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Refont. Parce qu'un connard en reste un jusqu'au bout.

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Akira Tsukuyo
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Ven 3 Avr - 8:22

I AM Akira Tsukuyo
«La vie est chienne, pourtant, il faut savoir la croquer à pleines dents pour en profiter. »



Name; Tsukuyo
First Name; Akira
Age; 25 ans
Sexuality; Indécis
Preference; Seme
Anything else ?; Pouet.


Behind the computer;

Name; Pouet.
Surname ?; Pouet.
Age; Pouet.
Gurl or dude ?; Pouet.[/i]
Presence; Pouet.
Anything else ?; Pouet.
Personnage sur l'avatar; Tetsurou Kuroo - Haikyuu !!
Code; King love flower and power

History

Comment raconter sa vie sans dire que c'est une putain de pute avec toi alors que t'y peux rien. Être spectateur sans avoir la permission d'en être acteur.
Regarder comme un con et espérer que tu puisses juste effleurer du bout des doigts la liberté de tes gestes et foutre un truc de ta vie.

De siècles en siècles, on dit qu'une malédiction pesait incessamment sur le dos de cette famille. Du gel à la brûlure, du poison à l'étouffement, parfois même, il arrivait d'entendre l'écartèlement ou le viol. La malédiction disait-on pesait sur les hommes de la famille, et dont le sang coulait dans leurs veines comme une sentence à venir. Depuis la nuit des temps, malgré le fort pouvoir de la famille, jamais un homme n'a pu aller au-delà de ses vingt ans, au point que certaines tuaient leur propre enfant pour s'assurer qu'il n'ait pas à souffrir plus tard de son funeste destin. D'autres se contentaient de se lamenter sur le sort du petit.

Accidents, assassinats ? Nous n'en étions jamais sûrs, mais le fait est que le mauvais sort pesait lourdement sur eux, ne laissant malheureusement aucune chance aux hommes de ce monde. Jusqu'à ce que peut-être...

Gloussements, rires tonitruants et incessants, ricanements stupides, et bien d'autres termes en seraient bien appropriés. Bien que les piaillements soient agaçants, ne valait-il donc mieux ça que des crises de larmes à en faire crier ton coeur, comme à en retourner l'estomac.
Petite, loin d'être bruyante et invisible, la jeune femme lisait posément un roman, assise sur un banc, éloignée des jacassements de la foule, elle était perdue dans sa lecture passionnante. Une paire de lunettes élégamment posée sur le bout de son nez, et dissimulant son regard doré. Plongée dans un monde de rêverie, dans un monde magnifique, un monde utopique, elle en oubliait qu'elle se trouvait dans une fête. Par bien des moyens, elle avait réussi à se faire oublier du monde, avant qu'un petit garçon, pas plus grand que trois pommes se jette dans ses bras avec un large sourire joyeux.

"Maman ! Eût-il crié."

Son regard brillait de la même intensité que celui de sa mère, il lui attrapa les mains pour s'asseoir sans grâce sur ses genoux, balançant au rythme de la musique ses petits pieds.
D'un geste tendre, la jeune femme caressa ses cheveux, le regard empli d'un amour fou.

"Mon ange, tu t'amuses bien ?"

Pour toute réponse, le petit garçon lui offrit une moue boudeuse, ses deux joues gonflées, comme s'il semblait frustré de quelque chose. Ses mouvements de jambes devenaient intempestifs, puis il se leva vivement en regardant sa mère, les deux mains sur ses hanches.

"Nan ! Y a un garçon qui est méchant avec moi ! Avait-il répondu."

Surprise, la jeune femme pencha la tête, mais elle n'eut pas le temps de répondre, que le petit croisait les bras.

"Oui, c'est un mal élevé, méchant, égoïste, qui parle pour rien dire et juste faire son intéressant !"

La jeune mère resta silencieuse un petit moment avant de partir dans un éclat de rire. Elle appuya ensuite son indexe entre les deux sourcils du garçon.

"Arrête de froncer les sourcils, tu vas avoir des rides avant l'âge. Je ne te savais pas si fermé d'esprit mon garçon. Est-ce que tu as essayé de lui parler au moins ?"

