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On pardonne tant que l'on aime. [Pv : Clarence Umea.]

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Nikola A. Masao
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Mer 28 Déc - 20:40
On pardonne tant que l'on aime
Feat Clarence Umea
Cela faisait des jours que j'avais donné la lettre, des jours que je n'avais pas eut de nouvelles et c'était certainement mieux ainsi. Combien de temps c'était-il écoulé ? Un jour ? Une semaine ? Un mois ? En vérité je n'aurais su le dire, le temps filait, les gens vivait et moi j'étais sur le bord observant la vie trop rapide pour moi. J'avais l'impression d'être au ralentis, l'impression que tout les autres vivait de façon accélérée. Pourquoi tout allé si vite ? Hein ? Pourquoi n'avais je pas pu arrêter le temps avant son accident ? Je voudrais remonter en arrière, m'empêcher de dire ces quatre mots empoisonnés, savourer son corps contre le miens. Putain qu'j'avais été con.. Allongé dans mon lit je pris mon visage dans mes mains tirant avec mes doigts sur ma frange avec force.

- Putain oui t'as été con Nikola ! Un bon gros con ! Hurlais-je.

Je n'arrivais pas à m'en remettre, imaginer que je ne pourrais plus poser les yeux sur lui m'arrachais le cœur, me le tordais et m'obligeais presque à renvoyer immédiatement le peu que j'avais réussi à ingérer. Pourtant j'avais essayé, j'avais voulu reprendre une vie normale, j'étais sorti au parc, au bar, au restaurant. Mais chaque couple que je croisais me rappelais ce que je n'avais pas, chaque paroles me ramenait à un moment avec lui, un moment passé qui ne se reproduirait jamais. Alors, je retournais au point de départ je rentrais chez moi seul. Mon appartement me semblait si grand si vide. Parfois la nuit je rêvais à lui, imaginant qu'il me pardonnait et revenait, d'autre fois qu'il me haïssait, dans les deux cas la joie de le voir emplissait tout mon être. J 'étais retourné à l'hôpital après sa lettre, plusieurs fois, mais je n'avais jamais franchis les portes, je m'étais promis de ne plus interférer dans sa vie et je ne voulais pas briser cette promesse. Il était chirurgien, doué qui plus ait et moi j'étais un handicapé, je le serais toujours. Nos mondes ne sont pas les mêmes et ne seront jamais les mêmes. Cette idée m'étais dur à accepter et pourtant je me l'imposais à chaque fois que l'envie d'aller le voir me prenais.

J'avais eut des idées noires, plusieurs fois, mais je me l'étais interdit. J'étais faible mais je ne voulais pas l'être à ce point bien que l'idée de ne plus ressentir chaque jour, chaque instant cette douleur abominable m’entraînais un peu plus vers cette option. Puis les jours passaient et se ressemblaient. Encore et encore. A la fin je ne sortais plus, je me faisais livrer mes courses à domicile me levant seulement quand quelqu'un toquait à la porte puis je regagnais mon lit afin d'y passer le reste de la journée à fixer cette fenêtre. Je pensais, j'imaginais ce qu'aurais pu être ma vie si je n'avais pas eut cet accident, si j'avais su me taire en présence de Clarence.. .Et si, et si, et si.. Et si je n'étais pas moi ? Ma vie serait sans doute meilleure.

Ce matin là.. Un jeudi, un lundi, peut être un mardi ? J'avais perdu le fil du temps. Je dormais encore à point fermé probablement assommé par les quantités astronomique de médicament que je m'étais envoyé afin de trouver le sommeil et il fallait dire que mes horaires de réveil étaient maintenant bien loin de l'heure ou un bruit retentit sur ma porte. Je n'avais pas tout de suite compris d'où venait le bruit et j'avais mis un bon moment avant d'emmerger.

- Huit heure quarante cinq ? Avais-je vaguement articulé en tournant le réveil vers moi. Qui était le con qui venait me réveiller à une heure pareil ? Nu j'avais passé rapidement un bas de jogging lache sur mes jambes avant de me transférer avec une grande difficulté sur mon fauteuil, j'avais du mal en ce moment, mes transfert qui était autrefois une banalité devenait aujourd'hui une véritable épreuve de force.

- J'arrive.. Lâchais-je alors que la personne derrière la porte avait l'air déterminé à la dégonder si je n'intervenais pas rapidement.  Je réfléchis un instant me demandant si je n'avais pas commander quelques choses cette semaine, mais rien ne me revenait à l'esprit je ne savais pas qui pouvait être là. Ma mère ? Barrett ? Non ça ne risquait pas, tout deux n'avait plus donné signe de vie depuis bien longtemps maintenant et suspecté Barrett d'avoir quitté la ville.. Ma vie était un véritable bordel. Un grognement m'échappa alors que je tournais le verrou de ma porte «  putain mais il compte sérieusement la défoncer ?! ».

