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« Swag de poule » [Striker&Demyan]

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Mer 10 Fév - 22:53
Demyan avait essayé, vraiment. Mais lorsque son oncle lui avait révélé la dépouille à nettoyer, il avait tourné les talons pour rendre ses tripes dans le grand évier de métal. Pas que la vue soit spécialement moche. Les cadavres ont plus ou moins tous le même teint, alors une fois qu’on a fait le tour… mais c’était le trou de la balle en plein coeur et les chairs bien éclatées autour qui lui avaient rappelés des souvenirs pas si lointain. Montée d’adrénaline à la chimère d’une menace et voilà, il rendait son déjeuner dans les canalisations du sous-sol. Son oncle lui avait passé un commentaire inutile du genre : « T’en a vu des pires que ça, qu’est-ce qui te prends ? » avant de le renvoyer à l’étage se nettoyer. Mais Demyan n’était pas redescendu. Il avait pris ses clics et ses clacs et s’était barré pour prendre l’air, oubliant son portable, ses clefs, bref tout sauf sa tête, encore que… Dans sa précipitation à se gorger les rétines d’autre chose que de lumière artificielle, il n’avait pris que son manteau et le porte-monnaie resté dans la poche avant.

Le tram le laissa à une gare où il avait beaucoup trop trainé par le passé. Et parce que le destin est parfois une sale pute, elle le fit croiser deux hommes connus de son répertoire, mais plutôt du genre à se trouver en bas de sa liste des personnes recommandables. En le reconnaissant, son ancien dealer écarta vivement les bras avec un air de surprise légère feinte. « Dem ! Ça fait plus d’une semaine qu’on t’as pas vu ! Dan croyait que t’étais mort. » Ha, ha. Tout le monde rit. Tout le monde s’en fou bien, au fond. Dan, c’était le mec à côté de son dealer. Un pote de fumette, grosso modo. Ils avaient couché ensemble aussi. Enfin, il croit. Il était bourré, il ne se souvient plus. Ils échangèrent quelques futilités et quand Demyan fit mine de devoir y aller, ils le retinrent avec insistance. Super balade de santé. Le russe accepta de traîner avec eux à contre cœur, simplement pour ne pas faire chier son dealer. Ancien dealer. Il ne voulait plus consommer, il voulait réduire. Mais ça, c’était pas le genre de choses qu’un vendeur voulait entendre.

« C’est quand que tu m’achètes ta prochaine dose ?
- J’essaye d’arrêter. »

Ha, ha. Tout le monde rit. Ça sonnait encore plus faux que la première fois. Demyan savait que l’autre n’allait pas lâcher le morceau si rapidement. Si y’a bien un truc plus important que la drogue pour un camé, c’est le pognon pour s’en procurer. Le trio se retrouva dans un petit parc, là où les endroits plus calmes d’Hiroshima permettait d’étendre des espaces verts. Quoi que l’espace n’était pas très vert à cette période de l’année. La neige avait fondue. C’était gris et noir, franchement déprimant. Ils allèrent s’installer dans un skate-park désuet. Puis son ancien dealer le relança sur cette fameuse question du paiement. Apparemment, il lui devait de l’argent. N’importe quoi. De l’argent en avance, qu’il disait, pour les futures doses qu’il allait lui prendre. Ça négocia dur pendant quelques minutes où Dan restait à l’écart, l’air de s’en balancer comme dans l’an 40, simplement là parce qu’il n’avait pas mieux à faire que de jouer le chien de poche. L’argumentation se transforma en menaces sous-entendues, puis en menaces bien claires.

Assit sur le haut du mini-ramp, les pieds ballants dans une allure décontractée qui ne lui allait pas du tout, Demyan essayait de calmer le ton en restant évasif. Il y avait des passants. Parfois. Mais très peu. Ils étaient loin, ils ne pouvaient pas entendre. L’autre, debout en face de lui, finit par poser une main sur son jean, serrant sa cuisse sous ses doigts en montrant les dents comme le chien qu’il était.