De mauvaise foi, le petit bout de chou détourna la tête sans offrir de réponse à sa mère. Puis il se retourna avant de courir dans le sens opposé, se plantant devant l'autre petit garçon en lui tendant sa main, sous le regard attentif de la jeune femme qui avait dorénavant retiré ses lunettes.
L'autre petiot cligna des yeux à plusieurs reprises, curieux, avançant sa main vers la sienne. Après avoir attrapé sa main, le garçonnet le tira vers lui puis ajouta d'un ton accusateur.

"Toi, je t'aime pas !"

Mais avant que l'autre garçon ait pu répondre...

"AKIRA ! Hurla la jeune mère."

Trop tard, l'immense lustre se décrocha du plafond, s'apprêtant à écraser le petit garçon, qui resta planté sur place, tétanisé. La raison semblant quitter son corps. Dans un élan de lucidité l'autre petit saisit sa main avant de le tirer avec lui. Dans un bruit assourdissant, le lustre en cristal s'effondra. Mais les deux garçons saufs.
La jeune mère arriva comme une furie en serrant Akira dans ses bras.

"Mon dieu... Akira.... Mon ange.... Non.... Tu n'as rien ?"

Elle ponctua chaque phrase d'un baiser sur son visage, les larmes pleins les joues. Puis elle se tourna ensuite vers l'autre petit.

"Merci... Merci beaucoup... Ploya-t-elle encore sous le choc."

Le petit lui offrit un sourire rayonnant en posant ses mains sur ses hanches, son regard brillant d'un brasier ardent, la joie se lisant sur son visage.

"De rien madame, c'est dommage que son si joli visage soit abîmé ! Déclara-t-il jovialement."

Un hoquet de surprise s'échappa enfin des lèvres d'Akira, qui sortait enfin de son état végétatif.

"Akira, c'est ça ? Je veux qu'on devienne copain ! Ajouta ensuite le petiot en tendant sa main vers lui."

Hébété, le garçon se saisit de sa main, le visage rouge de honte de ses préjugés.

"Moi, c'est Ichito ! Termina le garçon. J'espère qu'on s'entendra bien !"

Ce jour-là, on dit que la malédiction fut peut-être levée grâce à l'intervention de ce drôle d'énergumène.


Malgré ses préjugés, Akira apprit à connaître Ichito, et se fit une véritable opinion sur l'adorable garçon qui semblait croquer la vie à pleines dents. Brûlant d'une vitalité inconnue au pauvre petit garçon qui peinait à le suivre.

Un jour, le garçon lui demanda d'où il tirait toute cette énergie, Ichito s'était retourné avec un immense sourire en lui annonçant.

"Si je devais mourir demain, alors autant que je profite du moment qu'il me reste."

Un véritable paradoxe, le jour et la nuit. Les deux enfants se complétaient par leurs grandes différences. Le feu et la glace s'alliaient à merveille. L'un fonçait la tête baissée, tandis que l'autre prenait son temps pour découvrir. Ils n'étaient faits que pour se compléter.

Leurs différences apporta bien des mésententes entre les deux garçons, mais ils n'en restaient pas moins inséparables. Comme pour des jumeaux, dès qu'on les éloignait un peu trop l'un de l'autre, ils se mettaient à pleurer désespérément. Ça agissait sur eux comme la pire des punitions. Ils ressemblaient presque à des jumeaux.

À dix ans, ils dormaient encore l'un chez l'autre, serrés comme des chatons, blottis, le museau enfoui dans le cou de chacun. Si bien qu'il était difficile aux parents de les séparer. Ils étaient attendrissant. Et puis la jeune était heureuse qu'Akira ait enfin pu trouver un véritable ami. Depuis qu'Ichito était apparu, il semblait que la dite malédiction s'éteignait.

Un jour, même il lui avait annoncé jovialement, la main posée sur le cœur, un sourire ravageur sur le visage, alors que le petit, loin d'être ignorant de sa situation avait parlé de la malédiction qui pesait sur la famille.

"Quoiqu'il arrive, je promets de te protéger !"

Ce jour-là, Akira l'avait regardé l'air un peu désorienté, avant de le pointer du doigt vexé.

"Arrête de dire n'importe quoi ! Je suis assez fort pour me protéger tout seul ! Mais si c'est toi, je veux bien..."

Les deux garçons s'étaient regardés à ce moment avant de partir dans un éclat de rire joyeux, le lien qu'avait tissés les deux petits semblait dorénavant indestructible. Ce même-jour, Akira avait échappé de peu à un accident de voiture, mais pas Ichito...