- Qu'es-tu v... Ma voix déjà sans vie s'éteint définitivement alors que je reste sidéré par le spectacle qui s'offre à moi, aussi effrayant qu’envoûtant. - Clarence.. Un souffle m'échappe alors que ses paroles raisonnent dans les couloirs. Son ton me glace, sa présence me réchauffe. Pourtant je reste là, à l'observer en ne pipant mot. Les yeux grand ouverts je fixe son visage, il est beau, il va bien.. C'est la seule chose que j'avais besoin de savoir. Des émotions viennent alors bousculer mon esprit comme si mon cerveau venait juste de se reconnecter. La joie, la peine, la souffrance, encore la joie, la colère, la haine pour ses mots blessant et puis la joie. Je jongle entre ses émotions alors que mon regard ne peut lâcher ce visage qui ne m'a que trop manqué. Je donnerais beaucoup pour le serrer contre moi, ma peau presque grisâtre le réclame et il est si étincellent en ce jour. Mes yeux s'emplissent de larmes alors que je pince les lèvres dans l'espoir de les retenir.. Puis un flot de parole m'échappe sans que je ne puisse les contrôler.

- Tes mots sont dur Clarence, tu es le premier à m'avoir quitté.. Rappel toi, tu as dis que j'avais tout gâché, que j'étais égoïste et j'en passe.. Alors quand on m'a expliqué.. J'ai cru qu'il serait bon de ne plus interférer dans ta vie...   Nous ne sommes pas du même monde..  La colère boue en moi et pourtant la seule chose que je suis capable de faire  est de lui sourire en retenant mes larmes.

Je pousse la porte et m'efface avec difficulté pour le laisser passer.

- Entre si tu le veux. Je veux qu'il entre et pourtant j'aimerais qu'il reparte. Sûrement pour éviter à mon cœur une discution qui s'annonce des plus douloureuse. De toute façon il a déjà réduit à néant tout mes efforts alors j’attends près de la porte, déjà épuisé du peu d 'effort que j'ai fournis.
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Clarence Umea
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Mar 3 Jan - 5:26
Un monstre. Voilà ce que j'ai l'impression d'être au moment où je le regarde vraiment. Je vais bien, lui non. Et devant moi ce n'est plus la personne que j'ai connu mais simplement son fantôme. Un fantôme aux yeux verts. J'ignore sincèrement pourquoi il ne se remet pas de tout ça - surtout alors que c'est lui qui a amorcé cette séparation - mais il va falloir qu'il remonte. Avec ou sans moi. Parce que le voir à l'état de cadavre sur roues n'a absolument rien de charmant. Je soupire. Oui mes mots sont durs. Oui je suis en tort. Mais je lui avais laissé une chance. Une putain de chance de faire de moi ce qu'il voulait, et c'est lui qui a décidé de me laisser ce coup-ci. On aurait presque pu vivre heureux, malgré les coups de gueule et nos caractères. Est-ce qu'on a encore une chance ? Je n'en sais rien et ça me gonfle d'autant plus. Alors pourquoi je pénètre dans ce lieu où tout a dérapé une première fois ? Mon cœur bat la chamade, violente mes côtes serrées sur une respiration difficile. Ma gorge est nouée, je n'ose faire que quelques pas avant de me retourner vers lui. Je voudrais ne pas l'affronter mais je sais que nous n'avons pas le choix. A un moment où a un autre, les explications deviennent obligatoires, même si elles sont souvent douloureuses. J'ignore comme je le peux les larmes qui caressent son regard, repense aux quelques heures que nous avons passé tous les deux. Mon premier homme. La seule minuscule étincelle au milieu du quotidien pesant qui me plombait chaque jour un peu plus.

Et maintenant ? Que reste t-il de ce morceau de lumière qu'il était ? Je l'ai taché. Engourdi de tristesse et de pensées noires alors que de mon côté, je me remettais doucement, réapprenant à vivre seul, comme je l'avais toujours fait après un mois d'absence dans ce monde. Il m'a fallu tout recommencer et c'était éprouvant. Mais pas douloureux parce que cette fois, on m'a accompagné, aidé, soutenu. Il me manquait juste une chose dans cet univers qui tournait presque rond, mais pas tout à fait. Un rouage. Lui. Et bordel j'ai bien du mal à me le sortir de la tête, surtout vu la façon dont il a agit. Mes lèvres se pincent. Je devrais sûrement m'accroupir pour rendre les choses plus faciles mais je ne le fais pas, parce que je n'ai eu de cesse de me ratatiner toute ma vie et que ces dernières semaines m'ont appris à ne plus le faire. Les hommes changent, oui. Je crois bien que tout ça m'a aidé à le faire, ne serait-ce qu'un peu. A prendre confiance en moi également, plus qu'avant. C'est plaisant de sentir que je ne ploierai pas, pas cette fois-ci. Satisfaisant de me dire que je pourrais un jour être un pilier auquel on veut bien s'accrocher pour avancer d'encore quelques pas même quand c'est extrêmement difficile de le faire. Parce que tout le monde a besoin d'un soutien lorsque le moment s'y prête.

