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It's because... I love you. [PV : Clarence Umea][Yaoi][Terminé]

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Nikola A. Masao
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Lun 8 Fév - 18:45
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Chaleur, douceur, bien-être. Enveloppé dans mon cocon de satin, vestige laissé par mon ancien compagnon j'ouvris faiblement les yeux. La lumière blafarde m’éblouis, traversant faiblement mes rideaux vert pomme. J'avais toujours aimé ces rideaux, Barrett lui les avait toujours haïe et j'avouerais que je ne comprendrais jamais pourquoi. Mon regard se tourna ensuite vers la couverture légèrement brillante d'un gris anthracite. Gris. Grey. Ne pouvant m'empêcher de grogner violemment j'enfouis mon visage dans mon coussin. J'en avais marre de ne pas pouvoir l'oublier et en même temps je ne me débarrassé pas des affaires lui appartenant, pire encore je les utilisais. Sans prévenir cette sensation nouvelle mais que j'avais déjà ressentit naquît à nouveau en moi. Le visage de Grey était remplacé par un visage plus fermé, plus froid. Ses cheveux dorés étaient remplacé par une tignasse lisse et sombre. Ronchonnant de plus belle je saisis mon deuxième coussin et l'envoyé valser à l'autre bout de mon salon avec toute la force dont j'étais capable -autant dire rien de bien fabuleux-. Ce dernier s'écrasa lamentablement contre le mur avant de finir sa course sur le sol.

- Putain de merde j'me suis rendormis... Râlais-je tout en serrant le coussin que j'avais encore un peu plus fort contre mon visage.

Cela faisait plusieurs jours que j'étais revenue de l'hôpital et l'image de Clarence n'avait de cesse de me hanter. Peu importe quelles étaient mes pensées son visage torturé finissait toujours par réapparaître dans mon esprit comme une évidence. Rassemblant le peu de volonté que j'avais je me tournais et me mis sur le dos, observant mon plafond crème sans dire un mot.   Le chirurgien avait été une évidence pour moi au moment même ou il avait posé ses doigts sur ma peau j'avais compris. Mais ce genre de chose n'était pas réel, je ne pouvais que penser que cela était un coup de foudre passager. En même temps je n'avais pas eut de partenaire depuis bien longtemps. Ça devait être pour ça. Non, mieux, c'était ça. Soupirant de nouveau je toussais bruyamment avant d'attraper ma barre d'assistance afin de me redresser. Non sans difficulté je parvins enfin a me mettre en position assise, puis lentement, lascivement je saisie mes jambes et les fis basculer par dessus le matelas. Me frottant les yeux avec mes mains j'entendis le « gling » bien distinct de mon téléphone.

- C'qui qui m'envoie un message ? Grogais-je encore toujours endormis.

Tendant le bras je saisis mon smartphone, tapé le code et accédé au message. « Arrête de t'obstiner c'est non ! » . Ma mère, chaque année je tentais de lui proposer de faire quelques chose pour mon anniversaire et chaque années depuis l'accident elle m'envoyait balader. Parce que oui aujourd'hui était la date de merde ou ma mère avait décidé de me mettre au monde sans imaginer une seconde ce que cette pute de vie m'avait réservée. Ah qu'ils étaient loin les beaux mots de maman « Tu es un enfant de l'hiver et du printemps, tu as la peau aussi cristalline que la neige et les yeux aussi vert qu'un bouton sur le point d'éclore. » Quelle était belle ma poétesse de mère n'est ce pas ? En attendant son fils ressemblait plus à une branche défrichés qu'a un mélange de bouton de merde et de neige à la con. Je n'aimais décidément pas  le jour de mon anniversaire, mais chaque année Barrett s'entêtait à aller me faire boire un verre -un verre?- dans le bar du coin. Nous rentrions à chaque fois saoul mais je passais à chaque fois les meilleures soirées de ma vie. Or aujourd'hui Monsieur ne daignait pas répondre à mes appels et je sentais venir le moment ou j'allais passer mon anniversaire et en de mauvaise humeur qui plus est.

- Putain de bordel de journée de merde !!! Vociférais-je tout en manquant de louper mon transfert sur mon fauteuil. Si j'avais pu le faire je serais sans doute partie en courant comme un dératé juste pour évacuer toute la rage qui était entrain de bouillir en moi mais comme toujours j'étais le cul cloué dans cette.. putain.. de chaise.. à roulette... de... Bref. Prenant une grande inspiration je fermais les yeux. Comme depuis presque une semaine les traits fins de Clarence m'apparurent. J'ouvris brusquement les yeux. Oui, c'était ça ! Il fallait que je le vois, il fallait qu'on se parle. Je ne l'avais pas appelé depuis la dernière fois je ne lui avais même pas envoyé un message et quand bien même il m'en avait envoyé un je n'aurais surement pas osé lui répondre. Une petite lueur d'espoir brilla en moi alors que je me saisissais du petit bout de papier où son numéro était inscrit. Posé sur ma table de nuit j'avais parfois passé des heures à le regarder sans oser le contacter. « Puis merde » pensais-je en composant le numéro. La première sonnerie tomba dans le vide et je tombais sur le répondeur. Dépité je fixais le sol résigné. Sans vraiment y croire j'appelais à nouveau le numéro espérant pouvoir entendre ne serai-ce que ça voix. Juste lui, même s'il me disait non je voulais l’entendre. C'était un véritable supplice maintenant que j'avais succombé à mes envies. Il fallait qu'il me réponde.

- Je t'en supplie... Répond..
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Clarence Umea
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Mer 10 Fév - 9:46
Journée de merde ! Nuit de merde également ! On m'avait appelé d'urgence pendant mes heures de repos en salle de garde et j'avais du émerger des draps froids, tout juste réchauffés par mon corps recroquevillé en un arc de cercle comme pour échapper aux cauchemars qui me hantaient, et au continuel visage doux du jeune garçon avec lequel j'avais couché dans ce même lit. Chaque seconde que nous avions vécue ensemble me revenait sans arrêt en mémoire. Les sapins, l'herbe, tout ce qui était vert me renvoyait à la magnifique couleur de ses yeux qu'il avait posé dans les miens de façon à m'envoûter. Je ne savais pas pourquoi, mais cette rencontre avait tout bouleversé. Mes codes semblaient changés, chaque jeune en fauteuil roulant faisait accélérer mon pouls, mais ce n'était pas lui, jamais. Ils n'avaient ni ses cheveux bruns, ni ses prunelles émeraudes. Bref. Nikola était partout sauf ici, et j'avais été appelé en urgence pour m'occuper d'un gamin en fauteuil. J'avais cru mourir. Mais en arrivant sur la table d'opération, ce n'était pas lui, et je n'avais pu retenir des larmes de soulagement. Mais le môme était mort et je n'arrivais pas à expliquer la douleur qui me vrillait si fort la poitrine que ça m'avait presque empêché de dormir après ça. J'avais tourné encore et encore sur le matelas durant de longues heures, et finalement, avais réussi à apercevoir Morphée.

A partir de là, rien n'aurait pu aller plus mal, c'est ce que je pensais. Sauf qu'à nouveau j'avais été appelé pour une opération délicate, et l'homme avait bien failli ne pas s'en sortir. Heureusement il était apparemment sauvé, les infirmiers avaient toute la situation en main. Quel soulagement. Mais quelques minutes après, on nous amenait un gosse qui rendit son dernier souffle une demie heure après qu'il soit arrivé dans le service, victime d'une méningite prise trop tard. Cet incident signait la fin de ma journée vers 11h. J'allais pouvoir rentrer, me reposer, dormir durant des heures et apprécier ou non ma solitude. Sauf qu'en prenant mes affaires en salle de garde, je constatais qu'on avait essayé de m'appeler. Deux fois. Mon cœur s'emballa alors que je repensais au visage enfantin, une langue taquine passant alors sur mes lèvres soudain sèches. Etait-ce lui ? Non, je ne devais pas me leurrer. Je tentais de le chasser de mon esprit, avant d'appuyer sur le bouton pour rappeler le numéro, franchissant en même temps, les portes automatiques de l'hôpital sous certains regards peu amènes. Les gens m'en voulaient sans que je ne sache pourquoi. Peut-être à cause de ces deux gamins ? Je n'avais pas voulu ça, que me reprochait on ? Il fallait que j'ignore ce ras de marée qui arrivait sur moi, la panique grimpant à toute vitesse. Souffler et se concentrer sur le bip que le téléphone produisait, signe que ça appelait bien cette personne dont j'ignorais l'identité. Soudain on décrochait. M'arrachant un tiraillement sourd au niveau de la poitrine.

"Allo ?"

Sa voix. Sa voix me répondit. C'était bel et bien la sienne, et je sentis ma respiration devenir chaotique sous le bonheur, mes pieds stoppant tout mouvement alors que des milliers de papillons fleurissaient dans tout mon corps. J'eus l'impression que j'allais défaillir, mes joues étaient brûlantes, j'avais du mal à respirer. Puis d'un coup, toute la pression retomba, les larmes roulèrent sur mes joues, mes épaules s'affaissèrent, et je me laissais tomber sur le banc le plus proche, amenant mes jambes contre mon torse en sanglotant légèrement, les étouffant le plus possible dans mon jean. Lorsque je fus en capacité de parler, que ma gorge cessa d'être étouffée par les pleurs, je reniflais, essuyant mon nez et mes yeux, souriant faiblement.

"Désolé Nikola... La pression qui retombe. Tu vas rire, enfin non, mais on m'a réveillé en pleine nuit pour opérer un gars en fauteuil, et j'ai flippé putain, j'ai cru que c'était toi. J'étais totalement paniqué. Même à distance tu veux me faire crever hein ?"

Mon cœur ne se calmait pas, je semblais trop joyeux, riant à travers mes larmes revenues dans mes yeux, les joues rouges, mes cheveux tombant devant mes yeux. Puis je me souvins que c'était lui qui m'avait appelé. Peut-être qu'il avait un problème ? Une inquiétude sourde se planta alors dans ma voix.

"Tu vas bien ? J'espère qu'il ne s'est rien passé de grave ! Est-ce que tu veux que je viennes te voir ?"

Son fauteuil pouvait s'être renversé, il ne parvenait pas à y remonter ? Ses crampes étaient-elles revenues ? J'avais peur pour lui.

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Nikola A. Masao
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Jeu 25 Fév - 11:32
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Le téléphone sonna, les secondes me paraissaient être des heures. Ma déception fut immense lorsque je tombais à nouveau sur la messagerie. Sous la colère je jetais avec force le portable qui alla s'écraser sur le mur en face de moi, fissurant l'écran au passage. Je finis par simplement rejoindre mon salon et allumé la télé. Quitte à passer une soirée seul.. Je n'avais rien d'autre à faire de toute façon et personne ne daignait me répondre. Alors c'était ça mes amis ? Tous inexistant ! Tsss... Je finis par m'accouder à mon fauteuil en continuant de pester contre la terre entière.

Au bout d'une petite heure ou je n'avais pas encore terminé de râler j'entendis une vieille musique érailler provenir de ma chambre. Haussant un sourcil je jetais vaguement un coup d’œil. J'avais oublié la sonnerie de mon réveil ? Non. Qui mettrait un réveil aux alentours de 11h30 ? Personne. Et de toute façon je n'avais pas de réveil réalisais-je en toussotant comme un débile. Enfin si... Mon reveil c'était... - Oh putain mon téléphone !  Beuglais-je en comprenant que j'étais entrain de louper un appel. Je me ruais alors dans la chambre et sans même prendre le temps de regarder qui était l’émetteur je décrochais.

- Allo ?!!

Un silence de mort me répondit dans un premier lieu. Je restais la, les yeux grand ouverts à attendre une réponse. Au bout de quelques secondes une respiration rauque se fit entendre, pendant quelques secondes je crus a une blague d'un jeune du quartier mais le son suivant furent des sanglots. Toujours sans prononcer un mot j'écoutais simplement le combiné.

- Allo... ? Tentais-je à nouveau à demi voix. J'entendis alors mon interlocuteur renifler bruyamment.

Dès les premiers mots je reconnu la voix de Clarence. Un sourire immense et incontrôlable étira alors mes joues de de part et d'autre. Si j'avais pu j'aurais certainement fait une petite danse de la joie mais dans mon état je ne pu que me contenter de « sautiller » comme un gosse dans mon fauteuil. Je le laissais tranquillement finir sa phrase buvant ses paroles. J'eus un peu de peine en l'entendant si mal à l'aise et encore plus en comprenant qu'il se faisait du soucis pour moi. Beaucoup trop de soucis. Ce chirurgien était décidément beaucoup, beaucoup, beaucoup trop stressé.