Les deux garçons n'avaient pas vu la voiture qui filait à toute vitesse droit vers eux. Un cri silencieux s'échappa des lèvres d'Akira, mais réactif, le petiot l'avait violemment poussé loin du véhicule, le sauvant pour la seconde fois. Malheureusement, il malgré le fait qu'il ait pu lui aussi échapper au crash, Ichito se retrouva projeté un peu trop violemment contre un mur, écrasé par une portière. Inconscient, il retomba sur le sol.
Paniqué, Akira se jeta à ses côtés en le soutenant de ses bras après avoir dégagé les décombres du véhicule. Les larmes inondant ses joues, il enfouit sa tête dans son cou.

"Ichito.... Non... Pourquoi.... ? Pourquoi t'as fait ça.... ?"

Jamais à ce moment, le garçon trouva que le temps semblait si long, suspendu alors que les alarmes de sirènes résonnaient entre les buildings. Lorsqu'enfin les secours arrivèrent, Akira tenait le corps inerte de son ami, hoquetant entre deux sanglots, refusant de le lâcher. Ecoutant sa respiration faible pour s'assurer qu'il vivait toujours.
Et ce fut avec peine que les hommes arrachèrent Ichito des mains du garçon. La main suspendue dans le vide, le garçon était incapable de le suivre, son corps n'étant qu'un simple pantin. Il n'était plus capable de penser correctement. Pris de pitié, l'un des agents l'attrapa sous son bras pour le monter avec eux. Mais n'étant plus capable de tenir sur ses pieds, le garçon s'écroula à genoux, à côté de son ami dont le teint était anormalement pâle. Il posa sa main sur la sienne en pleurant.

"Tu es un imbécile Ichito ! Je t'interdis de mourir !"

Un gémissement douloureux lui répondit, son ami émergeant avec difficulté en posant sa main sur son crâne avec un immense sourire. avant de redescendre sa main vers la sienne.

"Je t'ai dit que je te protègerai ! Et puis j'suis fort !"

Akira serra fortement sa main dans la sienne, puis le regarda froidement. Il se pencha au-dessus de lui, les sourcils froncés.

"T'as pas intérêt à mourir ! Parce que sinon, je viendrai te chercher pour te mettre une raclée !"

Son ami partit dans un petit rire puis appuya entre ses deux sourcils avec un sourire en coin.

"Arrête de froncer les sourcils, tu vas avoir des rides avant l'âge, ajouta-t-il mesquin."

Le 'tiot aux cheveux de jais gonfla ses joues en une moue boudeuse. Puis croisa les bras vexé, lui faisant dos. Tout de même heureux de voir qu'il était suffisamment en forme pour faire des vannes.

"Mais ! Boude pas ! Je t'ai sauvé quand même !"

Le petit haussa subtilement un sourcil devant l'air de chien battu de son ami. Puis il prit une longue inspiration s'approchant furtivement et lui déposer un vif baiser sur la joue, oubliant complètement, les spectateurs de la petite camionnette. Enfin, Akira détourna la tête, le rouge aux joues et baragouina difficilement.

"Merci."

En sortant de l'hôpital, le petit semblait en pleine forme, regain de toute force, il souriait comme avant, gambadait comme un véritable lapin et surtout entraîner Akira absolument partout pour faire autant de connerie que profiter pleinement de son ami. Trop content pour ne serait-ce que se douter de quelque chose, le petit brun restait calme à ses côtés mais semblait tout de même s'éclater avec ce petit singe hyperactif.

