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It's because... I love you. Part 2 [Pv Clarence Umea][Terminé]

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Nikola A. Masao
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Dim 25 Sep - 10:10
It's because... I love you
Feat Clarence Umea
J'aurais pu entendre mon cœur éclater en mille morceaux ce jour là. Je posais mon visage contre le drap blanc bordant mon amant, près à sombrer dans un sommeil profond. J'avais positionné mon fauteuil à coté de son lit, le veillant depuis l'accident. A vrai dire je ne savais plus combien de temps ça faisait que j'étais la sans savoir ce qu'il avait. Oh certes ce n'était pas difficile a deviner mais personne n'était venu m'annoncer un pronostic favorable. Épuisé je ne pu m'empêcher de fermer les yeux, entrelaçant au même moment mes doigts aux siens, long, fins et glacial, ce qui eut le don de m'arracher un nouveau sanglot.

- Je suis tellement désolé. Chuchotais-je à son attention tout en m'endormant malgré moi.

J'ouvris alors les yeux, j'étais dans ma chambre. Dans mon lit. J'étais nu. D'un bon je me redressais, me saisie de mon caleçon que j'enfilais tant bien que mal. Je me sens assommé, complètement à l'ouest et sur ma gauche je vis un homme s'agitant, hurlant. « Clarence... ? » je clignais des yeux.

- ... Il n'y a pas de solution miracle et tu te traînera toujours dans ta boue, avec ou sans moi. Parce que le sort s'acharne toujours sur des gens comme nous. 

j'ouvre la bouche, la porte claque, ses lunettes son encore chez moi il ne les a pas prises, un cri. Non.. Non.. Pas encore je vous en supplie pas encore. Et comme une poupée de chiffon malmenée contre son grès je revis cette scène comme  à chaque fois que je m'endors. Je la revie encore et encore, toujours identique à l'originale. Je me jette du lit m'étalant par terre avant de ramper jusqu'à la fenêtre et je le vois. Je le vois lui, titubant, il va trop vite bien trop vite et il ne regarde rien. Non rien du tout, il avance tout droit comme si le diable était à ses trousses. Je veux ouvrir la fenêtre, mais je ne peux pas, je suis bien trop bas je vois à peine la scène horrible qui se déroule sous mes yeux. Mes iris s'agrandissent sous l'horreur, j'ai beau avoir vécue cette scène un millier de fois je ne pourrais jamais me faire à cette image, cette vision de Clarence, de l'homme que j'aime broyé contre une voiture arrivant un peu trop vite pour freiner. Le corps du chirurgien roule, un peu plus loin, inerte, une petite femme sûrement celle qui a hurlée se précipite a son chevet.

- Du sang...

D'un coup d'un seul je me traîne, utilisant mes coudes, mes mains pour aller plus vite, jusqu'à la porte d'entrée et je tend le bras. J’effleure la poignée du bout du doigt. « Aller putain ouvre toi ! » par chance je finis par la saisir et ouvre la porte. L'ascenseur est juste en face de ma porte, je me rus dessus du mieux que je peux. J'appuie comme un forcené sur le bouton, à m'en faire pâlir les phalanges, mais il ne vient pas. Pourquoi ? Pourquoi... Trop long tant pis. Je jette un coup d’œil aux escaliers. Je m'en fiche, il faut que je le rejoigne mais je suis lent, trop lent, tellement lent. Je me traîne dans ma boue et ça pour le reste de ma vie comme il dit. Alors que j'entame ma descente je finis par dévaler les marches plus vite que prévue, ma tête venant s'écraser contre la dernière marche.

- Ah... Mer-Merde.. J'appuie sur mon front. J'ai mal.

« Ploc » une goûte rougeâtre tombe devant mon nez, sur le carrelage blanc. Merde je saigne. Tant pis. Je reprend ma course, la porte du bâtiment est ouverte, il ne l'a pas fermé tant mieux. Alors que j'avance avec une lenteur extrême, déchirant mes coudes et certainement mes jambes. Je suis en caleçon, complètement ridicule mais je m'en fiche. Mon objectif est devant moi étendu dans une marre noire ne cessant de s'étendre autour de lui, créant une auréole beaucoup trop large. Je continue de me traîner pour enfin arriver à auteur de son visage. Il est si pâle, presque translucide. Je saisis ses joues. «  Clarence non ! J't'en supplie, t'as pas le droit de me laisser tout seul. C'pas toi qui doit partir en premier !! Non !!! » Je hurle à plein poumons comme s'il allait s'éveiller et me dire que c'était simplement une mauvaise blague, je sers son visage contre moi embrassant ses joues, caressant ses cheveux, son corps est tellement froid. Un hurlement déchirant m'échappe, je pleure, je pleure a en perdre haleine. Non il ne peut pas me laisser. Je ne veux plus qu'on me laisse seul. Je baigne dans son sang alors que je continue de hurler et de sangloter tremblant alors que des sirènes retentissent. Tout se passe très vite, ils m'arrachent au corps inerte de Clarence. « Non ne le prenez pas, je ne veux pas. Je veux rester avec lui » hurle mon esprit alors qu'un ambulancier me soulève comme un enfant, je me débat. Non, non, non je ne veux pas. Et d'un coup, la fatigue, la tête qui tourne, une seringue.

- Ca va aller petit. Je perd pied alors que l'ambulancier me tient encore contre lui.

- Vous ne le laisserez pas partir hein ? L'homme me sourit simplement, ma vision se brouille.