- Dit pas des conneries pareil.. Ronchonnais-je plus pour moi même que pour lui.

Je me tus la secondes suivantes alors que je sentais l'angoisse remonter dans sa voix. Je n'avais pas voulu l'inquiéter au contraire.. Soupirant j'attendis quelques secondes avant de répondre, je cherchais la façon dont j'allais pouvoir formuler ce que j'allais lui demander.

- Pfff ! J'suis plus solide que sa Clarence ! Tentais-je vainement de dire pour le rassurer. Bon ok je n'étais pas franchement doué dans ce domaine et je manquais cruellement d'imagination. Soupirant de nouveau je repris. - Ne t'en fais pas je vais très bien. Je suis chez moi dans mon fauteuil et tout vas bien, tu peux te détendre. J'ai quelques choses de bien plus important que ça à te demander... Laissant ma voix s'éteindre sur mes dernières syllabe je penchais la tête en arrière sur mon fauteuil en prenant une grande inspiration. C-ce.. C'est mon anniversaire aujourd'hui.  Et... J'suis tout seul. Je veux pas passer cette soirée tout seul. Alors ça te dirais de manger avec moi ce soir ? Un truc tout simple hein, je commande à manger, on s'matte un film puis voilà. On fête ça tout les deux quoi.. Enfin, entre amis... Fin... Bref tu m'as compris ! Bon dieu ! Pourquoi j'étais incapable d'articuler correctement ?! J'avais l'impression d'être un môme qui demandait à sa mère s'il pouvait faire une sortie avec ses potes. J'avais une voix je chevrotante et peu assurée et ça, c'était on ne peut plus ridicule.

- Bref, ça te dis qu'on se voit chez moi ce soir ? Enfait non. Viens chez moi tout cours... J'ai envie de te voir.. Voilà.

« Puis merde » soupirais-je intérieurement alors que j'attendais sa réponse.
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Clarence Umea
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Mar 1 Mar - 14:35
Il grognait, et m'arracha un sourire bien malgré moi. Il était si mignon ce petit être qui avait hanté mes songes depuis notre rencontre avec son attitude parfois enfantine, ses réactions tout à fait adorables. J'aurais presque voulu le manger tellement il était à croquer. Quoique je l'avais déjà fait n'est-ce pas ? J'avais passé ma langue taquine sur sa peau de sucre et je l'avais goûtée, j'avais écouté chacun de ses gémissements passant ses lèvres rosées et gonflées de baisers, j'avais caressé ses cheveux, posé mon regard dans le sien. Il avait été à moi et je désirais le faire mien encore une fois, le garder dans mes bras avec la jalousie dont seuls les enfants étaient capables de faire preuve. A moi ? Je tressaillis. Depuis quand étais-je ainsi ? Possessif et jaloux, capable d'emprisonner une personne ? Avais-je déjà eu cette façon d'agir avec quelqu'un d'autre ? Comment étais-je avec cette étoile qui n'avait jamais eu le temps de briller ? J'étais si jeune que je n'en avais jamais pris soin. C'était si évident qu'elle était à moi que je ne m'étais jamais douté du contraire. Et alors que Nikola était un garçon et que nous n'étions qu'une majorité à aimer des personnes de notre sexe, je me surprenais à vouloir lui refuser de fréquenter d'autres personnes que moi, à ne regarder personne d'autre que moi. Il n'en avait pas le droit, je ne voulais pas que d'autres mains que les miennes puissent toucher son visage ou son corps.

Je pouvais me détendre ? Mes lèvres se pincèrent en un petit "o" adorable et je retins une exclamation de surprise tandis que je nouais ma main libre à mes cheveux. Si je m'attendais à ça. Il avait quelque chose à me demander, je sentis mes entrailles se nouer et une bonne vieille nausée s’immisça dedans. C'était perturbant. Demander des choses au téléphone, ce n'était pas forcément très sympa, mais après tout ça dépendait quoi n'est-ce pas ? Je fermais les yeux. Attendant simplement, sans faire un bruit, ma respiration basse pour ne rien louper de ses mots, de sa voix qui m'avait presque manquée durant ces derniers jours. Anniversaire. Le mot tomba et je me crispais brutalement. Quand étais-je réellement né moi ? Ma mère fêtait ma naissance le 23 Mai, mais je n'avais jamais su si c'était vraiment la date où j'avais vu le jour. Car après tout, que pouvait-il se passer dans l'esprit d'une femme atteinte d'Alzheimer de manière si profonde, elle qui n'avait jamais pu me dire dans quelle ville elle avait accouché ? Pourquoi se souvenait-elle de cette date simplement et non d'autre chose ? Je sentis quelques larmes gonfler à nouveau sous mes paupières, fit de mon mieux pour les retenir, y parvint finalement. Souffler, respirer, calmer les battements effrénés de mon cœur. J'allais refuser poliment, lui dire que j'avais quelque chose à faire ce soir, ce serait mieux n'est-ce pas ? Plus simple pour nous deux. Lui n'aurait pas à me supporter, je n'aurais pas à retenir ma mélancolie jusqu'à ce qu'enfin je rentre chez moi. Ce serait mieux, ouais. Il suffisait d'être gentil et convainquant, il comprendrait, bien qu'il semble absolument me vouloir auprès de lui lorsque j'entendis ses mots presque autoritaires. J'avais l'ordre de venir chez lui.

"Ok."

Le mot passa mes lèvres et je me tapais le front. Qu'est ce qui m'avait prit ? Je n'aurais pas du, j'aurais du m'en tenir au plan initial, ça aurait été tellement mieux. Pour moi et pour lui. Mais maintenant c'était trop tard. Il fallait que je passe en ville lui acheter un petit quelque chose d'ailleurs. Et peut-être chez moi pour me laver un peu non ? Après une journée de boulot les mains dans les cerveaux, je ne me sentais pas forcément très frais. Et j'avais pas envie de me ramener chez lui en sentant le cadavre, le sang et la maladie. Et bordel, j'avais envie de dormir durant une éternité, mais ça n'allait pas être possible malheureusement et il me vaudrait ça.

"Tu permets que j'aille me changer ? J'sens mauvais, c'est ça d'être en salle d'op' toute la journée."

Je tente de prendre un ton enjoué mais je n'y parviens pas. En plus j'ai froid, je l'avoue. Je me lève de mon banc, souffle doucement sur mes mains.

"Tu m'envoies ton adresse par sms ? J'arrive d'ici une heure je pense. Faut que je rentre vraiment. Pour ma douche. Et passer en ville. Tu te sauves pas hein ?"

Je parviens à décrocher un léger rire, au début un peu hésitant puis plus franc, et je commence à marcher vers chez moi. Finalement je raccroche, rentre me doucher, m'habille d'une chemise blanche et d'un jean noir, classique, petite veste dessus, passe en ville lui acheter un petit cadeau : Un bracelet en de trois tiges de cuirs tressées et une plate, et je me rends chez lui. Frappe une fois arrivé à la porte. Ferme les yeux et attend le moment où le bruit de la poignée se fera entendre pour ouvrir les yeux et lui offrir un sourire ainsi qu'un joyeux anniversaire.

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Nikola A. Masao
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Lun 7 Mar - 11:30
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Je faisais les cents pas dans mon appartement lorsque j'entendis frapper, me tournant vers la porte je la fixais quelques secondes avant de doucement m'approcher. Il fallait que j'ouvre, une simple et fine paroi de bois nous séparé maintenant. Je savais qu'il était de l'autre côté et qu'il attendait que j'ouvre. Mon corps tout entier n'attendait que cet instant, mon esprit aussi d'ailleurs. Depuis que j'avais raccroché tout à l'heure j'avais cette boule d'angoisse grandissante en moi. Une personne me connaissant un minimum aurait très bien pu me déchiffrer au premier regard, voir a quel point je ne voulais pas le décevoir et a quel point je voulais qu'il soit là. Et pour cause ma tenue était tirée à quatre épingles contrairement aux autre jours. Enfin en soit ce n'était pas une tenue véritablement compliqué à assembler mais il était rare pour moi de mettre un jeans noir et slim qui plus ait. Mais avec Clarence tout me semblait plus simple et je n'avais pas imaginé un seul moment m'être l'un de mes baggies en sa présence. Pour le haut j'avais opté pour un débardeur blanc surmonté d'une chemise à carreaux rouges et bleus et j'avais même laissé mes lunettes de côté, comme je le disais, simple. Et pour couronner le tout j'avais essayé de dompter mes cheveux qui eux continuait toujours de former de nombreuses mèches rebelles et bouclées a n'en plus finir.

Je passais mes doigts autour des barres de fer et fit avancer mon fauteuil, posant finalement ma main fine sur la poignée sans pour autant ouvrir. En y réfléchissant j'avais senti son attitude bizarre au téléphone mais je n'y avais pas fait attention outre mesure, ce que je pouvais être égoïste par fois... Baissant les yeux légèrement honteux je ne pu retenir un soupire de désarrois alors que le stress gagnait du terrain. Je ne voulais pas lui faire mauvaise impression, j'avais seulement eu besoin de sa présence a mes côtés le plus vite possible. Et oui encore une fois c'était une preuve d’égoïsme de ma part..  Mais était-ce réellement mal de désirer cet homme à ce point ? Certainement. Mais je ne pouvais me résoudre à le barrer de ma vie. Oh certainement que de lui même il ne me laisserait plus y entrer, après tout nous ne vivons pas dans le même monde, nous n'avons pas le même âge et dieu sait la vie qu'il a pu mener avant mon arrivée. Non décidément tout nous oppose totalement. Et pourtant je continuais d'espérer comme ces enfants qui croient au père Noël et qui chaque vingt-quatre au soir essaient de continuer d’apercevoir leur héros inexistant.   Mais je pouvais comprendre son point de vue, assumer une certaine homosexualité n'est pas facile pour tout le monde. Pour moi ce fut une évidence dès que Barrett me fit découvrir les joies du sexe et j'ai su immédiatement qu'homme ou femme les deux me plaisaient. Mais lorsque l'on passe la moitié de sa vie a ne pas imaginer que cette partie de nous puisse exister... C'est un choc. Ou peut être une erreur. Oui peut-être qu'il a essayé ça pour tenter quelques choses de nouveau et qu'il se sent mal par rapport à moi. Secouant la tête je chassais toutes ses idées de mes pensées. De toute façon je serais fixé le jour ou tout cela sera mis au clair.

Prenant une grande inspiration ainsi que le restant de courage encore présent, serrant mes doigts à en faire pâlir mes phalanges j'abaissais brusquement la poignée et ouvrit la porte à la volée pour me retrouver face au chirurgien. Je ne su pas quelle fut sa réaction en me voyant car à peine  j’eus aperçu son vêtement je me jetais en avant, enroulant mes bras autour de sa taille et enfouissant mon  visage contre son ventre. Encore une fois je ne pensais qu'a moi, je ne lui avais pas demandé son avis, je ne lui avais pas laissé le temps de dire un mot. Je n'avais pensé qu'a mon envie de le serrer contre moi. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher... Sentir sa peau glisser sous le tissus de son vêtement, son odeur embaumer mes sens, ses muscles sous ma joue, sous sa chemise. Je restais un bon moment comme ça à savourer cet instant puis, les joues légèrement rougies par la honte je me reculais.

- Bonjour Clarence, entre... Je me reculais de façon à le laisser passer. Puis je pris la direction du salon ou j'avais pris soin de déposer des boissons et des verres sur la table basse avant son arrivée. Me tournant vers lui je souris maladroitement tout en regardant le sol. - Installe toi, fait comme chez toi. Merde ce n'était pas le moment d'être mal à l'aise ! Grognais-je intérieurement à mon attention. Levant les yeux vers lui j'attendis alors de voir sa réaction, non sans une petite dose de stress en plus.
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Clarence Umea
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Mer 9 Mar - 13:07
Une seconde, deux. Elles s'égrènent et je les compte. Trois, quatre. Qu'est-ce qu'il fait nom de dieu ? L'angoisse envahit sourdement mon estomac, je me mets à trembler, mes mains se serrant avec anxiété sur le bas de ma chemise. Cinq, six. Toujours personne. Pourtant j'ai cru entendre le bruit des roues de son fauteuil, mais peut-être est-ce seulement mon imagination qui décide de me jouer des tours. Sept, huit. Toujours rien. Est-ce que je dois sonner encore une fois ? Appuyer sur la poignée et entrer si c'est ouvert au risque de me faire incendier ? Mon cœur bat si fort qu'il semble vouloir broyer mes côtes. Je tremble encore plus, sent ma colonne vertébrale piquetée des flèches glacées, et me surprends à claquer des dents. Neuf, dix. Mais qu'est-ce qu'il fait ?! Je lâche un gémissement sourd, empli de désespoir, ignore si je dois signaler ma présence une seconde fois ou simplement faire demi tour. Mais pour un chirurgien, ce ne serait pas très classe de m'en aller, de le laisser tomber, de laisser mes peurs reprendre le dessus et de fuir ce petit être qui met sûrement juste du temps à venir à cause de son fauteuil roulant. Onze, douze. Je trépigne, recule d'un pas, observe autour de moi et lâche un long soupire. Quarante. Quarante et un. Quarante-deux. Ma main se pose sur la poignée, je grimace, m'apprête à la baisser et soudain, elle le fait elle même. Et Niko apparaît derrière.