Ils grandissaient à une vitesse effrayante, sans se quitter, à rester les mêmes. L'un si hautain, presque détestable, tandis que l'autre bien trop joyeux ne s'embêtait pas de toutes les formalités et vivait au jour le jour. Plus grand, Ichito s'amusait même à le tourmenter un peu pour lui faire sortir comme si bien dit: "Le balais de son cul." Un jour, c'était une farce et le lendemain, il se pressait pour l'enlacer devant la classe entière.
Pire fut le moment où il se saisit sans honte de son menton, lorsqu'il croisa son regard, il sut qu'il n'allait jamais pouvoir s'en échapper.
Comme hypnotisé, il se laissa caresser, vive et aussi douce qu'une brise son pouce effleura sa joue faiblement. Plus rien ne semblait les entourer comme si une bulle hors du temps les avait propulsés. Chétif de sa taille, Akira leva la tête, le souffle court, comme des minutes qui s'écoulaient telles des années, ses lèvres se rapprochaient. Une sentence à venir, le temps sembla reprendre ses droits, et les lèvres s'écrasèrent contre les siennes. Un hoquet lui échappa, sans pouvoir en réchapper le baiser s'intensifia. Brûlant et avide, ils s'embrassèrent, s'accrochèrent l'un à l'autre. Pris de court, Akira ne put que suivre les mouvements de son ami, dépassé par tout ça.
Une sensation de bien-être lui retourna l'estomac, à chaque fois que sa langue effleurait la sienne, un frisson lui parcourait le dos. Il reprit conscience de tout, lorsque les bras de son ami lui ceintura la taille. Akira réalisa la foule qui s'était amassée autour d'eux, curieux d'un tel comportement. Honteux en réalisant ce qu'il venait de se passer, il recula d'un pas. Le regard tétanisé par quelque chose d'inconnu pour son ami. Celui-ci, l'attrapa par les épaules en laissant échapper un rire.
"Allez ! Tire pas c'te tronche, c'était pour rire ! Tu sais, ce putain de balais que t'as dans le cul !"

Le regard que lui lança Akira eût rapidement l'efficacité de le faire taire. Ichito n'ajouta aucun mot. Il saisit son poignet en l'attirant plus loin. Loin... Beaucoup plus loin, s'écartant de ces regards avides d'avoir un nouveau sujet de conversation. Un sujet qui attise parfois bien trop la haine, l'homophobie.

Suffisamment écartés de cette société de pourris, Ichito déposa doucement son front tout contre le sien avec un faible sourire qui en disait long sur toute la ligne.
"Ne me lance pas ce regard, tu donnes l'impression de me détester, ronronna-t-il en frottant langoureusement son crâne dans son cou."
Glacial, Akira s'écarta de cette étreinte tentatrice.
"S'il le faut, c'est déjà le cas."
D'un raclement de gorge, Ichito lui brisa sa première barrière de défensive, d'un regard brûlant, il fit fondre ses pupilles glacées.
Doucement, il colla son front contre sa mâchoire, remontant lentement ses lèvres avec une douceur infinie.
"Qu'est-ce qui t'as tant déplu ?"
Sur ces mots, sa main gauche effleura l'autre côté de son visage. Langoureuses, ses paroles lui faisait tout bonnement perdre tous ses sens. Chaque caresse lui tirait un halètement incontrôlé.
"Que je t'embrasse... ?"
Avec la lenteur d'un félin en chasse, il se redressa, ses yeux ne trahissant rien d'autre qu'un désir ardent de possession.
"Que je le fasse en public ?"
Akira crispa une main tout contre sa poitrine qui ne cessait de battre à une allure de folie démentielle, tandis que son regard se fixa sur ses lèvres. Le sens des mots se perdait dans son crâne où toute forme d'idées se mêlaient pour créer un baragouinage sans nom.
"Ou bien que je fasse passer ça pour une plaisanterie ?"
Sa bouche à présent toute proche de la sienne, le souffle court, Akira saisit ses joues et réduisit l'écart comme assoiffé, frustré d'attendre. Il perçut à peine le sourire qui s'étira sur le visage de son ami et ils repartirent dans une valse torride.

Ce fut un commencement.
Ce fut une fin.

