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Quand on est con, c'est pour la vie [PV : Nikola A.Masao]

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Ven 13 Mar - 19:10
Comment ils avaient fait pour en arriver là ? Barrett ne s’en souvenait plus très bien à vrai dire –ou alors il ne voulait pas s’en souvenir. Ce qui était sûr c’était qu’il avait tout intérêt à courir aussi vite que possible, poussant ce qu’il appelait communément « le chariot » de son ami. Il était quelqu’un de très endurant, il n’y avait pas à dire. Dès tout petit il avait apprit à courir vite, mais jamais ça ne lui avait été plus utile qu’à ce moment là.

Ses lunettes glissaient de son nez, il était en nage et jetait des regards alarmés derrière lui. Le vacarme, le brouhaha, se rapprochait dangereusement d’eux. Franchement, qu’elle idée il avait eu encore ? –Bien que ça ne soit pas complètement de sa faute, mais quand même !

Tout était la faute de son estomac de toute façon ! La journée avait commencé de la façon la plus normale du monde. Comme tous les matins, il s’était levé, s’était douché avant de se préparer pour le lycée, rangeant méticuleusement ses affaires dans son sac, boutonnant son Gakuran jusqu’en haut. Il avait ouvert son tiroir, dans lequel il y avait cinq baladeurs rangés au millimètre près. Ce fut après trois minutes qu’il en prit un avant de refermer soigneusement pour ne pas les bouger.

Le casque sur les oreilles il avait prit un bol de nouilles et une part de gâteau –un shortcake- avant de partir pour l’établissement, à pieds. Il n’était pas particulièrement près, mais il avait le temps, hors de question pour lui d’être en retard, il prenait toujours une heure d’avance pour s’y rendre, de toute façon, ce n’était pas comme s’il dormait beaucoup. Puis ça lui permettait de réviser une dernière fois quand il avait des examens.

Au lycée tout s’était très bien passé, ses notes étaient toujours les meilleures, personne ne faisait le faire chier et quand c’était le cas il frappait pour se détendre les muscles. Dernièrement il était de moins en moins de mauvaise humeur, ce qui était, en soit, un vrai petit miracle. Puis, comme tous les vendredi soirs, il avait tenu à faire le retour avec son –seul- meilleur ami. C’était qu’il y tenait à cette petite tête de pioche. Ils connaissaient tout de la vie l’un de l’autre. A se connaitre depuis presque douze ans, ça pouvait en créer des liens.

Le blondinet avait patiemment attendu devant le bahut, fumant sa clope et regardant un première année se faire latter la gueule par quelques connards qui le rackettait. En plus, il l’avait déjà choppé, ce mec là n’avait jamais un rond sur lui. Ce qui lui fit fouiller son sac, lui non plus n’avait plus un rond… Il devrait certainement aller en trouver bientôt pour ne pas être à court.

A l’heure où ils rentraient, en plein hiver, la nuit commençait déjà à poindre mais pas assez pour que les lumières soient allumées. Et il n’y voyait déjà plus grand-chose, prit d’une soudaine fatigue. Puis surtout, il avait la dalle, il avançait, les mains dans les poches, à fumer, à rire comme un gros porc en racontant de la merde avec Nikola. Se demandait ce qu’ils feraient ce soir, et ce fut à cet instant qu’il le vit.

L’adolescent s’était brutalement arrêté devant la vitrine. Il était là, scintillant, brillant de beauté. La plus belle créature qu’il lui avait été donné de voir. Il sentait ses yeux s’illuminer, sa mâchoire se décrocher. Il le voulait, et il l’aurait. D’un blanc parfait, crémeux, léger. Il l’appelait tout entier, il avait envie de le croquer, de le prendre jusqu’à n’en plus pouvoir –et surement même qu’il en redemanderait.

Alors il était rentré dans la boutique et l’avait regardé, longuement. Presque une éternité, sans réellement faire attention à Nikola, sans savoir s’il lui parlait où de quel nom il le traitait. Il le dévorait littéralement du regard, et, repoussant ses lunettes, il prit son courage à deux mains pour aller le voir de plus près. Il posa un doigt dessus. Comme il s’y attendait, laiteux et doux. Il était vraiment très agréable au toucher. Ce gâteau le rendait fou.