Mais avant que j'ai le temps de faire un mouvement, ses bras m'enlacent et je me reçois une tête contre le ventre. Mon cœur loupe un battement, je peine à comprendre ce qu'il se passe et ne réagit pas durant quelques secondes. Puis je baisse la tête, regarde cette tête brune et bouclées sans oser me dégager, sans même penser à le soutenir alors que sa position devait être particulièrement inconfortable. Ça faisait presque du bien, de sentir cette chaleur pénétrer dans mon estomac comme pour chasser l'angoisse qui s'y était accumulée durant cette longue minute d'attente devant sa porte. Puis, timidement, ma main s'avança pour envelopper sa tignasse, caresser quelques mèches, avant de retomber contre mon corps alors qu'il nous séparait en se redressant. De l'air trop froid s’immisça sous mon haut, je me mordis les lèvres, l'observant de mon air le plus doux possible, allant même jusqu'à lui offrir un sourire presque joyeux, si je n'avais pas eu cette douleur profonde en moi de ne pas pouvoir être certain de ma propre naissance. Ainsi donc il était du 17 Mai ? Quelques jours après... à peine 10, et il aurait été du même jour que moi. Ça aurait pu être amusant. Mais au lieu de ça, il avait décidé de pointer le bout de son adorable nez un peu trop tôt. Dommage. Je le suivis à l'intérieur, observant un peu autour de moi, complètement chamboulé d'être ici. Je n'avais sérieusement pas pensé que nous allions nous revoir. Que nous serions amis. J'avais cru à une illusion que nous nous donnions pour pas nous quitter sur de la gêne.

"Je suis content de te voir."

Je vins déposer un baiser sur son front, lui souriant, avant de lui tendre le paquet. Un joli petit paquet noir et blanc, sobre, contenant la boite avec le bracelet auquel la vendeuse avait trouvé amusant d'ajouter un gros nœud rouge. Une note de couleur, qu'elle avait dit ! C'était niais comme pas possible surtout. Je ne le quittais pas des yeux, observant sa réaction lorsqu'il ouvrirait son paquet.

"Joyeux anniversaire Nikola."

Mes lèvres s'étirèrent en un sourire. J'étais content de ce que j'avais trouvé. Et malgré mon salaire, je n'avais rien prit de trop exubérant ou trop cher pour ne pas le mettre trop mal à l'aise. Mais c'était stressant d'attendre. Alors je me tordis un peu les doigts, me grattant derrière l'oreille, faisant grincer mes dents en fronçant le nez, le cœur battant au creux de ma poitrine avec trop de force. C'était trop de pression pour moi. Je me surpris à rougir un peu.

"Je ne savais pas quoi te prendre, j'espère que ça te plaira."

Pour détendre l'atmosphère, je lui tirais la langue, m'accroupissant devant lui afin de pouvoir observer son visage à ma guise. Sale petit gnome adorable.

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Mar 22 Mar - 16:57
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Je ne pu m'empêcher de lui décocher un sourire éblouissant alors que mes boucles reprenaient doucement leur emplacement. La trace de ses doigts chaud étaient encore gravée sur ma peau et je tentais tant mieux que mal dissimulé ce petit mal-être. Mais sa voix me sortie bien vite de ma torpeur et je le fixais a nouveau, le coin de mes lèvres s'étirant à nouveau.

- Je suis content aussi Clarence..

Je ne m'y attendais pas mais ses lèvres fines et délicieuses vinrent s'écraser sur mon front alors que j'ouvrais grand les yeux sans comprendre sur le moment. Mais quand je me retrouvai nez à nez avec ce petit paquet surplombé d'un.. Gros.. Très.. gros.. Nœud rouge.  Une chose est sur il était totalement impossible de le louper et à mon grand désarrois je ne pus m'empêcher de pouffer alors que j'entendais son adorable voix me souhaiter un joyeux  anniversaire. Rougissant doucement je le regardais avec tendresse sans même m'en rendre compte.

- Merci. Je tendis la main et récupérais le paquet doucement. Peu importe, je suis convaincu que ça me plaira. Mais tu n'aurais pas du, enfin.. Si.. Mais.. Ca me gêne. Ca faisait longtemps qu'on ne m'avait pas fait de cadeau pour être exact.  Il s'accroupit alors à ma hauteur et je pu fixer ses prunelles. Une personne lambda se serait fait envoyer sur les roses, clairement, ce mettre a ma hauteur me donnais l'impression d'être un enfant de 6 ans à qui l'on expliquait les choses de la vie. Soupirant simplement je me contentais de lui sourire. Du peu que j'avais appris sur Clarence j'avais rapidement compris qu'il était une personne extrêmement maladroite. Alors je ne pouvais pas réellement lui reprocher, depuis il s'était déplace jusqu'à chez moi et m'avait même offert un cadeau. Impossible de l'envoyer bouler avec autant d'attention de sa part. Profitant de sa proximité je plantais à mon tour un baiser sur sa joue, sans le prévenir, mis affectueux mis provocateur. Juste pour me venger de ce petit cadeau impromptue.
Reprenant mon sérieux je me rassis correctement sur dans mon fauteuil et prit le cadeau entre mes doigts. Je fis tourner plusieurs fois la petite boite entre mes doigts curieux, la secouée doucement avant de hausser un sourcil l'air suspicieux. - Hum... J'suis curieux pour l'coup..  Plissant les yeux je saisis avec douceur le ruban rouge, ruban qui n'était pas un vulgaire ruban en papier, non il était en tissus épais. Ce qui me fit d'ailleurs un peu peur « pourvue qu'il n'est pas fait d'extravagance » ralais-je intérieurement. Doucement mes doigts tirèrent sur le doux tissu qui ne tarda pas à tomber gracieusement sur mes genoux. Comme un enfant je me mis a sourire et ouvrit le dessus de la boite.  

Surpris, j'écarquillais les yeux. Muet. Puis glissant mes doigts fins dans la boite je saisis doucement l'objet de mes convoitises. Un bracelet en cuir, fin et raffiné tout en restant masculin. Simplement, je le passais à mon poignet avant de me mettre a sautiller inlassablement dans mon fauteuil comme un gamin de 10 ans à Noël.

- Merci Cla' ! Il est vraiment.. Vraiment super !

Je souris de toutes mes dents ravis de ce cadeau et ravis qu'il n'est pas dépensé des fortunes pour moi, parce que jamais je n'aurais pu lui rendre la pareille. Oui aussi ridicule soit-elle s'était l'une des raisons de ma joie. Toujours à ma hauteur je pu saisir le jeune homme par la nuque afin de le serrer contre moi.

- Vraiment merci ! Je me redressais. Maintenant on va fêter ça comme il se doit ! Je le prit par la main l'obligeant a se lever et à me suivre vers le canapé. Sans attendre je lui servis un whisky avant de m'en servir un aussi.

- Fait comme chez toi Clarence, tu es le bienvenue.  Je m'approchais du canapé sans me départir de mon sourire et commençais mon transfert dessus. - Installe toi.
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Clarence Umea
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Ven 25 Mar - 8:58
Son regard envers moi me parut particulier, trop tendre, trop aimant, et je me sentis plus que surpris de le voir ainsi. Mais la suite ne me permis pas de m'attarder sur des détails aussi futiles, car je lui avais offert mon cadeau et voilà qu'il le tenait entre ses longs doigts blancs dont j'aurais voulu me saisir afin de déposer un baiser dessus. Doigts qui ne semblaient pas pressés de tirer sur le ruban rouge puisqu'au lieu de le faire, de me montrer une curiosité dévorante, il préféra se confondre en remerciements, tentant sûrement d'évacuer sa gêne dans un paquet de mots dont je n'avais que cure. Ce qui était fait était fait. Il n'y avait pas à en discuter. De plus ce cadeau ne m'avait pas coûté grand chose, mais j'étais sûr qu'il lui plairait. Sobre mais élégant, comme lui. Plus les secondes passaient et plus l'impatience grandissait au creux de ma poitrine. Je sentais le sang battre à mes oreilles, mes joues se tintant d'un rouge trop vif, mes doigts se mettant à trembler alors que son visage s'approchait du mien à une vitesse folle, et que ses lèvres trouvaient le mien pour y déposer un fragment d'amour, un baiser tout à fait adorable. Voilà bien longtemps qu'on ne m'avait pas offert de moment comme celui ci. J'aurais pu en être d'autant plus gêné, je n'en fus que plus heureux encore. Tout se passait à merveille, sans accroc. Tout était merveilleux pour le moment, et je refusais que ça change, que quelque chose se brise. Que ce soit dans la perfection de l'instant ou dans notre relation. Nous ne nous connaissions à peine, mais il y avait bel et bien quelque chose de naturel, de facile, qui faisait que nous n'avions pas de mal à être ensemble.

Puis il commença à le déballer. Ce petit cadeau entre ses mains frêles. Qui tirèrent avec une délicatesse hors norme sur le nœud alors qu'il m'avait avoué être comme moi, blotti dans l'impatience et la curiosité qui ne voudraient pas le quitter tant qu'il n'aurait pas dévoilé le contenu de la boite. Je sentis ma bouche devenir sèche, une infime part de moi même craignant qu'il n'aime pas. Mais son sourire était tel que je ne pouvais qu'être rassuré. Et son corps se tortillant sur le fauteuil eut raison de moi : Il était content de ce que je lui avais offert. J'aurais voulu parler, mais l'appréhension ressentie un peu plus tôt avait raison de moi, serrait ma gorge, et lorsqu'il me serra contre lui, je vins enfouir le bout de mon nez contre le creux brûlant de son épaule afin de lui rendre son étreinte, mes bras passant autour de son corps fin pour lui offrir peut-être par ce contact, ces sentiments que je n'osais lui montrer. Il n'y avait pas besoin de mots finalement. Il fallait qu'il comprenne l'émotion qui m'étreignait, sans toutefois qu'il ne me pose de questions. Car les seules personnes que je voyais quotidiennement heureuses grâce à moi étaient celles que je sauvais de la mort après avoir passé des heures à triturer leur cerveau, des jours à chercher le problème, et à planifier une opération pour ne rien omettre et sauver si possible, le plus grand nombre d'entre eux. Personne n'était jamais heureux avec moi, quand j'étais un humain et non plus un chirurgien. Lui aujourd'hui l'était. Et je lui offris un sourire peut-être un petit peu trop tremblant tout en me reculant quelques secondes après.

"C'était avec plaisir."

Je le suivis jusqu'au canapé et le laissait me servir un verre de whisky. C'était inhabituel pour moi de boire, mais ça ne me déplaisait pas après tout. Surtout en une si charmante compagnie. J'aurais voulu me précipiter pour l'aider à passer sur le canapé mais je n'en eus pas le temps. Alors, dans une excuse muette, je posais mon derrière sur les coussins en me saisissant de nos deux verres, lui offrant le sien d'une main délicate, un sourire gravé sur mon visage.

"A ta santé, Nikola."

Je fis tinter le verre contre le sien. Le portant à mes lèvres, sans que mon regard améthyste ne se dégage du sien un seul instant, attrapant au creux de mon palais, une gorgée de ce liquide brûlant qui aurait pu m'arracher une grimace. Puis je le reposais sur la table, venant glisser ma main contre sa nuque, déposant mon front contre le sien. Si j'avais eu le courage je l'aurais embrassé, mais je ne m'en sentais plus le droit pour le moment. Pas encore. Il était bien trop parfait pour que je le fasse. Mais ses lèvres si près des miennes, bien que terriblement tentatrices, étaient comme une consolation. J'avais le droit de sentir son souffle se mêler au sien, et l'arôme du whisky entre nous deux.

"J'espère que ta journée sera merveilleuse. Et que tu me permettra de partager en ta compagnie de merveilleux moments."

Je laissais mes paupières s'abaisser, rompre le contact. Souriant toujours. Mes doigts caressant la nuque, la base de ses cheveux, mon souffle légèrement chaotique comme un amant après l'acte. Mais nous n'avions rien fait, et il était le seul qui pouvait me rendre ainsi.