Ils eurent tout deux dix-huit ans. Si proche et si loin de la fin.
Leur relation déjà intense devenait de plus en plus fusionnelle, passionnée, et amoureuse. Chaque jour était tant une torture et un supplice pour l'un qu'un amour fou pour l'autre. Enfermés dans les tourments Ichito était aussi distant que surprotecteur. Il l'aimait, loin de là l'idée contraire, il l'aimait d'ailleurs probablement trop. Depuis ce jour où il avait pu confondre son regard dans le sien, une étincelle avait allumé un feu ardent dans sa poitrine.
Il vivait chaque jour plus comblé qu'un autre à ses côtés. Chaque effleurement était un cadeau, chaque baiser était une utopie qu'il vivait.
Mais chaque jour, tandis qu'il dévorait pleinement sa chance, sonnait comme son purgatoire. Son déni l'avait poussé si loin qu'il ne pouvait simplement pas en parler. Il ne pouvait pas lui en parler.
Cette peur profonde qui vrilla ses tripes lorsqu'il comprit qu'il était allé trop loin lors de leur premier baiser échangé. Ce regard de glace qu'il lui avait lancé. Oui, il était égoïste, bien trop. Mais, il n'aurait pas pu le supporter. Qu'il le déteste, c'était trop dur, alors il le garda pour le lui. Ce lourd fardeau, ce poids intense qu'il portait sur ses épaules, seul. Si seul.
Douce ironie du sort, qui en souffrirait le plus à la fin ? Hein... C'est tellement dur d'imaginer laisser traîner tant de vies dans son dos.
Le court des événements ont changé.
Peut-être que la malédiction n'est alors pas si sanguine que ça.
La pendule s'est enfin mise en marche.

Torturé, il ne perdait pourtant pas son sourire. Ses plaisanteries de mauvais goût n'avait cesse de faire rire son entourage. Trop facile, le masque ne tombe jamais. Sauf lorsque l'on se retrouve seul.

Le jour, il l'embrasse à en perdre haleine, lui montre son amour de toutes les façons.
La nuit, il s'effondre en larme, et se perd dans ses lamentations.

Du déni, il passa à une colère intense, au fond de lui tout lui semblait froid. Seule cette étincelle d'amour continuait à le porter encore sur ses deux jambes.
Ichito, malgré la profonde colère d'imaginer qu'il devait subir ça, ne s'en prenait jamais au trésor qui pouvait encore illuminer le faible restant de vie qu'il lui restait.
Il était à fleur de peau sans arrêt, des crises de nerf se déclenchant dès qu'on tentait quelque chose de déplacé envers eux.

Combien de temps encore ce supplice durerait-il ?
Ne pouvait-on pas le laisser en paix ? Le laisser vivre comme un adolescent de son âge. Il souffrait le martyr sans jamais pouvoir le crier à sa moitié. C'était si douloureux...

Il fallait qu'il oublie. Il avait besoin d'euphorie. Qu'il abandonne ce monde pour quelques instants. Il commença doucement, le cannabis, juste quelques bouffées et il se sentait doucement pousser des ailes. Tout semblait moins grave, plus doux dans son corps.

Plus il s'attachait à ce produit, moins celui-ci lui semblait efficace. Frustré de recevoir une sensation éphémère, il voulut tenter un peu plus fort.

Son attention se porta sur de la cocaïne, dure, intense, les effets prolongés. La première fois qu'il a tenté, ses vaisseaux ont explosé sous la pression avant qu'il ne se mette à saigner du nez. C'était juste la première fois. Il n'avait même pas réalisé qu'il avait mal. Douce euphorie, une sensation de liberté déploya ses ailes dans un autre monde. Les sens décuplés, il vivait hors du temps. Enfermé dans une autre bulle.

Le manque fréquent lui faisait avoir des crises, un état second lui était apparu. Ichito, garçon si souriant. Croquant la vie à pleines dents, maigrissait à vue d'oeil. Presque bipolaire, il virait vers un borderline sévère qui n'échappa pas aux yeux de sa chère étincelle de vie.
Ce jour-là, il le serra dans ses bras avec une force presque surhumaine.
Il l'embrassa sans douceur.
À un tel point qu'il ne s'attendit pas à ce coup qu'il reçut dans la mâchoire. Sa violence l'avait perdu. Où est-ce qu'il allait ainsi avec ces merdes qu'il se traînait.

Ses crises enclenchaient des tremblements, il ne savait plus où il en était, il avait besoin de la prochaine dose qui le ferait rêver. Où il pourrait le serrer dans ses bras comme la première fois sans se relâcher. Sans imaginer que peut-être ce serait la dernière. La vie quelle chien lorsque l'épée de Damoclès ne tient qu'à un fil, tendu et si fragile de se fendre.
Chaque jour il lui en fallait plus... Beaucoup plus.