- NON ! Je hurle en sursautant,les yeux écarquillés. «  Du sang.. Partout, il y avait du sang partout... » Je me remet a pleurer serrant toujours la main de Clarence dans la mienne. J'avais du dormir seulement quelques minutes, j'étais épuisé, vidé de toute énergie, de toute envie. Je refermais les yeux. J'étais tellement fatigué que je ne pouvais plus tenir ma tête droite, non c'était trop dur. Je m'endormis à nouveau, pleurant sans cesse.
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Clarence Umea
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Sam 1 Oct - 10:42
Bip. Bip. Bip. C'est un son un peu trop strident, qui fait mal et me transperce. Bip. Bip. Bip. Écho aux battements de mon cœur, rythme de vie. Bip. Bip. Bip. Il faut que ça cesse, pour ne plus le sentir trembler à l'intérieur de ma tête. Comment dormir en paix s'il résonne toute la journée ? Lorsqu'on est dans le coma, il paraît que c'est pour se protéger. Le cerveau se met en pause, s'enfonce dans les ténèbres parce qu'il a peur. J'entends quelques fois des voix, tout près de moi, mais je n'en comprends jamais le sens. Je pourrais revenir à moi bien sûr, ouvrir les yeux, reprendre le cours de ma vie tranquillement. Je pourrais, oui. Mais mon esprit murmure que le temps n'est pas encore venu. Bip... Bip... Bip... Un grognement voudrait passer mes lèvres mais elles restent résolument closes. Alors je décide de m'enfoncer plus loin dans ma tête. D'oublier. D'oublier le choc et l'accident. Le hurlement des pneus sur l'asphalte. Ce sang partout autour de moi. La douleur dans tout mon corps, le chaud, le froid. La respiration qui ne vient pas. Et la mort, toute proche, qui rit à mon oreille, penchée sur mon corps ensanglanté. Pourquoi n'a t-elle pas posé ses lèvres sur les miennes afin de m'emporter dans un dernier baiser ? Peut-être à cause de cette chaleur blottie au creux de ma main immobile. De la cacophonie que forment ses pleurs. Les pleurs de qui ? Je ne sais plus. Tout se mêle, tout est confus. Alors lentement je me rendors dans ma tête, sans un bruit. Attendant simplement que la peur passe.

Le temps passe, mais on ne possède plus cette notion lorsque l'on dort. Mon corps brisé se répare sans moi, récupère les forces dont il a besoin. Et une année pourrait s'écouler que je ne le remarquerai même pas. Le monde autour de moi n'est plus qu'un souvenir fané auquel je ne parviens pas à m'accrocher. Pourtant, au milieu des ténèbres qui m'entourent, il y a toujours cette lueur. Minuscule, irréelle. Brillant de plus en plus faiblement. Elle pleure, elle pleure chaque jour et s'agrippe à mes doigts qui ne peuvent pas se refermer dessus. Elle pleure et ça fait mal,  parce que je voudrais la consoler, la prendre dans mes bras. Je t'aime, Clarence. Non. Non, définitivement, je ne vois pas pourquoi je reviendrais si ce n'est pour souffrir d'avantage. Pour la faire souffrir également, cette lueur faiblissant à mesure que le temps s'enfuit. Et toujours ces bip, lents et réguliers. Le son robotique de ma respiration. Encore un peu de sommeil, encore un peu de temps. Un besoin plus qu'autre chose. Pour aller mieux, complètement mieux. Ne pas rester un homme brisé et incapable de bouger. C'est mieux de dormir et de ne pas ressentir les douleurs quotidiennes, la brûlure des os éclatés et tout ce qui accompagne un accident. De ne pas avoir à affronter le charabia des médecins qui vous ont soigné. Quoique moi au moins, je pourrais me vanter de comprendre ce qu'on me raconte contrairement à beaucoup de patients. Mais pas encore. Pas encore... Continuer d'écouter ces quelques sanglots qui éclatent au milieu de mon sommeil chancelant.

Puis il y a ce matin froid où je reviens entièrement à moi. Un goût fade sur ma langue, des acouphènes au creux de mes oreilles. Et la mélodie familière de cet hôpital dans lequel je travaille habituellement : Les bruits de pas, un bipeur qui sonne, la vie effrénée de ces gens de l'autre côté du couloir. Mes lèvres s'entrouvrent sur un souffle difficile mais pas un mot ne les passe. Je ne tente même pas. Combien de personnes j'ai vu paniquer parce que la parole ne reviens immédiatement à la suite d'une opération ? Je ne sais pas ce qu'ils m'ont fait, je préfère ne pas prendre de risques avec ma tronche embrumée. Mon premier réflexe avant même d'ouvrir les yeux est de chercher à tâtons le bouton d'appel sur lequel j'appuie d'un doigt maladroit et faible. Sûrement un truc con à cause de mon métier, mais je veux juste qu'on vienne me dire que tout ira bien. Puis finalement une paupière tente de se soulever, se refermant alors que la lumière m'agresse. Un grognement passe, étranglé, et je laisse ma tête retomber sur le côté. Chaque geste est un effort immense et mon corps me semble lourd, écrasé par un million de briques. Pourtant je finis par réussir à les soulever à demi, passe une langue sur mes lèvres sèches, murmure faiblement.

"Soif..."

Tout ce qui m'entoure n'est qu'ombre et formes menaçantes. Des corps flous dont je ne distingue quasiment rien.