"Je te donnais une chance en t'offrant mon passé. Pas une raison pour nous séparer encore. Je voulais juste que tu comprennes ce qui m'a poussé à être cruel, à te fuir. Je ne suis pas toujours quelqu'un de bien tu sais ? Mais je fais au mieux depuis que je t'ai rencontré, parce que tu ne mérites pas la souffrance que je porte."

Ma mâchoire se contracte et pourtant un sourire triste étire mes lèvres. Si longtemps qu'ils m'ont abandonné, et je porte encore la trace de leur passage en moi, l'amour que j'ai ressenti pour eux. Eux deux et pas uniquement pour elle. Le petit aussi je l'aimais. Je l'aimais plus que de raison à la fin. Il m'avait pardonné si aisément... comme seuls les enfants peuvent le faire. Il n'avait pas cherché d'explications, jamais demandé. Il avait juste accepté le fait que j'ai été un mauvais père, parce que lui était un ange. Et il s'est envolé quelques temps plus tard à force de souffrance que son corps n'a plus supporté. Il s'est simplement endormi, sa petite main froide serrée au creux de la mienne. Il ne s'est jamais réveillé. Et toutes ces années je suis resté seul. Toutes ces années j'ai culpabilisé, j'ai voulu sauver ces gosses, travaillant à m'en rendre malade, sans plus penser au monde extérieur, sans regarder ces personnes que j'aurais pu aisément aimer. Jusqu'à tomber sur un bonhomme en fauteuil roulant.

"J'ai été con. Toi aussi. Nous sommes tous les deux en tort. Mais moi je veux continuer. Ou recommencer."

Les deux m'iraient je pense. Des renouveaux pour aller plus loin.

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Nikola A. Masao
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Mer 11 Jan - 8:46
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Je l'écoutais attentivement, ses paroles me blessaient, il ne comprenait pas mon point de vu ou ne voulait pas le comprendre... Pourtant il me sourit, tristement certes mais il me sourit. J'essaie de comprendre au mieux ce qu'il m'explique, pourtant mon cerveau tourne au ralentit comme si l'une de ses pièces étaient endommagées. Je l'observais commençant peu à peu à m’intéresser plus à son visage qu'a ses paroles. J'étais surpris de le voir aller aussi bien, je crois que de ma vie je ne l'avais jamais vu comme ça, aussi heureux. Il avait beau dire mon absence le réussissait plutôt bien. Subjugué je ne pouvais me résoudre à le quitter des yeux. Puis ses derniers mots firent tilte dans mon esprit continuer, recommencer ? Continuer était impossible tout avait été gâché, détruit, c'était tout simplement inconcevable. Recommencer.. Peut être ? Mais si lui n'était pas près à recommencer ? Je m'approchais du canapé après avoir fermé la porte, ne lui répondant toujours pas. Ensuite, je pris la bouteille de whisky déjà posée sur la table et me remplis un verre avant d'allumer une cigarette ne lui demandant pas son avis pour une fois puis à nouveau je le regardais.

Je le scrutais essayant de déchiffrer dans on regard quelques choses, quelques choses qui me ferait prendre une décision. Je ne m'en remettais pas et je ne m'en remettrais sûrement jamais, hors s'il devait me quitter à nouveau après que nous ayons « recommencer » je n'y survivrais pas. Qu'est ce qui me prouvait qu'en l'instant il était sur de lui, sur de me vouloir moi. Je bus une grande gorgée.

- J'ai compris ton comportement. Mais a quoi est-ce que tu t'attendais ? A ce que je vienne me jeter à ton cou alors que tu n'as jamais pu faire le deuil de ta famille ? Non je suis désolé, pour moi ma place n'était plus à tes côtés, de plus tu m'as fuit d'une façon tellement... Je toussais légèrement ne prononçant pas les derniers mots. Que je ne pouvais le prendre que comme ça. Comment aurais tu réagis toi ? Je secouais la tête. Non je ne suis pas toi oublie.

Mon émotion si vive quelques minutes avant c'était éteinte, est ce qu'il se rendait compte ne serais-ce qu'un peu des propos qu'il a eut envers moi ? Non certainement pas... J'avais mes tords, c'était un fait mais de la à me reprocher mon comportement après ce qu'il m'avait fais.. Mon cœur si joyeux avant se tordit alors que je regardais le sol tirant une bouffée sur ma cigarette.