Alors arriva le point de non retour.
La première injection fut douloureuse. Il sentait comme un poison qui lui brûlait les veines. Une palpitation, deux, cinq, vingt, cent ! Tout allait si vite, une traînée de lave se répandait dans chaque vaisseau avant d'atteindre le cerveau. Black out total. Lorsqu'il se leva, ce sentiment de légèreté et de bienveillance l'entoura. Il réalisa alors. Tout lui semblait si clair à présent. Il ne voulait pas, mais il savait qu'il devait ainsi accepter sa funeste destinée. Il n'était pas prêt, mais il fallait l'être. Les balancements de l'épée étaient toujours plus intenses, et le fil toujours plus fragile.
Ce jour-là, tout son être semblait briller d'un éclat presque divin, comme s'il venait de comprendre enfin le sens de l'humanité. Alors, il se rendit chez Akira, toute trace de violence l'ayant déserté.
Il ne lui laissa placer aucun mot à ce moment, sans même qu'il ne se rende compte, leurs corps s'épousaient en parfaite harmonie, pendant qu'il dévorait ses lèvres d'une passion alors jusque-là jamais atteinte.
Une chaleur montant entre eux si douce et si dévorante en même temps. Les dents s'entrechoquaient, et les corps se cherchaient, et la tension montait à une allure folle.

En peu de temps, ils se trouvaient dans la chambre, les habits presque arrachés. Ils le voulaient et ils le devaient. Leur amour dévorant les consumaient tout deux. Ils allaient exploser, ce n'était plus possible.
Ichito, malgré son envie pressante se montra doux dans ses mouvements et d'une patience d'ange. Ses doigts se glissaient sur l'épiderme chaud de son partenaire, des lignes de frissons se dessinant sous ses passages légers, volatiles.
Bientôt, les caresses douces comme une brise se firent bientôt plus osées. Ils s'embrassèrent comme si leurs vies en dépendaient. Le besoin pressant de sentir l'autre rendirent les attouchements sensuels, des soupirs et des gémissements poussés de temps à autre. On pouvait presque entendre les battements de coeurs en synchronisation parfaite.
Akira dut s'accrocher sa nuque lorsqu'il le sentit bouger tout contre lui, leurs deux érections se frôlant pour la première fois. L'excitation monta un cran plus haut.
Il leur était déjà arrivé de se soulager mutuellement, mais jamais un tel niveau n'avait était atteint.
La maladresse avait quelque chose de déroutant, et en même temps provoquait chez eux une impatience digne de leur enfance.
Préparé, il n'en fallut pas plus. Un mot n'était plus nécessaire entre eux. Leur fusion était telle que leurs regards suffisaient amplement à se comprendre. Front contre front, leur désir commun entraîna l'union de deux êtres faits pour n'être qu'un. Mieux que des jumeaux, l'âme soeur, où ils ne sont au final qu'un.
Doucement, Ichito le pénétra, un doux sourire collé aux lèvres, espiègle, joueur et provocateur.

"Je t'aime."

Une si douce mélodie si peu utilisée entre eux, mais pourtant cette fois-ci au même rythme que leurs battements de coeur, ils ont réussi à le prononcer en même temps.

De faibles larmes roulèrent sur ses joues, la douleur n'était pas déchirante, mais bien présente. Akira cherchait un point d'appui au milieu de toutes ces sensations qui l'étreignaient, chaque mouvement était éprouvant, mais en même temps, c'était un véritable bonheur de connaître cette sensation. Lentement, la douleur fit place à un plaisir dévorant qui lui vrillait les entrailles. Entraînant rapidement leurs orgasmes. Effondrés et satisfaits, les deux adolescents restèrent ainsi à profiter de ces nouvelles sensations hors normes.

Tout semblait aller pour le mieux au fil des années.
Toujours...
Toujours...
Encore...
Une dernière fois.

Akira se doutait mais ne se méfiait pas.
Chaque dose était un poison jusqu'à l'entraîner au fond du gouffre. Violente, invasive. Tout allait mieux, jusqu'au manque de la prochaine dose.
Akira ne savait pas, mais il s'inquiétait.
Chaque jour, l'état s'aggravait, les joues creusées, le corps marqué.
Akira n'en parlait pas, mais la peur le rongeait.
Le dernier jour fut la fin.

Overdose.