L’instant d’après il l’avait mit dans une boîte, puis dans son sac. Très rapidement, il fallait dire que les prix de cette pâtisserie étaient exorbitants ! Bien trop pour lui en tout cas, mais il le voulait tellement ! Alors il l’avait volé avant de réaliser qu’il y avait deux grandes armoires à glace, les bras croisés sur leurs torses surdéveloppés et l’air vraisemblablement contrariés. La seule chose qu’il avait su faire ? Fuir en courant aussi vite que possible.

-Merde ! Tout ça pour un gâteau ! En même temps à 2600 Yens, il doit être en or !

Encore une fois il regarda derrière lui, les deux vigils étaient encore à leurs trousses, il espérait juste trouver un endroit ou se cacher, se terrer pour se faire oublier un moment –même si, de toute évidence, ce n’était pas simple avec l’autre cul de jatte et son chariot.

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Nikola A. Masao
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Dim 15 Mar - 15:27

Quand on est con, c'est pour la vie.



Comme chaque matin j'avais ouvert les yeux, immobile dans mon lit sûrement en retard, encore. Je m'étais ensuite redressé en agrippant ma table de chevet. Bah ouais faut bien inventer des moyens pour se débrouiller. Attrapant mes jambes pour les mettre en face de moi je passais du lit au fauteuil. Et comme chaque matin je faisais les mêmes gestes que toute personne normale mise à part que je m'enfilais une quantité extravagante de médocs, saloperie.

J'suis bordélique alors quand j'attrapais mon sac je ne fus pas surpris de voir mes affaires à moitié éparpillées, j'entrepris des les ranger rapidement en grommelant, fourrant au passage mes médicaments à l'intérieur de la sacoche en cuir. Mes lunettes sur le nez et mon bonnet sur ma tête, je finis par quitter mon appartement. Je pris le chemin de mon école réfléchissant un peu a tout et a rien alors que je poussais mon fauteuil évitant par moment des abrutis qui se foutaient devant moi. Les gens s'en rendent pas compte mais c'est une p'tin de galère de se déplacer en fauteuil dans la rue, les trottoirs trop haut, les gens, les merdes de chiens.

Après 30 bonnes minutes à avancer j'arrivais enfin à l'école, Barrett devait certainement être déjà entré. C'était rare de le voir arriver dans les retardataires, enfin ça n'était jamais arrivé pour être juste. Comme tous les matins moi j'étais en retard et je ne comptais pas me bouger pour autant, m'arrêtant devant le portail pour fumer ma clope. Une fois finis je la jetais et rejoignis ma classe.


La journée passa on ne peut plus lentement, mes résultats étaient toujours aussi médiocre et encore une fois je ne comptais pas faire d'effort à ce sujet en tant que bon faignant que j'étais. Soyons sérieux je n'aime pas les cours et je ne vois pas à quoi cela pourrait me servir, ma vie était toute tracée depuis mon accident à mes yeux. J'allais crever dans ce fauteuil bonne notes ou pas. Les cours finirent enfin, nous étions un vendredi soir Barrett rentrait avec moi comme toujours. J'laime bien se con, il me fait un peu oublier tous mes soucis avec ses conneries.

Comme je m'y étais attendu il m'avait patiemment attendu devant le portail, le rejoignant j'avais donné de l'élan à mon fauteuil pour pouvoir sortir une cigarette sans me pousser. Mon chariot s'arrêta pile devant les jambes du blondinet qui commençait déjà à partir devant me laissant juste le temps d'allumer ma clope pour lui emboîter le p... la roue ? Nous avancions tranquillement il débitait ses conneries à la vitesse grand V pendant que je l'écoutais ne pouvant m'empêcher de rire comme un débile, on avait l'air vraiment con tous les deux !