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Nikola A. Masao
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Lun 5 Déc - 10:35
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Feat Clarence Umea
un jour, deux jours, trois jours... Une semaine, deux semaines... Le temps s'écoulait avec une lenteur démesurée usant mon esprit et mon corps à chaque instant. Au début je venais voir Clarence tous les jours sans exception et je pleurais toutes les larmes de mon corps en aillant à peine passé les portes de l'hôpital et pour finir ma journée je retournais dans mon appartement cherchant désespérément une occupation. Puis peu à peu mes larmes se tarirent, bien sur je passais le plus de temps possible a ses côtés, mais je me murais dans le silence, m'enfonçant de plus en plus dans une sorte de dépression. Au lieu de rentrer chez moi je passais au bar, rejoindre quelques connaissances, remplaçant mes repas par une bonne beuverie. C'était tellement dur de regarder l'homme que j'aimais allongé dans un lit d'hôpital, le visage pâle, les joues creuses et d'entendre la musique incessante des appareils médicaux. Je lui parlais parfois, racontant ma journée ou simplement parce que le silence devenait trop pesant, mais je m'y étais fait et le regarder dormir me semblait maintenant l'instant le plus reposant de mes journées. Le sommeil me manquait, l'appétit, l'envie de vivre en quelques sortes. Le personnel s'occupant de mon amant me prit en pitié et finit par m'envoyer non pas de force mais presque voir le psychologue de l'hôpital, d'après ses dires ils me trouvaient déprimé et rachitique, en soit ils n'avaient pas tord j'avais perdu bien 5kg en l'espace de quelques semaines. J’eus alors a subir une tirade des plus banales « Clarence n'aimerait pas vous voir dans cet état, si j'ai bien compris il est votre compagnon vous ne devez pas vous laisser aller. » Je n'avais pas rétorqué, mais si j'avais eu a le faire je lui aurais probablement dit que non cet homme n'était pas mon compagnon, qu'il ne le serait jamais et que je l'emmerdais lui et ses blabla de psy a deux balles. J'étais à côté de la porte, près a partir quand il avait à nouveau prit la parole. « Je pense que vous avez besoin d'un chien d'assistance, que ce soit pour la compagnie ou pour vous aider. » Comme prévue j'avais hurlé, crié, vociféré, j'aurais été valide je lui aurais probablement sauté au visage mais je m'étais contenté de sortir de la pièce hors de moi. C'est ainsi que je finis par m'inscrire sur les liste d'attente afin de recevoir un chien à mon tour.

Un mois, un mois que Clarence était reclus dans son propre corps et un mois que je vivais parce que la vie n'avait pas encore décidé de m'achever. Il était au alentour de 7 ou 8h du matin et je m'étais arrêté dans mon bar habituel histoire de boire un petit verre avant d'aller faire ma visite journalière à Clarence. Mais ce matin ne fut pas comme les précédent. Mon téléphone se mit a vibrer dans ma poche, tout en me tortillant je glissait ma main au fond pour le saisir. J'observais un numéro inconnu s'afficher sur l'écran. « Le centre canin. » pensais-je en décrochant sans grand enthousiasme.  

- Mr Masao ?


- Oui c'est bien moi. Soupirais-je

- Mr Umea vient de se réveiller, il est très fatigué et je ne sais pas si il acceptera de vous recevoir mais nous tenions a vous prévenir. Mr Masao ?

Sans patience aucune je raccrochais et balançais un billet sur le bar, sortant rapidement  je pris le direction de l'hôpital, prendre les transports m'aurait fait perdre trop de temps et il n'était pas si loin que ça. Je mis environ 20 min pour faire le trajet, jamais de ma vie je n'avais roulé aussi vite, je me rendis alors à l'accueil essoufflé.

- Je viens voir Clarence ! Clarence Umea !  
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Clarence Umea
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Dim 18 Déc - 8:37
De l'agitation et de multiples questions. Du bruit à n'en plus finir, des souffles soulagés. Un coup de fil passé depuis le bureau, en face de ma chambre. La femme si discrète que j'entends tout. Mon nom de famille, posé sur ses lèvres. A qui envoie t-elle cet appel ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Tout est encore flou. Un homme se penche sur moi, repousse les mèches qui tombent sur mon visage tout en prononçant mon prénom. Un filet d'eau coule entre mes lèvres et je sens mes paupières s'abaisser de nouveau sous le soulagement. Il est encore trop tôt pour que je reprenne mes esprits, et malgré toutes ces personnes autour de moi, me revoilà qui plonge dans les bras de Morphée. Pas longtemps je crois. Mais c'est un véritable sommeil, rien à voir avec celui presque chirurgical dans lequel je suis resté trop longtemps. Lorsque je reviens à moi, tout me semble déjà plus clair, plus doux. Le calme règne à nouveau dans ma chambre et il n'y a plus que le bruit du couloir pour me gêner. Celui d'un cri qui résonne et que je ne comprends pas immédiatement. Quelqu'un qui me demande. Mais avant que je n'ai pu réagir, la porte s'ouvre et un médecin vient se pencher sur moi, le visage fermé. Potentiellement porteur de mauvaises nouvelles. Il ne veut pas me mentir, après tout nous sommes tous deux médecins, collègues même. Et bien qu'il ne me porte pas forcément dans son cœur, je ne peux que croire qu'il sera au moins honnête sur le diagnostic. Qu'il ne prendra pas de pincettes.

"Clarence. Tu nous a fait une belle frayeur tout à l'heure."

Mon sourcil se lève, soulignant l'incompréhension qui me traverse. Je leur ai fait peur ? Pourquoi ? La réponse, je la trouve de moi-même à peine quelques secondes après : Je me suis endormi. Je n'ai pas réagi à leurs sollicitations, aucune. J'aurais pu être mort, ça aurait été la même chose. Alors mes lèvres s'étirent en un sourire, je laisse échapper un rire faible et rauque, presque joyeux. Et si ce n'est pas de la joie, c'est au moins un amusement franc que je n'ai pas envie de masquer, même si c'est à lui que je l'offre, même si j'ignore ce qu'il pense de moi.