Ce jour-là personne ne comprit, personne ne sut, tous tombèrent des nues. Ce jour-là, Akira perdit son âme soeur dans un cri poignant. Pourquoi n'avait-il pas vu ? Toutes les fois avaient était un signe. Alors pourquoi, bon sang n'avait-il rien vu venir ?
Les larmes coulaient toujours plus sur ses joues, et cette fois-ci, il ne serait pas là pour les sécher. Tout contre son torse, il sanglota, les perles salées s'écrasant sur le corps inerte, et si froid de son ami.
La seringue encore enfoncée dans son avant-bras, il avait perdu toutes ses belles couleurs. Pourtant, son magnifique sourire demeurait immortel sur ses lèvres. Alors doucement, il déposa ses lèvres contre les siennes comme un dernier adieu, les yeux fermés, il n'arrivait pas à se défaire de ces souvenirs douloureux.
Encore maintenant, sa poitrine se serre à l'évocation de son magnifique amant. Il avait réussi à lui faire voir la vie autrement. À ne plus croire à cette foutue malédiction. À croire en la vie.

Au final, la vie est chienne et retire ce à quoi on peut tenir le plus.
Lorsqu'il le vie, beau dans son costume, dans son cercueil, il ne put retenir les larmes, et au milieu de toutes ces roses blanches, il en déposa une rouge. Signe d'un amour et d'une passion inconditionnels.
Jamais plus il ne pourrait se défaire de cette marque qu'il avait déposé sur lui. Comme du fer forgé, il avait fini par graver son nom dans sa chaire, son amour.

Au milieu de toute cette peine, les gens le regardaient avec pitié, il détestait ça plus que tout. Le coeur brisé, pourquoi ne savait-il que maintenant que l'accident avait créer des séquelles qui aurait de toute façon conduit Ichito à une mort certaine ?
Pourquoi n'était-il pas mort à sa place ?
Pourquoi fallait-il qu'il s'attache à un tel garçon ?

Froissée dans sa poche, il n'avait pas osé lire, mais il le devait, et sans pleurer.
"Akira,
Je sais probablement qu'elle réaction tu vas avoir. Au fil du temps, j'ai quand même appris à te connaître. Alors que moi-même j'en oubliais qui j'étais.
Tu le sais mieux que personne, je t'aime, mais tout ça n'a été qu'éphémère, trop court, trop dur. Je devais te mettre au courant, mais jamais la force m'en est venue. Plus je te voyais, plus j'avais peur, je n'arrivais pas à t'éloigner, j'avais besoin de toi comme je n'ai jamais eu autant besoin de quelqu'un. Cette incertitude dans laquelle je me trouvais a rendu les choses encore plus complexes. Alors oui, j'assume, je regrette mais j'assume pleinement, j'ai plongé dans ce cercle vicieux. Je te voulais pour moi, mais je me devais d'oublier cette épée constante au-dessus de ma tête.
Plus les doses étaient conséquentes, moins je m'en trouvais satisfais. Alors oui, probablement, ça veut dire que j'arrive à la fin. Mais n'étais-je pas déjà condamné... ?
Désolé de te faire endurer ça, j'ai été égoïste, mais cette peur constante de te voir t'éloigner m'effrayait.
Considère que je suis stupide, c'est probablement vrai, je ne me rend plus vraiment compte.
Je ne sais pas si je te l'ai déjà dit, mais je n'ai pas envie de relire cette lettre. Je t'aime profondément, tu étais mon étincelle de vie qui embrasait mon coeur.
Ce sera probablement dur, mais il faut que tu tournes la page Akira. Pas tout de suite, ça m'embêterait que tu m'oublies si vite, mais il faut que tu refasses ta vie. Tu te souviens quand tu m'as demandé ce que je ferais si je devais mourir demain ? Tu te souviens de ma réponse ?"


"Croque la vie à pleines dents et profites-en jusqu'aux derniers instants."

Les larmes effaçaient peu à peu les dernières lignes.

"Je ne veux pas que tu m'oublies, mais je ne veux pas que tu te pourrisses la vie mon amour.
Celle-ci sera la dernière, je le sais et je le sens. Ne pleure pas trop, sinon je reviendrai te hanter.
Ma main tremble, je suis même pas sûr que tu arrives à lire... J'ai été si bête. Adieu. I.

PS : Ce n'est pas ton histoire de malédiction à la con comme tu t'amusais si bien à me le dire alors ne t'auto-flagelle pas !"