Il commençait vraiment à faire sombre et Barrett débitait toujours, à croire qu'il avait un stock d'imbécillité à la place du cerveau -ce qui était sûrement le cas- . C'est alors qu'il s'était arrêté, j'avais suivi son regard pour le poser sur... Un gâteau. Ce mec ne pouvait pas résister aux sucreries s'en était presque flippant, en voyant sa tête j'avais rapidement compris l'idée qui se formait dans son esprit.


- Barrett, oublie. Dis-je.

Bien sûr il ne m'écoutait pas, à l'instant il ressemblait à une chienne en chaleur... Mais devant un gâteau. Il était alors entré dans la boutique complètement obnubilé il m'avait oublié dehors. Joie, boulet. Croisant les bras en attendant qu'il sorte je m'allumais une nouvelle clope en pestant « P'tit con. ». Je n'eu pas le temps de réagir qu'un choc me surpris me faisant lâcher ma cigarette, je me retournais paniqué. Entendant son explication je compris rapidement il l'avait volé son foutu gâteau, ce mec était un attrape emmerdes. Il les attirait comme la peste, bon il les cherchait pas mal aussi. Je pus me retourner pour voir deux mecs gaulé comme des gorilles nous courser.

- P'tin Barrett ! Tu fais chier ! J'te l'aurais payé ton putain de gâteau ! T'as intérêt de gambadé je te le dis !

J'avais empoigné l'une des roues du fauteuil pour obliger le lunetteux à tourner sur la gauche. Sérieusement il fallait qu'ils trouvent une petite ruelle pour s'y foutre un moment, à force de tourner à droite à gauche j'aperçus une petite rue, sombre et apparemment crade. Génial, ironie. Je pris le relais avec mon fauteuil et attraper Barrett par le col pour l'y traîner.

- Ton gâteau il a intérêt à être bon !


Je surveillais la grande rue ou les pas résonnaient encore ainsi que des éclats de voix. Poussant mes lunettes sur mon nez je m'approchais du blond pour lui envoyer une tarte à l'arrière du crâne en riant.
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Dim 15 Mar - 17:12
Il ne se souvenait plus avoir couru si vite un jour dans sa vie, et même à l’arrêt, dans cette ruelle, il avait du mal à reprendre sa respiration. Il était pas mal con, souvent, et ses idées étaient parfois dangereuses. Mais il n’apprenait jamais. La vie était bien plus palpitante. Dans un sens, heureusement que l’autre idiot était là aussi, sinon il aurait continué de courir droit jusqu’à les semer.

Même la tape à l’arrière de son crâne avait réussit à le sortir de sa torpeur puis il avait éclaté de rire, se disant que maintenant les deux gorilles devaient être loin. Tant mieux, il ne pourrait plus supporter de courir plus que ça encore.

Enfin, le plus important dans l’histoire, c’était l’argent économisé et le gâteau qu’ils pourraient manger tranquillement. Dans une rue absolument dégueulasse dont l’odeur n’avait d’égale que les chaussettes en putréfaction de son ami. Le blondin ne voulait pas trop s’attarder à ce qu’ils pourraient y trouver. Certainement des carcasses d’animaux morts, des poubelles éventrées. Après tout, ils étaient un peu éloignés maintenant et non loin de la gare, juste à côté en réalité, il y avait souvent des choses à craindre.

Heureux de sa belle prise, même si maintenant il devait avoir une sale allure, il sortit le gâteau victorieux et le découvrit. Il avait durement mangé pendant la fuite et comme il s’y été attendu, il était à la fraise. Sans plus tarder, il avait sorti son couteau du fond de son sac de lycéen pour en couper quelques parts. Sans nul doute qu’il allait en manger plus de la moitié, son pote n’était pas le même type de goinfre. Il lui tendit une part en ricanant, ne le lâchant pas des yeux.

-Mange pas trop, ça va te rester dans l’cul tu pourras plus bouger de ton chariot.

Lui ? Il s’en fichait pas mal. S’il avait prit son temps pour l’admirer quand il était en vitrine, présentement c’était une toute autre histoire, il avait avalé ses deux premières parts sans ciller, en un clin d’œil. Bon sang, il deviendrait diabétique ça serait la fin de sa vie. Ce ne fut qu’après avoir finit le deuxième morceau que son esprit retoucha Terre.