"Je suis plus coriace que ça, tu devrais le savoir..."

Je murmure, mais c'est libérateur. Son air sombre se décompose, et pour la première fois il se montre tel qu'il est, souriant, riant avec moi. Comme des cons de chirurgiens peuvent rire, pour une raison qui pourrait être étrangère à des personnes qui ne sont pas de notre monde. Il pose sa main sur mon épaule, la tapote, vérifie mes constantes, me fait faire quelques tests simple. Le prénom de mon fils, mon âge, quelques multiplications, date de la bataille de Marignan. Des trucs à la con pour vérifier ma mémoire. Puis il vérifie mes capacités psychomotrice, s'amuse à me faire remuer les doigts de toutes les façons possible, laisse pour le moment mes jambes tranquille parce que je n'ai pas franchement la force de me lever, finit par me sourire en annonçant que tout à l'air bon. Encore heureux ! Je compte bien reprendre le travail une fois remis sur pieds ! Il se recule d'un pas, porte sur moi un regard peut-être bien nouveau - ou alors je me fais des idées. L'accident lui aurait-il fait comprendre que oui, je suis humain, tout comme eux ? Pas juste une machine à opérer, un excellent chirurgien ? Que je suis tout autre chose ? Je n'en sais rien.

"Clarence ? Il y a un jeune homme qui souhaite te voir. Je lui ai dit d'attendre le temps de vérifier ta mécanique, mais tout me semble en ordre, alors acceptes-tu de le recevoir ?"

Je hoche la tête parce que les mots me coûtent, sont encore difficiles. Ça tire mes cordes vocales et c'est douloureux. Je le regarde s'effacer, tenir la porte au fauteuil roulant. Et mon sourire s'efface, pour laisser place à une expression plus triste. Est-ce qu'il n'y a que moi qui remarque sa maigreur et les cernes qui couvrent son visage ? Pourquoi ? Pourquoi s'est-il fait du mal comme ça ? Pourquoi pour moi ? Je t'aime... Non ! Non ne pas repenser à ça maintenant !

"Tu as une mine épouvantable Niko..."

Pas de bonjour, rien. Juste un ton inquiet qui montre que je suis revenu parmi les vivants.

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Nikola A. Masao
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Lun 19 Déc - 12:53
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Les minutes étaient affreusement longues, j'avais l'impression que jamais ils ne me laisserait le voir. Et si... Et si Clarence refusait de me voir ? C'est peut être pour ça que ça prenait autant de temps, parce que les infirmiers essayaient de le convaincre de bien vouloir me recevoir. Sentant une boule grandit dans ma gorge je pris ma tête dans mes mains, tentant de me calmer par tout les moyens. Et d'un seul coup des cris, le personnel qui s'agite. Que ce passe-t-il ? Sans m'en rendre compte je m'approche de sa chambre mais un infirmier gigantesque me barre la route.

- Monsieur vous n'êtes pas autorisé à entrer dans cette chambre, veuillez patienter en salle d'attente.

Je réprime une demi douzaine d'insulte, le fusille du regard et retourne à ma place. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Est-il mort ? Non, l'agitation aurait été bien plus grande.. Est-il retombé dans le coma. Les questions tournaient et viraient dans mon esprit alors que je retournais la situation dans tout les sens, puis une question terrifiante me vint à l'esprit. Et si Clarence avait tout oublié, de moi, de nous... Je plaquais une main sur ma bouche pour étouffer un sanglot presque incontrôlable. Non c'était impossible.. Il ne pouvait pas oublier, pas après tout ce que nous avions vécue.

Puis au milieu du brouhaha je reconnu un rire, il était léger et à peine audible mais j'aurais pu le reconnaître entre mille. Clarence riait. Il était vivant et il allait bien. Puis une douleur me pinça le cœur, avec qui riait-il ? Qui pouvait faire ça alors qu'il sortait tout juste d'un tragique accident ? Une pointe de jalousie vint se mêler à mon chagrin. Je m'approche de nouveau du bureau d'accueil.

- Alors ? Clarence accepte de me voir ? Je ne peux cacher mon impatience et suis à la limite de l’agressivité. Un médecin passant rapidement derrière elle m'indique qu'en premier lieu il va s'occuper de ses constantes ou je ne sais quoi.. A vrai dire je ne l'écoute pas.

L'infirmière compréhensive se contente elle aussi de me ramener à la salle d'attente. Découragé j’attends, regardant dans le vague, essayant de me rappeler de sa voix que je suis sur le point d'oublier tant je ne l'ai pas entendu depuis longtemps, je me remémore ses doigts longs et fins parcourant ma peau, son corps pâle et parfaitement harmonieux. J'ai besoin de le voir, besoin de le serrer contre moi, je n'ai pas pu le toucher depuis tellement longtemps.. Tellement.. Il me manque.  

Puis vient le moment ou la porte s'ouvre, je vois le docteur la tenir ouverte et me faire signe d'entrer je ne me fais pas prier, rassemblant les quelques forces encore utilisable de mon corps je me projette jusqu'à l'entrée. La porte se referme doucement dans mon dos alors que sa voix atteint mes oreilles, elle sonne comme une douce symphonie, me remplissant de chaleur. Il est là, il est bien là en face de moi, le visage gris, le regard triste et l'air fatigué mais il est là... Mon visage reste de marbre alors que je m'approche de lui sans répondre à sa précédente affirmation, je me doute que je ne suis pas beau à voir mais ça m'est égal. Arrivé à sa hauteur je saisis les draps à une rapidité qui me déconcerte et me jette contre son torse enfouissant mon visage contre son cou, humant son odeur délicieuse.