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Dim 8 Mai - 12:33
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J'avais réussi mon transfert sans trop de soucis, j'étais encore sobre heureusement sinon ce dernier aurait été des plus chaotique – et comique - . Souriant je pris le verre que me tendait mon amant d'un soir, imitant son geste je levais doucement mon verre à mon tour avant de les laisser s'entrechoquer.

- A ta santé, merci de ne pas m'avoir laissé tout seul aujourd'hui et pour le cadeau aussi. Dis-je tout en secouant légèrement mon poignet.

J'apportais le verre à mes lèvres et bu une gorgée qui me réchauffa instantanément, glissant lentement en moi. J'étais encore entrain de soutenir le regard de Clarence quand je ne pu me retenir de arquer un sourcil. Pourquoi me fixait-il de la sorte ? J'avais quelques choses sur le visage ? Sans attendre j'avalais a nouveau une gorgée de plus. Puis, sa main passa dans ma nuque me déclenchant immédiatement un frisson que j'eus peine à cacher. Je le laisser faire pour mon plus grand plaisir et déposé calmement mon verre sur la table basse à côté de nous afin d'éviter tout accident. Quand je vis son regard pers se baisser et ses paupières se recouvrirent je fis de même profitant simplement de l'instant, savourant son touché un peu plus intime qu'entre deux simple amis. J'aurais pu l'embrasser. Certes. Mais non, cet instant était agréable à savourer tel qu'il était de plus je ne voulais pas qu'il ait une réaction aussi violente que celle qu'il avait eu la première fois que je l'avais embrassé. Et puis.. Nous devions être ami.. Pas amant.. Soupirant doucement je lui souris.

- Bien sur Clarence. Je ne doute pas qu'elle sera parfaite.

Rapidement ses doigts fins jouant avec ma nuque me firent quelques peu perdre pieds. Mes joues s'empourprèrent et une sensation que je ne connaissais que trop bien s'empara de moi. Je me raclais immédiatement la gorge recouvrant mes esprits et échappais doucement à a son étreinte. Ne laissant rien paraître je me tournais vers la pendule.

- Bon je vais aller faire à manger. Je sais pas toi, mais moi je meurs de faim !

Mes lèvres embrassèrent sa joue avec un sourire légèrement taquin puis je saisis mon fauteuil et le tournait de façon à pouvoir à nouveau me transférer. Non sans difficulté je réussi tout de même a y retourner. Le canapé étant plus bas que mon fauteuil cela me demandait beaucoup plus d'efforts que dans le sens inverse. Bref passons, je ne pu m'empêcher de boire encore une fois une gorgée de mon précieux nectar d'une sous marque de l'épicerie a quelques pas de chez moi avant de reposer mon  verre et de prendre la direction de la cuisine. J'ouvris le frigo et en sortie des blancs de poulet, des poivrons. Je posais le tout sur l'îlot central puis fit un demi tour pour ouvrir un de mes placards sortant les épices et accessoires dont j'avais besoin afin de faire mon plat. C'était un plan on ne peu plus simple mais vraiment délicieux. Je commençais a émincer les blancs de poulet en jetant un regard a Clarence.

- Tu aimes tout ce qu'il y a sur la table ? Que je ne fasse pas quelques choses qui ne te plait pas.

Tout en disant ça je versais de l'huile dans la poêle et allumé le feu en dessous. S'il n'aimait pas je ferais autre choses, et je garderais ça pour le reste de ma semaine. Je haussais les épaules pour moi même et mis les aiguillettes dans l'huile.
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Clarence Umea
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Lun 16 Mai - 14:11
Si j’avais été un homme normal, peut-être me serai-je immédiatement levé pour proposer à Nikola mon aide. Si j’avais été un homme normal, j’aurais pris ce gamin cloué à son fauteuil en pitié et je ne l’aurai rien laissé faire. Mais je n’étais pas quelqu’un de normal, non. Un chirurgien ne peut l’être. Parce qu’en soi, ce métier n’a rien de normal. Les hommes n’étaient pas dès le départ des bêtes du corps humain, le connaissant dans les détails, capable de citer précisément les organes et encore moins de pratiquer des opérations potentiellement mortelles. Non, les êtres humains sont nés pour cultiver les champs et élever des bêtes, pas pour opérer. Alors je ne traite pas ce jeune homme normalement, parce que je sais que la pitié n’amène jamais rien de bon. Qu’elle risque plus de l’aliéner qu’autre chose, de lui faire prendre conscience qu’à cause ou grâce à la pitié, il peut obtenir bien plus que les gens en parfaite santé. Il paraît que c’est naturel. Que beaucoup d’hommes ne supportent pas quand autrui souffre. Mais moi je n’en crois rien. Car tant que la souffrance n’est pas visible à l’œil nu, par un membre arraché, une cicatrice, l’être humain se borne à ne pas la voir et fait comme si de rien n’était. Ou pire. Parfois, s’en moque et accable encore plus celui qui la porte. Alors je ne bouge pas. J’acquiesce simplement d’un hochement de tête, prêt à l’aider s’il me demande de l’aide. Mais pour le moment je ne bouge pas, le suis simplement du regard pour intervenir en cas de soucis, parce que ce n’est jamais bon de trop materner quelqu’un, que ce soit pour son comportement avec les autres plus tard, ou pour sa fierté. Et de ce que j’en ai vu, Nikola en a une assez grande, ce que je comprends bien sûr. Nous sommes aujourd’hui dans un monde de requin. Sans fierté ou sans mordant, on ne va jamais loin. Il possède ces deux qualités il me semble, moi je n’ai que le mordant. La fierté, je n’en ai plus aucune.

Le souvenir encore chaud de ses lèvres sur ma joue m’arrache un sourire. Je ferme à demi les yeux, soupire longuement avant de me saisir de mon verre, prenant volontairement mon temps pour ne pas l’oppresser, pas trop non plus pour ne pas paraître impoli. Un juste dosage que je trouve je ne sais où, comme si ces règles muettes m’avaient été dictées il y a longtemps et qu’elles surgissaient de nouveau aujourd’hui. Et une fois la dernière gorgée coulant le long de ma gorge, je me dresse sur mes jambes, m’avance vers lui et sourit. Ca fait du bien d’être au calme. J’aime être avec cet homme, même si à chaque seconde, je sais que je peux faire un geste qui peut tout faire déraper. Que ce semblant de relation qui nous unit en ce moment peut se déchirer avec brutalité, comme si des ciseaux se décidaient à le couper. Je ne le souhaite pas. Alors je me tiens à carreau et je fais de mon mieux pour lui paraître sympathique. Je jette un regard sur ce qu’il prépare, me rends compte que ça fait un moment que je n’ai pas avalé un vrai repas. Quelque chose de différent que l’immonde bouffe de l’hôpital, celle à laquelle je ne m’habituerais jamais. Oh, il y a bien quelques produits qui sont bons. Les mousses au chocolat et les glaces pour les gosses, les muffins pour les cancéreux, et tous ces trucs là, auxquels je n’ai jamais touché, même quand mon propre enfant m’en proposait un bout. Parce que je me sentais trop coupable de ne rien pouvoir faire pour lui, pour l’enfant de l’Etoile qui m’avait porté jusqu’ici. Sans elle, sans lui, je ne serais sûrement jamais devenu neurochirurgien. Je n’aurais jamais eu ce souhait de sauver les gosses qui arrivaient avec un bébé tumeur grossissant dans leur cerveau, un bébé que nous devions extraire, parce qu’il n’a pas sa place dans cet utérus improvisé. Donc oui, je suppose que j’aime ça. Et ça me fait plaisir, qu’il prenne du temps pour moi.

« Merci. »

Je murmure, mais c’est sincère. Depuis combien de temps ne s’est-on pas occupé ainsi de moi ? J’ai tant souhaité que quelqu’un m’accueille le soir lorsque je rentre, entendre une voix autre que la mienne, voir des photos ne m’appartenant pas, des dossiers autres que ceux de mes patients. Quelqu’un qui me fasse à manger, accepte de me sourire, de m’aimer comme je suis. Et en même temps s’est effrayant tout ça, parce que je ne suis pas sûr de pouvoir m’habituer à vivre avec quelqu’un, que la personne me supporte jusqu’à la fin des temps. Ce serait moche, non ? De me faire larguer parce que j’ai trop souvent vécu seul. Je fouille dans les placards, rougis un peu. Ce n’est pas dans mes habitudes, je veux juste trouver le couvert. Une fois que c’est fait, j’emmène le tout sur la table en plusieurs voyages et les dispose face à face. Comme un dîner en tête-à-tête. Ce truc stressant dont j’entends parler dans les couloirs mais que je n’ai jamais réellement vécu, parce qu’avec elle, il y avait toujours nos cours à réviser, alors ce n’était pas un tête-à-tête, pas quelque chose dont nous nous ventions le lendemain, arrivés à la fac. Et pourtant ce n’était pas pesant et j’aimais passer du temps avec elle, même si c’était simplement pour réviser. Un sourire étrangle alors mes traits. Je lève un regard enchanté vers lui, et me rends compte à quel point ça me fait du bien de le voir et d’être avec lui.

« Tu as peu d’amis, non ? Tu es un peu comme moi. On te fui… Cette situation me semble incongrue, mais j’aime bien. J’aime bien être avec toi. Tout comme j’ai aimé te tenir dans mes bras. »

Il n’y a aucun mensonge. Pour preuve, un nouveau rougissement de mes joues dont je ne parviens plus à contrôler la couleur, parce qu’elles sont têtues elles aussi.

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Nikola A. Masao
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Sam 27 Aoû - 11:13
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Un murmure, un simple échos à mes actions. Je saisis à peine le mot qu'il prononça, pendant quelques secondes je me demandais même s'il m'étais adressé. Relevant la tête, mes mèches brunes retombant en une petite cascade ondulée sur mon front je lui souris. Il ne pouvait s'adresser qu'à moi, a moi d'être religieux et de prier ce qui, pour un chirurgien m'aurait extrêmement surpris. Je le vis alors se diriger vers la cuisine, vers moi, arquant discrètement un sourcil derrière mes deux poêles je le suivis du regard. Mon amant se met alors a fouiller dans les placard. J'observe discrètement ses traits, si fins, si délicat. Il avait beau être plus âgé que moi il semblait si jeune, si fragile. Son corps grand et élancé m'arracha un léger sourire. « Il a été a moi durant un instant » pensais-je simplement sans que mes iris vert olive ne cesse de le suivre. Sa peau laiteuse, de porcelaine ressemblait irrévocablement à la mienne, sauf que lui c'était pour une raison bien plus formidable. Il sauvait des vies, chaque jour, il avait voué sa vie aux autres. Moi je restais toujours cloîtré. La raison était déjà moins « classieuse » si je pouvais dire. Mais malgré tout ses avantages, malgré cette peau parfaite, ses cheveux si noir qu'ils renvoyé un reflet bleuté, ses yeux d'une couleur si peu commune, si expressifs et ce corps que tout homme sain aurait pu désirer, Clarence ne semblait que rarement heureux, il semblait même... Brisé. Oui brisé c'était ça. Ses épaules s'affaissaient souvent comme s'il portait le monde sur son dos, comme si son chagrin ne guérirait jamais, comme si les larmes qu'il devait bien souvent verser ne se tarirait jamais. Je n'avais pas pitié de lui, comme il n'avait pas pitié de moi. Mais le besoin de voir un jour un sourire sincère, étincelant sur le visage d'un homme sur de lui était devenue plus fort depuis le jour ou je l'avais rencontré. Chaque jour mon besoin de le voir heureux et en paix grandissait. Et je voulais que ce soit grâce a moi. Mes dernières pensées me firent sursauter tant et si bien que je manquais de me couper le doigt avec le couteau qui a l'heure actuelle s’acharnait sur les poivrons. Réprimant un grognement de colère et un léger cri de stupeur je levais les yeux vers mon chirurgien. Il avait terminé de mettre le table et levé justement le regard vers moi. Malgré moi je restais la bouche ouverte comme un vulgaire poisson tentant de reprendre l'air, mes yeux était probablement presque aussi rond que des soucoupes alors que je fixais ce sourire si sincère et si expressif sur son visage. Je toussotais bruyamment en détournant le regard. Un peu d'huile -hop – les poivrons – hop- epices... J’entrepris de chantonner un mélodie inventé en l'instant par mes soins quand sa voix me ramena subitement à lui. Je levais la tête et l'écoutais sans broncher.