L’adolescent pouvait encore en manger jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une seule miette, mais maintenant l’heure était à la dégustation, sa troisième part, il l’entama doucement, comme si chaque millimètre de ce gâteau était une parfaite explosion de saveur. A chaque bouchée il vantait les mérites du pâtissier –qu’il avait volé sans aucun remord.

-Il est super bon ! Il vaut son prix ! Ca m’aurait cassé le cul de dépenser autant quand même. On retournera en voler, du coup.

Ce n’était pas une suggestion, avec ou sans son ami, il repasserait certainement en prendre. Il fallait dire que son appétit pour les sucreries était sans fin. A eux deux, ils avaient quand même réussit à le terminer, et le nom de celui qui en avait mangé le plus était évident. Le blond s’étira de tout son long en rotant comme un porc.

-Maintenant que le bide est plein, faut trouver une autre cible. Ce soir, on va s’amurer toi et moi !

Il lui flaqua une grande tape dans la nuque à lui faire se décrocher les yeux en riant d’une voix bourrue et forte. La soirée ne faisait que commencer et ce soir, Barrett avait bien envie de s’attirer des emmerdes.

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Nikola A. Masao
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Mar 17 Mar - 20:28

Quand on est con, c'est pour la vie.


Je posais le regard sur le gâteau. Dieu qu'il était moche ! Complètement bousillé et a moitié réduit en une purée informe... Il n'y avait que Barrett pour manger un gâteau avec un aspect aussi hideux. J'y plongeais un doigt histoire de goûter. Putain ! C'est vrai qu'il était bon, le goût de la fraise... J'avais l'impression d'en avoir un bol complet en bouche. Je commençais a saliver alors que Barrett sortait son couteau pour le couper en plusieurs parts. Je relevais la tête à sa réflexion récupérant mon morceau.

- Tu l'pousseras ça te feras les bras.

J'étais en train de manger ma part tout en regardant le lunetteux, un ogre, un gorille, un drogué... C'était la seule chose qu'il m'inspirai quand il était en train de manger de la sorte s'en était presque flippant et je pense que si un fou avait tenté de se mettre entre son gâteau et lui ça aurait été un véritable meurtre. J'attendis patiemment qu'il engloutisse la purée de fraise entièrement puis me tournais vers lui alors qu'il rotait comme à son habitude et qu'il déblatérait encore sur son fameux « trésor ». Je soupirais puis avancé vers l'entrée de la ruelle.

C'est le moment que choisis Barrett pour me flaquer une tape magistral dans la nuque, je partis tête la première en avant aillant juste le temps de me rattraper a la rampe de mon fauteuil. Me redressant je lui lançais un regard noir.

- Un jour tu vas finir pas me fracasser le crâne ! Déjà que j'suis un boulet évite de me faire devenir un légume, même toi tu me supporterais plus !

Je ris de ma propre bêtise, non ce n'était pas vraiment drôle, mais moi ça me faisait rire. Il ne m'en faut pas beaucoup je sais. Ma main atterrie violemment dans le dos du blond, alors que je ne pouvais m'empêcher de sourire. Certes je n'avais plus mes jambes, mais grâce à ça j'avais de bons bras, que voulez-vous on ne peux pas tout avoir !
J'avançais alors jusqu'à sortir entièrement de la ruelle, regardant un peu autour de moi au cas ou. Me doutant que Barrett me suivait je donnais de bonne impulsions afin de me caler sur une vitesse normale puis tournait la tête vers lui.


- Tu veux faire quoi ? Traîner dans un bar ou quoi ?

Je ne savais jamais à quoi m'attendre avec lui, mais j'étais sûr que je ne m'ennuierais pas. Je continuais d'avancer en attendant sa réponse, me contentant de le fixer tranquillement. Avec Barrett il fallait s'attendre a tout et n'importe quoi, je l'avais appris avec le temps et parfois à mes dépends mais ça n'avait jamais entaché l'affection que je lui portais.