« Fais juste me donner mon putain de fric !
- Me touche pas.
- Va te faire foutre Demy- »

Son nom mourru dans la bouche du dealer quand il lui balança le bout de sa botte sous le menton. La mâchoire se referma avec un gros ''clac''. Moment de silence, moment d’hésitation. Mais en voyant le regard sombre que le noireau releva vers lui, la main sur la bouche, Demyan sauta de son perchoir et s’élança au pas de course. Le dealer aboya un « CHOPE-LE » et Dan fut sur lui un moins de deux, le plaquant comme un putain de rugby man contre l’asphalte du park. Avec sa carrure de crevette, pas trop compliqué de le foutre à terre aussi. Le jeune russe s’écorcha les coudes et les mains contre le bitume, se rappela que ça faisait fichtrement mal et que c’était le genre de truc qui n’arrivait que quand on était gosse et qu’on courait sans savoir mettre correctement un pied devant l’autre.

Il tenta de se relever maladroitement, ne fit que donner l’opportunité à son ancien dealer de le retourner comme une crêpe et de le renverser sur le dos pour fouiller les poches de son manteau. Il aurait certainement été plus sage de ne pas se débattre. Mais Demyan n’était pas du genre très sage. Il se mangea quatre jointures dans la gueule pour avoir trop gigoté. Lorsque le ciel arrêta de tourner au-dessus de sa tête, il vit Chien-Galleux brandir tous les billets qu’il avait piqué dans son porte-monnaie sous son nez. « C’est tout ce que t’as petit merdeux ? Ça te fait même pas 3 grammes. Il est passé où le reste ? » Merde, cette perche était beaucoup trop grande. Demyan sourit lentement, la joue en feu. « Je l’ai donné à ta mère hier soir. »

Y’a des moments où il vaut mieux savoir fermer sa gueule. Le blond leva les bras pour se protéger d’un deuxième coup qu’il se prit en plein sur la tempe, puis un troisième bien dans la mâchoire. Il cligna des yeux, sonné, et vit dans son angle mort Dan qui les observait, l’air perdu, rentrant et sortant ses mains de ses poches en ne sachant pas quoi faire. Quel crétin. Il aurait pu avoir un verre d’eau à la main et le boire en le voyant cramer. Son ancien dealer se releva brusquement en grognant, regarda autour en se massant le poing. Il venait visiblement de juger que ça ne valait pas la peine de se fendre la peau des mains contre un visage si on pouvait l’éclater plus sûrment sur le coin d’un quarter, par exemple. Demyan comprit très bien le raisonnement lorsque le regard courroucé du plus vieux s’arrêta sur le module près de la rampe et qu’il se pencha pour l’agripper.

« Tu vas voir… » Ou pas ! Demyan fit une petite gigue digne d’un poisson hors de l’eau lorsque son ancien dealer lui chopa les cheveux de la main gauche et le haut du dos de la gauche, le tirant par à-coups pour l’emmener à son enclume improvisé. L’asphalte rapait la peau exposée de son ventre. Il se mit à vociférer pendant que le noireau soufflait comme un bœuf pour le faire bouger et que Dan restait planté là avec des yeux globuleux d’imbécile. Putain il avait vraiment baisé avec ça ?

Lorsque son répertoire d’insultes en japonais fut épuisé, Demyan se rabattit sur le russe. Son ancien dealer rougit sous la colère. Pas besoin de comprendre la langue pour savoir quel genre de connerie s’échappait de la bouche du blond. Il tenta de lui en placer une dans le visage avec son genoux, abandonna l’idée quand Demyan tenta de lui mordre la jambe. On fait avec ce qu’on a, hein.

« Les gars… Hey, les gars… bredouilla soudain Dan, sortant de sa torpeur » Les gars en question continuèrent de se battre comme deux gamins dans une cours de récré. « Les gars ! » Demyan leva la tête tant bien que mal, griffant les avant-bras qui avaient presque terminé de le tirer à la hauteur de quarter. Il vit le regard paniqué de Dan qui observait quelque chose, ou quelqu’un, dans l’autre direction. Puis Globuleux finit simplement par les abandonner lâchement, détalant comme un lièvre qui voit surgir le loup. Mais qu’est-ce qu’il avait, ce crétin ?