- Continuer ? Impossible. Recommencer ? Je levais un regard neutre vers le sien, empêchant mes émotions de m'envahir. Pas si tu n'es pas sur de toi, pas si tu es sur d'aimer les hommes, pas si tu as hontes de moi. Je ne veux jamais avoir à revivre ce que j'ai vécue. Je tirais une nouvelle fois sur la cigarette. Je suis une personne, j'ai des sentiments, des émotions... Si tu reviens sur un coup de tête... Je refuse.

Les mots avaient été dur à prononcer mais au moins ils l'étaient. Je ne voulais pas qu'on se quitte, mais je ne voulais plus continuer ma chute. On m'avait toujours dis que quand on touché le fond c'était pour mieux remonter hors je ne voyais pas le fond et m'enfonçais toujours plus dans ma déchéance, mon corps en était la preuve même si je tentais lamentable de faire mine de puissance et de dureté.
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Clarence Umea
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Jeu 19 Jan - 13:56
Mes lèvres se retroussent en un sourire, un sourire toujours un peu triste, pâle comme un matin d'hiver sur lequel pointe un soleil incertain. La bouteille de whisky sur la table. Le paquet de cigarettes. Chaque objet est signe de son mal être, un indice que je ne peux ignorer en tant que médecin. En tant qu'ami. Et surtout pas en tant qu'amant. Et si je n'ai jamais pu faire mon deuil, je ne me suis cependant jamais plongé dans une quelconque substance pour fuir mes souvenirs. Alors pourquoi, alors qu'il est si jeune, ne cherche t'il pas à vivre au lieu de rester plongé dans ses souffrances ? Pourquoi préfère t-il la brûlure de l'alcool à la douceur de l'amitié ? L'esquisse posée sur ma bouche se fane doucement pour un air plus sérieux, tandis que mes bras se croisent sur mon torse. Je l'écoute. Je l'écoute tout du long, parce que je ne peux faire que ça, la lavande qui nimbe mes prunelles caressant chaque parcelle de son visage, de son corps. Constatant l'étendue des dégâts. Sa maigreur me fait pâlir. Son malheur et sa colère me frappent de plein fouet. Je soupire, ne montre rien. Ferme quelques secondes les paupières en tentant de me détacher de tout. De mes sentiments comme des siens. De sa douleur. De sa rancœur. Du souvenir de sa lettre et des douces semaines passées malgré son absence. De ce pas que je fais vers lui malgré ma propre douleur, que je cache au plus profond de moi.

"J'étais un gosse Nikola, c'était mon premier amour. Et Sariel était mon fils. N'essaye pas de me faire croire qu'on se remet un jour de la mort de son enfant parce que je sais que c'est faux. J'en vois tous les jours, des gens incapable d'oublier totalement. Alors oui j'ai fui. J'ai eu peur. Tu vas me blâmer d'avoir eu peur ?"

Les mots meurent dans ma gorge et le temps résonne à mes oreilles, chaque seconde frappant mes tempes comme le glas dans les différentes paroisses du monde. Une main se passe au creux de mes cheveux avant de retomber le long de mon corps, échouée là comme un coquillage rejeté par les vagues.

"Je n'aime pas les hommes." Mon regard ne le quitte pas. "Mais je suis tombé amoureux de l'un d'eux."

C'est dur à avouer. Presque douloureux. Dire que l'on aime, c'est foutre son orgueil de côté. Se jeter corps et âme dans un monde inconnu. Et il l'est, parce que ça fait plus de dix années que ces quelques mots n'ont pas effleuré mes lèvres. Je soupire avant de poser mon dos contre le mur le plus proche. Tout ça est absurde, que je me dis un instant. Absurde que je sois ici alors que je devrais être en train de me reposer. Absurde que ce soit moi qui fasse le premier pas. Mais sinon, l'aurait-il fait ? Serait-il venu se battre pour moi, ou aurait-il attendu qu'on le retrouve mort ? Sur le point de rejoindre Hadès ? Que son cadavre ou son corps agonisant ne soit rapatrié à l'hôpital ? Vraiment, quelle fin merveilleuse, tant pour lui que pour moi.

"Tu me penses comme l'autre ? Comme... Grey ?" Je soupire encore. "Je ne suis pas comme lui. Je ne considère personne comme mon animal de compagnie ou une plante pour enjoliver le décor. C'était sûrement comme ça qu'il te voyais. Il s'est servi de toi. Je ne ferais jamais ça."

Je me crispe de nouveau, parce que la simple idée qu'il puisse me considérer comme un monstre me rend dingue. Qu'il puisse me comparer à lui. Je finis par m'avancer vers lui. Prend son visage en coupe, délicat mais ferme, venant effleurer ses lèvres des miennes. Tout recommencer. Oui. Mais je ne peux m'en empêcher.

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