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Mer 18 Mar - 10:15
Traîner dans un bar un vendredi soir, juste avant que tous les pochtrons n’arrivent n’était pas une mauvaise idée. Au moins l’éclopé pourrait passer tranquillement avec sa roulotte. Ouais, seulement, près de la gare c’était déjà plein de drogués et de dealers. Pas que ça le dérangeait, mais la drogue, il n’y touchait pas et avoir l’odeur dans le nez toute la soirée n’était pas quelque chose de nécessairement plaisant. En même temps, à quoi d’autre pouvait-il s’attendre aussi, à avoir cavalé jusqu’ici ? En plus, proche des quartiers pauvres, sans nul doute que ce soir ça serait mouvementé.

Sans attendre une seule seconde l’estropié, le blond avait commencé à marcher en direction d’un petit pub, pas trop rempli, plutôt discret même si la devanture semblait délaissée depuis longtemps. Il y avait ses habitudes, même si la plupart du temps il y venait seul. Bon, au moins ce serait agréable jusqu’à l’arrivée des cramés.

Toujours sans regarder si le brun suivait, il entra et demanda une bouteille au comptoir avant de s’installer à une table. Il n’avait pas répondu à son ami et avait décidé seul de venir là et de prendre quoi à boire. Pour la plupart du temps, un whisky. Valait mieux attaquer fort dès le départ. Bien entendu, le blond tenait mal l’alcool, c’était sans dire qu’il allait rentrer à quatre pattes après avoir gerbé deux ou trois fois –il ne manquerait pas de se faire déglinguer la gueule par son père en rentrant, comme tous les vendredis soirs.

-On va boire, se déchirer la gueule jusqu’à plus soif et après on ira taper des ivrognes à la gare. Parce que je n’me suis pas défoulé d’puis longtemps.

C’était sans doute pour ça qu’il courait si vite, à trop chercher les emmerdes et à souvent les fuir. Il soupira et servit les deux premiers verres. Trempant doucement ses lèvres dedans avant d’en boire une gorgée, puis deux. S’habituer à la sensation qui lui brûlait la gorge. Sérieusement, il regarda son ami fixement en jouant avec son verre.

-Tu comptes faire quoi plus tard, Niko… ? T’es une merde en cours, tu peux rien préparer. T’vas vivre comment ?

Oui, il s’en inquiétait. De par son expérience personnelle, il savait à quel point il était important d’avoir un avenir solide, chariot ou non. Il termina son verre. Fallait dire qu’il l’aimait bien aussi cette sale bête là. Il s’en servit un second sans plus tarder. Bah dans un sens, à l’université, ça ne l’aurait pas dérangé de le prendre pour colocataire. Il aimait rester avec lui et avait peur de s’ennuyer sans personne pour le « ramener aux sources ». Il vida son second verre d’un trait.

-J’regarde déjà les facultés et toi. T’en branles pas une, péquenot.

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Nikola A. Masao
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Jeu 19 Mar - 12:14

Quand on est con, c'est pour la vie.


Je ne savais pas encore où il voulait aller, mais lorsque monsieur se mit à avancer je n'eus pas vraiment d'autre choix que de le suivre silencieusement. Je compris rapidement quel était l'endroit qu'il recherchait, c'était un simple bar, mais je savais qu'il y venait assez régulièrement - j'me demandais aussi pourquoi il venait traîner ici.- Nous nous trouvions proche de la gare un endroit plutôt mal fréquenté, à côté nous étions sûrement des enfants de coeurs.

Nous arrivâmes enfin devant le bar Barrett se dirigea directement vers le comptoir. De mon côté je choisis une table dans un coin tranquille où tout le reste de l'établissement était visible, que ce soit pour se moquer ou bien pour fuir une bagarre c'était le mieux à faire, surtout avec le blond comme compagnon. Quelques instants plus tard mon ami me rejoint à la table accompagné d'une bouteille de whisky. Entendant son explication je levais la tête vers lui tout sourire alors que ma main portait mon verre à mes lèvres buvant quelques gorgées.