- Oh Clarence... J'éclate dans un sanglot assourdissant ne pouvant retenir plus longtemps cette douleur et cette culpabilité Je.. Je.. J'suis tellement désolé. L'une de mes mains vient se loger dans ses cheveux alors que l'autre s'agrippe à son pyjama d'hôpital. Je pleure sans pouvoir m'arrêter me délectant de sa chaleur autour de moi.
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Clarence Umea
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Mar 20 Déc - 12:26
Un frisson, causé par la fraîcheur de l'air qui accompagne son entrée alors que la porte est pourtant tirée derrière lui afin de conserver notre intimité. L'angoisse, l'impatience, l'agacement alors qu'il me semble arriver bien trop lentement. Et puis d'un coup il est là. Contre moi, sans m'avoir répondu mais mon prénom au creux de ses lèvres. Les larmes sur ses joues. Je me sens désemparé, un peu comme le papa que j'étais, face à ce bébé qui pleurait la nuit. La haine en moins. Je le détestais, ce gosse, bien qu'elle m'ait supplié pour que ce ne soit pas le cas. Mais j'ai ignoré ses demandes. J'ai rejeté la faute dessus, le meurtre de la femme que j'aimais. Pourtant il n'y était pour rien. Seulement j'avais besoin d'un coupable. Alors je le laissais pleurer, pleurer encore la nuit, jusqu'à ce qu'il s'écroule de fatigue, ignorant sa faim ou sa couche sale, les mains plaquées sur mes oreilles. Je pleurais aussi. Tous les deux, ensemble, nous laissions échapper notre douleur. Et je l'ai maudit, de nombreuses fois, souhaitant sa mort à lui aussi, voulant qu'on l'emmène loin de moi. Il aurait été mieux avec une autre famille. Bien plus qu'avec un adolescent. J'étais trop jeune pour lui, beaucoup trop, je ne savais pas comment m'y prendre, ni comment accepter sa présence, le fait qu'il vive et pas elle. Alors il pleurait souvent et j'ignorais quoi faire. Je ne voulais rien faire. Et aujourd'hui, bien que ce soit Nikola et pas Sariel, j'ai l'impression que le résultat est le même.

D'être un monstre qui l'a abandonné.

Ma gorge se noue, les paupières s'abaissent à nouveau. Je caresse les épaules, la nuque, glisse mes doigts encore trop rigides dans ses cheveux. L'esquisse d'une chanson se forme dans mon esprit, je me prend à la fredonner, doucement. Pourquoi est-ce qu'il pleure ainsi ? Pourquoi s'excuse t-il ? Je voudrais lui demander, mais je n'ai pas le courage. Pas l'envie. Je veux juste fermer les yeux, cesser de penser. Dormir, dormir jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à en éclater. Je suis fatigué... Tellement fatigué... Chaque instant me pèse, je voudrais qu'il le remarque. Qu'il comprenne à quel point son corps me semble lourd en ce moment, alors que je l'ai toujours trouvé trop léger. Qu'il voit mes yeux dont les paupières s'abaissent et ne se rouvrent pas. Dormir. Juste un peu. C'est tout ce que je demande. Je n'ai même pas la force de parler, même pas la force de lui pardonner. De toute façon je ne sais pas de quoi il parle, pourquoi il s'en veut alors que le seul abruti à avoir traversé la route, c'est moi. Lui, il n'a fait que plonger dans ses sentiments, me les avouer. Et je les ais repoussés. J'ai peur Niko, tellement. Si tu pouvais le voir, le comprendre, ce serait plus facile. Si je pouvais tout te raconter... Mais de moi même, ce ne sera pas possible je le crains. Mais mes collègues, ils savent eux. On a parlé, ils ont fait des recherches. Il te suffit de parler avec eux. De les écouter. Ils te diront tout sur elle. Sur lui. Sur ses années de souffrance et mon impuissance à le sauver. Sur la raison de ma panique. Moi je n'ai pas la force de t'en parler...

"Nikola..." Ma respiration s'allonge, devient plus profonde. "Nikola s'il te plait.. demande leur... de te parler d'eux..."

Ma main appuie faiblement sur le bouton, retombe dans le vide alors que le sommeil m'emporte rapidement. Je ne veux pas les entendre, de toute façon je sais qu'ils le feront et bien. Ils sont professionnels. Ils ont peut-être été mauvais avec moi, ils sont néanmoins toujours restés concentré sur leur travail. J'entends des pas affolés retentir dans le couloir. La voix de mon collègue qui était là il y a quelques minutes demander ce qu'il se passe. Certainement qu'il paniquera en me voyant comme ça, pâle et le bras pendant. Mais à la vue de mes constantes, il ne pourra que constater que je vais bien. Et effectivement, quelques secondes après, je l'entends soupirer. Avant de plonger totalement dans mes songes.

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Nikola A. Masao
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Mer 21 Déc - 18:22
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Le brouhaha, encore, alors qu'il y a juste quelques secondes j'étais encore contre son corps chaud et faible, sa voix fatiguée me fredonnant une chanson. Puis une main puissante m'avait assit dans mon fauteuil m'arrachant à sa fébrile étreinte. Tout le monde s'était mis à paniquer autour de nous, tapant dans mon fauteuil, me rentrant dedans, disant que je gênais. Je savais que je gênais mais il m'était impossible de bouger tant les autres se déplaçaient vite. J'étais figé là, à le regarder dormir paisiblement pendant que moi je me débattais seul.