Un sourire triste se dessina en premier lieu sur mon visage. Non c'était sur je n'avais pas d'amis ou presque. A vrai dire je n'avais qu'un seul véritable amis mais ce dernier ne donnait plus signe de vie depuis un bon moment maintenant. Haussant les épaules je chuchotais plus pour moi même que pour lui – De toute façon les relations humaines c'est pas mon fort. C'était en partie vrai, je n'aimais pas les gens me prenant en pitié et ils étaient bien trop nombreux. J'avais arrêté de compter le nombre de crises de nerfs que j'avais fait a cause de gens comme ça. Il y avait aussi les profiteurs, ceux qui savaient que les dédommagement suite a un accidents comme le mien rapportait gros. Et pour finir la pire des catégories celle de ceux qui vous sourit et vous casse du sucre sur le dos. Je m'arrêtais. Non celle la faisait aussi partie de la première catégorie. Dans tout les cas Clarence n'entrait dans aucunes des deux j'en était persuadé. Il était.. A part et c'est ça qui faisait toute la différence avec les autres.

La fin de sa phrase m'extirpa de mes songes et me laissa pantois. Que pouvais-je bien répondre à cela ? Je restais là, comme un oisillon hébété alors que le rose de ses joues que j'aimais tant resurgissait. Je me permis d'admirer son beau visage dévoré par sa longue mèche de cheveux barrant  la vue de l'une de ses faces. Je me surpris a tenter d'apprendre ses contours. Un nez fin, des lèvres fines parfaitements dessinées, des yeux en amande délicieusement attirants...  Je baissais alors les feux sous mes poêles et quittais mon plan de travail, traversant mon petit salon pour me trouver face à lui. J'attrapais un bout de son haut que je fis doucement glisser entre mes doigts, puis d'en bas je l'observais. Il ne s'en rendait certainement pas compte mais de la ou j'étais il était impressionnant. Le sommet de mon crâne arrivait seulement a hauteur de ses côtes, ce qui, a mon goût était ridicule. Je tendis alors les bras et attrapais non sans mal ses épaules.

- Aide moi. Souffais-je simplement avant de forcer sur mes bras pour me soulever à sa hauteur.

Maintenant je l'égalais. Je supposais que mes jambes tremblaient, ou peut être étaient-elles inertes, peut être même qu'elles ne touchaient plus le sol... ? Mes bras forcés a un point inimaginable sur ses épaules et j’espérais seulement ne pas lui faire mal. Défaisant maladroitement un bras je saisis ses lunettes et les accrochaient a mon pull.

- Montre moi tes yeux Clarence, je ne veux pas d'une vitre entre eux et moi.

Je l'observais, si proche de lui. Jamais ça ne m'étais arrivé. Je constatais d'ailleurs avec une certaine amertume qu'il me dépassait d'une dizaine de centimètres. Qu'a cela ne tienne j'avais assez attendu jusqu'à présent et tout mon être m’appelai a lui. Je ne pu tenir indéfiniment et finit par écraser mes lèvres sur les siennes, fermant les yeux je savourais cet instant. Ce ne fut pas un baiser langoureux ou aguicheur juste un simple baiser, brut, que je n'avais pas pu contrôler. Rapidement, je m'écartais, défaisant ma prise sur ses épaules je regagnais vainement mon fauteuil avec pour le coup  énormément de mal. Je saisis alors mes jambes et les reposaient l'une après l'autre sur les palettes de mon fauteuil. Sans savoir quoi dire je retournais derrière mes fourneaux, finissant la préparation. Que pouvais-je bien lui dire, encore une fois je ne lui avais pas demandé son avis.
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Clarence Umea
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Sam 27 Aoû - 15:17
Ce petit me ressemble trop. C'est la première chose à laquelle je pense lorsqu'il annonce n'être pas doué en relations humaines. A une époque je l'ai sûrement été un peu, vu que je me suis retrouvé avec une petite amie enceinte et 9 mois plus tard, un bébé cramoisi au creux des bras. Ou pas. J'avais juste une belle gueule et les rêves d'un gosse à peine sorti des jupes de sa mère, pensant que le monde m'appartenait, que je pouvais faire ce qu'il me plaisait. J'ai cru qu'il n'y aurait pas de conséquences à une première fois sans mettre de capotes, j'ai été bien puni. Et je me suis puni moi même en refusant d'aimer ce petit bonhomme qui n'avait rien demandé d'autre que de voir le jour.  Je suis devenu chirurgien et j'ai encore d'avantage compris le mot solitude, car il faut être seul pour réussir dans ce domaine. Pour devenir le meilleur, celui en qui les familles placeront les espoirs en voyant l'un des leurs s'en aller pour le bloc. Lui il n'a pas fait médecine, non. Parfois le handicap effraie les gens et attire la pitié, et elle est insupportable. Le regard des autres est insupportable. Parfois joyeux en songeant qu'ils ne sont pas à sa place, d'autres méprisants, le prenant pour un déchet de la société, un moins que rien. Il n'a pourtant rien décidé. Ce n'est pas de sa faute si ses jambes sont paralysées, et ça ne joue certainement pas sur son caractère. Non, si les handicapés peuvent se montrer agressif, c'est uniquement à cause de la pitié. Et j'en vois passer chaque jour des personnes a qui on a fait du mal.

Mais lui il est bien plus fort que moi. Je le regarde approcher et je ne fais rien pour l'aider, sachant qu'il y parviendra seul. Il attrape mon haut, je continue de le laisser faire, le fixe d'un air surpris et curieux, me penchant simplement légèrement alors qu'il tente d'attraper mes épaules. Pourquoi on m'a fait si grand ? Parfois je me le demande. Je ne réfléchis pourtant pas plus longtemps et j'attrape ses cuisses de mes mains puissantes, le maintenant ainsi, collé à moi, tandis qu'imperceptiblement mon souffle s'amenuise. Beaucoup trop proche du sien. Son visage trop ravissant. Ses gestes trop ambigus. Qu'attend t-il de moi ? Je me mords la lèvre et sursaute à peine lorsqu'il me retire mes lunettes, dévoilant ainsi mes prunelles perso, beaucoup plus claires que la dernière fois. Car il n'y a ni colère ni désir en moi pour le moment. Car rien n'est venu les troubler. Malheureusement ça ne dure pas longtemps, ses lèvres venant se blottir contre les miennes, nos souffles se liant, mes paupières s'abaissant sans que je ne puisse les retenir. Pourquoi moi ? La question je l'oublie bien vite, m'apprêtant à mordiller sa bouche. Sauf qu'il s'éloigne déjà et me force à le relâcher pour se remettre sur son fauteuil, me laissant choqué et tremblant au milieu de son salon. Est-ce que je peux laisser passer cela ? Sûrement pas. Pas question que je le laisse gagner alors que ce n'était rien d'autre qu'un baiser pour midinettes !

« Niko. »

Première fois que j'utilise un surnom, première fois que je lui parle aussi durement. Je ne devrais certainement pas, mais je le fais, c'est tout. C'est à grandes foulées que je me dirige vers lui, coupe le feu sous les poêles avant qu'il puisse dire quelque chose puis fait pivoter brutalement son fauteuil. Mes mains l'attrapent sous les cuisses, je sais que par reflexe il s'agrippera à mon cou. Et pour le coup je ne lui laisse pas le choix, le hisse sur mes hanches et le plaque contre le mur le plus proche, venant l'embrasser comme si c'était notre dernier. Mes lèvres se mouvant contre les siennes, mes dents venant les maltraiter, les mordant, tirant dessus, avant que ma langue ne se glisse entre pour venir chercher la sienne et la caresser, retrouver une place presque naturelle. Mon cœur bat trop fort, à vrai dire je m'en contrefous. Je ne veux que lui en cet instant, que sa bouche et sa peau, inspirant son odeur alors que le goût du sang envahi nos deux palais. J'y vais peut-être trop durement et je m'en fous encore une fois. Je veux lui montrer ce que c'est un baiser, et pas ce truc frustrant qu'il nous a fait il y a quelques minutes. Mon corps se plaque contre le sien, je grogne et lâche son dos pour empoigner sa nuque, l'oblige à se coller d'avantage, empêche une quelconque fuite, avant que mes deux mains n'attrapent sa chemise pour l'ouvrir sauvagement, faisant sauter les boutons. Puis j'écarte ma bouche de la sienne, observe ses lèvres rosies par ma brutalité, souris un peu.

«  Ça c'est un baiser, Nikola. Pas ton truc de gamine effarouchée. Je sais qu'on était pas censé se revoir à la base, mais je t'en  prie, ne fais pas comme s'il n'y avait jamais rien eu entre nous. Je veux que tu te souviennes de tout. Que tu te rappelles... Nous deux. »

Je frotte mon nez au sien, hésite à le reposer, mais ne le fais pas. Au contraire. Je reviens chercher ses lèvres, plus doucement, mes doigts caressant la peau offerte de sa gorge avant de descendre tranquillement au creux de sa gorge, traçant sa trachée, allant se poser contre ses clavicules pour continuer son chemin vers l'un des tétons que j'effleure du bout des doigts. Est-ce qu'il se souvient de tout ça ? De nos deux corps mêlés, ne faisant qu'un ? Définitivement il a été l'ouragan dans ma vie trop tranquille.

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Mar 30 Aoû - 10:22
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Depuis de longues secondes un silence de mort régnait dans mon appartement, on pouvait simplement entendre les aliments crépiter doucement dans leur poêle. Je tentais de me focaliser sur eux, baissant délibérément la tête vers eux dans l'espoir de cacher mes joues rosies avec ma tignasse. Soupirant discrètement je me mis machinalement à gratter l'accoudoir de mon fauteuil. Il n'avait aucune réaction et j'étais affreusement nerveux. Puis d'un coup m'arrachant a mon nouveau tic et me sortant de ma rêverie la voix de Clarence retenti entre ces 4 murs. Elle était froide, dur. Pendant quelques secondes je me remis à paniquer. « Merde je l'ai mis en colère comme la dernière fois ! » dis-je inquiet alors qu'une autre partie de moi refaisait surface après plusieurs moi d'absence. Cet autre moi s'il avait réellement existé n'aurait probablement pas cessé de trépigner d'impatience à la vue d'un Clarence visiblement très mécontent qui traversait mon appartement en quelques enjambées. Je déglutis difficilement tout en le laissant faire. « Devrais-je m'excuser ? Ou me taire ? » Je finis par juger que la seconde option serait peut-être la meilleure et me tue alors que mon chirurgien venait d’éteindre sous  mon assortiment de casseroles.

Sans crier garde il me souleva après avoir fait brutalement pivoter mon fauteuil, surpris je saisis sa nuque à pleines mains et m'y cramponnait. Ok là je ne suivais plus le mouvement, enfin si mais je ne savais pas où il voulait en venir. Alors que mon esprit tournait et virait dans ma tête à la recherche du fin mot de l'histoire, je sentis le mur froid s'écraser dans mon dos sans douceur aucune ce qui m'arracha un léger grognement sur le moment. Le brun ne me laissa alors pas le temps de réfléchir et écrasa ses lèvres sur les miennes. C'est quant il se mit à malmener durement mes lèvres et que le goût du sang caressa délicieusement ma gorge que je compris. J'étais comme la boite de pandore il suffisait d'ouvrir le couvercle afin de laisser le vice s'échapper. Il avait ce don d'éveiller mon autre moi, celui qui avait été façonné pour apprécier la douleur, pour ne désirer son partenaire que s'il laissait sa trace quelques part. Une trace indélébile. Et plus il me brusquais, plus il était puissant dans sa poigne plus cet autre moi faisait surface. Il saisit alors ma chemise et fit exploser les boutons comme je déchirerais une feuille de papier. Je me rendis alors compte que Clarence sous sa carapace d'homme fragile n'était pas seulement ça. Le désir se dégageait de lui. Alors qu'il s'éloignais de moi j'écoutais ses paroles pendant que je tentais de récupérer mon souffle devenue erratique.

Je laissais ses paroles s'évaporer dans le vide autour de nous, je le laissais avoir des gestes tendre, m'embrasser avec douceur sans avoir de réaction. Maintenant il descendait le long de ma gorge et je ne pus empêcher un délicieux frisson de me faire légèrement tressaillir alors que chaque endroit qu'il touche prenait feu. Je serrais la mâchoire alors qu'il me touchait du bout des doigts.

- Tu  viens de me vexer Clarence, vraiment. Dis-je d'une voix qui ne semblait pas m'appartenir.

Oui ses paroles m'avaient clairement vexées. "Moi des baisers de midinettes ?! J'avais eu plus de conquêtes que lui dans toute sa vie et il me disait que moi je faisais des baisers de midinettes... Très bien". Un sourire en coin que je ne connaissais que trop bien se dessina sur mon visage, un sourire taquin et espiègle, vicieux et pervers qui en disait long. Mes iris s'embrasèrent immédiatement et mes pupilles se dilatèrent sans que je ne puisse contrôler quoi que ce soit. Avec une douceur extrême je passais l'une de mes mains dans sa nuque, puis je laissais mes doigts glisser sans ses cheveux, jouant doucement avec ses fils de soie. Sans me presser je refermais ma poigne autour de ses mèches et lui tirait brusquement le visage vers l'arrière m'offrant a mon tour la vue de sa gorge de porcelaine.