« J’vais t’éclater la gueule sur cette barre et te refaire la dentition, sale petit con ! grogna victorieusement le plus vieux en faisant un ultime effort pour le traîner là où il le voulait »
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Jeu 11 Fév - 0:15
Avoir sa journée de travers dans le cul, c'était pour le dire. Enfin, pas littéralement mais presque. Manquais qu'à s'pencher, tousser un bon coup l'temps que ça passe et se serait fini. Enfin, c'était l'unique pensé qui te venait en tête. Pas très réconfortant, ceci dit. Si on pourrait lire dans tes pensées, forcément, on te trouverait étrange de t'imaginer des trucs de la sorte. Mais tu avais déjà penser pire. Là n'était pas la question cependant. C'était plutôt de savoir comment tu t'étais retrouvé là, pas vrai mon vieux ? T'avais l'air con, sincèrement. Fringué de ton uniforme militaire, si tard le soir, c'était la tête basse -et probablement la queue entre les jambes héhé- que tu rentrais chez toi. Ton supérieur avait péter un câble. Forcément, il ne s'habituerais jamais à tes excès de violence lors d'entraînement, mais c'était bien la première fois qu'il te mettait à pieds pour quelques jours. Ton salaire en prendrais un coup, plutôt violent. Ton moral ? Hum, bonne question. Vue l'expression qui s'affichait derrière ton faux masque, on pourrais presque juré que tu t'en bas les couilles, ce qui n'est pas totalement faux, je crois. Ça te feras un congé, même si tu savais déjà d'avance que l'idée de ne pas bosser en t'enchantais pas. Cinquante-trois ans à travailler presque la majorité de ton temps, surtout depuis l'Amérique. Une façon comme une autre de te changer les idées. Tu occupais ton cerveau comme possible et inconsciemment, tu le faisais encore. Mais fais gaffe à tes os mon vieux, tu vas finir par t'casser tout seul. Ta gueule. Ouais ouais, okay. Mais ça faisait combien de kilomètres que tu te tapais là ? Une dizaine, une vingtaine ? Tu dois déjà avoir fait le tour de la ville, sûrement.

Ton souffle est rauque, le froid mordant d'un hiver sans neige ne fait qu'enfoncer ses crocs dans tes vêtements chaud aux couleurs camo'. Tes énormes bottes laissaient des traces surdimensionnées et les quelques monceaux de neige restant craquaient sous ton poids abusé. T'es lourd, mais ça tu le sais. Gracieuseté de la nature et de ton entraînement abusif. Ta masse musculaire est même supérieure à celle de Superman, je crois. Bon, pas que ce sois déplaisant, après tout, ta parfaitement conscience que ça en rajoute à ta gueule de sale bête. Tu te rapproche encore plus d'un animal sauvage, au moins. Tes muscles roulant sous ta peau en son la preuve. Courir en boxer, malgré ton corps ravagé, tu sais d'avance que bon nombre se régalerais d'une telle vue. Mais bon, chose à oublier d'avance, vue l'apparence de ton corps. T'as un peu trop passer à la casserole, hein ? Au moins t'empeste pas le griller, ça te sauve de devoir prendre quatre ou cinq douches par jour. Inconsciemment, tu grommelle quelques insultes bien placées envers cette température de merde. Des nuages noirs roules dans le ciel, on dirait que la pluie ne tarderait pas à s'abattre d'un moment à l'autre. Mais fait donc, connasse. Ce n'est pas comme si ton humeur en serait pire. Ou meilleure. Tu enfonce vaguement ta casquette sur ton crâne touffu, ta lourde tignasse au teint bleu est attachée en une couette qui... Te donne dignement l'air d'un hérisson. Merci la génétique. Tu ressemble presque à un épouvantail, vue comment ta touffe est broussailleuse de nature. En fait, la seule anomalie qu'on pourrait réellement te trouver, ce serait ton masque. Enfin. Tu le porte pour une bonne raison. Ton jogging semble accélérer d'un cran. T'essais t'oublier pas vrai, tu ne veux pas en parler ?

