celle de mon ancienne ville. Je pousse la porte, les yeux brillants à la vue des énormes étagères remplies de livres. Une fois à l'intérieur, je me sentais bien, comme-ci je connaissais cet endroit depuis des années. J'observais chaque étagère, à la recherche d'un livre qui pourrait me plaire et éventuellement m'inspirer. Mais en réalité je voulais tout lire, prendre exemple sur les plus grands auteurs pour améliorer mon propre style, avoir de nouvelles idées intéressantes pour mes récits. L'un d'eux me tapa dans l’œil. C'était un livre sur les samouraïs; mon thème favoris et également celui de mon livre, de tous mes livres. Il devrait convenir.

J'allais m'installer à une table pour commencer ma lecture quand je reconnu la couverture de l'un de mes livres. Un jeune homme le lisait, plutôt confortablement installé sur l'un des canapés. Sans m'en rendre compte, je restais fixé sur lui de façon étrange.

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Sam 12 Sep - 23:40


« Lire un bon livre, c'est faire une rencontre. »
Tania de Montaigne


feat. Hajime Yamaguchi


Au début, j’eus du mal à me concentrer sur les lignes du roman. A plusieurs reprises, tout le long du premier chapitre, je me surpris à avoir lu sans comprendre ce que je lisais tant mon esprit était tourmenté. En effet, je venais de me séparer il y a deux semaines de celui qui était mon compagnon depuis presque 4 ans déjà, celui avec qui j’avais tout partagé, avec qui j’avais toujours eu une relation très fusionnelle et passionnée... sûrement trop d’ailleurs, puisque c’est sa jalousie extrême et sa peur de me perdre qui avait eu raison de notre couple lorsqu’il eut commis l’intolérable.
Un soir très tard où je rentrais d’une séance photos avec un retard dont je ne l’avais pas prévenu tant j’étais occupé et n’avais pas vu le temps passer, il ne dormait pas et était dans le salon, terminant une bouteille d’alcool qu’il avait entamé en m’attendant. Il s’était levé titubant et s’était adressé à moi sur un ton agressif, me soupçonnant d’avoir eu une aventure avec le photographe, qu’il croyait avoir vu me draguer à une soirée quelques temps plus tôt. Exaspéré par le fait qu’il ait une fois de plus trop bu, je n’étais pas rentré dans son jeu et avais voulu aller me coucher mais il m’avait violemment rattrapé par le bras et m’avait jeté sur le canapé, mon dos claquant contre l’accoudoir ce qui me valait un énorme bleu qui traversait mon dos et qui n’était pas près de s’estomper,  avant de me mettre un coup de poing dans la mâchoire, me blessant à la lèvre inférieure, très rapidement suivi d’un coup de pied dans le tibia, énervé par le fait que j’ai voulu fuir la conversation, considérant que cela voulait dire que j’avais quelque chose à me reprocher. Cela n’était pas la première fois que ça arrivait, bien qu’habituellement il se limitait à des claques où à me pousser, ou parfois il me frappait mais pas au visage mais sur des parties du corps cachés par les vêtements, sauf lorsque je défilais en sous-vêtements mais cela était relativement rare, et quand bien même cela l’arrangeait bien que je ne puisse pas défiler en sous-vêtements, même si heureusement bien souvent les marques qu’il me laissait étaient assez superficiels pour être camouflées par du maquillage. Il n’y a que quand il était sous l’effet de l’alcool qu’il était violent, contrastant avec son comportement attentionné et protecteur de notre quotidien. Mais ce soir-là, sa jalousie et sa paranoïa avait nourri cette violence. Lorsqu’il eut reculé, la main sur ma joue endolorie, j’avais dévalé les escaliers menant à l’étage quatre à quatre pour aller m’enfermer à clé dans l’une des chambres d’amis. Impossible de dormir avec lui après une crise pareille. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle n’était pas terminée, loin de là. Il était revenu à la charge, frappant à la porte comme un fou jusqu’à ce que je cède et l’ouvre par peur qu’il la défonce. Quelle erreur... Il s’était jeté sur moi et m’avait furieusement poussé sur le lit, se plaçant sur mes cuisses pour bloquer mes jambes et m’empoigner le cou, maintenant mes poignets avec sa main libre. Je m’étais demandé comment il pouvait me mettre dans une posture qui m’aurait excité dans d’autres circonstances bien différentes, dans le but de me faire mal. A cet instant je savais que quelque chose s’était brisé dans notre couple ; la confiance, et que dès lors plus rien ne serait jamais pareil. Je m’étais mis à pleurer, plongeant mes yeux humides désespérés dans les siens où je pouvais lire la haine. Bien vite il avait desserré mon cou, car malgré tout il n’avait pas eu l’intention me tuer non plus mais surtout de me faire peur, mais il avait continué de me maîtriser, comme pour me faire comprendre que je lui appartenais. Je m’étais débattu mais sans jamais le supplier. Jusqu’à ce qu’après un dernier coup de poing en dessous de l’œil, il se lève et parte enfin, me laissant pleurer et cogiter toute la nuit sur ce que j’avais bien pu faire pour mériter ça. Il avait tout gâché et cette fois il était allé trop loin, j’étais bien décidé à ne pas lui pardonner comme les fois précédentes où je lui faisais promettre d’arrêter de boire autant, promesse qu’il était incapable de tenir. Sûrement m’étais-je