Quand tout se calma autour de nous le collègue de Clarence vint me voir, je lui avais expliqué d'une voix chevrotante pourquoi mon amant avait fait biper l'interphone. Il m'avait alors tendu un mouchoir afin que je m'essuie et m'avait aussi proposé de me calmer à l'extérieur de l'hôpital m'offrant volontiers son feu pour allumer ma cigarette. Et tout devint enfin plus clair, les peurs de Clarence, son air constamment triste et endeuillé. J'avais compris beaucoup de chose ce jour là, beaucoup trop malheureusement.

Cela faisait maintenant quatre jours que Clarence était réveillé et trois jours que je ne lui avais pas rendu visite. Trois jours que j'étais cloîtré chez moi réfléchissant à toutes ces révélations et plus le temps passait plus je m'enfonçais dans un néant de questions et de douleur. Que devais-je faire ? Mes journées me paraissaient terriblement longues et mes instants de répits terriblement courts.  Je me servais régulièrement des verres afin de m'aider à réfléchir alors que le cendrier posé sur ma table débordait incontestablement.

Puis le matin du quatrième jour d'absence je pris ma décision, tôt dans la mâtiné je partis en ville acheter un magnifique papier à un prix exorbitant mais Clarence valait bien ça. J'achetais ensuite une grande enveloppe me permettant de glisser les feuilles de papiers sans avoir à les plier. Je pris ensuite le chemin du bar, n'ayant bien sur pas oublié de quoi écrire. Je m'étais mis à l'écart dans un endroit ou personne ne pourrais m'observer et j'écrivis.

«  Cher Clarence,

Je te comprend.. J'ai compris aujourd'hui toute ta douleur. Les chirurgiens on dit pour ta femme  m'ont parlés et m'ont expliqués ton histoire. Je suis terriblement désolé pour ton enfant et ta femme. Je ne savais pas, j'espère qu'un jour tu sauras me pardonner, j'ai compris à quel point mes sentiments pour toi était un poids et je ne m'en excuserais jamais assez. Je t'aime Clarence, c'est certainement la dernière fois que j'ai l'occasion de te le dire alors permet moi juste cette fois et ne m'en veut pas.

Mes sentiments pour toi son réel et fort sache le, lorsque tu auras besoin de moi je serais là si je le peux. Je sais que je me traînerais toujours dans la boue et que je ne pourrais jamais convenir à quelqu'un comme toi mais je ne peux pas contrôler ça. Tu es la meilleure chose qui soit arrivée dans ma vie depuis très longtemps.  je t'aime tellement  

Il faut que je te dise raconte pour Grey. Mon fiancé ex- fiancé était un homme que j'ai aimé par dessus tout. Au delà de ce qu'il était possible d'aimer. C'était un homme d'affaires possédant sa propre entreprise, gagnant des milliers de yens. Il paraissait bon et doux. Pourtant une part d'ombre se cachée chez lui, quand nous nous sommes mit ensemble il m'a appris à aimer les liens retenant mes poignets, les sciant parfois, à aimer recevoir des coups aussi brutaux étaient-ils. Et oui j'ai finis par aimer ça, son éducation à finit par payer puisque je ne jurais ensuite que par ça, j'étais complètement dépendant de lui, j'aurais pu mourir pour lui. Alors imagine, imagine quand il m'a demandé en fiançailles le bonheur qui a été le mien. C'était en France, à Paris, il m'avait emmené avec lui pour un voyage d'affaire comme une adorable peluche que l'on emmène. Et c'est là qu'il m'a fait sa demande, s'agenouillant devant mon fauteuil se mettant à ma hauteur pour la première fois. J'ai tout de suite dis oui tu t'en doutes, puis nous sommes rentrés à Hiroshima. J'ai regagné mon appartement.

Puis quelques matins suivant je suis allé chez lui, c'était une habitude pour moi d'aller dans son appartement. Mais là, la serrure n'a pas tournée quand j'y ai mis la clef, je suis allé demander à l'accueil. Grey avait parfois des lubies un peu tordues, changer sa serrure sans prévenir aurait pu en faire partie. Et j'ai appris que Grey était partie, la dame de l'accueil ne savais pas où, juste qu'il avait quitté le pays... Imagines-tu cette douleur ? Je me suis senti tellement seul, inutile et abandonné, je crois que les mots pour décrire cette souffrance n'existent pas. Ensuite, j'ai sombré, je suis tombé au plus bas, j'ai bu, beaucoup, j'ai perdu du poids aussi, mes examens à l'hôpital étaient de plus en plus mauvais le peu de fois ou j'allais les faire. Je ne voulais plus voir personne et je pleurais. Oh oui je pleurais.

Puis est arrivé ce fameux matin ou je suis allé faire mes examens à l'hôpital. J'avais passé la nuit dans un bar, à boire et je n'étais rentré qu'au petit matin pour faire mes examens, cela faisait au moins 2 mois que je n'y avais pas été. Tout c'était passé normalement jusqu'au repas du midi. Je me suis installé à une table et tout le monde me raillait ou me plaignait. Et puis j'ai vu ce jeune chirurgien bourré de talent me faire face, remontant ses lunettes sur son nez. Pendant quelques minutes je me suis dis qu'il avait l'air bien triste et surtout seul. Puis quand je me suis à pleurer sans pouvoir me contrôler il m'a emmené dans une salle de garde et il a manqué de m'étrangler pourtant, je n'avais pas peur, un peu certes, mais je lui faisais confiance sans savoir pourquoi, nous avons couché ensemble. Puis d'autre fois, et petit à petit l'image de Grey s’effaçait,  je reprenais du poids je me sentais mieux. Cet homme était même capable de me faire rire alors que je ne l'avais pas fais depuis longtemps. Un jour j'ai compris, j'ai compris qu'il avait prit la place de Grey, mieux encore, il avait réussi à le surpasser. J'étais amoureux, j'ai passé de nombreux jours à y réfléchir, et j'ai finalement accepté la réalité et je me suis offert à lui corps et âme.