Mon sourire disparut en quelques secondes. Je détestais que l'on aborde le sujet de mon futur même si c'était mon meilleur ami. Je ne savais pas ce que je voulais faire, je n'y avais jamais réfléchis et pour cause dans ma tête je n'avais pas d'avenir c'était comme ça et pas autrement. De plus comme beaucoup de gens le savent ce genre d'accident raccourcis la durée de vie d'une façon plus que considérable et en prime mon hygiène de vie n'était pas des meilleures, alcool, clopes etc.



- J'me débrouillerais t'en fais pas pour moi.

C'était la vérité, je gagnais énormément suite au dédommagement de l'accident et pourtant j'en étais responsable et tout été entièrement de ma faute. Je n'avais jamais vraiment compris cette logique, mais après tout elle m'allais parfaitement, qui se plaindrait de gagner de l'argent sans faire le moindre effort ?

Barrett surenchérit sur ma dernière phrase. Mon dieu qu'il pouvait être agaçant quand il commençait à faire son « papa poule ». J'ladorais, vraiment. J'avais toujours privilégié notre relation parce que ce mec si con et mal poli soit-il avait toujours été là pour moi sans jamais se plaindre de mon handicap ou de me faire chier pour me donner un coup de main -au contraire il me foutait dans la merde dès qu'il le pouvait.- . Je retirais alors mon bonnet pour le ranger dans ma sacoche toujours accrocher dans mon sac puis je passais une main dans mes cheveux avant de soupirer.



- Si j'ai mon diplôme j'irais à la fac, sinon j'glanderais rien. Façon c'pas nouveau hein ! Bref, change de disque ça m'saoul.

J'imitais le binoclard en vidant mon verre d'une traite. Je ne pensais pas avoir mon diplôme du moins c'est que j'aurais vraiment une chance de cocu parce que je ne branlais strictement rien en cours me contentant de garder mes notes dans la moyenne. Je me faisais d'ailleurs souvent taper sur les doigts à cause de ça m'enfin ! Chopant la bouteille d'une main je remplis à nouveau nos deux verres avant de sourire à Barrett de façon sournoise.

- Que dirais-tu d'un jeu d'alcool ? Histoire que j'te vois encore vomir t'es tripes.

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Ven 17 Avr - 18:36
Trop chiant ? « Mère-poule » ? Probablement, mais certainement qu’avec lui. De toute façon, ce n’était pas comme s’il s’inquiétait des autres, il s’en battait les couilles. Il n’y avait rien de chiant à rester avec un mec comme Nikola, le temps passait parfois trop vite, mais c’était toujours agréable. Le genre de type qui ne parlait pas pour ne rien dire, sauf quand il s’agissait de vous sortir des vannes et des piques tellement cinglantes que n’importe qui en aurait souffert. En somme, un mec bien.

Mieux que lui. Ouais, parfois il se demandait pourquoi, gamin, il l’avait entraîné dans tout ça. Bon Barrett n’était pas du genre à être casse-cou, en tout cas pas avant la mort de sa mère. Même encore après. En réalité ça s’était instauré très rapidement et naturellement, en un an, peut-être deux. Il ne savait pas.

C’était certainement l’extérieur, la connerie humaine. Ouais, les humains et leurs sentiments de merde. Qu’est-ce qu’ils pouvaient faire chier. A chialer pour un « non » et faire les gamins excités pour un « oui ». C’était pour ça qu’il ne parlait pas, ne répondait jamais. Nikola avait su… pas s’adapter, non. Il n’aurait jamais demandé à quelqu’un de l’accepter. Il était plutôt du genre à dire d’endurer ou de se tirer. C’était bien plus radical.

Le problème avec lui ? Son caractère merdique. Soit on l’aimait, soit on le détestait. Il n’y avait pas d’entre deux, et quand il se donnait à fond pour quelqu’un, on pouvait même dire qu’il était de confiance. Son côté allemand.

Enfin dire qu’il était en confiance présentement aurait été mentir. Son « ami », il hésita sur le terme, arborait un sourire qui en disait long sur ce qu’il préparait. Un jeu à boire, huh ? Ce n’était jamais bon. Il tenait mal, et un dicton disait : un Barrett bourré ne vomit jamais qu’une fois, mais plutôt trois.