- T'crois vraiment que j't'ai oublié ? Je ne savais simplement pas comment tu allais réagir.. Mais puisque c'est comme ça.

Souriant toujours j'embrassais sa gorge, je la léchais ensuite de la clavicule au lobe de son oreille. « Ce soir j'allais le marquer, j'allais le faire mien. Et il pourrait paniquer tant qu'il voulait, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Clarence porterait ma marque et serait à moi avant ce soir. » pensais-je alors que je venais de lui déposer un suçon à la naissance de sa gorge. Embrassant sa joue je finis par lui mordre la gorge sans douceur.

- Emmène moi dans ma chambre...

Tirant toujours sur ses cheveux je l'embrassais langoureusement à pleine bouche. J'allais lui montrer a quel point je n'avais pas oublié et à quel point je pouvais le faire succomber.
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Mar 30 Aoû - 11:42
Un frisson court sur ma peau à l'instant même où les mots franchissent mes lèvres. Je m'attendais à tout sauf à ça. A tout sauf à ce sentiment là. La surprise me crispe un moment, je relève le visage et je le regarde, ouvrant les lèvres sur des phrases qui ne les franchiront jamais. Mon palpitant s'affole dans ma poitrine en sentant ses doigts glisser de ma nuque à mes cheveux, m'arrachant un soupir non contrôlé qui s'échoue contre la peau de sa nuque. Je laisse mon visage retrouver son cou brûlant, ne fais pas le moindre geste, appréciant simplement ce contact qu'il m'offre. Je tressaille lorsqu'il m'arrache à sa chaleur en tirant sur ses cheveux. Grogne, tentant de résister avant d'abandonner. Mes yeux pers fixent le plafond, j'attends, simplement, de voir ce qu'il va faire ou dire, d'avoir le jugement que je mérite. Ça ne tarde pas à venir. Un rire naît au creux de ma gorge et vient vibrer avec délice contre ses lèvres, un rire empli d'un semblant de bonheur, que je ne cherche pas à contrôler, qui se mue en un gémissement sous le passage de sa langue. Elle ne faisait jamais ça elle. Elle me laissait toujours faire ce dont j'avais envie, et avec mes mains de gamin, j'ignorais ce qui était le mieux. Avec lui j'aimerai presque rendre les armes et le laisser me montrer, mais je ne crois pas être prêt à donner si vite ce que lui m'offre sans hésitation. Mon cul est un territoire inexploré à ce jour et il faudra qu'il se batte pour l'obtenir.

Chaque attention à ma peau est un vrai délice. Je ferme à demi les yeux, frissonne, les mains enserrant ses cuisses pour le soutenir. Elles se crispent lorsqu'il me mord. Un gémissement rauque passe ma bouche et je redresse vivement la tête, les joues légèrement rougies, les prunelles emplies d'une incompréhension plus que visible. Je n'hésite pourtant pas une seule seconde lorsqu'il me demande de le conduire à sa chambre, le maintenant contre moi, mes lèvres écrasant les siennes, ma langue caressant la sienne alors que je plaque son torse au mien. Mes dents s'enfoncent brutalement dans sa lèvre intérieure. J'ouvre une porte au hasard et grogne en voyant que ce n'est pas la bonne, avise la douche, mais me rétracte. Ce n'est pas une bonne idée. Je finis par la trouver sa chambre, et nous écrase sur le lit sans plus de façons, plaquant mon bassin au sien, frémissant sous sa chaleur. J'aimerai me fondre en lui mais je sais que ce n'est pas encore le moment. Au lieu de ça je grogne, attrape le lobe de son oreille entre mes dents, mordille et suçote, glisse vers son épaule sans cesser de mordre sa peau. Les traces qui apparaissent sont plus ou moins variées, des traces de morsures légères ou des suçons, je ne m'arrête que le temps d'en déposer quelques uns, enivré par son odeur, par ce corps que je sens sous le mien.

Je ne relève le visage que pour croiser son regard. Mais le mien tombe sur la photo posée sur sa table de nuit. Un instant mon nez se fronce et je tends la main pour m'emparer du cadre, observe la photo quelques secondes puis penche la tête. Il y a un million d'interrogations qui passent au creux de mon cerveau mais je tente de les ignorer, de ne pas m'énerver. Donnant un léger coup de bassin contre le sien pour l'amener à être tout ouïe contre moi, frémissant. Est-ce qu'il a un mec ? Pourquoi en sommes nous là alors ? Se serait-il foutu de ma gueule ? Est-ce qu'il le trompe ? Tout ça n'a pas de sens, Niko était aujourd'hui seul pour son anniversaire. Se sont-ils séparés ? Je gronde et enfonce mes dents fortement au creux de sa gorge, la sentant pulser contre mes lèvres, cherchant son sang pour lui laisser une marque bien plus profonde qu'il pourra admirer encore pendant de nombreux jours, se souvenant de chacune de nos étreintes. Puis, sans lâcher la photo, je descends sur son torse, déposant quelques baisers, caressant sa peau du bout de la langue, jamais trop, ne faisant que l'effleurer pour le frustrer. Le punir. De quelque chose dont j'ignore réellement ce qu'elle est.

"Qui c'est ? Ton mec ? Tu ne m'avais pas dit." Je darde mon regard sur lui et attrape son téton entre mes dents pour ne pas lui laisser le temps de répondre. "En fait je m'en fous. Ce n'est qu'un fantôme. Un mec qui, s'il te côtoie encore, a visiblement mieux à faire que de venir te faire l'amour pour ton anniversaire."

J'ignore si je réveille des souvenirs en lui, si je suis cruel ou juste moi, mais je ne compte pas m'arrêter. J'aspire son téton entre mes lèvres et presse mon corps au sien, maltraite le second du bout des doigts, grondant de bien être. Mon autre main écarte les pans de sa chemise, court sur ses côtes, les effleurant, caressant la peau offerte, avant de passer plus derrière, empoignant fermement ses fesses que je malaxe au creux de mes mains. Je veux qu'il me sente pleinement, comme la première fois. Non, plus fort. Je veux remplacer ce mec dans sa tête pour quelques instants au moins, graver mes prunelles jacinthes dans son esprit. Peut-être pas à jamais, mais au moins temporairement. Le temps de quelques moments de bonheur ensemble.

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Nikola A. Masao
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Mer 31 Aoû - 7:18
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Il ne cessa d’embrumer mon esprit, mon corps ne m’appartenait plus. Les gestes que je faisais n'été  pas calculés, à l'heure actuelle ils étaient purement instinctifs. Je le laissais volontiers me torturer alors qu'il tentait de trouver ma chambre, un rire m'échappa alors qu'il ouvrit à la volée la salle de bain. Je continuais de me serrer contre son torse, de maltraiter ses lèvres autant qu'il maltraitait les miennes. Je vins tantôt lui mordre l'oreille tantôt suivre les courbes de sa mâchoire. Avant même que je ne m'en rende compte nous finissions tout deux allongés sur mon lit,  sentant son bassin si brusquement collé au mien m'arracha un léger gémissement. Même si la sensation du tissus ne fut pas la plus agréable à mon goût.

Soupirant doucement je le laissais mener la danse dans un premier temps. Quelques gémissements franchissent la barrière de mes lèvres alors que j'embrassais ses cheveux, mes mains couraient sur son haut. Dieu que j'aimerais le lui retirer , pouvoir admirer ce corps qui m'avais déjà possédé auparavant. Glissant ma main dans ses cheveux je relèvais doucement sa frange. Au même moment je vis son visage, enfin. Mais son visage blanc comme neige n'eut pas l'expression que j'espérais. Son nez se fronça, sa main se tendir. J'eu beau être dans un état second je percutais assez rapidement. «  Merde ! ».

Son coup de bassin bien que léger fût une torture mon corps déjà endoloris par le désir. Je me mit à cogiter, qu'est ce que je peux bien lui pondre comme excuse ? La vérité ? Il pourrait se vexer. Avant même que je n'ai pu finir mes réflexions ses dents se plantes douloureusement dans ma gorge. Je ne peux retenir un gémissement de douleur, de désir. Les secondes défilèrent comme des heures, je me mis a croire qu'il ne lâcherait jamais sa prise jusqu'à ce qu'enfin la pression se fasse moins présente. Alors qu'il descendait je passais une main sur les marques, elles étaient parfaitement incrustées. Je voulais le marquer, je voulais le posséder et encore une fois j'allais me faire avoir. Je ne pu m'empêcher de me renfrogner alors qu'il se jouait encore de moi, faisant appel à mes sens, à mon désir pour lui ainsi qu'à m'a frustration. Et il était bon. « Lui qui disait ne pas avoir beaucoup d'expérience.. » grognais-je dans mon esprit alors que je contenais de moins en moins les signes de mon envie.

Clarence était cruel, j'en avais la certitude. Le voilà qui me posait une question et bloquait toutes réponses par la suite. Chacun de ses gestes étaient un supplice, douloureux, agréable, délectable, douloureux à nouveau. Mon esprit chancelant ne savait plus ou donner de la tête, je voyais le visage de Grey puis je repassais à celui de Clarence avant de lâcher un léger cri d'extase. Il était doué et en l'instant je le haïssais pour ça. Fronçant les sourcils je saisis ses poignets.

- Arrête. Sifflais-je les dents serrées.

J'ai beau l'arrêter je n'ai qu'une envie maintenant, c'est qu'il me prenne, qu'il me possède tout entier. Avec toute la force dont j'étais capable je l'incitais à se tourner sur le dos. Une fois fais je me hissais sur lui, plaçant mes jambes entre les siennes ensuite je m'accoudais à côté de lui commençant a jouer avec la boucle de sa ceinture.

- Non ce n'est pas mon mec. Grognais-je. Ca ne l'est plus.

Je défis avec une lenteur exagéré la boucle, puis d'un geste habile et maîtrisé je fis sauter le bouton. Je m'arrêtais un instant pour humer son odeur, la laissant m'entourer.  Me redressant maladroitement je tirais son jeans jusqu'à ses genoux, puis embrassant la bosse sous le caleçon le remontais son haut jusqu'à son nombril.

- Enlève le. Lâchais-je d'un ton sec et autoritaire.

J'embrassais a nouveau la forme naissante entre ses jambes puis fit descendre le caleçon, lentement, trop lentement a mon goût  mais j'allais moi aussi le punir pour tout ça. Caressant son membre du bout des doigts je souris. « Il est bien monté il n'y a pas à dire. ». Je penchais la tête laissant plusieurs mèches bouclées et soyeuse cacher le vis à vis de mon visage. Ma langue se mit alors à courir sur toute la longueur de son sexe, l'effleurant par moment, le léchant langoureusement à d'autre.

- Que voulais-tu que je te dise ?

Je suçotais doucement son gland, puis plus vite.

- Que mon ex-fiancé à disparu de la surface de la terre, sans même que je sache s'il est encore en vie ? Je passais mes dents sur son gland. Punition. Alors c'est chose faites. Et ne pose plus jamais de questions sur Grey.

Sans attendre une quelconques réponse de sa part je saisis le cadre, mon regard s'y attarda quelques secondes. « Paris, c'est là qu'a été prise cette photo je crois. » Je l'envoyais s'écraser sur le mur derrière moi, je pu entendre le verre se briser dans un fracas. Sans laisser le temps à Clarence de réfléchir je mis son membre complet dans ma bouche et enroulais ma langue autour. J'allais le torturer encore un peu, juste histoire de lui rappeler qu'il n'était pas bon de jouer avec mes sentiments.
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Mer 31 Aoû - 9:59
Arrête. L'ordre claque, me fait frémir. Pourquoi est-ce qu'il me demande ça en sachant que je ne vais pas obéir ? Pourquoi essaye t-il de stopper ces quelques pas vers l'avant que je fais uniquement grâce à lui, à ses côtés ? Un grondement animal franchit ma bouche, je lui jette un regard noir, mes prunelles s'assombrissant sous la colère qui monte. Non, je ne veux pas me stopper. Pourtant je finis par me laisser tomber sur le dos, le laissant faire. Qu'il se débrouille. S'il a décidé de couper ce moment, qu'il assume, ce n'est pas dans mon intention de m'énerver ou de répondre à cela par une plus grande brutalité. Mon souffle est haché, je serre les dents pour retenir un juron, fixe le plafond afin de ne pas lui montrer plus que ce qu'il a déjà vu. J'ai envie de le tuer en cet instant, de l'étriper pour avoir seulement osé me stopper. Mes doigts se serrent sur le drap et je frissonne en sentant qu'il ne me laisse pas. Au contraire. Ses doigts débouclent habilement la ceinture et je me crispe un peu, portant sur lui un regard légèrement plus doux, plus avenant. Mais il est lent et je me surprends à grogner, ignorant ses paroles, sa réponse à ma question. N'ais-je pas dit que je m'en foutais ? Un léger soupir passe ma bouche et je ferme à demi les yeux, me laissant doucement aller sous ses mains, tentant de ne pas angoisser en me demandant ce qu'il pourrait faire. Espérant qu'il ne fera pas de connerie que nous risquerions tous les deux de regretter.