Ce chirurgien n'avait rien à voir avec Grey, il n'était que douceur et bonté malgré la part de sombre qu'il gardait pour lui. Ma part sombre à moi me manqué c'était un fait, mais pour lui j'aurais pu la bannir complètement. Pourtant, il a refusé mes avances. Il a traversé la route, s’enfuyant loin de moi, me laissant seul, abandonné et  inutile. Une voiture l'a percuté et j'ai vu mon bonheur s'écrouler à la vitesse ou son sang s’échappait de son corps. Malgré ça je suis resté à ses côtés jusqu'à son réveil, j'ai sombré, mais j'essayais de me battre pour lui. Puis j'ai compris, j'ai compris le poids que je représentais pour lui, une fois de plus j'étais la cinquième roues du carrosse. Et je ne m'en excuserais jamais assez.

Clarence, j'ai été égoïste je m'en rend compte. Je ne t'en veux pas Clarence et surtout toi ne te sent coupable de rien, je veux seulement que tu pardonne mes erreurs. Tu as été la meilleure thérapie que j'ai jamais eut. Je t'aimerais toujours et plus que n'importe qui ne saurais le faire. Mais je ne te gênerais plus à présent.

J'étais près à mourir pour Grey, mais pour toi Clarence, j'étais près à vivre.

Pardonne moi mes erreurs et je t'en supplie sois heureux dans ta vie.

Je t'aimerais toujours.

                                                                                                                       
                                                                                                                 
                                                                         

Nikola Amaury Masao.
»

La main tremblante je finis enfin cette maudite lettre, mes joues étaient baignées de larmes et le papier commençait lui aussi à en recevoir quelques unes. Mes épaules secouaient par le chagrin et mon handicape rendaient mon écriture presque illisible.   « Tant pis, s'il n'arrive pas à la lire. » pensais-je. J'avais mis sur papier mes sentiments les plus profonds, les plus douloureux et l'idée de ne plus voir Clarence me transperçais de part en part mais je ne pouvais rester avec lui, je n'aurais jamais du entrer dans sa vie, je n'aurais jamais du le fréquenter. Engloutissant d'une traite mon énième verre d'alcool je me saisis d'une petite enveloppe blanche ou je glissais ma lettre avec une lenteur extrême, ensuite, j'écrivis du mieux que je pus le prénom de Clarence ainsi que son nom de famille sur cette fameuse enveloppe.

Après avoir payé je quittais le bar et prit le chemin de l'hôpital, la dernière fois que je l'avais pris c'était pour aller le voir alors qu'il venait de se réveiller et jamais je n'aurais imaginé que cela puisse finir aussi mal. Jamais plus je ne reverrais le chirurgien, je le savais et cela me rendait malade. Je mis quarante cinq bonnes minutes à arriver à l’accueil. Sans attendre je déposais l'enveloppe demandant si elle pouvait lui être transmise rapidement.

- Vous ne voulais pas aller le voir ? Cela fait un moment que vous n'y êtes pas allé. Dit l'infirmière. Je secouais la tête négativement ma gorge trop oppressée pour pouvoir répondre quoi que ce soit.  Puis je quittais le bâtiment.Mon estomac grondait dangereusement et tout se troubla autour de moi. J'étais dehors, je pouvais sentir le vent frais jouer avec mes cheveux. Et d'un coup sans prévenir, ce relent, cette salivation excessive en bouche... « Merde » Je me mis à vomir juste à l'entrée de l'hôpital. J'eus juste le temps de tourner la tête pour que ça ne me tombe pas dessus, puis restant quelques instant immobile j'éclatais en sanglot, enfouissant mon visage dans mon bras accoudé à mon fauteuil.

- Monsieur ?!  Vous allez bien ?! S'écria une infirmière tout en accourant à mes côtés. Je mis quelques secondes à comprendre ce qu'il se passait puis je relevais la tête vers elle.

- Je vais bien, je vais très bien.. Ma voix complètement éteinte se brisa à la fin de ma phrase puis m'approchant de la route je tendis la main dans l'attente d'un taxi adapté. Tout n'était que flou, je n'étais pas moi même  c'est comme si mon corps avait sa propre autonomie et que mon cerveau avait mis pause.

En quelques minutes je regagnais mon appartement. Et je restais la. Au milieu du salon, dans le noir, contemplant la ville par la fenêtre.  Puis je sortis mon téléphone de ma poche pour le déposer doucement au bord de la fenêtre. Je venais de vivre ma première véritable rupture et c'est moi qui l'avait provoqué. Une fois le téléphone au sol je me servis un nouveau verre puis me dirigeait dans ma chambre prenant soin de ne pas oublier mes cigarettes. Me plaçant devant mon lit, le contemplant , le dernier lieu ou j'avais pus toucher Clarence. Je bus une gorgée, allumais ma cigarette.