trompé sur la réciprocité de ses sentiments ; en tout cas, s’ils n’étaient pas moins forts que les miens, les siens n’étaient pas aussi sains, ressemblant plus à de la possession qu’à de l'amour. Ma décision était prise mais j'avais préféré attendre qu'il ait décuvé pour la lui en faire part et j'avais fini par m'endormir d'épuisement. Lorsque je lui avais annoncé le lendemain, il avait d’abord essayé de me retenir en me suppliant, pleurant et me faisant une fois de plus des belles promesses. Mais j’étais déterminé et certain que nous avions atteint un point de non-retour. Après une longue discussion, il s’était fait une raison et nous en étions même accordé à dire que depuis son retour de son voyage à Tokyo pour un tournage, notre relation s’était lourdement dégradé. Comme quoi rien n’est jamais acquis, toutes les bonnes choses ont une fin et tout peut s’essouffler... Cependant, pour des raisons de sécurité et de discrétion il était préférable que je reste à la villa le temps de trouver une autre maison, mais nous faisions bien sûr chambre à part.
Sans que je m’en sois rendu compte, je m’étais perdu dans mes pensées et n’étais plus concentré sur ma lecture. Mais je savais bien que ressasser cette histoire n’était pas la solution, j’étais déjà suffisamment amené à en parler pour l’expliquer à mon entourage qui ne comprenait pas comment nous avions pu en arriver là, et ce serait bientôt pire encore lorsque je devrais me justifier en interview au sujet de notre rupture pour éviter les rumeurs, même si je n’avais pas l’intention de rentrer dans les détails. C’est dans des périodes difficiles comme celles-là que ma célébrité me pesait le plus, parce que cela mettrait du temps à se tasser et qu’en attendant le couteau remuerait dans la plaie entre les questions, les ragots et les jaloux qui se réjouiraient de mon malheur, et que j’allais être seul ou presque pour supporter cela car je n’étais pas du genre à me lamenter auprès de mes proches. Mais cela ne servait à rien de se torturer pour des choses que l’on ne peut pas contrôler. Puis après tout, j’avais choisi cette vie, même si je ne pouvais pas dire qu’elle avait été celle dont j’avais rêvé puisqu’elle était venue à moi et pas l’inverse puisque l’on m’avait recruté à mes 16 ans. Mais je ne l’aurais échangé pour rien au monde. Puis d’un autre côté, heureusement que mon métier m’occupait et que les sorties étaient là pour me changer les idées, sinon je serais sûrement resté cloîtré chez moi à déprimer ; enfin, même si ce ne serait bientôt plus chez moi, mais j'aimais autant prendre un nouveau départ sans vivre dans nos souvenirs. Non, je devais désormais laisser le temps faire les choses et tenter de me reconstruire au mieux ; un pas en arrière, plusieurs pas en avant, de plus en plus. Puisque ma décision était mûrement réfléchie, je devais maintenant accepter que notre histoire appartienne au passé et on ne laisse pas le passé gâcher notre présent.
Je pris une profonde inspiration et soupirai avant de reprendre ma lecture et je ne regrettai pas d’avoir suivi mon intuition de jeter mon dévolu sur ce livre. L’histoire était captivante, si bien que mon moral remonta en flèche et que sans m’en rendre compte, une heure plus tard j’avais déjà lu une bonne partie de l’ouvrage. Il s’agissait d’une histoire de samouraïs ; pourtant pas le genre de roman dont j’avais l’habitude mais l’auteur avait un style très agréable à lire qui me donnait à chaque fin de chapitre l’envie de lire la suite. Alors qu’en tournant une page je levai les yeux, je surpris un jeune homme attablé en face de moi me regarder fixement. Un fan ? Sûrement pas, un fan aurait été content de me voir et serait déjà venu me voir ou aurait sorti son téléphone pour me prendre en photo dans ma vie privée, chose que je ne supportais pas bien que je ne pouvais leur en vouloir mais j’en avais déjà assez avec les paparazzis. Peut-être ce garçon avait l’impression de m’avoir déjà vu quelque part. C’est ce que j’ai tendance à penser dès que l’on me regarde ; oui je suis un peu parano mais il faut dire que c’est souvent le cas. En tout cas, si c’était ça, moi j’étais sûr de ne jamais lui avoir parlé. Même si je rencontre beaucoup de monde, je suis assez physionomiste. Ou bien peut-être qu’il était en train de lire le livre que j’avais ramassé sur la table basse avant que j’arrive et le prenne, ce qui était fort possible puisqu’il semblait le fixer également. Mais dans ce cas pourquoi n’était-il pas venu me voir ?
Je décidai de faire une pause avant de poursuivre ma lecture. Je me levai, gardant le livre en main pour éviter que quelqu’un d’autre ne le prenne comme je l’avais fait une heure plus tôt. J’étais bien décidé à le terminer, quitte à l’emprunter et le finir chez moi. Je me dirigeai vers la machine à café où je commandai un chocolat chaud car je n’aimais pas le café. Puis en revenant, je m’arrêtai à la table du brun qui me regardait bizarrement. Je posai ma boisson à côté de lui pour pouvoir appuyer ma paume de main sur la table et je mis ma main qui tenait le livre sur ma hanche. Quand il leva les yeux, je dis sur un ton neutre, ni agressif ni enjoué, haussant les sourcils : « Il y a un problème pour que tu me fixes comme ça depuis tout à l’heure ? »






