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Que n'ai-je un pinceau qui puisse peindre les fleurs du prunier avec leur odeur ..◘ PV Rin

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Mar 25 Aoû - 13:46
Quant à ce qu'il faisait là, Yukinaga n'avait pas vraiment de réponses. Il avait été assez malade dernièrement, le médecin avait dit sans doutes que ses médicaments altéraient beaucoup sa santé physique et qu'il n'y avait pas grand chose à faire, que le laisser se reposer à l’abri de l'agitation. Le fait qu'on pouvait ou non le laisser quitter la demeure familiale pour quelque jours avait été une question tumultueuse mais Ami en était arrivée à la conclusion que ça ne pouvais pas lui nuire. Le jeune homme avait donc quitté son domicile dans la matinée en compagnie de l'infirmière qui était engagée pour s'assurer qu'il prenait bien son traitement. Tout les deux avaient donc gagné une petite maison  de montagne qui avait été louée pour quelques jours dans l'unique but de lui offrir plus de tranquillité et de calme qu'il n'en bénéficiait dans la maison habituellement.

Pourquoi la montagne particulièrement ? On ne lui avait pas laissé le choix . Si ça avait été lui alors il aurait préféré la mer. Une petite ville portuaire, légèrement agité mais tellement poétique.  Des bateaux à voiles ou crachant des nuages en routes vers un monde qu'il ne connaissait qu'en peinture et en livres. La couleur intense de l'eau et la vie colorée qui grouillait en dessous comme autant de joyaux.  L'odeur des embruns , l'air salé qui agresse la peau et les cheveux et le soleil qui la nuit habille la mer d'incarnat.  Comme un écrin sacré pour une naissance divine.

Les empereurs naissent dans la pourpre.

Oh il aurait tant aimé voir pareil spectacle.
La montagne était un endroit reposant mais le calme étouffant qui y régnait blessait seulement un peu plus son cœur. Bien qu'il lui soit difficile de fonctionner autrement Yukinaga souffrait beaucoup de ne trouver de réconfort quand le silence.  En vérité la solitude à laquelle il s'était lui -même contraint lui rongeait l'âme tant il en devenait dépendant. Ce silence rendait plus douloureux encore le constat de son actuelle position et il se mettait alors àà réfléchir à des choses qu'il n'avait pourtant pas envie de comprendre. Pour faire taire l'agitation, il se plongeait dans des livres qui traitaient de toutes sortes de sujets. Des livres d'histoire, d'économie, d'autre qui parlaient de santé  parfois des romans.  Il lisait ans le silence le plus complet jusqu'à ce que ses yeux brûlent, jusqu'à ce que son cerveau soit anesthésié par une migraine terrible.

Il passait ses journées enroulé dans un kimono trop grand et quand il ne toussait pas trop, que la présence inquisitrice de son garde fou devenait trop oppressante au point de faire s'agiter les fantômes dans sa tête , il se levait et quittait la maison pour marcher seul.  Il s’aventurait le long des sentiers parfois bordés d'arbres et pendant quelques secondes il se sentait complètement libre. Tellement libre même qu'il avait la sensation qu'il pouvait échapper à tout. Aux autres mais surtout à sa propre personne. C'était futile , stupide. Mais cette perspective l’encensait tout à coup d'un espoir bienheureux.  Il imaginait tant et tant de choses en ces lieux. Il imaginait qu'il était enfin seul, il imaginait qu'il pouvait enfin poser son stylo, qu'il pouvait arrêter d'écrire. Il rêvait bien plus qu'il ne s'autorisait habituellement à le faire.

Cependant, la montagne ne lui inspirait pas que ce sentiment de liberté profondément douloureux.  Les lieux avaient toujours, pour lui, eût une signification morbide qu'il ne savait justifier.  Quelque chose dans cet endroit le terrifiait , lui serrait les entrailles et le plongeait dans une insondable décrépitude. Parfois.  Comme c'était le cas ce soir là.

L'air frais s'engouffrait dans le col de son kimono large et le faisait tousser brutalement , par saccade. Ses yeux d'un noir profond glissait sur les cèdres qui l'entourait et le malaise s'emparait de sa carcasse animée d'il ne savait quel souffle pseudo-divin qui l'obligeait jour après jours à se tenir debout. Sur ses deux jambes.  L'air lui brûlait presque les poumons quand il inspirait. Comme s'il signifiait de cette manière qu'il ne souhaitait pas se trouver là. Dans cette cage thoracique que rien n'habitait.

« – A des lieues d'ici, derrière un cèdre au fond de la montagne , il y avait ce cadavre ... »

A voix haute , presque naturellement, les premières ligne de son premier livre lui revint en mémoire. Sans doutes parce que le drame qui s'y jouait se déroulait dans un lieu semblable à celui-ci.  Une quinte de toux semblât lui arracher les poumons  et les faibles rayons du soleil couchant illuminèrent une ombre qui ne pouvait pas être la sienne.

Il n'osa pas se retourner.

          ♣

A des lieues d'ici,
derrière un cèdre
au fond de la montagne ,
il y avait ce cadavre
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Que n'ai-je un pinceau qui puisse peindre les fleurs du prunier avec leur odeur ..◘ PV Rin
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