- Sois heureux Clarence. Une nouvelle larme dévala ma joue et je restais immobile devant le spectacle bien triste qui s'offrait à moi.
FICHE PAR DITA EPICODE

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Clarence Umea
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Lun 26 Déc - 15:22
Tu as faim Clarence ? Laissez-moi tranquille. Je veux être seul. J'ai besoin d'être seul. Clarence... Un soupir se mêle aux bruits familiers de l'hôpital. Mon corps pivote. Se cale dos à lui. Plus envie. Plus envie de rien. A quoi sert le pardon si la personne ne saisit pas sa chance ? Trois jours que je n'ai pas eu de nouvelles. Trois jours alors que je lui ai offert mon passé sur un plateau, bien que ce ne soit pas moi qui lui ait conté l'histoire. Trois putain de jours ! Et où es-tu Nikola ? Où es-tu alors que j'ai besoin de toi hein ?! Tu me laisses seul. Seul avec mes peurs et mes doutes alors que tu disais m'aimer. C'est ça l'amour selon toi ? Je ne me souvenais pas de ça. Je pensais qu'il fallait se soutenir. C'est ce qu'on faisait avec elle. Même si elle est morte trop tôt, sans m'attendre. Même si sa promesse d'élever avec moi son enfant a été rompue. Et encore d'autres choses. Mais y pouvait-elle quelque chose si elle est partie trop tôt ? Toi Niko tu fais le choix de me laisser, celui qu'elle n'a jamais fait. Trois jours ce n'est rien. Mais c'est affreusement long quand on les passe plantés dans un lit d'hôpital, avec juste quelques bouquins que les collègues m'ont apporté. Un bouquet de magnifiques fleurs orne la table de nuit, apporté par l'un de mes anciens patient, revenu pour une visite de contrôle. Une attention agréable, il m'a parlé une bonne demie heure avant de partir.

Ce n'était rien comparé aux heures trop longues passées dans les draps. Le sommeil est devenu l'un de mes meilleurs amis puisque je tente de récupérer convenablement. Afin de sortir d'ici. De reprendre le travail. D'occuper mon esprit avec d'autres choses que des mots pour oublier son absence. Les livres racontent l'histoire de couples qui s'aiment, se haïssent, recommencent à s'aimer et finissent heureux pour toujours. Est-ce que j'aurais le droit à une histoire comme celle là un jour ? Je n'en sais rien. Les larmes montent au creux de mes yeux et le drap remonté s'empresse de les récolter. Elles défilent, ces minutes trop longues. Elles défilent lentement et chacune est teintée de mon désespoir. Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait de travers pour qu'il s'en aille ? Je ne parviens pas à comprendre. Et pas plus quand on vient m'offrir une lettre en me disant qu'elle vient "du petit monsieur en fauteuil". Les doutes s’accroissent et il me semble que je vais hurler. Là, juste comme ça, hurler pour chaque souffrance causée, hurler pour me débarrasser du poirds qui me pèse sur les épaules. Lui, Sariel et ma petite femme... Ils m'ont tous abandonnés. Laissés seul dans ce monde cruel. Mais il est le seul à l'avoir fait de son plein gré. C'est ça l'amour Nikola, vraiment ? Je ne crois pas.

Les mots défilent sous mes yeux alors que je lis. Et plus j'avance, plus la colère monte, sourde et insoutenable. Plus j'avance plus je le hais. Parce qu'il ne m'a pas demandé ce que moi je voulais. Ce que moi je pensais. En lui offrant mon histoire, j'aurais pensé qu'il m'accorderait juste un peu de sa compréhension. Qu'il allait respecter ma fuite. La comprendre. Oui, il n'y a pas d'autre mot que ça, comprendre. Mais il s'est contenté de s'enfuir. De se borner d'illusions qui ne sont pas moi. Est-ce que je l'aurais laissé si on s'était finalement mis ensemble ? Je ne vois pas l'intérêt d'être avec quelqu'un si c'est pour l'abandonner, pour ne pas l'aimer comme il le mérite. Raisonnement idiot ? Peut-être. Je n'en sais rien. Mon estomac se tord douloureusement, deux secondes après je suis en train de rendre le peu qu'il y a dans mon estomac au creux d'une bassine métallique. Ma respiration est courte, les larmes baignent mes yeux. Mais je ne compte pas pleurer pour lui. Ni pour un autre. Plus maintenant. Les inspirations se font plus profondes. Un essai pour mieux contrôler. Et au bout d'un moment je me calme. Me redresse. Avale sans broncher le repas que l'on m'a apporté. Et les jours passent encore. La lettre, soigneusement pliée, est posée dans son enveloppe sur la table de chevet. Le jour de ma sortie arrive. Puis celui du retour au travail. Et je me laisse emporter par le rush qui m'avait tant manqué. Au départ, certes, c'est compliqué. Le chef me fait m'entraîner sur des faux cerveaux, me pose mille et une question pour être sûr que je n'ai rien perdu, ce qui ne pas le cas.

Il y a ma première patiente. Et avec elle ma première opération. Des renouveaux au goût de premières fois. Première fois en tant que chirurgien non haï par ses collègues, parce qu'ils se sont sans doute rendus compte que comme eux je suis mortel, comme eux j'ai mon lot de problèmes. Plus peut-être qu'ils ne songeaient. Il y a la première vie sauvée, et les larmes de bonheur de la jeune femme. De son homme aussi, et de leur fils. Si jeunes et parents. Jeunes et amoureux. Mais moi je ne suis plus jeune. J'ai 27 ans, presque 28. Et je me suis fait larguer par une lettre. Alors dès que le réveil sonne le lendemain, je me rends chez lui. Il est tôt, 8h. Enfin pour moi c'est tard, mais je n'ai pas d'opération avant 10h et j'ai demandé à mon interne de vérifier la patiente. A 8h30 je reçois un message comme quoi tout va bien. A 8h35 je suis en bas de chez lui. Et je vais rapidement frapper à la porte, jouant du poing dessus. Parce que je suis en colère, et déçu aussi. Et lorsqu'il ouvre, ma voix tonne, basse et menaçante.

"C'est lâche, Nikola Masao, de larguer les gens grâce à un putain de bout de papier !"

Tout est dit.

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Merci beaucoup Hiro ♥️
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