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Yamaguchi Hajime
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Mar 15 Sep - 14:51
Je n'avais toujours pas commencé à lire le livre que j'avais choisi. Pourtant j'en avais besoin pour combler mon manque d'inspiration du moment. Quelle excuse vais-je bien trouver cette fois-ci ? Dans les jours qui vont suivre mon éditeurs viendra sûrement voir l'évolution de mes écrits. Et si il n'y a pas d'évolution ? Juste du vide ? Je doute qu'il saute de joie. Un jour je me ferai virer, et ce sera mérité. Depuis que j'ai emménagé dans cette ville, je me sens différent. Moi qui suis si stricte envers moi même, je commence à me faire des concessions. Jusqu'où vais-je bien aller ? Je ne veux pas perdre mes habitudes..

Le jeune homme ne semblait pas si absorbé par sa lecture, il était plutôt pensif et n'avait pas l'air joyeux. Le livre ne lui plaisait peut être pas, mais dans ce cas, pourquoi le garder ? Je m'étais trompé, après s'être remis à lire, il en avala une bonne partie en une petite heure. Et bien, c'était rapide. Il doit être habitué à des lectures de ce genre. Ou peut être bien qu'il a déjà lu ce livre. Et puis, il fait ce qu'il veut, c'est moi le plus étrange ici. J'élabore plusieurs hypothèses sur la façon de lire d'un inconnu.. Franchement, il faut que je me ressaisise. Et c'est ce que je me dit à chaque fois, pas moyen d'avoir l'air normal, il faut que je fasse des fixations sur des objets ou personnes sans véritables raisons.. Est-ce que je devrais voir un psychologue ?

Je suivi du regard le brun lorsqu'il se leva en emportant le livre comme si on allait le lui voler. Et bien, il a l'air d'y tenir. Il revint quelques minutes plus tard avec un chocolat chaud à la main. A ma grande surprise, il s'arrêta juste à ma table, posa son chocolat et l'une de ses mains dessus.

« Il y a un problème pour que tu me fixes comme ça depuis tout à l’heure ? »


Il faut vraiment que je perde certaine habitudes.. fixer quelqu'un de cette façon, il n'y a que moi pour faire ça. Et il s'en était rendu compte, ce qui n'était pas étonnant.. Qu'est ce que j'allais bien lui répondre ? La vérité est que je suis fixé sur lui depuis tout à l'heure juste parce qu'il lit un de mes livres.. C'est un peu ridicule. Ne l'ai-je pas déjà vu quelque pars ? Sur des couvertures de magasines il me semble.. il doit être une célébrité ou quelque chose du genre. Tout à fait le genre de personne que je ne peux pas supporter, la plupart sont juste hautains, égoïstes.. et j'en passe. Bon, je trouve des défauts à de parfaits inconnus juste en les voyant en photo.. mais ça me fait penser à mes parents, et la haine est le seul sentiments que je nourris envers eux.
Il me fixait, attendant une réponse de ma part. Mon air surpris s'était rapidement transformé en un regard vide. Ce regard que j'ai .. presque toujours. Au moins, personne ne peut deviner à quoi je pense ou ce que je ressens à travers lui.

« Je.. le livre que vous lisez, j'en suis l'auteur. Excusez moi si je vous ai perturbé en posant mes yeux sur vous. »

Presque sans le vouloir, j'avais accompagné la fin de ma phrase d'un ton ironique en plongeant un regard curieux dans celui de l'homme en face. J'aurai voulu lui poser plusieurs questions..

« Qu'est ce qu'il pense de mon livre ? Et qui est-il ? J'ai vraiment l'impression de l'avoir déjà vu.. »

C'est trop tard que je me suis rendu compte qu'une de mes sales manies avait frappé. J'avais pensé à voix haute. Mes joues se tintèrent d'un rouge presque vif pour mon teint pâle, mon regard quitta le sien, ne souhaitant même pas voir sa réaction. J'avais honte de moi même, de ne pas pouvoir tenir ma langue quand il le fallait. Mais c'était trop tard à présent.

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