Tant pis, c'est toujours bien pour une introduction. Faire un topo sur le pourquoi du comment. Même si moi-même j'ignore pourquoi tu agis de la sorte. Tu ne semble pas gêner le moindrement du monde d'exposer ce corps brûler, mais cette joue manquante te tracasse sincèrement. Probablement parsque c'est encore plus affreux qu'ton corps, I guess. Tu t'arrête finalement dans une supérette, tu te penche légèrement pour passer la porte automatique et tu vois la gueule du caissier du coin de l'oeil. Même lui viens de flipper. P't'être qu'il a chier un coup aussi, à voir. Après tout, t'as déjà vue un môme faire dans sa culotte en te voyant, ce serait pas surprenant. Surtout que du haut de tes cinquante-trois ans, tu vois un peu tout le monde comme des enfants. Nice done, old man. Fuck you. Ok ok, ahah. Tu te présente finalement à la caisse, la seule chose que t'as sous la main, c'est un sac de bonbon. Ouais, ces petits trucs dur que tu tète pendant des années. Après tout, t'as la dent sucrée. C'est finalement après avoir remercier le caissier tremblotant que tu retourne dehors. Finalement t'étais bien, à l'intérieur... C'est peut-être le signal qu'il est temps pour toi de retourner au bercail. C'est bien mériter, after all. Les rues sont semi-vides, vue l'heure. Le soir défile tranquillement, les lampadaires s'allument. Tu soupire alors que tu fais tomber ton masque contre ton cou, dégageant ton visage. Personne ne daigne te regarder de toute façon, alors personne ne verras ton visage. Tu gobe un bonbon, le coinçant entre ta langue et ton palais, tes pas se faisant lentement un chemin vers le parc. Une fois traverser, tu pourrais rentrer chez toi, avec ton café et tes chats. Pffrrt. So lame. Et ma main dans ta gueule, c'est lame ? J'ai compris, j'me moque plu... Finalement, tu entre dans ce dernier et c'est plus loin que tu vois une scène... Non, en fait c'est plutôt habituel, mais normalement, tu t'en bat les steaks. Là c'est probablement parsque t'as besoin de te passer les nerfs sur quelque chose, sûrement.

C'est à grandes enjambées que t'approche les troubles-fêtes. Deux sur un ? Pauvre petite chose. Il a pas l'air très en shape d'ailleurs, celui-là. T'as presque pitié. Plus tu t'approche, plus l'un d'eux semble te fixer de plus en plus intensément. Lentement, tu renfile ton masque avant qu'il ne remarque. Mais lorsque celui-ci comprend la destination du militaire, il semble prendre peur. Après maintes hésitation et tentative d'avertir les deux autres, il finit simplement par prendre ses jambes à son cou, avec tout le swag d'une poule à qui on fait bouh. Nuance étant que toi, tu l'as pas fait ce ''bouh''. Pourquoi faire ? Je sais, j'me pose la même question vieux. Tu fais déjà assez peur comme ça à toi seul. Finalement à hauteur du gosse à problème, c'est une main beaucoup trop grande qui s'écrase sur son crâne. Tu ne cherche même pas à l'attraper par les cheveux, t'as main est assez grande pour l'attraper par le crâne. Tes doigts s'enfoncent dans ce dernier, tu écrase ses tempes. Ce devrait probablement être assez pour attirer son attention, sûrement. C'est avec un grondement, digne d'un crocodile, que tu le tire vers l'arrière avec une lenteur presque amusante à voir. On dirait un bourreau avec sa victime. Chose qui va probablement être le cas... Ton regard se pose vaguement sur la loque blonde, il est amoché. Pauvre petite bête, hein. Il a une gueule de drogué. Probablement un camé qui n'a pas payé son p'tit bout d'vie. Ta seule réaction s'avère finalement à être celle de lui envoyer ton coup de poing en pleine figure. Lui casser la mâchoire ? Meh, peut-être. Vue ta force, ce serait clairement possible. Après tout, t'es né anormalement grand et musclé. Lucky bitch.
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