"Adieu enfoiré... T'as intérêt à profiter là-haut, parce que quand ça sera mon tour, prépare-toi à t'en prendre une."

La vie est une chienne, la douleur est amère et passe en travers de la gorge. Comment pourrait-il ne serait-ce qu'imaginer refaire sa vie ? Pourquoi était -il né ? Pour mourir ou pour tuer des gens à sa place... ?

Un cri silencieux lui échappa, il saisit sa poitrine comme pour se consoler à la place de son manque. Il ne fallait pas qu'il recommence. Non. Il devait se faire détester comme petit il avait toujours si bien fait. Avant qu'il ne brise toutes ses barrières. Peut-être que la malédiction pèserait à nouveau sur ses épaules... Et il pourrait le rejoindre plus tôt que prévu.

Il ne devrait laisser personne s'approcher. Personne ne lui prendrait ce qu'Ichito avait pu lui prendre... Jamais.


© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'





Physical

Yeux; Un doré aux reflets d'un jaune pur.
Peau; Blanche et laiteuse, parfois un peu dorée et animée par le soleil.
Cheveux; Un noir profond sans reflet contrastant avec sa peau blanche.
Taille; Plutôt grand au final, plus que ne l'aurait été Ichito apparemment, on s'approche du mètre quatre-vingt.
Poids; Un soixante-quinze kilos principalement composé de muscles bien formés par le temps.
Tatouage/Piercing; Un anneau à l'oreille gauche, et gravé sur son avant-bras droit en lettre calligraphiée marqué "Ichito", au final, il ne peut rien faire pour l'oublier.
Signe particulier; Un visage de sale petit con d'emmerdeur, et un look de bas-étage de gamin un peu mauvais genre, malgré son âge, ça peut toujours faire fuir les gens trop intéressés.
Autre; Son sourire, bien que réel n'est que surface.

Style Vestimentaire; Rien de particulier, plutôt lambda, il passe inaperçu au milieu de la foule. Parfois un jean et un tee-shirt un peu plus large que la normale, il ne cherche cependant pas à se faire remarquer, le plus discret reste probablement le mieux.

Mentality

Qualités; Plutôt observateur et malin, un faux méchant dirons-nous. Des qualités, on en a tous en réserve sans forcément les laisser paraître. Mais pour lui, c'est un vrai modeste, plutôt costaud en son genre, il n'en reste pas moins quelqu'un de posé et de réfléchi.
Défauts; C'est un connard sans non, un vrai, pur et dur qui n'a aucune pitié à cracher son venin sur les gens. Peureux, il n'empêche qu'il n'hésitera pas à être un véritable enfoiré, calculateur. Se protéger est devenu son quotidien avec de la méchanceté gratuite.
Hobbie/Phobie; Il aime quoi... ? À vrai dire, il a perdu le goût de tout ce qu'il aimait. Il a perdu goût à la vie alors il ne vit que pour cette personne qui le lui a demandé.
Sa plus grande peur serait de perdre un être cher à ses yeux, mais n'est-ce pas déjà le cas... ?
Traits de Caractère; Akira est un être posé, calme et réfléchi, il ne tire pas de conclusions attives, désintéressé par toute forme de sexe, il en est arrivé au point où personne ne pourra lui prendre ce qu'il avait pu lui prendre.
Akira n'est pas gentil, loin de là, toute trace de gentillesse l'a abandonné lorsqu'il a pu voir le corps inerte de son cher et tendre.
Ce qu'il aime; Comme dit plus haut, lorsque l'on perd goût à la vie, on oublie les choses que l'on aime, surtout quand celles-ci ont déserté le monde vivant.
Ce qu'il déteste; La pitié dans le regard des gens, et sa foutue malédiction qui a pu ruiner sa vie.
Manies; Il garde précieusement une chaîne autour du cou qu'il a tendance à manipuler régulièrement entre ses doigts.
Rêve; Attendre la mort... Sans la forcer.
Autres; .
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Invité
Invité
Dim 20 Mar - 20:03


Félicitations !

Fiche validée


N'oublie pas d'aller faire les recensements relatifs à ton compte (avatar, métier et éventuellement DC)
et d'activer et remplir ta feuille de personnage dans ton profil si ce n'est pas déjà fait.

Bon jeu !


Codes par MoiSadike©
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Refont. Parce qu'un connard en reste un jusqu'au bout.
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