Mon corps se met à trembler lorsqu'il me demande de retirer mon haut. Je fais de mon mieux pour m'en débarrasser le plus rapidement possible, l'arrache presque à mon torse, le balançant je ne sais où. Mes paupières s'abaissent entièrement, j'apprécie la moindre de ses caresses, sa langue sur ma queue, crispant les doigts sur la couette plaquée sous mon dos, me cambrant lorsque ses dents s'ajoutent à l'équation. Mes joues rougissent, je passe ma langue sur mes lèvres, tire plus brutalement sur les draps. Je ne fais pas attention à ses paroles, ou du moins tente de les ignorer, ne voulant pas entendre le prénom de cet homme. Pourtant il l'a dit, et je sais que ça finira par me hanter. Grey. Oh que si je vais en poser des questions. Peut-être pas tout de suite, mais il y en aura, parce que je ne peux me permettre de passer à côté. De le laisser se faire hanter par un putain de fantôme qui risquerait de prendre ma place. Et s'il revient ? Que se passera t-il ? Est-ce que je serais éjecté comme un secret honteux que l'on cherche à masquer ? Mon souffle se fait plus chaotique. Sa langue est enroulée autour de mon sexe, m'arrache quelques gémissements. A vrai dire je ne m'entends même plus gémir, plongé dans mes pensées, dans mes tourments. Ils étaient fiancés. Ils allaient se marier. Ils s'aimaient bordel, ils s'aimaient et moi je ne suis qu'une tâche posée au milieu d'un tableau imparfait.

"Sto...p..."

Ma main se saisit de ses cheveux, je le renverse sur le matelas. Mon entrejambe à auteur de sa bouche me donnerait presque envie de m'enfouir dans sa bouche, d'imposer mes coups de reins, mais je ne le fais pas et préfère me baisser pour revenir chercher ses lèvres, grondant un peu. Je l'attrape par les cuisses et le remonte un peu sur le matelas, lui retirant presque violemment son bas puis son caleçon, libérant son sexe que j'attrape entre mes doigts. Instinctivement je tends la main vers sa table de nuit et ouvre le tiroir, fouillant dedans pour en dénicher du lubrifiant que je pose à côté de sa tête, l'ouvrant pour m'en verser sur les doigts. Mon cœur bat la chamade à la simple idée de remettre ça, je gronde et glisse sans plus attendre un doigt en lui. Je le remue doucement entre ses chairs, traçant le contour de sa mâchoire du bout de la langue, y déposant quelques morsures douces. J'ai envie de lui bordel, envie de me glisser entre ses cuisses, de sentir sa chaleur autour de ma queue. Besoin de le retrouver, comme la première fois. 11 ans d'abstinence ça commençait peut-être à faire beaucoup, non ? Et ce môme me fait tourner la tête. J'ajoute bien rapidement un doigt tandis que ma main va et vient autour de son membre dans un rythme d'abord lascif et lent, avant d'accélérer doucement, me gorgeant de ses gémissements et de ses soupirs, du moindre frisson ou tremblement. Aimant sentir sa chaleur et boire ses cris, remuant lascivement les doigts au creux de son intimité. Bordel qu'il me semble étroit. Et en même temps sûrement qu'il ne l'est pas tant que ça avec ce connard qui est déjà passé dessus. Grey.

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Sam 17 Sep - 15:09
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Je me gorge sans relâche de ses gémissements non retenu, de ses soupires essoufflés, chacun de ses frissons semble faire vibrer mon corps tout entier. J'ai cette sensation de le posséder, quelques instant seulement car sa voix vient interrompre le ballet de langue qui se joue plus bas. Pas le temps de relever la tête. « Aïe putain j'ai mal ! » Une vive douleur me prend vers l'arrière de la tête et je me retrouve retourné comme un vieille loque sur le lit. D'abord surpris je l'observe bouche bée, puis, doucement mon regard se pose sur son membre. Proche, si proche. Si sa poigne dans ma crinière n'était pas si forte peut-être aurais-je tenté de finir mon labeur. Quoi que.. Peut être pas. Son attitude si soudaine ne me dis rien qui vaille. Je le fixe alors sans dire un mot haussant légèrement un sourcil. Il revient alors chercher mes lèvres. Je ne peux m'empêcher d'enlacer sa nuque de porcelaine et de répondre à son baiser par une ardeur non dissimulée. Tout s’enchaîne alors vite, trop vite. Je me retrouve remonté en haut du lit sans savoir vraiment comment, malgré mes vêtements je sens l'endroit ou ses doigts fins se sont posés m'irradier. Mon pantalon s'échappe et mon caleçon fait de même. Le sensation du tissus glissant sur ma peau m'est insupportable tant mon corps désir cet homme, mais l'idée de me retrouver entièrement nu face à lui l'est encore plus. Je gronde alors à mon tour sans même m'en rendre compte. Il m'a déjà vu comme ça, je le sais. Mais l'idée de montrer à nouveau les deux choses blanches et rachitiques qui pendent à mon tronc me répugne au plus haut point. Comment un homme -ou même une femme- pouvait trouver cela attrayant ? Qui a-t-il de beau a ce que ses avants bras soient plus épais que mes cuisses ? De plus de magnifiques cicatrices violettes striées toujours ces dernières se mélangeant aux adorables et délectables marques prouvant qu'elles n'avaient pas fonctionné et étaient restées immobiles  depuis des années. Alors que je prend l'initiative de protester quitte à briser l'euphorie de l'instant j’entends le bruit d'un tube en plastique tomber non loin de mon visage. Mon esprit hagard prend alors conscience de ces doigts parfait sur mon sexe. Je perd pied à l'instant même ou je sens son doigt me pénétrer, le liquide épais et froid se répand peu à peu a moi m’arrachant gémissement et frissons.

Tu n'avais pas besoin de ça.. Gémis-je entre deux va et vient.

Putain.. J'ai envie de lui. Pas romantiquement, pas joliment comme dans les téléfilm à l'eau de rose. Non je veux que se soit sauvage, que se soit lui, qu'il fasse tout ce dont il a envie même si cela peut paraître peu orthodoxe. Je veux qu'il me pénètre, qu'il me prenne encore et encore jusqu'à ce que je le supplie d'arrêter. Je veux le voir jouir comme il n'a jamais joui avec personne, je veux le sentir se déverser en moi. « Il n'a pas encore commencé que je suis déjà fou.. » mon esprit embrumé me lance simplement cette phrase avant de s'évanouir quand je sens son second doigt me pénétrer. Un gémissement, encore, il accélère, un cri. Je n'en peu plus. Saisissant les cheveux de sa nuque je redresse légèrement le buste pour écraser mes lèvres contre les siennes, me resserrant ainsi autour de ses doigts. Mon autre main sur la courbe de sa clavicule passant ensuite sur sa scapula, caressant ensuite les muscles de son dos. Je délaisse ses lèvres pour venir mordiller son lobe, le suçant, le léchant et le mordant à nouveau. Le relâchant je me laisse tomber sur le matelas. Je le désir, bon dieu que je le désir. Mes dents viennent mordiller ma lèvres alors que je fais glisser mes deux mains le long de mes cuisses pour doucement les écarter.

Prend moi Clarence, arrête de me faire attendre.. Ma voix est bien plus tremblante et cassée que je le voudrais.

Je me redresse alors à nouveau sur les coudes, soulevant une main je la fais glisser le long de ses hanches passant ensuite sur son bas ventre, caressant doucement son membre. « Prend moi putain.. J'en peux plus.. » Pour venir ensuite sur ses fesses que je malaxe sans excès -ne tentons pas le diable-. Ma bouche s'étire. J'approche de son torse et saisis entre mes dents son bout de chaire rosé, je le torture quelques instant avant de le sucer avec envie. Je veux voir son visage éprouver ce qu'il n'a jamais éprouvé pour personne.    
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Mar 20 Sep - 11:15
Je m'étais attendu à des protestations, à quelques grognements, à sa raison reprenant le dessus. Je m'y attendais et c'est sûrement pour ça que je ne bronche pas lorsqu'elles arrivent. Je sais très bien qu'il est prêt. Tout à fait capable de m'accueillir. Et je comprends mieux pourquoi j'ai eu si peu de difficultés à être "bon" pour notre première fois ensemble. Je n'avais qu'à marcher sur les pas d'un autre, me traîner dans ses sillons laissés sur ce corps pâle. Ignorant la vérité, m'imaginant que je pouvais tout transcender avec l'innocence et la maladresse d'une première fois. Mais ce n'était probablement qu'un leurre, un visage dans sa tête et un prénom sur ses lèvres qui n'étaient pas les miens. D'autres choses que moi. Je voudrais avoir la prétention de lui dire que je vais remplacer cet homme, l'extirper de sa tête et de son corps, me montrer jaloux, lui dire à quel point j'en veux à cet inconnu en cet instant. Seulement je n'en ai pas le droit, tout comme je ne peux prétendre vouloir garder Nikola pour moi. Ce sera donc un bonheur éphémère, quelques instants passés en sa compagnie. Quelques murmures contre son oreille, des promesses qui finiront par se faner. De mon côté, du sien. Mais qu'est-ce que ça change après tout pour nous ? Chaque relation sentimentale est fondée sur un mensonge : celui de l'amour éternel. Il finit toujours par disparaître. Que ce soit par les dégâts du temps ou la mort de l'un des deux êtres. Alors pourquoi s'embarrasser de sentiments lorsqu'on peut faire sans ?

Mon index de libre se dépose sur ses lèvres, doux et tranquille, lui intimant le silence alors que mes yeux plus foncés qu'à la normale s'ancrent dans les siens. Comme le calme avant la tempête. Et, d'abord imperceptiblement puis de façon plus visible, mes doigts se font plus durs, plus brutaux, cherchant à atteindre le point le plus profond en lui, désirant le déchirer de plaisir, le mener au supplice. L'obliger à se souvenir de moi, comme une marque qui se gravera éternellement sur sa peau. Que sa vie sans moi soit un enfer, qu'il ressente les prémices du manque à l'instant même où j'aurais quitté la pièce. Parce que je suis égoïste et que je refuse de partager son cul avec qui que ce soit. Encore moins avec un fantôme nommé Grey. Un grondement imperceptible passe mes lèvres. Je me noie dans mon flot d'inquiétudes et de pensées noires et n'en ressort qu'en sentant ses chairs se resserrer sur moi, ses lèvres s'écraser sur les miennes. Je sursaute mais attaque immédiatement, bataille contre sa langue, envahissant son espace sans lui laisser la possibilité de gagner, mordant ses lèvres, le poussant chaque seconde à la folie. Mais je n'en suis pas loin non plus, et lui et moi plongerons très certainement ensemble. Une morsure, sa langue taquine près de mes oreilles, qui me chauffe et m'excite d'avantage, me pousse définitivement au vice. J'accélère mes mouvements, brusque ses chairs, les obligeant à s'assouplir pour me recevoir. C'est peut-être douloureux, je ne sais pas. Je sais juste que je les sens parfois résister mais que je ne m'en formalise pas, comme si tout cela n'était qu'un rêve, une illusion si réelle que lorsque l'on ouvre les yeux au matin, l'amertume de la réalité reprend le dessus.

"Qu'il revienne et je le massacre." Que je grince en accédant enfin à sa requête.

Arrachant mes doigts à sa chaleur pour le saisir par les hanches, pressant mon sexe contre son cul. Puis sans plus tarder je le pénètre, lâche un long grondement alors que mes lèvres trouvent les siennes, l'obligeant à se désintéresser de mon téton pointant vers lui, pour se concentrer sur moi. Uniquement sur moi et mes yeux pers lovés dans les miens. Sur la jalousie perçant ma peau, brisant cet instant de tendresse que nous aurions pu vivre tous les deux. Je m'enfonce au plus profond de lui, donne un coup de bassin brutal, le saisissant plus fortement par la taille pour l'obliger à se soumettre à mes mouvements qui se fond déjà sauvages et indisciplinés, ma queue le pilonnant alors que mes dents mordent sans plus de façon sa gorge, mon souffle court tapant contre sa peau, ma langue caressant les blessures, comme une mince excuse du traitement que je lui fais subir. Pourtant il n'y a que la fureur et la passion, au départ une pointe de jalousie qui se mue en un ouragan prêt à tout dévaster. Et la perte de contrôle sur mon propre corps. Mes doigts font rougir sa chair, mes ongles s'enfoncent dans les os, les griffent. Je ne me formalise pas d'une quelconque douleur, attaque, mord, lèche, le cloue d'une poigne de fer au matelas tout en accélérant le rythme de mes coups de hanches.