D’accord, il l’avait inventé, mais c’était relativement juste, il vomissait toujours trois fois après avoir bu à s’en exploser la penche comme un porc. Qu’à cela ne tienne, il avait bien envie de boire, puis s’il ne savait pas marcher, il avait toujours des roulettes à disposition. Ca avait quand même du bon pour le transport de loque dans son genre. Il était certain de repartir à quatre pattes après s’être vidé le contenu de son estomac. Ses endroits préférés ? Il privilégiait les genoux de son pote, une sorte de remerciement.

Légèrement appréhensif, il haussa les épaules avant de lever son verre, regardant danser le liquide ambré. Putain c’était pas de la gnognotte en plus, quelques verres et ça serait bon. L’autre binoclard savait parfaitement ce qu’il faisait…

-C’est parti, mais crois-moi, je tiens de mieux en mieux. On se demande grâce à qui. Je te laisse faire le maître de cérémonie, de toute façon, je ne serais plus en état de parler si je me fie à ta tronche.

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Nikola A. Masao
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Lun 18 Mai - 10:51
Quand on est con, c'est pour la vie.
Feat Barrett V. Ravensworth
- Tu tiens de mieux en mieux ? Tu tiens un verre de plus avant de vomir partout ?

Ne pouvant pas vraiment m'en empêcher j'éclatais d'un rire sonore. En soit du vrai foutage de gueule. J'adorais plus que tout me moquer de Barrett, pas forcément pour être méchant avec lui. Mais certainement parce que j'étais l'une des seule personne a pouvoir le vanner librement s'en me prendre un gnon dans la tronche. Quoi que.. Quand j'abusais trop il ne se privait pas de me « remettre » a ma place. Bon sa méthode aurait pu paraître brutal certes, mais venant de lui je savais que c'était presque affectueux.

Pour être franc, il aurait pu faire un bon milliers de crasse, je ne sais pas si j'aurais pu me résoudre a le laisser tomber. Le blondinet, même s'il n'y parait pas, est un véritable libre ouvert pour moi. Je n'ai aucun mal a voir son mal être et encore moins a le lui faire avouer, j'arrive à savoir sans soucis lorsqu'il est préoccupé ou pourquoi il devient soudainement violent alors qu'il n'y a pas de raison apparente sur le coup. Je connais le parcours de sa vie sur le bout de doigts, et, principalement je sais ce qu'il endure et a endurait. Et c'est certainement la raison pour laquelle je ne pourrais jamais me résoudre a le laisser tomber.

Sous ses airs de gros connard, c'est une sorte de nounours, il endosse tout sans broncher jusqu'au moment ou il craque. Et là, arrive les dégâts. Mais il n'y a pas que ça, quand j'ai eu mon accident, que tout le monde me considéré comme un légume,  que personne n'osait m'approcher, que ma seule visite de la journée était l'infirmière qui venait me laver. Bah lui il était la tantôt inquiet, tantôt débile mais il était là. Du début a la fin, il a vu les progrès que j'ai fais ainsi que les moments ou j'ai perdu pieds. Quand personne ne voulait me sortir, parce qu'il n'avait pas le temps, lui il arrivait toujours avec son fauteuil et n’hésitait pas a me porter pour me poser dedans et me balader.

Pourtant a cette période ce n'était pas gagné, j'étais tout simplement incapable de tenir une fourchette ou d'effectuer moi même les transfert de mon lit a mon fauteuil. Mais ça ne l'a jamais gêné, il m'emmenait au cinéma, dans le parc, se fichant totalement du regard que l'on pouvait poser sur le légume squelettique qui l'accompagné. Et c'est certainement pour ça que je ne abandonnerais jamais.  Parce que lui, il était la dans le pire moment de ma vie, même si j'ai peur qu'il soit seulement la parce qu'il se sent responsable de cet accident...

Sortant de mes pensées je lui offrir mon plus beau sourire hypocrite, je saisis la bouteille et re-remplis immédiatement les verres.