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Nikola A. Masao
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Mar 20 Sep - 17:24
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Sa  voix était pour l'heure menaçante, les mots qu'il venait de prononcer étaient en adéquation avec son comportement, violent, invasif, possessif. Tout ce que j'aimais et détestais à la fois. Il était la représentation parfaite du ying et du yang. L'homme bon présent au grand jour pendant que son démon se tapissait dans l'ombre près à le remplacer dès lors que la situation le permettrait. Si je ne le connaissais pas, j'aurais probablement eu peur, si je n'étais pas comme ça, si je n'avais pas appris le sexe de cette façon, j'aurais eu peur de lui. Peut être même que dès notre première rencontre je me serais détaché de lui, j'aurais roulé jusqu'à ma place, pris mon plateau puis changé de table, peut être même que je serais sortie de cette salle de garde en hurlant au violeur décérébré qui a voulu m'étrangler. Mais je n'avais rien fais de tout cela, j'étais resté là à le fixer, surpris, certainement un peu paniqué mais mon démon à moi aussi se tapissait dans l'ombre. Il rodait toujours, je pouvais le sentir m'oppresser à chaque instant, à chaque désir un peu trop puissant, à chaque envie peu catholique. Il était là attendant son heure, son sourire arrogant toujours figé sur les lèvres, ses yeux vert se délectant de l'instant.  

Clarence ne cessait de maltraiter mon corps et se n'étais pas pour me déplaire, quoi que je fasse il lisait mes désirs comme dans un livre ouvert, tournant les pages une à une, laissant sa signature sur chacune d'elles. Chaque morsure, chaque coup de bassin, chaque gémissement m’emmenait un peu plus loin dans mon désir de cet autre qui au final me ressemblait plus qu'il ne pouvait certainement lui même l'imaginer. Balayé par ce supplice délectable mon corps n'était plus qu'une poupée de chiffon entre ses doigts. Et j'aimais ça, j'aimais tellement ça. Tant et si bien que j'aurais voulu stopper le temps, le temps d'un instant. Juste assez de longtemps pour graver son visage dans ma mémoire, m’éprendre de son odeur pour ne jamais l'oublier et apprendre à reconnaître son corps même le jour où ma vue ne sera plus là pour me laisser l'admirer. Je voulais qu'il m 'étreigne. Toutes violences avaient quittées mon esprit, c'est comme si j'étais déconnecté de la réalité. Mes iris traduisaient sûrement mes sentiments peut être plus sombres, peut être plus éclatantes, je ne savais pas et je ne cherchais pas à savoir. Je me contentais de regarder avec douceur ce visage au dessus du miens. Se n'étais pas le moment, j'en étais conscient. Mais ces choses là se contrôle-t-elle réellement ? J'étais loin d'être assez expérimenté pour le savoir.

Clarence était toujours penché au dessus de moi, léchant mes blessures, plantant ensuite ses ongles dans mes chaires. Je pouvais voir quelques goûtes de sueur perler sur son front immaculé. Il fallait que je lui dise. Ça enflait en moi depuis le jour où je l'avais rencontré. Je m'étais fais violence pour sortir ces idées de mon esprit, mais c'était aujourd'hui, maintenant, que je comprenais que j'avais échoué. L'esprit vide, je tendis la main vers son visage comme je l'avais fais à de nombreuses reprises et avec une tendresse infini je caressais sa joue parfaite, douce.

Regarde moi, ne regarde que moi. Ne pense qu'à moi.. N'aime que moi. J'aurais voulu les lui hurler mais cela m'était totalement impossible. Pourtant, j'ouvris la bouche mais mes paroles ne franchirent pas mes lèvres, restant enfouies, cachées au fond de ma gorge. Qui aurait-il de mal à le lui dire ? L'amour est bon, il est impartial, doux et compatissant. Qui a-t-il de mieux que de faire un bout de route à deux ? Pas seulement un bout de route. L'amour est éternel, sans commencement ni fin. Oui c'était ça, je venais de m'être des mots, des pensées, sur ce que je tentais de taire, ce tabou que je tentais de cacher depuis des jours, des semaines peut-être ?

Mais il ne tenait qu'à moi de partager ces mots si longtemps recherchés. Oui il fallait que je les partages avec cet autre, mon pêché comme je l'avais si souvent nommé. Un homme droit que j'avais attiré dans le vice de l'homosexualité, un chirurgien de renom que j'avais égoïstement gardé pour moi seul privant certainement des gens de son talent. Et malgré ces pensées je ne pouvais me résoudre à le partager. Clarence m'avait sans le vouloir embourbé dans ses filets, des filets dont je n'avais pas réussi a me délivrer.

- Je t'aime Clarence. Les mots venaient de m'échapper comme si mon esprit était trop épuisé pour les retenir une seconde de plus, déferlant de ma bouche sans que je puisse les stopper.  Les dés étaient lancés, les cartes étaient désormais entre ses mains.

Non je n'étais pas fier, mon visage trahissait mon angoisse, mes yeux fuirent les siens alors que j'attendais en silence le sort qui serait le mien, la décision qui serait la sienne. Mes doigts se serrèrent doucement sur le tissus écarlate de mon lit, je relevais doucement les yeux cherchant une quelconques lueur qui aurait pu m'indiquer la réaction qu'il allait avoir. J'avais peur. Peut être avais-je signé sans le vouloir l'arrêt de notre relation. Je déglutis avec difficulté. Peu importe le temps que cela lui prendrait je l'attendrais, je l'attendrais jusqu'à ce que je n'ai plus la force.
FICHE PAR DITA EPICODE

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Clarence Umea
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Jeu 22 Sep - 14:49
Comment imaginer qu'il se laisserait faire ainsi ? Que ses gémissements résonneraient avec cette tonalité à mes oreilles ? Comment peut-on penser que la violence est mauvaise, surtout utilisée de cette façon ? Mon cœur bat la chamade, mes yeux se fondent sur les siens, je cherche quelque chose, un signe qui me dira quand j'irais trop loin. J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais. Que la musique de sa voix continuera de tinter contre mes tympans durant tout notre chemin ensemble. Et je m'y noierai avec grand plaisir, bien incapable de faire autrement. Mes lèvres s'accrochent aux siennes, mes dents se referment sur celle du bas, et je mords, je mords si fort que le sang emplit nos deux bouches, parce que je veux lui faire sentir que je suis là, que c'est moi et pas le fantôme de son ex qui le prend en cet instant. Je plonge au plus profond de lui, je me complais dans sa chaleur, haletant légèrement, lui agrippant une cuisse que je griffe sans ménagement, laissant les traces de mon passage, de nos ébats, refusant de ne rester qu'un vague passage au creux de sa vie. Mais soudain elle est là. Sa main, trop douce, qui épouse ma joue et me fait frissonner. Ces putains de sentiments qu'il met entre nous deux. Une tendresse dont je ne veux pas, parce que ça sous entend trop de choses. Mon corps se tend d'avantage, quelque chose en moi se met à hurler. J'agrippe brutalement ses cheveux d'une main, paniquant doucement sous le regard qu'il m'offre, sous sa bouche qui s'ouvre pour prononcer des mots qui ne sortent pas. J'ignore ce qu'il veut me dire et je ne veux pas le savoir. Je ne veux pas qu'il gâche cet instant à cause de son connard de cœur. Pourtant il le fait. A l'instant où les mots franchissent les lèvres rougies par mes baisers, je me fige. Mon souffle se coupe et je reste quelques secondes en sursit. Sans bouger, la poitrine douloureuse et les yeux écarquillés. Puis tout s'accélère. Le temps s'accélère, je me retire brutalement de lui sans lui offrir la possibilité de se racheter, le corps lourd mais l'esprit affolé, agité de nombreux flashs lumineux.

 « Non. Ce n'est pas possible. Je ne suis pas l'homme qu'il te faut. Je ne... Je ne suis pas... Pourquoi il a fallu que tu gâches tout ?! Pourquoi ?! »

C'est mal l'amour, Nikola. Douloureux. Ça détruit des gens, certains en meurent. Et toi tu veux m'imposer ça. Toi tu veux que je me laisse aller à ces futiles sentiments qui m'ont déjà fait tant souffrir. Alors que nous savons tous les deux que tu t'en iras plus vite que les autres ? Que la mort viendra te chercher certainement plus tôt ? Mes dents se plantent dans ma lèvre et je récupère avec une précipitation maladroite mon boxer que je passe, un poison lent montant dans ma poitrine pour y pourrir, une haine contre lui, contre moi. Mon souffle est de plus en plus court, mon monde se couvre d'une brume épaisse que j'ai du mal à chasser. Pourtant je le dois, le temps d'enfiler mon pantalon et ma chemise, de trouver le chemin de la porte. Quelques pas, trois peut-être, et j'y serais. Alors il me faudra trouver l'entrée, arriver dehors. Rentrer chez moi et m'y enfermer, oublier ce moment, le rayer mon esprit. Boire, fumer ou je ne sais quoi pour chasser ces quatre petits mots de ma mémoire. Je t'aime, Clarence. Sa phrase qui tourne et tourne dans ma tête, me file la nausée. Je m'agrippe à la porte, teint pâle et dents qui claquent, mais la fureur et la haine toujours là malgré tout.

« Tu n'es qu'un putain d'égoïste Nikola ! Tu ne penses qu'à ta gueule, qu'à ce que toi tu ressens ! Mais que se passera t-il lorsque tu crèveras ?! Que tu me laisseras seul ?! Tu crois que ces quatre mots peuvent tout révolutionner ?! Mais tu te fous le doigt dans l’œil, mon pauvre ! Tu penses que tu seras heureux mais ce n'est pas ça qui te rendra tes jambes, ni moi mon fils ! Il n'y a pas de solution miracle et tu te traînera toujours dans ta boue, avec ou sans moi. Parce que le sort s'acharne toujours sur des gens comme nous. »

Ma voix si douce d'ordinaire est sifflante, plus froide que jamais. Le sang bat à mes tempes dans un rythme brutal et assourdissant, je me précipite sans attendre de réponse vers la porte d'entrée. 5 pas, 4, 3, 2, 1... Attraper la poignée, l'abaisser, ouvrir le battant si violemment qu'il claque contre le mur avant de revenir se bloquer tout seul. Et le laisser dans sa merde, sans son fauteuil à portée de main. Sans possibilité de me rattraper. Le jeu est injuste, inégal. Je le laisse se démerder alors que moi j'ai toute les clés en main. Mes pieds claquent contre le sol, je m'emmêle dans mes lacets défaits et manque de tomber. Là, tout près, il y a la route, étendue sans aucune voiture. Du moins je crois. Je n'ai pas mes lunettes et les larmes lovées dans mes yeux refusent de les quitter, brouillent mon champ de vision. J'ai beau les laisser s'échapper pour les chasser, elles reviennent en force, l'une coursant l'autre, tandis que les sanglots vrillent ma gorge, que le regret amer comme jamais vient se planter en moi. Game over. Maintenant il faut fuir, parce que ma place n'est pas ici. Parce que cette vie n'est pas la mienne. Parce que ce gars en fauteuil, je ne le mérite pas. Pourquoi je me précipite sur cette route ? Quelqu'un hurle, hurle si fort qu je sens mes tympans éclater. Mais je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il m'arrive qu'on me jette, qu'on m'éclate et me plie contre l'asphalte. Mes muscles se déchirent, mes os se brisent en un million de petits morceaux, mes poumons refusent d'avaler l'air dont ils ont besoin. On se précipite vers moi, quelqu'un appelle – je crois – une ambulance. Pourtant je n'ai pas peur de la mort, non, alors laissez-moi m'en aller. Laissez-moi rejoindre ce monde dans lequel je serais en paix. Laissez-moi avec ces 4 petits mots qui résonnent au rythme des battements effrénés de mon cœur. Je t'aime, Clarence. Je t'aime, Clarence. Je t'aime, Clarence. Boum, boum, boum. Quelques secondes de plus, un sourire et une larme, la vue de mon sang barbouillant les mains blanches d'une petite femme venue à mon secours. Puis mon esprit qui s'échappe et mes paupières qui s'abaissent sur mes yeux pers. Au revoir...

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