- Alors... Ouvrons les paries.. Je paries sur... 3 vomissements se soir !

De nouveau de me mis a rire tout en envoyant une grande tape dans l'épaule de mon ami, histoire de lui rendre sa douloureuse tape dans le dos, survenue un peu plus tôt.  
FICHE PAR DITA | EPICODE

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Mer 22 Juil - 11:25
S’il y avait une chose de sûre avec Nikola, c’était le fait que quand il se foutait de la gueule de quelqu’un, il ne le faisait pas à moitié. Il rigolait comme un porc, au même titre que son ami. Ami qui ne réagissait que par quelques menaces qu’il ne mettait pas à exécution. C’est pas pour dire que le blond aimait Niko, mais… si, il l’aimait comme un frère –ça tombait plutôt bien, l’inceste ne l’avait jamais dérangé. Il se permit une tape sur son épaule, un peu bourrue, mais pas réellement douloureuse, de toute façon, il était habitué depuis le temps.

-Va te faire voir connard, bien-sûr que je ne vais pas vomir ! Alors c’est quoi l’enjeu, le premier à terre se fait traîner par l’autre ?

Ce qui était sûr avec cette règle, c’était le fait que Barrett perdait toujours. Nikola était un vrai trou sans fond, il ingurgitait tellement d’alcool qu’il était assez fier de retrouver une trace de sang par litre d’alcool quand il faisait une prise de sang. Autant dire qu’avec lui les alcooliques anonymes ne feraient pas faillite. Puis l’adolescent était habitué à terminer sa soirée, allongé, le cul en buse, sur les cuisses de son ami qui roulait pour le traîner chez lui. Et après son père le frappait pour avoir bu… Mais c’était marrant, les défis avec Niko !!

En plus, au plus ils buvaient le week-end, au plus le blond tenait l’alcool, ce n’était pas amusant pour les personnes normales, mais il s’entraînait pour lui mettre sa race, à ce petit frimeur qui se foutait de sa gueule dès qu’il avait sa première gerbe, en plus, tout le monde le savait, un Barrett bourré vomit toujours trois fois. C’était pour ça d’ailleurs, cette petite remarque. Ce n’était même pas un pari valide.

-Puis, moi aussi je veux parier, ce soir, tu vas gerber aussi ! De toute façon, je te l’ai dis, je tiens mieux maintenant. J’ai eus un bon professeur !

Sans plus attendre, il servit deux verres, une petite dose en shooter, c’était bien plus amusant. Sans attendre l’avis de son ami il sortit son briquet pour le faire flamber, profitant du fait que ça collait à sa main, il tapa le verre deux fois sur la table avant de l’avaler d’une traite. Rien de tel qu’un whisky chaud pour monter plus vite à la tête, ce soir, c’était certain, ils se mettraient tous deux à terre. Il fit glisser son briquet jusqu’à Nikola dans le but qu’il l’imite.

L’alcool lui brûlait la gorge, comme toujours lors des premiers verres, ce n’était qu’une désagréable sensation qui allait rapidement passer, en plus de ça, une fois qu’ils étaient lancés rien ne pouvait les arrêter à part le fond de bouteille. C’était franchement dégueulasse de gerber après une cuite, mais putain que c’était marrant, surtout quand, comme toujours depuis qu’ils buvaient, c’était le pantalon de Nikola qui prenait en premier. D’ailleurs, Barrett se demandait si son ami en avait prévu un de rechange. Franchement depuis le temps qu’ils faisaient des sorties-alcool, il pouvait s’en douter.

Les verres furent enchaînés rapidement, et la tête lui tournait déjà, mais d’après lui, il tenait encore un discours compréhensible. Enfin, si parler de la masturbation des crevettes roses à marrée basse était normal et compréhensible, il allait très bien. Parfaitement bien. Tient, ce mec au fond du bar ne venait-il pas, à l’instant, de s’étaler à terre ? Il explosa de rire pour se foutre de sa gueule, tout semblait tellement plus amusant quand il était bourré, il leur servit un verre de plus !

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Quand on est con, c'est pour la vie [PV : Nikola A.Masao]
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